Notes sur les partis politiques - Vie politique des Etats européens - 2° Partie, Notes de Droit de l'Union européenne
Violette_Toulouse
Violette_Toulouse7 January 2014

Notes sur les partis politiques - Vie politique des Etats européens - 2° Partie, Notes de Droit de l'Union européenne

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Notes sur les partis politiques - Vie politique des Etats européens - 2° Partie Les principaux thèmes abordés sont: - Les structures partisanes - L'opposition entre une élite dirigeante et le peuple du parti - La liaiso...
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A priori, les partis se forment librement pour assurer la représentation de l'opinion. Mais est-on capable d'accepter la représentation de toutes les catégories d'opinion ? Il existe des restrictions, mais assez lâches voire symbolique la plupart du temps. Art 4 de la C° française : principe selon lesquels les partis doivent respecter la souveraineté et la démocratie, ce qui n'est pas une vraie contrainte. Il existe des restrictions insidieuses. Ex : aux USA, où dans la pratique, il n'y a pas de restrictions apparentes mais il y a une complexité des règles. Il y a également une extrême diversité des règles de droit qui ne concerne pas la vie interne des partis, mais périphérique, variant selon l'État. Au bout du compte, il y a une réelle difficulté pour voir émerger un tiers parti au niveau fédéral. Certaines évaluations de politistes ont démontré l'existence d'une cinquantaine d'obstacles à l'émergence d'un nouveau parti. Il y a un travail de sape faite par les partis en place → qui vote les lois ? = les républicains ou les démocrates selon les cas. Il existe des partis alternatifs aux USA : mais s'ils peuvent avoir une certaine visibilité au niveau local, ils ne le peuvent pas au niveau fédéral. Les partis ont beaucoup d'ingéniosité pour éviter l'émergence des nouveaux partis : seul moyen, adhérer dans l'un des grands partis, faire sa niche électorale et ensuite essayer de faire changer les choses. Ou alors on quitte le parti pour voir qui nous suit et on attend d'être rappelé. Il peut exister des restrictions allant jusqu'à l'interdiction. Aux USA : le parti communiste n'est pas explicitement interdit mais de nombreuses dispositions ont établi une interdiction de fait en sanctionnant une adhésion. En 1947, lois syndicales prévoyant que tout représentant syndical devait jurer par écrit qu'il :  n'était pas membre du parti communiste ou  n'était pas affilié à un parti adhérant aux thèses communiste ou  n'adhérait pas à un parti prônant la disparition ou le renversement du GVT américain ou  n'adhérait pas à un parti prônant le recours à la violence.

Contexte de la SGM et de la Guerre froide. Smith Act de 1940 : il est criminel de prôner, d'encourager, de conseiller ou d'enseigner volontairement ou consciemment l'obligation, la nécessité, l'avantage ou la justesse de renverser ou détruire tout GVT des USA par la force ou la violence. Est également jugé criminel le fait d'être adhérent à ces associations. 1950 : Instauration d'une commission présidentielle chargée de reconnaître quelles sont les associations suspectes. On demande à tout organisme de se déclarer et de s'enregistrer. Les membres de ces associations seront donc répertoriés, avec à la clé certaines interdictions : être fonctionnaires, travailler dans des entreprise en contrat avec l'armée, l'obstention d'un passeport, mise en place de tests de loyauté des fonctionnaires entre 1950 et 1953 → mesures mises en place par Joseph McCarthy. Entre 1948 et 1956, une centaine de personnes seront condamnées et d'autres seront condamnées à l'exil, notamment les artistes. 1957, la Cour Suprême met fin à cette chasse aux sorcières. Cette décision suit l'attaque de l'armée par McCarthy. En Europe : C'est en Allemagne que l'interdiction de certains partis est explicite dans la Loi fondamentale. Art 21-2 : « Les partis, qui, d'après leur but ou le comportement de leurs adhérents, tend à porter atteinte à […] sont inconstitutionnels. » La Cour constitutionnelle statue sur leur constitutionnalité. Le GVT fédéral sollicite l'interdiction de partis extrémistes avec deux cibles : en 1951, le GVT fédéral attaque la création ou résurgence du parti neo-nazi et demande l'interdiction du parti communiste (KPD) ; la Cour rend sa décision : confirme l'interdiction du parti neonazi en 1952 mais traîne pour le parti communiste → Berlin occupée → décision en 1956, mais on se rend compte que l'existence de ce parti ne pose plus autant de problèmes. La création de ce parti est

