Notes sur Le Traité établissant une Constitution pour l’Europe et le Traité de Lisbonne - Droit communautaire, Notes de Droit de l'Union européenne
Violette_Toulouse
Violette_Toulouse7 January 2014

Notes sur Le Traité établissant une Constitution pour l’Europe et le Traité de Lisbonne - Droit communautaire, Notes de Droit de l'Union européenne

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Notes sur Le Traité établissant une Constitution pour l’Europe et le Traité de Lisbonne Les principaux thèmes abordés sont les suivants: - Le TECE : un texte ambitieux jamais entré en vigueur - Le traité de Lisbonne : la...
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§3 – Le Traité établissant une Constitution pour l’Europe et le Traité de Lisbonne 

 

A – Le TECE : un texte ambitieux jamais entré en vigueur 

 

1 – L’élaboration et la non‐ratification du texte 

 

a – L’élaboration du texte 

 

Les traités d’Amsterdam et de Nice avaient montré les limites des réunions diplomatiques  classiques. On va donc changer de méthode, et s’inspirer de la méthode qui avait  démontré son succès avec la Charte des droits fondamentaux, on va confier la rédaction à  une Convention pour l’avenir de l’Europe. Elle réunit 105 conventionnels, représentants  des Etats membres, ce sont essentiellement des députés, des sénateurs et des experts, des  membres du Parlement européen, des représentants de la Commission européenne. Cela  évite que des dissensions d’ordre politique prennent trop d’importance dans les  négociations. Elle est présidée par Valéry Giscard d’Estaing, accompagné de 2 vice‐ présidents : Giuliano Amato (ancien Président du Conseil italien) et Jean‐Luc Dehaene  (ancien Premier ministre belge). 

La Commission va aboutir à un texte donné aux chefs d’Etats et de gouvernements en juin  2003. 

Légitimité démocratique ? 

 Simple proposition, ratifiée ensuite.   Les travaux se sont effectués dans une transparence absolue (publiés sur un site 

internet, débats ouverts au public, transmis en direct à la tv). 

Le texte est très peu amendé, adopté lors du Conseil européen de Bruxelles le 18 juin  2004, et signé à Rome le 29 octobre 2004. 

Mais la phase des ratifications s’est avérée problématique. 

 

b – La non‐ratification du texte 

 

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Le traité constitutionnel (traité sur la forme, Constitution sur le fond) devait obtenir 27  ratifications. Le texte a été ratifié par 18 Etats, la plupart se sont faits par voie  parlementaire. 

 2 référendums positifs en faveur de ce traité : l’Espagne (76,73%) et le Luxembourg  (56,52%). 

 2 référendums négatifs : France (54,7%) le 29 mai 2005, Pays‐Bas (61,6%) le 1er juin  2005. 

Suite à ce non français, on n’a pas vu de mouvement de refondation de l’Union  européenne. La France est exclue diplomatiquement. 

La sortie de crise est proposée par la France, Nicolas Sarkozy propose la mise en place d’un  traité simplifié. Il reprend en réalité la quasi‐totalités des avanées du traité constitutionnel,  mais on enlève toutes les dispositions qui ont une portée symbolique. 

 

2 – Le contenu du Traité établissant une Constitution pour l’Europe. 

 

Il met fin à la structure en pilier  plus qu’une structure unique. On garde cependant des  procédures de décision spécifiques, notamment en matière de politique étrangère. 

Sur la forme, le traité se divisait en 4 parties : 

 Partie institutionnelle : elle développait la dimension institutionnelle. On reprenait  le contenu des traités précédents, mais avec la mise en place d’un Président du  Conseil européen, un Ministre des Affaires étrangères de l’UE, rationalisation du  fonctionnement du Conseil de l’Union (ministres), limitation du nombre de  parlementaires européens, rationalisation du fonctionnement de la Commission,  extension de la procédure de codécision (procédure législative ordinaire),  augmentation des compétences de l’UE, extension des matières étant votées à la  majorité qualifiée au sein du Conseil, changement de noms de certains actes  (règlements et directives  lois européennes et lois‐cadres européennes). 

