La configuration de l'Idéologie dominante , Exercices de . Université Sorbonne-Nouvelle (Paris III)
francesconeglia
francesconeglia13 May 2015

La configuration de l'Idéologie dominante , Exercices de . Université Sorbonne-Nouvelle (Paris III)

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La configuration de l'Idéologie dominante
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Francesco Neglia francesconeglia1@gmail.com,

EHESS, Master-1, Ethnologie et Anthropologie Sociale

Validation du séminaire : Histoire et courants de l'anthropologie sociale.

Par : Laurière C. et Galey J C.

La configuration idéologique dominante et le potentiel d'une position exotique

Tables des matières :

Introduction

Partie 1 : Résumé des textes

Partie 2 : La configuration idéologique dominante et l'exotique

Partie 3 : Le potentiel d'une position exotique

Conclusion

Bibliographie

« On dirait que la civilisation moderne est tout à la

fois une culture comme les autres et une sorte de

méta-culture s'imposant comme telle. »

L. Dumont (1984 ; p.19)

Introduction

L'anthropologie est une discipline qu'on peut dire être née dans les rencontres européennes avec les

autres populations. Dans sa fonction de “pont” l'anthropologie a révélée souvent sa directe

connexion avec le pouvoir et avec la configuration idéologique dominante de l'époque dans le

processus de compréhension de l'altérité.

Aujourd'hui les ponts se sont multipliés et surtout délocalisé à l'intérieur de la trame complexe dite

''Mondialisation'' ou il semble que la diversité des cultures résiste mal à la corrosion opérée par

l'idéologie globale.

À travers cette image approximative très diffuse je dessine le besoin de mieux comprendre ce que

une idéologie dominante est, quelle est la nature de sa relation avec des cultures mineurs et quelle

est le positionnement épistémologique de l'anthropologie autour cette question qui est plus o moins

directement liée à la nature de sa relation avec un' idéologie dominante.

J'ai choisi trois articles qui me semblent signifiants pour se rapprocher à cette question si large. Ils

encadrent des possibles perspectives de réflexion et analyse.

À travers l'article de Louis Dumont, nous nous occuperons d'abord de faire émerger

historiquement la question de la configuration idéologique dominante et de son caractère

individualiste par rapport au processus d'acculturation.

Avec l'article de Kapferer on ajoutera un autre élément qui à caractérise la perspective de la culture

dominante Eurocentrique dans le cadre historique du colonialisme et de la discipline

anthropologique: l'exotisme.

On essayera de souligner enfin comment Kapferer, à traverse la méthode comparative de Dumont,

propose sa conception d'exotique en tante que outil théorique qui permet en même temps de mieux

comprendre l'autre et son système idéologique et à traverse l'analyse de cette système, de mieux

comprendre notre système idéologique de partance (occidental).

1. Résumé des textes

Dans son article intitulé “Respecter la diversité culturelle” François Jullien, philosophe et

sinologue français, se propose d’éclaircir les bases conceptuelles du «dialogue des cultures» en

proposant une réflexion qui se penche plus attentivement sur certains questions liées à cette ample

thématique. La perspective philosophique de Jullien se fonde sur une optique inter-culturelle à

priori, c'est-à-dire sur un confrontation systématique avec “l'altérité” en particulier de la pensée

chinoise qui lui offre un support privilégié et une façon de relativiser certaines perspectives de la

pensée occidentale en soulignant l'écart entre les pensées de la Chine et celles de l'Europe. Ainsi

Jullien conduit un vis-à-vis avec la tradition de la pensée chinoise.

Dans la problématique de cette petit réflexion, on peut relever deux aspects. Sur un plan

théorique d'auto-analyse la perspective comparatiste du philosophe permette à la pensée européenne

de découvrir un accès différente à soi même, consente, par exemple, de réfléchir en nouveau sur les

droits de l’homme et sur leur caractère de principes et valeurs nés en Europe et projetés sur le reste

du monde en ante que universelles.

