Notes sur la méthode d'exposition concernant les Libertés Publiques , Notes de Droit. Université de Toulouse
Violette_Toulouse
Violette_Toulouse7 January 2014

Notes sur la méthode d'exposition concernant les Libertés Publiques , Notes de Droit. Université de Toulouse

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Notes du droit publique sur la méthode d'exposition concernant les Libertés Publiques les arguments les plus importants sont: Les règles; Exposé; Thèmes d’exposé; Méthode de la dissertation; Sujet de dissertation; Rappe...
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Libertés Publiques TD 01 

vendredi 11 février 2011 

 

Les règles : 

Cette année 2 types de devoirs : note de synthèse et dissertation ! 

On en fera la méthode, ainsi qu’une entrée dans le cours (révision des grandes notions). 

La notation : 3 notes : 1 exposé, 1 de devoir sur table en séance 7 (le 1er avril, forcément une  dissertation), 1 devoir à la maison (forcément une note de synthèse). 

Toute les semaines un devoir, alternativement dissertation ou note de synthèse (lesquelles seront  normalement données 15 jours à l’avance). 6 personnes sont censées rendre la note de synthèse à  chaque note et une seule note par étudiant est ramassée ! 

 

Exposé : 

Thèmes en liste, l’exposé se passe par 2, 20 minutes (10 par tête) et coupé au bout de 25 minutes.  Exercice oral : parler pas lire ! Les notes « aide‐mémoires » sont ramassées ! 

Exposé peut être en plan (le plus souvent), mais forme plutôt assez libre : du moment qu’il y a une  cohérence et qu’on comprend ce que l’on défend et où l’on va. 

Thèmes d’exposé : 

‐ La semaine prochaine ; séance 02 : La controverse JELLINECK‐BOUTMY (rapport à la  déclaration des droits de l’Homme et du citoyen et la déclaration d’indépendance des Etats‐ Unis, lequel a influencé l’autre, forte assise dans le document de TD). 

‐ Séance 03 : La théorie Marxiste des libertés publiques, un regard critique sur l’approche  conceptuelle et sa mise en application dans la société communiste. 

‐ Séance 04 (sur la 3e génération des droits de l’Homme)*2 : Le droit au logement opposable,  un droit émergeant, quelle génération ?  Ou Le droit à l’environnement, une réalité juridique, un droit de l’Homme ? 

‐ Séance 05 (apport du droit international)*2 : L’apport des Pactes des New York au droit  international des droits de l’Homme. La construction d’un droit de l’environnement  international : gageure ou réalité en marche ? 

‐ Séance 6 (sur la CEDH) : La protection des détenus : construction d’un droit sous influence  européenne. Référence uniquement à la CEDH. 

‐ Séance 07 sans exposé : devoir sur table.  ‐ Séance 08 (universalisme et relativisme des DH) : Les 3 textes régionaux de protection des 

droits de l’Homme : divergences et/ou similitudes des conceptions des droits de l’Homme  développées ? 

‐ Séance 09(sur les AAI) : La légitimité du pouvoir des AAI dans l’Etat démocratique

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‐ Séance 10 sans exposé. 

 

Méthode de la dissertation : 

Quelques petites choses dans le fascicule. 

Introduction de dissertation : 

1. Accroche  2. Reformuler le sujet, ou recopier  3. Définitions, contexte, délimitation (plan spatial et temporel)  4. L’intérêt du sujet (pourquoi on nous l’a posé), c’est plus ou moins induit dans la 

problématique  5. La thèse que l’on va soutenir (le fil conducteur du développement)  6. Annonce de plan (grande partie) 

NB : la dissertation n’étant jamais neutre, on ne prend pas exactement parti, mais on prend  position dans l’angle d’attaque du sujet et là façon d’expliquer la chose. 

Plan : 

‐ Les grands titres  ‐ Les chapeaux introductifs  ‐ Les transitions entre les sous parties  ‐ Les transitions entre les grandes parties  ‐ (en non rédigé, juste détaillé, c’est les arguments qu’il faut ainsi que les vocations des 

exemples que l’on veut prendre) 

Conclusion : à nous de voir, sert à rien si c’est pour re‐lister, utile si c’est pour aller plus loin. 