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acceptée, mais nouvelle version : changement du nom (DKP), modification des statuts pour éviter de faire des références à la révolution prolétarienne. Dès les années 60, résurgence des partis neo-nazis : se gardent d'un discours rappelant trop le nazisme dans leurs discours, doctrine et statuts. Il y a eu un faible impact électoral à l'époque. Le parti communiste a bénéficié après la Réunification l'afflux des partisans de l'Est avec une sorte de banalisation des deux partis à partir du moment où ils ont compris qu'il fallait avoir un discours light. Peu d'interdictions ont été demandées et prononcées. Même si on a demandé l'interdiction de certains groupuscules ayant commis des actes de violence à l'égard des habitants de l'ex-RDA. Le débat : interdire ou non le FN, discuter ou non avec eux. L'idée ne se pose que sur le débat maintenant. Après 2002, certains disaient de ne pas débattre avec ceux qui ne défendent pas les valeurs républicaines, d'autres, comme Tapie, préconisaient le débat pour souligner le discrédit de ce parti. Le FN est fier de la « lepenisation » de la France : on a poussé le curseur ces dernières années → certains discours qui ne seraient pas passés avant qui passent maintenant, notamment ceux qui sont stigmatisant dans le but de rafler les électeurs d'extrême-droite. En 2000, présence du parti d'extrême-droite dans la coalition élue au pouvoir en Autriche, qualifiée inadmissible par la France à l'époque → un an plus tard, Lepen au deuxième tour. En définitive les systèmes politiques occidentaux ont tous adoptés une attitude modérée, faite à la fois d'intégration des partis reconnus compatibles avec les valeurs démocratiques, libérales définies par les C° et le rejet des partis hors système. Mais les partis hors système revêtent le costume de la respectabilité : la question centrale n'est pas de savoir s'il faut leur faire un procès d'intention car ils se sont assagis, mais une fois qu'ils gagnent les élections, que feront-ils ? « Si la démocratie interdit ou mène ce type d'interdiction, cette interdiction coule la démocratie. » C'est un compromis lié à l'histoire : l'Allemagne et l'Italie ont les restrictions les plus sévères. La reconnaissance constitutionnelle des partis est la plus solennelle mais ne veut rien dire à elle seule. Même dans les systèmes où l'intégration des partis est moins achevée, on doit constater que les partis demeurent les vecteurs principaux et obligés dans la relation gouverné-gouvernant. Même à une époque où on critique les partis ou où les partis à la marge critique le système de GVT, on se positionne par rapport aux partis de GVT. Même pour les partis extrêmes, on se rallie à ces grands partis pour certains (communistes-socialistes). Votes pour les extrêmes davantage des votes de révolte et de ras-le-bol envers les politiques menées par les partis de GVT. Section 2. Les structures partisanes Les aspects qui touchent à la structure et à l'organisation des partis a été le terrain de recherche des politistes. Dans les 70's, recherches sur le cadrage et l'inventaire des partis, moteurs du combat politique. Roberto Michels en 1971, Maurice Duverger, Richard Katz. C'est M. Duverger, qui va le premier, dans les années 50 en Europe, penser le principe de l'organisation des partis politiques, non pas simplement comme un élément descriptif mais comme un élément clé de la compréhension des partis eux-mêmes, mais cette organisation lui sert pour comprendre le système politique lui-même. La structure même du parti va déterminer un ensemble de logiques spécifiques pour la compétition électorale et plus généralement, il considère qu'elle va