Deuxième aspect, sur le plan d'une réflexion sur le scénario géopolitique contemporain et future,

cette article nous offre des éléments pour considérer les processus dites de globalisation ou

mondialisation pas simplement comme faisantes partie d'une vision socio-politique de type

uniformisante mais aussi comme faisant partie des processus de dialogueou dia-logue comme

l'appelle Jullien – culturel, c'est-à-dire de ré-élaboration des conceptions et de sa propre identité

culturelle.

Souvent l'anthropologie à été critiquée en tante que associée à le concept d'exotisme et de

orientalisme. Dans “How anthropologists think: Figurations of the exotic” (La façon de penser des

anthropologues : configurations de l'exotique), l'anthropologue australien Bruce Kapferer trace un

parcours qui d'abord se propose d'encadrer l'exotique dans sa relation paradoxale avec

l'anthropologie sociale-culturelle pendant le colonialisme ; avec les ouvrages de satire de Gabriel

de Foigny et Montesquieu qui imaginaient l'exotique en l'utilisant, dans un sort d'exotique inversé,

pour critiquer les absurdités du système socio-idéologique française dans le XVIIe siècle ; enfin

avec les découverts scientifiques du XIXe siècle, où Kapferer analyse en particulier le travail de

Darwin . Dans la deuxième partie de l'essai, l'anthropologue reconduit la problématique de

l'exotique à la méthodologie et l'épistémologie anthropologique, plus précisément à la méthode

comparative. Kapferer souligne comme la comparaison anthropologique est fondée sur le dualisme

Ouest/Reste où la culture occidentale s'impose au reste et portant en dérive une notion d'exotique

négative qui contient l'idée que le “Ouest” est la mesure culturelle standard du reste. La réponse

anthropologique à cette réalité ne doit pas être – selon Kapferer – une perspective anti-exotique ou

une soumission à l'exotisme. Il encadre une possible solution dans l'approche comparative de Louis

Dumont et dans le fait de concevoir l'exotique comme une dimension où se transfèrent des des

domaines théoriquement et méthodologiquement distincts comme l'utilisation du cinema pour

l'étude du rituel. Le but de l'anthropologue c'est de mettre en valeur le rôle de l'exotique en tante que

concept vital pour les études anthropologiques de la différence et surtout l'importance de sa prise de

conscience afin de comprendre l'humanité dans sa totalité.

Identités collectives et idéologies universalistes. Leur interaction de fait”, est une

communication qui Louis Dumont a tenu pendant un colloque à l'Université John Hopkins dans le

1984. L'anthropologue montre comme la configuration idéologique qui caractérise la modernité,

qu'il appelle configuration individualiste, est le résultat d'une continue interaction entre principes

individualistes universalisants (voir la Réforme Luthérienne, les Lumières et le Capitalisme) et

conceptions collectives holistiques (selon Dumont observables dans la conception allemande et

l'identité culturelle russe ). Ainsi Dumont distingue dans l'histoire de la civilisation moderne des

exemples signifiants qui montrent comme la culture dominante d'une époque est le produit de

plusieurs relations d'acculturation entre cultures. Ces relations créent continuellement des synthèses

idéologiques et intellectuelles entre idées d'inspiration holiste et idées empruntées à la configuration

individualiste prédominante (p.29) comme la conception de communauté culturelle du philosophe

du XVIIIe siècle Johann G. Harder et la Révolution Russe dans la figure idéologiquement hybride de

Lénine. Le but de cette communication est de prendre conscience des emprunts réciproques entre la

configuration dominante et des cultures autochtones et donc de montrer comme si d'une côté

l'individualisme est pour Dumont « notre valeur cardinal, et il le restera», de l'autre côté cette

configuration, dans son histoire, à été combinée à des notions, valeurs, institution plus ou moins

contraires.