 

Sujet de dissertation pour la semaine prochaine : 

Introduction rédigée et plan détaillé chaque semaine 

« L’apport de la déclaration des droits de l’Homme au droit en général » 

(Pourquoi texte référence, qu’est ce qui fait sa valeur, pourquoi il est toujours d’actualité alors que  de 1789 etc. voir TD) 

 

Les libertés publiques et les grandes notions de base. Cours ayant tendance à être rattaché au droit  public mais recoupant tous les droits (donc servant dans tous les droits). Matière évolutive malgré  son ancrage ancien : il y a des développements actuels car la protection de l’individu même au  niveau mondial existe : on y fait de plus en plus attention. Il faut penser à ce qu’il passe par rapport à  la Chine (actuellement on met l’éclairage sur ce pays qui remet en cause ; avant Afrique ; avant pays 

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de l’Est). Constamment on revient à la défense de ces fondamentaux pour l’établissement de l’être  humain. 

On a un double fondement : juridique et philosophique. LA difficulté va être d’arriver à utiliser le  fondement philosophique (on parle de chose qui sont l’essence même de l’être humain) sans  finalement oublier le juridique (rester dans la dimension de juger dans quelle mesure on arrive à  cadrer ces libertés devenant droits et les cadrer). Le cadrage normatif qui va être fait pour ces  libertés va nécessiter un certain degré de maturité de l’Etat de droit : il faut un contexte d’Etat de  droit pour que véritablement on ait une protection solide de ces droits. L’Etat pose un cadre normatif  et limite le pouvoir. 

 

Rappel rapide entre un droit et une liberté : 

Fondamentalement utiliser l’un ou l’autre sur un certain nombre de cas n’est pas grave, mais il y a  une différence sur 3 points. 

‐ La catégorie des titulaires : la liberté appartient à tous, universellement reconnue, inhérent à  l’essence de l’Homme. Il faut une reconnaissance explicite pour un droit, donc la définition  d’une catégorie de bénéficiaire (même si très large). NB : on peut rapprocher les termes  libertés et droit naturel. 

‐ La détermination du contenu : dans la mesure où la liberté est antérieure à tout ordre  juridique (car inhérente à l’Homme) elle n’a pas besoin en soit d’un cadre juridique pour  exister, c’est une notion pré juridique, antérieure au droit. Au contraire, les droits vont être  nécessairement bornés, délimités, car il va falloir les définir dans le cadre d’un ordre  juridique (même s’il reste très large). La définition est posée par l’acte juridique instaurant le  droit. 

‐ La portée respective des droits et libertés : la liberté va s’exercer dans le cadre d’une relation  moniste (l’individu dans son rapport à lui‐même), pouvoir d’auto‐détermination, l’individu  face à lui‐même, il gère. Les droits sont inter subjectifs : un droit à un titulaire et quelqu'un à  qui on va pouvoir demander ce droit (un débiteur ; très souvent l’Etat). 

NB : Robinson CRUSOE sur son île avait des libertés, mais pas de droits : il ne peut rien demander  à personne et se gère tout seul ! Il était libre de faire ce qu’il veut. 

 

La notion de liberté publique, on va avoir 3 notions à affronter : la notion de droit de l’Homme et de  liberté fondamentale. 

Liberté publique : plutôt incertaine et fluctuante, mal définie, c’est ce qui fait sa richesse. Concept  assez ancien puisque notion déjà présente chez Aristote lorsqu’il va poser sa revendication de droit  naturel face à un pouvoir tyrannique, on la retrouve aussi dans la démocratie grecque (et le théâtre :  Antigone). Idée diffusée par les juristes romains. 

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Le Christianisme l’a portée dans ses valeurs (à la base il y a une idée de dignité de l’Homme et une  revendication d’égalité des hommes). Par ailleurs : Nouveau Testament : idée de la division entre le  pouvoir temporel et le pouvoir spirituel (rendez à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu). 

