Notes sur le cours complet d'économie - 1° partie, Notes de Management
Sylvestre_Or
Sylvestre_Or10 January 2014

Notes sur le cours complet d'économie - 1° partie, Notes de Management

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Notes de gestion sur le cours complet d'économie - 1° partie. Les principaux thèmes abordés sont les suivants: L'économétrie, concepts, Définitions, micro-économie, coût moyen et marginal.
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L'économétrie, que nous assimilons sur ce site au domaine englobant la "théorie des biens", la

"mathématique financière" et "l'analyse financière", a pour objectif de tenter de régler, de

modéliser et de déterminer les origines, la dynamique et les optimums des prix de biens

d'échanges ou valeurs "d'agents économiques" (acteurs du marché) en compétition rationnelle

selon des modèles théoriques statistiques sur les marchés.

La profession étant majoritairement occupée par des anglo-saxons, nous indiquerons quand

cela sera nécessaire les termes anglophones d'usage dans le domaine.

CONCEPTS

Un agent (économique) pour vivre va avoir besoin de deux types de besoins qui peuvent exiger

pour leur obtention un ou des échanges :

1. L'ensemble des "besoins primaires" (finis et dénombrables) ou physiologiques

2. L'ensemble des "besoins secondaires" (qui ne sont pas vitaux et non nécessairement finis et

dénombrables) et qui sont subjectivement propres à tout individu (et pas que humain non

plus!)

Remarque: Les besoins secondaires sont très difficiles à définir et à mesurer mais si nous

raisonnons en des termes ensemblistes, nous pouvons simplement dire que est "besoin

secondaire" tout ce qui est exclut à l'ensemble des besoins primaires .

Définitions:

D1. Nous disons qu'un besoin est un "besoin économique" quand il concerne un "bien rare"

dont l'obtention exige un ou plusieurs échanges. Ils s'opposent aux "biens libres" qui sont des

biens disponibles à tous en abondance, aucun travail (typiquement...) n'étant supposé

nécessaire pour en bénéficier.

La quantité importante de biens nous oblige à les classifier de la manière suivante :

C1. "Biens matériels" qui ont une réalité physique, palpable et qui peuvent être stockés.

C2. "Biens intermédiaires" ou "services" dont la production et la consommation sont simultanés.

C3. "Biens virtuels" qui n'ont qu'un existence mathématique et et souvent limitée dans la temps.

D2. Un "marché" est un système constitué par la rencontre entre une offre et une demande qui

porte sur un bien donné.

In extenso nous sommes amenés à énoncer les postulats suivants :

P1. Le marché est assimilé à un système isolé et isotrope

P2. Tout agent actif est en compétition

Définitions:

D1. La "micro-économie" est la branche de l'économie qui analyse le comportement

économique au niveau d'entités individuelles telles qu'un consommateur ou une entreprise. Les

consommateurs sont considérés comme des offreurs de travail et demandeurs de produits finis.

Les firmes sont, quant à elles, des demandeuses de travail et des offreuses de produits.

D2. La "macro-économie" est l'approche théorique qui étudie l'économie à travers les relations

existant entre les grands agrégats économiques, le revenu, l'investissement, la consommation,

le taux de chômage, l'inflation etc.

MICRO-ÉCONOMIE

Définition: La "valeur d'échange" d'un produit précise pour chaque bien la quantité des autres

biens qui lui est équivalent. Usuellement, nous considérons que le "prix" (ou "monnaie") P est la

forme monétaire de la valeur d'échange (nous reviendrons sur le concept de la monnaie plus

tard).

Remarque : Le "prix" est le paramètre auquel s'intéresse l'économétrie. Tout bien matériel ou

ressource humaine ainsi qu'une monnaie donnée a un prix dont il faut déterminer la valeur

(relative) soit de manière empirique soit avec des modèles mathématiques statistiques

complexes.