2. La configuration idéologique dominante et l'exotique

« Nombreuse sont le cultures, nombreux son les

peuples qui se son trouvé, se trouvent ou se

trouveront dans une situation semblable, et de

même que la Russie a beaucoup emprunté à

l'Allemagne acculturée avant elle. »

L. Dumont 1984 p.28

Pour débusquer le sociocentrisme, nous dit Dumont, il n'est pas d'autre moyen que de mettre

en évidence notre système d'idées et de valeurs. Dumont souligne certains idées-valeur qui

configurent la modernité comme l'individualisme (opposé à l'holisme) et la primauté de la relation

aux choses (opposée à celle de la relation entre hommes). Dumont montre comment, à partir du

XVIIIe siècle, où cette idéologie à commencé à se diffuser avec la Révolution Française, cette

idéologie dominante (individualiste et universaliste) ce soit toujours combinée avec des autre

idéologies contraires (holistiques) dans une chaîne d'acteurs dont chacun monte sur les épaules du

précédent.

Il donne en particulier des exemples dans l'histoire européenne qui montrent des différents modes

de mélanger les deux systèmes de valeurs opposés suite à un processus d'interaction entre cultures.

J'en résume deux : La conception de communauté culturelle du philosophe allemande du XVIIIe

siècle Johann G. Harder ; la Révolution russe dans la figure de Lenine.

Pour ce qui concerne la conception de communauté culturelle, selon Dumont elle est née d'une

notion d'égalité qui est le résultat de la confrontation entre la conception holistique de

l'individualisme luthérien et l'universalisme individualiste des Lumières, plus précisément il

représente un exemple de l'adaptation d'une culture (la culture allemande) à la culture moderne

dominante (le système d'idées-valeurs del Lumièrs). Le philosophe allemand s'oppose à

l'universalisme uniforme des Lumières, au nom de la diversité des cultures car il possède une

perception holistique de l'essence de l'homme, même si on peut relever une tendance au

sociocentrisme (p.23) parce-qu'il juge la culture française, pour lui représentative des Lumières,

comme affectée et sénile. La réaction à cette rencontre nait d'une notion d'égalité qui se présente

comme synthèse des deux perspectives : Herder trahit l'emprunt aux individualisme del Lumières

en transférant l'égalité du plan des individus humains (trait individualiste) au plan des cultures ou

« peuple » individuels (trait holistique). « Il se hisse à l'universalisme et il reconnaît à toutes les

cultures valeur égale dans l'absolu, disons des droits égaux » (ibid.).

La vision des cultures de droit égal de Herder va devenir dans la suite, selon Dumont, des

« “nations” définies par la communauté de culture » (p.24). Cette vision est la source de la

« théorie ethnique » de la nation par opposition ò la « théorie élective » qui fait dériver la nation de

la volonté des individus qui la composent. L'aspect le plus important relevé par l'anthropologue est

la prise de conscience de l'origine hybride de la théorie ethnique : elle représente une adaptation à

une application de l'individualisme aux sociétés non individualistes confrontées à la modernité.

Pour ce qui concerne La Révolution russe, elle apparaît selon Dumont, comme un

développement moderne extrême de la configuration individualiste. Il démontre comme

l'application intensive du marxisme par Lénine est le produit d'une interaction culturelle entre la

Russie e l'Occident. La pensée du révolutionnaire russe a ses racines dans une période à la fin du

XIXe siècle où l'intelligentsia russe réagit à l'impact de la civilisation occidentale. L'acculturation

russe à l'occident s'est vite traduite dans un rejet du modèle occidental pour s'appuyer sur les

traditions autochtones et concevoir un développement industriel socialiste. Donc l'idéologie de la

Révolution russe, dans la figure de Lenine, ne dérive pas d'une application orthodoxe du Marxisme

(qui prévoyait l'étape du développement économique de régime bourgeois-capitaliste avant de

passer au socialisme), mais d'une réaction idéologique à l'Occident. S'est vrai ce que dit Jullien « le

tensions entres cultures sont source de leur activation ». Encore une fois l'anthropologue relève

comme une idéologie est le produit hybride d'une interaction culturelle.

