Notes sur La CECA et le traité de Paris - Droit communautaire, Notes de Droit de l'Union européenne
Violette_Toulouse
Violette_Toulouse7 January 2014

Notes sur La CECA et le traité de Paris - Droit communautaire, Notes de Droit de l'Union européenne

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Notes sur La CECA et le traité de Paris les arguments les plus importants sont: - traité de Paris signé le 18 avril 1951 - La Haute Autorité - Le Conseil des Ministres - L’assemblée démocratique - Cour de Justice
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CECA, but, origine, innovation La CECA a été créée par le traité de Paris signé le 18 avril 1951, entré en vigueur le 

23 juillet 1952. La CECA été prévue pour durer 50 ans, ce qui s’est passé vu qu’elle a  disparu le 23 juillet 2002, et son patrimoine est transféré aux Communautés Européenne.  C’est la seule organisation ayant une clause de durée. 

Conformément aux propositions de Robert Schuman, la CECA est un projet  d’intégration sectorielle qui va toucher les secteurs importants à l’époque du charbon et  de l’acier. Son objectif est la mise en place d’un véritable marché commun en matière de  charbon et d’acier. Qui dit marché commun, dit création d’une zone de libre échange (pas  de droits de douane, travailleur peuvent circuler librement dans les Etats membres)  puisque cette zone dispose également de règles communes et de règles de concurrence  qui vont règlementer assez strictement les concentrations entre entreprises, les ententes  entre entreprises et les abus de position dominante. Le but de ces règles est d’éviter la  constitution de grands trusts dans ces secteurs. 

C’est également la mise en place de programmes sociaux, notamment cherchant à  favoriser la reconversion industrielle (car on se rendait déjà compte que ces 2 industries  étaient sur le déclin, même si elles étaient importantes). 

A l’origine, la CECA est composée de 6 Etats : 

‐ France,  ‐ Allemagne,  ‐ le Benelux (Belgique, Luxembourg, Pays‐Bas),  ‐ et l’Italie. 

o Le Royaume‐Uni s’en tiendra éloigné, même s’il donnera son aval dans le  sens qu’il ne s’y opposera pas. 

La plus grande innovation de la CECA c’est sa structure institutionnelle : 

‐ On ne prend pas le modèle précédent basé sur l’inter‐gouvernementalité (on  respecte la souveraineté des Etats : vote à l’unanimité, ils ont la haute main). 

‐ Ce modèle est fondé sur une logique d’intégration et de supranationalité : les  Etats ne sont pas au cœur des institutions. 

o Ceci s’incarne dans l’élément le plus important et le plus innovant de la  CECA : la Haute‐Autorité (ancêtre de la Commission Européenne qui elle  détient beaucoup moins de pouvoir). 

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1‐ La Haute Autorité La Haute‐Autorité est composé de 9 membres indépendants des Etats une fois 

nommés. Cet organe a 2 missions principales : 

‐ Définir ce qui doit constituer l’intérêt général de cette Europe des 6 en matière  de charbon et d’acier (transcendant les intérêts nationaux) ; 

‐ la Haute‐Autorité est compétente pour adopter des décisions qui s’imposeront  aux Etats, qu’ils devront accepter de mettre en œuvre (même s’ils ne sont pas  d’accord) alors même qu’ils ne se sont pas prononcés dessus. 

Cet organe est le cœur du système, mais elle n’est pas seule : il y a 3 autres  institutions (cela va former une construction quadripartite qu’on retrouvera dans toute la  construction européenne). 

2‐ Le Conseil des Ministres Il représente les Etats au sein de la structure et est composé de représentants des 

Etats membres (souvent ministres), sa fonction essentielle est de faire la liaison entre la  Haute‐Autorité et les Etats membres (un peu une instance de négociation). Mais il n’y a  pas de pouvoir décisionnel, même si cela illustre une volonté d’équilibre des pouvoirs. 

3‐ L’assemblée démocratique Un peu l’ancêtre du Parlement européen : elle représente les peuples de l’Europe et 

est composée de parlementaires des Etats membres (le nombre varie en fonction de la  population des Etats). A l’époque il y avait 78 membres. Et contrairement à ce qui se passe  actuellement, ils ne sont pas élus pour être parlementaire européen : ce sont des  parlementaires nationaux qui siègent, en plus de leurs mandats nationaux, dans cette  assemblée. C’est la caution démocratique, elle peut exercer un contrôle sur la Haute‐ Autorité par l’utilisation de questions et cet organe dispose d’un pouvoir de censure à  l’encontre de la Haute‐Autorité. 

4‐ Cour de Justice Sa mission impartie consiste à faire respecter : 

‐ le droit issu du traité de Paris (très vite nommé communautaire)  ‐ et les décisions adoptées par la Haute‐Autorité. 

Le contrôle va se manifester par : 

‐ le contrôle du respect du traité par la Haute‐Autorité,  ‐ du respect du traité et des décisions de la Haute‐Autorité par les Etats  ‐ et (particularité) le respect du droit de la concurrence vis‐à‐vis des particulier. 

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Les Etats sont censés se conformer aux décisions de cette Cour de Justice. Elle  contrôle donc l’action de la Haute‐Autorité, des Etats, et des particuliers. Et d’ailleurs, les  particuliers peuvent saisir sous certaines conditions la Cour de Justice et mettre en cause  leur propre Etat : 

‐ conditions sont simples :  o irrespect du traité ou des décisions  o causant un préjudice à un particulier ou un groupe (c’est l’idée que la 

construction européenne ne vise pas que les Etats, mais aussi les  peuples). 

CECA, héritage Cette structure quadripartite a marqué profondément la construction européenne 

comme on la retrouve encore aujourd'hui. A côté de ces institutions on met en place un  organe consultatif : le comité consultatif. C’est un organe paritaire qui comprend une  représentation des producteurs, des travailleurs, des utilisateurs, et des négociants dans  les secteurs du charbon et de l’acier. On demandera l’avis de ces acteurs économiques  avant de prendre une décision dans ces secteurs. 

La CECA est une réussite à la fois diplomatique et politique : 

‐ c’est un acte fort pour plein de raisons :  o réconciliation franco‐allemande aussi vite après la guerre ;  o la logique à l’œuvre : 

 supranationale et non intergouvernemental ;  o réussite économique : 

 on stabilise le charbon et l’acier.  ‐ Elle fonctionne très bien  ‐ et le contexte géopolitique qui avait expliqué la création de la CECA continue de 

perdurer (une Europe totalement exsangue coincée entre 2 géants, et les USA  soutiennent fortement l’Allemagne pour sa renaissance afin de servir de mur  face aux russes, les français en ont peur mais le savent inéluctable). 

On souhaite aller plus loin dans l’intégration politique. On veut construire une  communauté qui soit beaucoup plus politique : on veut construire une union européenne  plus politique. Et cela passe par la défense : l’armée, si elle est commune pour se défendre  cela signifie une politique extérieure commune qui implique un minimum d’accord  politique interne. A l’époque on propose une communauté européenne de défense jetée  aux oubliettes de l’Histoire par l’Assemblée nationale française. 

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