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induire une « dynamique constitutive »de la représentation politique dans un système précis : à une structure de parti, un système → une différence de structure = une différence de système. §1. L'analyse de référence : l'étude de Maurice Duverger La novation qu'apporte MD est l'opposition réalisée entre deux grands types de partis : celle entre les partis de cadres et les partis de masse. Il faut faire attention, ce n'est pas une question de quantité d'adhérents, de dimension, c'est une différence structurelle. Pour les partis de cadres, MD explique qu'on ne peut pas les définir par leurs statuts, ni par rapport au discours ou leur langage officiel. En revanche, ce qui est révélateur : des absences, ce qui n'existe pas → absence de liste d'adhérents, de perception régulière de cotisations, dans la précision des chiffres avancés par les partis concernant les sympathisants ou les fonds disponibles ou le programme défendu. Ce sont des partis « bourgeois », de notables. Il s'agit des partis apparaissant pour répondre à la généralisation du SU (voir partie de cours sur droit de suffrage) : ils vont devoir s'organiser, mais avant, avec un nombre d'adhérents limités par le prix de la cotisation, pas besoin d'adhérents, de militants → on est entre soi, on ne cherche pas à convaincre. Pour les partis de masse, MD parle d'une visibilité qui passe notamment par la connaissance de l'enregistrement des adhérents, de la perception régulière des cotisations et d'un financement autonome. Ces partis sont ceux qui émergent suite à la généralisation du SU, notamment par la montée en puissance des forces de gauche, qui vont s'appuyer sur un électorat qui n'est pas constitué par des gens de « bon milieu » faisant partie d'un réseau : il faut les mobiliser, notamment contre les forces conservatrices. Donc on compte le nombre d'adhérents et on cherche la visibilité. MD reconnaît que des partis ne rentrent pas dans ces catégories. Il relève les partis catholiques et démocrate-chrétiens qui occupent une place intermédiaire. C'est aussi le cas des partis travaillistes découlant des syndicats. Enfin, les partis de traditions agraires, ultra-conservateurs. Les critiques apparaissent sur la capacité explicative de ce schéma, même si s'appuie quand même sur les travaux de MD. Aaron Widavsky (1959): mène une critique très sévère. MD a une vision très généralisante, avec un objectif d'explication atteignant un niveau de généralité tel que cette explication vaudrait pour tous les cas connus, alors que W a une démarche beaucoup plus centrée sur le contexte culturelle ou historique du système auquel il s'intéresse : beaucoup plus de catégories, explications plus précises et plus complexes. MD sera le grand critique de David Easton (théorie de la boîte noire) dans les 60's. DE explique les relations de pouvoir dans la société : sur un cercle, en haut, la boîte noire (le système politique), en bas, le système social, et tout remonte vers le système politique → les demandes (critiques ou soutiens) du système social remontent vers le système politique. Pas d'étude du système politique en soi, juste des relations de pouvoir. Demandes qui passent par les groupes de pression (syndicats, asso), le système politique réfléchit et répond : output → on redescend vers le système social). Système politique qui gère la crise, toujours en train de répondre, car il fait des mécontents à chaque fois. Même si la société n'est pas contente, il reste en place. MD va dire que DE tente d'expliquer sans démontrer : trop d'abstraction. Deuxième critique : Easton ne prend pas en compte les cas de révolution. W dit que MD utilise 4 critères discutables.

1. Il considère la thèse de MD comme défendant l'existence de forces conduisant aux mêmes expériences historiques en dépit de la diversité des cultures. Cette démarche de vouloir voir appliquer un schéma général ne doit pas ignorer le contexte historique ou culturelle. L'environnement historique et culturel est à prendre en compte.

Ex : Lorsque les Britanniques colonisent l'Afrique de l'Est, ils veulent imposer un schéma politique existant en métropole. Mais mettre les mêmes institutions dans une colonie africaine, même avec le

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protocole britannique ne fonctionne pas : l'application du SU ou du droit de vote, on donne un droit à des individus alors qu'il faut l'assentiment du chef de village = campagne électorale inutile.

