Notes sur le phénomène du Big Bang: observation et rayonnement fossile, Notes de Astronomie
Caroline_lez
Caroline_lez10 January 2014

Notes sur le phénomène du Big Bang: observation et rayonnement fossile, Notes de Astronomie

PDF (134.1 KB)
2 pages
179Numéro de visites
Description
Notes d'astronomie sur le phénomène du Big Bang: observation et rayonnement fossile. Les principaux thèmes abordés sont les suivants: nombreuses simulations théoriques, Les résultats du satellite WMAP, la condensation du...
20points
Points de téléchargement necessaire pour télécharger
ce document
Télécharger le document

Phénomène du Big Bang : Observation -

Rayonnement fossile

De nombreuses simulations théoriques ou numériques ont été élaborées pour établir comment

galaxies, amas et superamas se sont formés. Jusqu'à récemment, aucune des deux

possibilités n'avait vraiment pris le pas sur sa concurrente. Le défaut du scénario avec matière

sombre froide était de conduire à une structure à grande échelle différente de celle que nous

observons. Le scénario avec matière sombre chaude avait quant à lui du mal à expliquer le

faible niveau de fluctuation dans le rayonnement fossile et rencontrait des difficultés dans la

formation des plus petites structures. La solution générale consistait alors à considérer un

mélange des deux composants. La part de matière sombre froide servirait à activer la formation

des galaxies et la portion de matière sombre chaude donnerait naissance à une structure à

grande échelle cohérente avec les observations.

Les résultats du satellite WMAP

Les résultats les plus fiables sont arrivés en 2003 grâce à WMAP. Ce satellite fut lancé en 2001

pour mesurer le rayonnement fossile avec une sensitivité et une précision angulaire inégalées.

Les premiers résultats, publiés en février 2003, révolutionnèrent la cosmologie, en particulier

nos connaissances sur l'évolution de l'Univers et l'énergie sombre. En ce qui concerne plus

particulièrement la formation des galaxies, WMAP apporta deux informations cruciales. D'abord

sur la composition de l'Univers : 4 pour cent de matière baryonique et 23 pour cent de matière

non baryonique froide, le reste étant constitué d'énergie sombre. Ensuite sur l'époque

d'apparition des premières étoiles de l'Univers : 200 millions d'années après le Big Bang (500

millions d'années plus tôt que les estimations antérieures).

Une vue détaillée des fluctuations de température mesurées par le satellite WMAP en 2003. Ces

fluctuations de l'ordre du millionième sont des indicateurs des variations de la densité de l'Univers qui

ont donné naissance aux structures que nous observons actuellement. Crédit : WMAP/NASA

Des deux types possibles, il semble donc que c'est la matière sombre froide qui domine

largement. La formation des structures de l'Univers a donc probablement commencé par des

petites galaxies qui se sont peu à peu agglomérées pour former des galaxies plus massives,

puis des amas et des superamas. En particulier, le fait que les premières étoiles se soient

formées en un temps aussi court que 200 millions d'années favorise clairement cette

hypothèse. En effet, dans un Univers dominé par de la matière sombre chaude, la gravitation

aurait eu beaucoup plus de mal à provoquer la condensation du gaz et les premières étoiles

seraient apparues beaucoup plus tard.

Remarquons, pour finir, que d'autres tentatives ont été menées pour expliquer les structures de

l'Univers. Certains astrophysiciens pensent que les cordes cosmiques, possibles reliques de

l'inflation, sont à l'origine de la structure en filaments de l'Univers. D'autres avancent que les

grands vides de la structure à grande échelle sont dus aux premières explosions

de supernovae. La majorité des astrophysiciens penche néanmoins pour l'explication par

amplification des fluctuations de densité nées lors de l'inflation.

commentaires (0)
Aucun commentaire n'a été pas fait
Écrire ton premier commentaire
Ceci c'est un aperçu avant impression
Chercher dans l'extrait du document
Docsity n'est pas optimisée pour le navigateur que vous utilisez. Passez à Google Chrome, Firefox, Internet Explorer ou Safari 9+! Téléchargez Google Chrome