Il existe différents types de prix dont voici un échantillon dans l'ordre d'un processus

économique classique (les définitions sont propre à ce site!) :

D1. Le "prix de fabrication" est déterminé par les charges directes (mais pas forcément

constantes...!) de fabrication (salaires, matières premières, machines, licences, brevets,...) :

(1)

D2. Le "prix d'usine" est la somme du prix de fabrication augmenté des charges

indirectes (taxes, impôts, frais administratifs, frais de stockage, publicitaires, etc.). Afin de

pouvoir modéliser un tant soit peu ce prix de manière théorique nous allons devons supposer le

marché est à "flux tendu" ou à l'équilibre si vous préférez (nous verrons plus loin qu'il s'agit

implicitement de la loi de Say). En d'autres termes, les biens sont fabriqués directement en

fonction de la demande et sans stockage et sans intervalle de temps entre la mise sur le marché

et la vente (c'est une approximation grossière mais nous y sommes contraints). Dès lors :

(2)

D3. "Prix de vente net" (ou vue de l'acheteur : le "prix d'achat net" ) qui est le prix

d'usine augmenté de la "marge sécuritaire" ou "bénéfice brut" de l'usine tel que :

(3)

Remarque: Ce bénéfice brut sera investi dans de multiples domaines par le fabricant (recherche

et développement, redistribution aux investisseurs, etc.) et le solde doit permettre se protéger

contre les différentes fluctuations directes du marché c'est-à-dire : les salaires, les taxes, les prix

des matières premières.

Nous pouvons alors envisager deux cas de figures:

1. Le bénéfice brut est plus grand que la somme des charges générales et charges non prévues

(il y aura donc un bénéfice net)

2. Le bénéfice brut est plus petit que les charges générales (il y aura donc un déficit ou perte

nette)

De ce qui a été défini précédemment il découle trivialement que :

D4. Le "bénéfice net" est donné par la partie de la marge sécuritaire qui était prévue pour

une période et qui finalement n'a pas été utilisée par les charges imprévues durant cette

période telle que :

(4)

Remarque: Si les ventes sont supérieures aux prévisions et que des quotes-parts de charges

générales et imprévues ont été comptés aux clients, nous parlons alors pour ce supplément

imprévu de "boni de suractivité" ce qui augmente bien évidemment le bénéfice net prévu. Dans

le cas contraire, nous parlons de "coût d'inactivité partielle" ce qui diminue bien évidemmentle

bénéfice net espéré.

D5. "Prix d'appel" qui est le prix d'usine multiplié par un facteur sentimental et

artistique (mode, ragots, raisons subjectives), etc. Ce facteur peut être quantifié statistiquement

à partir de l'unicité du bien, de la durée d'existence de celui-ci, du nombre d'acheteurs

potentiels et ceci tant que personne n'intervient de manière à en modifier l'original après sa

fabrication. Nous avons dès lors :

(5)

D6. "Prix de vente brut" ou vu de l'acheteur le "prix d'achat brut" qui est le prix d'appel

augmenté de la marge bénéficiaire du vendeur (intermédiaire entre l'usine et l'acheteur) plus les

frais généraux de vente . La marge du vendeur peut-être incluse dans un premier dans les

charges directes mais les frais généraux ne sont pas déterministes mis à part dans un marché à

flux tendu où il n'y en a pas et comme nous en avons fait l'hypothèse, nous avons :

(6)

Remarque: Le prix d'achat brut est aussi parfois appelé "prix de catalogue".

D7. "Prix de revient" qui est le prix de vente brut (ou d'achat selon le point de vue) diminué

des différents déductions D possibles (étant une valeur négative) faites par le vendeur tel que :

(7)

Les agents du marché d'échange de biens admettent parfois une réduction du prix de

catologue. Les réductions existent que sous deux formes connues:

1. La "remise" qui est une bonification de prix accordée soit à un agent demandeur qui achète

par fortes quantités un bien soit à un détaillant auquel est facturé un article de marque au prix

de vente imposé par le fabricant (facteur stratégique commercial)

2. "L'escompte" ou "ristourne" qui est une déduction consentie à l'agent demandeur pour

paiement au comptant ou pour règlement anticipé ou encore pour paiement à une époque

convenue (nous y reviendrons formellement lors de notre étude de l'intérêt simple en calcul

actuariel plus loin).

Dans le cas le plus général qui soit nous parlerons à un temps t donné de "prix

d'exercice" (ou "prix facturé") auquel le bien peut-être acheté ou vendu tel que :

(8)

Remarque: L'ensemble des termes de ces expressions prennent généralement leurs valeurs

dans ...