2. Critique de la croyance dans le caractère naturel et binaire de certains phénomènes. 3. Critique de la présentation d'un schéma qu'il qualifie d'abstrait, d'inattaquable et

d'invérifiable. 4. Critique de l'ignorance par MD des exceptions à son schéma : simple énumération par MD.

Pour W, il y a des partis qui ne font pas que ne pas entrer dans les catégories de MD, mais qui s'y opposent.

Au-delà de cette sévérité, les politistes vont quand même utiliser le modèle de MD pour améliorer la réflexion en le complétant. La typologie de MD sera enrichie → définition de « catch all party » ou « parti attrape tout » ; « parti d'électeur » de Jean Charlot ; « parti stratarchique » = à chaque niveau d'organisation d'un parti, réalisation d'un pouvoir (notion américaine). Il y a une projection de cette réflexion : par de rejet de la théorie de MD, mais contextualisation historique. §2. La typologie de Richard Katz et de Peter Mair : la typologie de « cartel party » Théorie évolutionniste des partis politiques. Cette typologie est le stade contemporain pour les auteurs de l'organisation des partis. Pour eux, on est parti au 19ème et début du 20ème des partis de cadres, puis de masse, puis partis attrape-tout et enfin le cartel party. C'est une nouveauté car K et M mettent l'accent, non pas sur une description des différents partis, ni sur leur origine ou leur rôle : ils mettent en valeur une relation société-parti-Etat, avec une définition du parti par le type de relation qu'il entretient à la fois avec la société et à la fois avec l'État. Pour ces deux chercheurs, leur organisation succède à ce qu'on a appelé les partis attrape-tout, partis ne revendiquant pas une révolution mais des partis modérés, de GVT, qui visent vis-à-cis de l'État des ressources et la légitimité qu'ils n'ont plus du côté des sociétés civiles (fatigue des électeurs). Ces partis modernes renforcent leurs relations avec l'État, trouvent auprès de lui de rester en place et de se renforcer (→ difficulté de l'émergence des nouveaux partis aux USA) : ils vont objectivement s'allier pour se protéger de la société, ce qui est paradoxal car ils sont censés être l'interface entre l'État et la société. À partir des 70's, ils perdent cette crédibilité, ne sont plus les vecteurs exclusifs. Ce qui est perdu du côté de la société est plus ou moins récupéré du côté de l'État. La notion de « cartel party » part du constat que la typologie classique des partis politiques repose sur ce rôle d'interface, conception particulière mais datée selon ses auteurs. Elle est datée car :  l'émergence des partis de masses est liée à l'émergence d'une démocratie de masses, s'ils ont

succédé aux partis de cadres, c'est grâce à l'extension du suffrage.  c'est un combat politique d'époque qui oppose des classes sociales bien déterminées :

combats de mouvements politiques correspondant à des groupes sociaux ; tout le combat politique repose sur la permanence de ces conflits entre groupes sociaux

=> parti de masses = organisation située dans le temps mais qui peut se modifier avec le temps, selon les paramètres ; les partis ne doivent pas être conçus comme de simples interfaces, comme des organisations dont les formes dominantes changent avec la modification de la demande sociale = au contraire, la forme des partis est conditionnée par les relations évolutives qui associent la société, les partis et l'État On est pas dans une distinction à trois niveaux (parti-Etat-société) mais dans un processus évolutif qui aboutit à modifier à la fois les relations et les frontières entre les partis, l'État et les sociétés civiles. Les deux auteurs vont insister sur le fait qu'il ne s'agit pas d'un triptyque simple mais de la relation juste énoncée. Il y a une modification de cette relation : chaque type de parti répertorié forme une articulation entre