Dans ses conclusions générales, Dumont relève comme une culture donnée s'adapte à ce qui

est pour elle la modernité. Elle construit des représentations qui la justifient à ses propre yeux par

rapport à la culture dominante, Ces représentations sont une sorte de synthèse, « comme un alliage »

(p.29), de deux sortes d'idées-valeur, d'inspiration holistique/autochtones et les autres étant

empruntées à la configuration individualiste prédominante. « Ces représentations nouvelles ont ainsi

deux faces, une face tournée vers l'intérieur particulariste, l'autre adressée vers la culture dominante

universaliste. » . Cette analyse amène donc un fait dit inaperçu : « grâce à leur face universaliste,

ces produits de l'acculturation d'une culture particulière peuvent entrer dans la culture dominante, la

culture mondiale de l'époque ».

Dans les origines intellectuelles de l'idéologie globale moderne les droit de l'hommes selon Dumont

e Jullien reflètent la puissance de l'idéologie individualiste dans notre culture, et représentent un

des premières notions philosophiques et sociales liées à une vision globale de l'humanité (Jullien

p.159). Le droits prennent consistance à travers la pensée dés philosophes européennes à partir de

Hobbes, puis Locke et Rousseau. Liés à la promotion de l'individu dans la société bourgeoise

européenne ils sont «issue d' une histoire singulière, qui est celle de la seule Europe»(ibidem).

Constater que il y a une origine idéologique particulière (européenne) d'un concept ( les droits ) qui

veut se universaliser et projeter sur le monde entier ne doit pas porter nécessairement au besoin de

relativiser pour respecter la diversité des culture. Selon Jullien parce que leur portée négative ( ce

contre quoi ils se dressent) est infiniment plus ample que leur portée positive ( l'adhésion à un

credo idéologique comme l'idéologie européenne ) et parce-que « à travers leur lucarne

particulière, culturellement découpée, ils font lever de l'universel pour l'humanité » (Jullien p.161).

Mais qu' est- ce qui se passe quand au lieu de projeter des catégories intellectuelles particulières sur

une autre culture à travers les droit d'égalité on projecte catégories intellectuelles particulières à

travers une enquête ethnographique qui à le but d'analyser et comprendre l'autre?

Cette question est plus ou moine directement branchée avec la perspective Eurocentrique de

l'impérialisme globale pendant le tarde Illuminisme dans le XIXe siècle et donc est lié à la très large

question du lien entre anthropologie et la ( on l'appellera comme Dumont) configuration

idéologique dominante de l'époque. Dans une moment où la discipline posait ses bases dans le

monde académique, son cible principale été l'exotique : l'ensemble des pratiques humaines qui

étaient largement à l'extérieur ou marginal par rapport à les catégories dominants.

L'association de l'anthropologie socio culturelle avec l'exotique étée à des nombreux égards un

scandale. Les populations définies exotiques et soumis par l'impérialisme et l'autorité colonial

étaient l'objet de recherches des anthropologues et Kapferer montre comme les approches

idéologiques dominantes sont apparents dans plusieurs théories sociales de l'époque.

Par exemple dans un célèbre étude Evans-Pritchard, souligne Kapferer, décrive les Nuer comme un

anarchie ordonnée et lie sa analyse à les catégories eurocentriques de compréhension de l'anarchie

en laissant au dehors de la compréhension des éléments inimaginables dans l'histoire européenne.

Si à travers l'article de Dumont on à analysé la construction explicite et implicite de la culture

dominante, on se pose ici une question qui nait effectivement dans la période du colonialisme :

comment l'anthropologie qui nait dans une configuration idéologique dominante, peut en même

temps prendre conscience de cette perspective initiale (Euro - Américaine) et la décentrer pour

comprendre l'altérité. On sait bien, c'est une question complexe qui n'est pas destinée à avoir une

seule réponse exhaustive mais plutôt une élargissement de l'espace de sa interprétation (Geertz,

1984).