Les facteurs à prendre en compte lors de l'élaboration d'une politique de prix sont synthétisés

de manière non exhaustive dans le diagramme suivant :

(9)

D2. La "propension à consommer" est la part du revenu R d'un agent qui est consacré à la

consommation C(primaire et secondaire) :

(10)

D3. La différence entre la dépense de consommation et le revenu est définie comme étant une

"épargne" alors que les cotisations et prestations sur les revenus représentent des "transferts

sociaux" :

(11)

D4. "L'élasticité-revenu" est égale au rapport de la variation de la consommation sur la variation

du revenu :

(12)

La notions d'élasticité-revenu permet de classer les biens de la manière suivante :

1. "Biens inférieurs" : qui sont les biens de consommation dont l'élasticité par rapport au revenu

est inférieur à 1 et donc dont la consommation diminue avec l'augmentation du revenu tel

que (le pain, la farine,...)

2. "Biens supérieurs" : qui sont les biens de consommation de luxe dont l'élasticité par rapport

au revenu est supérieur et dont la consommation augmente avec une augmentation du revenu

tel que (la santé, loisirs,...)

3. "Biens normaux" : qui sont les biens neutres et dont le coefficient d'élasticité par rapport au

revenu est un peu différent de 1 tel que .

D5. "L'élasticité-prix" est égale au rapport de la variation de la quantité de demande d'un bien

sur la variation de son prix et est donnée par :

(13)

Remarque: Une demande est dite "sensible au prix" lorsque le pourcentage de variation de la

quantité demandée est supérieure au pourcentage de variation de prix. Dans le cas contraire, nous

parlons de demande "rigide au prix".

D6. Un "investissement" I est l'opération réalisée par un agent économique dont l'objectif est

d'obtenir des biens de production en échange.

D7. La "transaction" T est l'échange d'une quantité de biens à un prix déterminée entre un

"vendeur" et un "acheteur". Elle se conclue sur le marché dont la forme est déterminée par le

nombre d'agents qui y interviennent ce qui détermine la "concurrence".

Le tableau présente les différentes formes du marché :

Demandeurs Offreurs

multitude quelques-uns un seul

multitude concurrence parfaite oligopole monopole

quelques-uns oligopsone oligopole bilatéral monopole

contrarié

un seul monopsone monopsone contrarié monopole

bilatéral

Tableau: 1 - Différentes formes du marché de la concurrence

Une autre typologie des marchés peut être effecuté grâce à deux notions : la notion

"concurrentielle" et la notion "d'état de la demande" qui se traduit la manière suivante :

Demande Pression concurentielle

Elevée Faible

Stable marché fermé marché rigide

Instable marché compétitif marché ouvert

Tableau: 2 - Typologie des marchés

La concurrence est qualifiée de "concurrence pure" (CPP : concurrence pure et parfaite) si elle

répond aux cinq hypothèses suivantes :

H1. Atomicité : Acheteurs et vendeurs sont nombreux au point que nul ne peut à lui seul

influence les prix

H2. Homogénéité (postulat d'homogénéité) : Les produits échangés sont identiques et

substituables les uns aux autres. Ils permettent de satisfaires un même besoin.

H3. Libre entrée : Il n'existe aucune entrave à l'entrée et à la sortie de nouveaux agents.

H4. Libre déplacement : Les agents économiqus peuvent se dépalcer librement

H5. Information parfaite : Tout le monde connaît en même temps et gratuitement toutes les

quantités offertes et demandées par tous les agents aux prix différents.

D8. les "soldes intermédiaires de gestion" (S.I.G.) sont des parties du résultat global d'une

période d'activité de marché qui sont significatives pour l'analyste financier. Il en existe de

multiples dont les défintions découlent d'opérations algébriques élémentaires sur le concepts

définis précédemment :

- La "marge commerciale" qui est la différence entre les ventes de marchandises et le coût

d'achat des marchandises vendues (la marge commerciale est spécifique aux activité de négoce,

c'est-à-dire aux entreprises ayant une activité de distribution).