 Reproduction de la Charte des Droits fondamentaux. On devait la rendre  obligatoire. 

 Politiques et fonctionnement de l’Union : comment organiser les compétences?   Dispositions générales et finales.   Symboles : drapeau, hymne, devise, jour de l’Europe   Principe de primauté du droit communautaire mentionné pour la première fois dans 

textes, même s’ils existaient déjà avant dans la jurisprudence (arrêt Costa c/ Enel  1964). 

 

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B – Le traité de Lisbonne : la répétition de lui‐même ? 

 

Suite au non français et néerlandais, période de réflexion. Arrivée au pouvoir de Nicolas  Sarkozy : traité simplifié. Idée acceptée par le Conseil européen de Bruxelles en juin 2007.  On reprend les avancées institutionnelles et matérielles du traité constitutionnel, mais on  ôte à celui‐ci sa portée constitutionnelle. 

On aboutit à la rédaction d’un texte le 2 octobre 2007, adopté par une conférence  intergouvernementale Lisbonne le 13 décembre 2007. Il n’entre en vigueur que le 1er  décembre 2009 (retard dû au référendum négatif en Irlande, refus de la République  tchèque et de la Pologne). 

 

1 – La forme du traité de Lisbonne. 

 

Contrairement au traité constitutionnel, on ne propose pas un nouveau texte qui se  substitue aux anciens, il s’agit de modifier le texte existant, c’est à dire le traité de Nice. 

Il se scinde en deux parties. D’une part, on a un traité sur l’Union européenne (TUE) qui se  centre sur les dispositions institutionnelles les plus importantes. D’autre part, le traité sur  le fonctionnement de l’UE (TFUE) comprend essentiellement des dispositions d’ordre  matériel relatives aux politiques communes. 

Cette césure vient remplacer une césure entre des dispositions TUE (relatives aux 2 piliers  intergouvernementaux, dispositions générales et objectifs communs) et des dispositions  TCE (relatives au pilier communautaire). 

 

2 – Les dispositions générales 

 

Comme son prédécesseur, le traité de Lisbonne met fin à la structure en piliers, il n’y a plus  qu’une Union européenne. On maintient dans certains secteurs des procédures de  décision spécifiques (ex : PESC). 

Le texte de la Charte des Droits fondamentaux n’apparait plus dans le traité de Lisbonne.  On ne lui enlève pourtant pas la valeur juridique qu’on lui avait donnée, un article (art. 6  TUE) y fait référence et précise que l’Union respecte les dispositions de la Charte. Elle fait  partie de « bloc de constitutionnalité » de l’Union européenne. 

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Le droit de retrait est reconnu aux États, mais il est inutile car rien n’empêchait un État de  partir. En même temps un État aurait tout à perdre s’il partait de l’UE, tant sur le plan  économique que politique, il serait complètement isolé. 

 

Le traité de Lisbonne crée un droit d’initiative populaire : à condition de rassembler les  signatures d’1 million de signatures de citoyens européens d’un nombre significatif d'États  pourront demander à la Commission de soumettre une proposition d’actes au Parlement  et au Conseil. 

Simplification du recours aux coopérations renforcées. 

 

3 – 

 

... 

 Réforme de la Commission qui reprend les grandes lignes de la réforme entamée  par le traité de Nice. Le principe est qu’il y ait un commissaire par État membre dans  un premier temps, puis dans un second temps moins de commissaires que d'États  membres. 

 On limite le nombre de parlementaires et on étend les compétences du Parlement  européen. 

 On prévoit que l’orientation politique du Président du Conseil soit le même que les  Parlementaires. 

 Le Président du Conseil européen, élu à la majorité qualifiée, pour 2 ans et demi   Herman Von Rompuy. 

 La composition du Conseil européen est modifiée. Il comprend le Président de la  Commission et le Haut représentant de l’Union. 

 La codécision est étendue à près de 95% des domaines de compétence de l’UE :  notamment ceux qui relèvent le coopération judiciaire en matière civile et pénale. 

 Abandon du système de pondération des voix au Conseil.   

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