Notes sur les galaxies en astronomie: le groupe des amas de galaxies, Notes de Astronomie
Caroline_lez
Caroline_lez10 January 2014

Notes sur les galaxies en astronomie: le groupe des amas de galaxies, Notes de Astronomie

PDF (155.6 KB)
3 pages
288Numéro de visites
Description
Notes d'astronomie sur les galaxies en astronomie: le groupe des amas de galaxies. Les principaux thèmes abordés sont les suivants: l'étude de la répartition des galaxies dans l'univers, Les amas de galaxies.
20points
Points de téléchargement necessaire pour télécharger
ce document
Télécharger le document

Un aspect très important de l'astronome extragalactique est l'étude de la répartition des

galaxies dans l'univers. Dès les premières observations de nébuleuses, les astronomes se

rendirent compte que la distribution des galaxies n'était pas du tout homogène. Au contraire,

celles-ci ont une forte tendance à se regrouper pour former des ensembles dont la population

et la taille sont très variables. On classe ces regroupements en deux catégories : on parle de

groupe lorsque l'ensemble comporte moins d'une centaine de membres et d'amas au-dessus de

ce seuil, par exemple pour les ensembles les plus gigantesques qui peuvent contenir plus de 10

000 galaxies.

La Voie Lactée est elle-même membre d'un groupe d'une trentaine de galaxies que l'on appelle

le Groupe Local et dont la taille atteint le million de parsecs. Ce groupe est dominé par deux

galaxies spirales massives, celle d'Andromède et la nôtre, distantes d'environ 690 000 parsecs.

La plupart des autres galaxies du Groupe Local se concentrent plus ou moins autour des deux

premières, ce qui donne à l'ensemble une structure dipolaire. Près de la Voie Lactée, on trouve

en particulier les Nuages de Magellan, deux galaxies irrégulières respectivement à 50 000 et 60

000 parsecs. Du côté d'Andromède, apparaît une troisième spirale, celle du Triangle, à 720 000

parsecs de nous. En plus des cinq galaxies précédemment citées, on trouve plus d'une vingtaine

de galaxies moins massives, donc moins faciles à observer, en particulier une grande

proportion de galaxies elliptiques naines et quelques irrégulières.

Les amas de galaxies

En s'éloignant du Groupe Local, on rencontre d'autres regroupements de galaxies comme le

nôtre, mais aussi des ensembles beaucoup plus peuplés, les amas de galaxies, qui peuvent

compter des milliers de membres. Le plus proche du Groupe Local est l'amas de la Vierge. Il est

situé à une vingtaine de mégaparsecs, contient plus de 2000 galaxies visibles depuis la Terre,

de tous les types possibles, et possède un diamètre de l'ordre de deux mégaparsecs. La forme

globale de l'ensemble n'étant pas bien définie, on le qualifie d'amas irrégulier.

L'amas de galaxies Abell 1689. Crédit : NASA/ESA

Certains amas présentent une distribution mieux définie, par exemple sphérique, et l'on parle

alors d'amas régulier. Le plus proche de la Voie Lactée est l'amas de Coma, situé à une centaine

de mégaparsecs. Il contient plus de 1000 membres visibles, presque uniquement des galaxies

elliptiques ou lenticulaires, et possède un diamètre d'environ cinq mégaparsecs. Notons que le

nombre de galaxies indiqué précédemment ne concernent que les galaxies observables depuis

la Terre. Ces amas contiennent, comme le Groupe Local, des petites galaxies irrégulières ou

elliptiques naines, qui sont trop peu lumineuses pour être observées. Elles existent néanmoins

et portent la population de ces amas à plusieurs milliers de membres, voire plus de 10 000.

Un autre point commun de ces amas est la présence en leur centre de galaxies elliptiques

géantes, trois pour la Vierge, deux pour Coma. Ces galaxies sont le fruit de ce que l'on appelle

le cannibalisme galactique. En effet, autour de ces géantes gravite une nuée de galaxies plus

normales. Lorsque l'une d'elles s'approche trop près de la galaxie centrale, elle ne peut pas

échapper à l'attraction gravitationnelle et se fait avaler par la géante. Ainsi, avec le temps, les

galaxies centrales accumulent de plus en plus de matière et finissent par atteindre des tailles

gigantesques.

Une vue de l'amas de galaxies Abell 2218. Les traînées en forme d'arcs sont des illusions optiques

créées par le champ gravitationnel de l'amas qui dévie la lumière de galaxies encore plus lointaines

que celles de l'amas. Crédit : NASA/STScI

Une partie de notre connaissance des amas de galaxies vient des observations dans les rayons

X. Celles-ci ont mis en évidence la présence de grandes quantités de gaz à des températures de

l'ordre de 100 millions de kelvins. Dans les amas irréguliers, ce gaz est nettement associé aux

galaxies, alors que dans les amas réguliers, il emplit tout l'amas. Ceci montre que les amas

réguliers ont été le siège de nombreuses interactions entre galaxies, qui ont peu à peu dispersé

le gaz de façon homogène. Dans tous les cas, l'émission de rayons X s'accompagne d'une perte

d'énergie pour le gaz, qui se traduit par une chute de celui-ci vers le centre de l'amas et la

naissance de ce que l'on appelle des courants gazeux chauds. Cet afflux de gaz donne alors

naissance à des nuages d'hydrogène, provoque la formation d'étoiles peu massives, et

contribue de façon significative à la masse des galaxies géantes centrales.

commentaires (0)
Aucun commentaire n'a été pas fait
Écrire ton premier commentaire
Ceci c'est un aperçu avant impression
Chercher dans l'extrait du document
Docsity n'est pas optimisée pour le navigateur que vous utilisez. Passez à Google Chrome, Firefox, Internet Explorer ou Safari 9+! Téléchargez Google Chrome