- La "production de l'exercice" qui est la somme des productions vendues, stockées et

immobilisées (la production de l'exercice est spécifique aux activité de production, c'est-à-dire

aux entreprises ayant une activité industrielle).

- La "marge brute" qui est la différence entre la production de l'exercice et les achats

consommés de matières premières

- Le "chiffre d'affaires" qui est la somme des ventes de marchandises et des ventes de biens et

de services.

- La "valeur ajoutée" (V.A.) qui est définie comme la différence entre la production de l'exercice

et la consommation intermédiaire par les agents (le gestionnaire la considère comme la

richesse crée résultant de l'activité réelle de l'entreprise et la V.A. est comme nous l'avons vu

d'importance nationale aussi car elle constitue un agrégat).

- "L'excédent brut d'exploitation", ou E.B.E., est le résultat de l'activité courant de l'entreprise et

est défini comme étant :

(14)

- Le "résultat d'exploitation" (R.E.) est l'enrichissement (ou l'appauvrissement) net généré par

l'exploitation. Il prend en compte l'ensemble des produits et charges d'exploitation, notamment

des amortissements, provisions, reprises et transferts de charges :

(15)

COÛT MOYEN ET MARGINAL

Supposons qu'un cuisinier du dimanche (et économiste) invite ses amis à sa table et se propose

de leur faire une salade de tomates. Il évalue le travail qu'il aura à faire et il chiffre ce travail en

valeur monétaire. Pour le besoin de l'exercice nous considérerons qu'une minute passée

correspond à une dépense de 1.-

Donc les données sont:

- Acheter des tomates à 1.- l'unité

- Préparer la salade 15 minutes donc 15.-

Si chacun de ces amis est rassasié avec une seule tomate, préparer son dîner pour 5 amis (lui

ne mangeant pas) lui coûtera au total:

5.- + 15.- = 20.- (16)

Le coût moyen pour chaque invité est de 20.- divisé par 5 soit 4.-. Ce qui correspond à:

(17)

S'il en invite un sixième, le coût total sera de 21.-. En effet le temps de préparation restera

nous supposerons... constant. Dans ce cas, le coût marginal du sixième invité est de:

21-20.-=1.- (18)

alors que le coût moyen pour l'ensemble des invités est alors de:

21.-/6=3.75.- (19)

Nous remarquons donc dans cette situation que le coût moyen baisse tant que la variation du

coût marginal est inférieure au coût moyen. Soit autrement dit: le coût moyen augmentera dès

que le coût marginal sera supérieur au coût moyen initial.

Cet exemple permet d'illustrer les rendements d'échelle et montre que nous avons souvent

intérêt à augmenter la production pour réduire le coût moyen de production.

Il ne s'agit cependant pas d'une règle générale! En effet, si le saladier de notre économiste ne

peut contenir que 6 tomates, le 7ème invité va l'obliger à préparer un deuxième saladier. Dans

ce cas, la variation du marginal sera supérieure à au coût moyen préalable

Définition: Mathématiquement, le coût marginal est défini par la dérivée du coût total ,

par rapport à la quantité produite q:

(20)

ou si la quantité est dérivable:

(21)

Le coût marginal correspond ainsi au coût de la production d'une unité supplémentaire. En

pratique, on s'intéresse plutôt au coût d'une série supplémentaire.

Remarque: Si le coût marginal augmente, on dit que les rendements sont décroissants. A

l'opposée, ceux-ci sont croissants si le coût marginal est décroissant. En effet, dans l'industrie

notamment, on lance plutôt une série supplémentaire qu'une unité supplémentaire.

Démontrons maintenant que si le coût moyen a un extrémum, le coût marginal lui est égal à ce

point. En d'autres termes, le coût marginal augmentera le coût moyen dès qu'il lui sera égal:

Nous savons que si une fonction continue et dérivable f(x) a un minimum (ou un maximum), sa

dérivée en ce point s'annule.

Appliquons cela au coût moyen , en gardant à l'esprit que la dérivée que nous avons (cf.

chapitre de Calcul Différentiel Et Intégral) est du type:

(22)

Donc il vient:

(23)

or la fonction au numérateur et dénominateur dépendent de q. Ce qui donne:

(24)

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