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l'État et la société, caractéristique d'une phase d'évolution de la société contemporaine. Les caractéristiques de ces partis : La grande nouveauté qui est mise à jour est la considération des partis comme une structure de sélection, de professionnalisation, mettant à jour des élites politiques. Émergence d'une classe politique, composée de gens performants. Ces pros politiques, cette classe politique, va se partager le pouvoir et le marché électoral, plus que se le disputer. Ils vont moins entrer en concurrence que se partager l'électorat. Ex, en France, qu'on soit de droite ou de gauche, c'est la même évolution : politiciens d'un bord ou de l'autre qui sortent de l'ENA, de la même promotion, par ex. La concurrence est donc limitée, voire gelée, ce qui se voit par le rapprochement des différents programmes. Ce climat est un climat serein de compétition électorale, de démocratie, par une sorte de maturité de démocratie. « On ne discute plus sur le régime, mais on débat dans le régime ». En 1960, Pierre Mendès France qui refuse l'élection du PdR au SUD. En 1965, Mitterand accède au pouvoir et la gauche accepte donc le système. À partir du moment où les politiques acceptent le système, ils jouent le jeu, le jeu d'alternance. Par ce rapprochement des jeux électoraux, il y a constitution d'un cartel, des partis qui fonctionnent dans le système établi. On se retrouve donc opposé à ceux qui ne sont pas dans le système. Cartel party : parti qui défend l'appareil d'État. Ces organisations sont solidaires de l'État : elles sont plus proches de l'État que de la société civile. C'est ce qui explique l'émergence des partis alternatifs face aux cartel party qui sont entre eux. Ce sont les partis et l'État qui vont imposer à la société des politiques publiques, alors que le processus initial était rigoureusement inverse. Les partis sont tellement décriés qu'on peut se demander pourquoi ils restent en place. C'est parce que leurs responsables occupent ou ont occupé une place stratégique. C'est le résultat de la double sélection des élites et l'agrégation des choix électoraux :  notion de communauté au-delà des clivages politiques  agrégation des choix électoraux : recentrage (divergences de degrés, mais au final, même

type de décisions) K et M expliquent pourquoi ces partis restent en place : logique institutionnelle → on trouve que les partis, par l'appareil d'État, répondent aux problèmes de manière courageuse. Le financement des partis, nécessairement une question à réglementer, l'est par les partis dominants, donc les « cartel party », qui ne vont pas voter des lois à leur désavantage. On finance les candidatures « sérieuses », ce qui sert une nouvelle fois les grands partis. Ex :  difficultés du MoDem en France  du FDP en Allemagne qui ne peut exister sans coalition  fusion UDF-UMP : absorption par l'UMP, résultat, le centre cherche à nouveau à exister,

bien que l'UMP promette une marge de manoeuvre, puis menace les partisans de Bayrou de leur barrer la route avec des candidats UMP = les partisans de Bayrou rejoignent l'UMP

Logique unitaire parti-Etat, sinon échec. K et M ne veulent pas présenter des cadres descriptifs, une forme de modèle rigide. Ce sont des

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modèles abstraits. Même si on relativise la notion de « cartel party », c'est une thèse évolutionniste :  idée selon laquelle les partis de cadre ont été les premiers à apparaître dès le 19ème car ils

répondent à l'émergence du droit de suffrage → élargissement au parti de masse pour capter l'électorat

 partis de masse créés pour pallier au manque de réseau en présentant une idéologie, à la fin du 19ème

 partis attrape-tout qui sont le reflet d'une démocratie apaisée : démocratie consensuelle = pas de remise en cause du système politique = pragmatisme