Dans la dernière partie on cherche à faire ça en relevant brièvement certaines solutions et les idées

proposées à tel regard par les auteurs.

3. Le potentiel d'une position exotique

« l'ethnographie anthropologique risque d'exister

simplement pour confirmer ou infirmer la théorie

régnant »

Kapferer ; p.16

En revenant sur l'exemple des Nuer analysées par Evans-Pritchard, Kapferer pose l'accent

sur le fait que les pratiques sociales des Nuer se positionnent au dehors des catégories dominantes,

mais elles réfractent aussi un exotique inversé qui « menace l'autorité de la corniche et

effectivement expose quelque chose dans le discours dominant cherche de se cacher » (Kapferer

p.11).

Une fois que les anthropologues ont pris conscience de la valence négative du concept lié à

la perspective eurocentrique, ils ont commencé à s'orienter vers l'exotique pour le priver de sa

valence négative , « to de-exotice it » (Kapferer p.12) et en même temps pour penser à travers lui.

Mais selon l'anthropologue australien la solution pour s'éloigner du scandale de l'exotique n'est pas

dans une rupture totale avec le concept, mais plutôt de voir comme tel concept peut révéler une

attitude ethnographiquement et empiriquement fondée.

Il souligne comme l'exotique est produit dans des espaces de conjonction dans les processus socio-

culturelles et historiques, « il représente une expression et parfois une agence de différentiation et la

génération des formes et des pratiques socio-culturelles originales » (ibidem).

On trouve ici un lien avec l'idée de Dumont selon laquelle, on le répète, « une culture donnée

s'adapte à ce qui est pour elle la modernité et pour ça elle construit des représentations qui la

justifient à ses propre yeux par rapport à la culture dominante ». L'exotique est pour Kapferer un

phénomène émergeant, comme la notion de communautés culturelles distinctes du philosophe

allemand Herder (Dumont, p.24), donc un une poiesis générée dans le jonctures idéologiques et

culturelles de l'histoire.

Si c'est vrai que la notion d'exotique implique celle de supériorité occidental, Kapferer propose de

essayer de sortir du choix binaire relativisme / Anti relativisme et de comprendre le potentiel de

l'exotique avec l'approche comparatif de Louis Dumont.

L'approche de Dumont se fonde simultanément sur le fait de décentrer la perspective Euro-

Américaine et joindre à sa méthode comparative, les concepts qui sont utilisés dans l'investigations

ethnographique dans l'espace de la différence, de l'exotique.

Il procède à travers une minutieuse ethnographie de l'objet pour examiner comment les

épistémologies inspirées par cette espace exotique peuvent être appliquées ailleurs. Son but est de

dépasser le dualisme Soi/Autre, Nous/Ils impliqué selon lui dans les sciences sociales Euro-

Américaines. Dumont fait un comparaison entre le système des castes dans l'Inde et l'individualisme

occidental dont on a parlé auparavant. De la perspective Euro-Américaine le système indien reflète

une condition d'inégalité, mais le caste dans la réalité diminuent les capacités de l'homme dans la

même manière de l'individualisme occidental. Mais opposer les deux systèmes peut porter selon

Dumont à une type de compréhension antithétique, un dualisme qui produit un sort de circularité

que déforme la compréhension et déclenchent des préjudices. Considérer le système des castes

indiennes comme exotique signifie selon Kapferer les considérer comme un outil pour comprendre

des autres contextes au dehors de la pratique des castes.

Ces réalités caractérisées par des valeurs individualistes expriment selon Dumont des variations

dans le cadre des principes hiérarchiques. Kapferer souligne que c'est la conception holistique de

hiérarchie de Dumont qui nous montre comme il y a toujours un dehors /exotique à travers le quel

se constituent des relations. Les recherches de Dumont en Inde, en Europe et en Amérique, révèlent

que dans les sociétés caractérisées par des valeurs individualistes agisse une logique hiérarchique

qui se manifeste comme un sort de exotique interne, c'est-à-dire sous forme d'une politique

d'exclusion qui perturbe la notion individualiste de unité dans l'identité.