Rupture au niveau de la Renaissance avec la laïcisation des droits naturels (Grossius ou Bufendorf).  On estime que les lois naturelles sont déduites par la raison, par la nature de l’Homme (toujours  intrinsèque à l’Homme mais établie par la rationalité pas par Dieu). Puis poursuivi par les idées du  contrat social : Rousseau, Locke, Obbs. 

On les retrouve dans toutes les conceptions positivistes : juridique comme sociologique. 

D’autre part ces Libertés publiques non définies ont un lien assez fort avec les différentes  Constitution dont a été dotée la France depuis 1789. De façon plus ou moins forte, mais toujours au  plus haut niveau de l’Etat. 

1789, DDHC ; Constitution du 24 juin 1793 : expression de liberté publique qui apparait, mais  Constitution avec le moins d’application ; Charte du 18 juin 1814 (octroyé aux français par le nouveau  roi de France) ; Constitution du 2nd Empire de 1852 : on retrouve la notion ; dans les 3 lois  constitutionnelles de 1875 au moment où l’on revient à la République : on ne parle pas directement  de déclaration des droits mais il n’empêche qu’on a déjà une tradition républicaine des libertés avec  notamment sous cette République vont être adopté un certain nombre de libertés (association,  syndicat, etc.) qui sont aujourd'hui complètement intégrés à la notion de liberté publique. 

Finalement c’est la Constitution d’octobre 1946 et l’avis attenant du Conseil d’Etat du 13 août 1947  qui vont réintégrer les libertés publiques à une place constitutionnelle. A l’article 34 de notre  Constitution il est bien noté que la loi garantit les protections des libertés publiques. 

Liberté publique : pas réellement de définition, le législateur n’en a pas donné alors qu’il doit en fixer  les garanties fondamentales. Dans son avis du Conseil d’Etat il ne définit pas les libertés publique  mais il dit qu’il y en a 2 catégories : les libertés individuelles et les collectives. Sachant qu’en plus en  1958 lors de l’avènement de la 5e République, on a créé un organe : le Conseil Constitutionnel dans  l’idée que la loi n’est pas un pouvoir absolu et on tombe dans une pensée du passage d’une  confiance absolue dans la loi (légi‐centriste) à une confiance relative. Or les libertés publiques sont  directement concernée par ce mécanisme car elles vont pouvoir être protégée même contre les lois,  étant considérées comme contenues dans la Constitution. 

Nous avons quelques pôles récurrents, dans l’idée de liberté publique il y a l’idée d’intervention du  droit et de l’Etat : cadrée et défendue par la loi. 

« La liberté, c’est un pouvoir d’auto‐détermination en vertu duquel l’Homme choisit par lui‐même  son comportement personnel. Il a donc le pouvoir de choisir, c'est‐à‐dire d’agir ou de ne pas agir.  D’où la liberté publique : ce sont les pouvoirs d’auto‐détermination consacrés par le droit positif  parce que ces libertés ne sont pas que des libertés : elles sont aussi publiques, c'est‐à‐dire que le  pouvoir les reconnait, les aménage, les garantit et les limite. » Jean RIVERO. En gros elles sont  soumises à une règlementation juridique. 

L’idée c’est que la vie en société impose un cadrage normatif pour une recherche d’équilibre de la vie  en communauté. Le droit est là pour régir les rapports sociaux. 

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NB : auteurs ayant laissé une trace : MORANGE ; RIVERO. 

Jean MORANGE : « Ce sont des libertés car elles permettent d’agir sans contraintes et des liberté  publique car c’est aux organes de l’Etat, titulaire de la souveraineté juridique, qui revient d’organiser  de telles conditions ». 

NB : plagiat interdit : citer toutes ses sources. 

L’idée de MORANGE c’est qu’elles bénéficient d’une protection renforcée (reconnu par le législateur  ou le conseil constitutionnel). Elles peuvent être opposées aux pouvoirs exécutifs et législatifs et sont  protégés par les juges. 

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