C'est la hiérarchie en tante que principe holistique et unifiant qui explique la méthode comparative

de Dumont et en particulier est son abstraction comme principe relationnel qui permit de

reconnaître son contraire et sa contradiction. Pour ça cette méthode est sensible aux différenciations

et le fausses lignes de les formations humaines au lieux de faire parvenir que des différences

absolues et irréductibles. « Il est orienté à la production systématique d'une compréhension générale

où l'ethnographie [...]contribues à le développement d'une compréhension conceptuel et

épistémologique à travers la quelle le réalités humains sont comprise » (Kapferer, p.19).

Cette perspective montre comme l'exotique représente de fait une possibilité pour les

anthropologues de se positionner dans une espace à partir du quel ils peuvent construire des théories

et une compréhension général.

Aussi François Jullien dans son article exhorte à ne transformer pas la compréhension des relations

entre cultures dans une liste de différences. Dans sa position, qui est certainement plus générique, il

parle de considérer le pluriel des cultures sous l'angle de l'écart entre eux et positionner notre

regard dans un nouvel espace, au milieu des deux cultures, dont on peut exploiter la fécondité pour

découvrir des autres façons d'interroger le monde et d'interroger sa propre culture de provenance.

On peut ajouter que cet écart révèle une valence exotique qui permit de se re-adresser à sa propre

culture ainsi que comme on a vu avec Kapferer, l'application de l'épistémologie du système des

castes indiennes pour comprendre l'individualisme occidentale.

Conclusion :

Ce que j'ai essayé de construire c'est un bref discours qui cherche à encadrer historiquement

une idéologie culturelle dominante, avec le but de constater sa nature toujours hybride de sorte que

le caractère approximative d'un vision de la culture globale qui nie toute histoire d'Autres résulte

plus évident. Certainement avec ce simple cadre d'idées et réflexions que j'ai tracé à traverse L.

Dumont, B. Kapferer et F. Jullien on à juste commencé à rentrer dans le débat autour la question du

dialogue entre cultures, de l'universalisme et du sociocentrisme.

À mon avis la prise de conscience historique d'une configuration idéologique moderne résulte

fondamentale pour la “valise intellectuel” et méthodologique de l'anthropologue surtout dans le

moment où on se rende compte que tel idéologie rentre en relation implicite avec notre système de

compréhension de l'altérité, comme dans l'époque du colonialisme.

Comprendre les origines intellectuelles de l'idéologie globale moderne (occidental ) est vital pour

positionner notre regard anthropologique et, comme le monstrent Kapferer, Dumont et Jullien , pour

pouvoir sortir d'un type d'analyse réduite à une choix binaire : moi/autre, Ouest/Reste,

exotique/anti-exotique, Global/no Global, relativiste/antirelativiste, islamique/anti islamique.

Ce de qu'on à besoin est une plus ductile et diffuse imagination cognitive et moral : comme celle

que les meilleurs anthropologues ont pu développer interprétant sur le terrain valeurs et cultures

(Geertz, p. 268)

Bibliographie

JULLIEN F. (2009), “Respecter la diversité culturelle” dans Autour de De l’universel, de

l’uniforme, du commun et du dialogue entre les cultures, Le Débat n° 153

Jenv-Fev-2009 p. 157-162.

KAPFERER B. (2013), “How anthropologists think: configurations of the exotic”, dans Journal of

the Royal Anthropological Institute Volume 19, Issue 4 pages 813–836,

December 2013.

DUMONT L. (1984), “Identités collectives et idéologies universaliste. Leur interaction de fait”,

version française d'une communication à un colloque à l'Université

Johns Hopkins, à Baltimore (Maryland), en novembre 1984.

GEERTZ C. (1984) “Distinguished Lecture : Anti Anti-Relativism”, dans American

Anthropologist Volume 86, Issue 2 , pages 263–278, June 1984.

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