ex : aux USA, que l'un ou l'autre perde, pas de remise en cause ex : en France, jusque dans les 70's, toujours risque de remise en cause en élisant la gauche (→ force du PC = risque de connaître le même régime qu'en URSS) Les dirigeants européens étaient sur la ligne du pragmatisme. Dans ce cadre, les groupes parlementaires et décideurs politiques sont assez libres, pas nécessairement tenus par leur promesses électorales. Donc tendance de « cartélisation », formatage des partis aptes à diriger. Formatage qui n'est pas uniforme : dépend du passé des partis, mais aussi du pays. Ex : en Italie ou en France, la droite classique est en voie de cartélisation, avec une tendance lourde de l'unité du mouvement. Moins il y a de compétiteurs, plus on a de chances de gagner les élections, plus on a de chances de se rapprocher de l'État. Les partis alternatifs parasitent donc ce rapprochement des cartel party. Ces catégorisations sont des outils. Dans les 00's, Richard Gunther et Larry Diamond vont considérer qu'il y a une véritable modification dans la perception des partis politiques. Ils relèvent quelque chose d'évident et juste qui vont dater pas mal d'analyses : ce qui a été analysé relèvent d'outils forgés à partir de la fin et du début du 20ème, à partir d'une réalité très ancienne. Pour les partis qui voient le jour à la fin du 20ème, on ne peut pas leur attribuer cette grille d'analyse, car ils n'ont pas connu les mêmes évolutions. Les caractères des anciens partis ne sont pas ceux des nouveaux. G et D vont mettre l'accent sur cette constation : les partis apparus à la fin du 20ème disposent dans leur « ADN », des éléments qui sont inconnus dans l'analyse classique des partis, dans la mesure où, notamment, l'utilisation des médias était inconnue au début du 20ème. C'est sur l'utilisation des moyens de communication qu'ils vont mettre l'accent : → l'apparition de la TV va bouleverser les rapports électeurs-élus : dans une démocratie moderne, ce lien est fondateur et complètement différent de celui qui existait à la fin du 19ème et début du 20ème. Par rapport à l'évolution qui aboutit au cartel party, on a des paramètres extra-politiques, mais pas si éloignés que cela : dans la typologie de la cartélisation, on fait référence à ces évolutions. Le lien social qui change passe par l'utilisation de ces médias. Dans cette évolution, il va falloir, systématiquement, jouer sur tous les tableaux, cumuler tous ces paramètres. → dans cette évolution, on voit le côté ponctuel et conjoncturel des programmes politiques. Dans les années 80's, le PS français s'appropriaient des problématiques environnementales et donc captation de nouvelles revendications. §3. Catégorisation et contexte historique On constate une complexification du paysage partisan. Les formes partisanes sont de plus en plus complexes, car héritières de formes antécédentes, formes stratifiées. La typologie de Katz et Mair permet d'être suffisamment neutres en quittant le terrain de l'organisation des partis et en s'attachant au lien établi. Ce qui est important au fond, c'est l'emprunt

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fait par les partis à des fonds qui leur sont étrangers. → l'emprunt du parti de cadre au parti de masse : obligation de jouer sur le terrain du parti de masse qui essaye d'attirer un maximum d'adhérents en utilisant ses techniques de captation d'un max de personnes → le parti de masse qui va baisser la densité de son discours (notamment aspect idéologique) pour emprunter au parti attrape-tout ex :  mouvement gaulliste qui répond à cette forme multi-dimensionnelle  reconversion du PC après la chute du Rideau de fer : légère atténuation du discours

Problème de l'autonomie des groupes parlementaires : baisse d'intensité doctrinale, le GVT va pouvoir dévier du programme électoral, comme le Parlement. C'est pourquoi les partis actuels sont gênés dans l'établissement d'un programme électoral, raison pour laquelle S. Royal va organiser des forums. Difficulté : soit un programme tranché avec le risque de ne pas le respecter, soit un programme de « réponses ». Dans les 80's, à gauche, conscience qu'il fallait nuancer le discours. Course à l'élection : discours tranché ; une fois au pouvoir : on ne tient pas les promesses => « mentir vrai ». Le pragmatisme complique la situation. La typologie de G et D induit une modification dans l'économie des partis. → le résultat de l'utilisation de l'image : prépondérance de l'Image, de la personnalité des leaders, plus que de leur programme. Il y a un effet séduction, conviction. Certains réseaux ne seront plus nécessaires : avec un leader charismatique répondant aux paramètres de la TV, on a moins besoin des militants, de convaincre des cellules locales. La TV est donc importante pour les politiciens. Ex : 2007, volonté des militants socialistes de voir S. Royal d'être la candidate socialiste pour des raisons externes : les sondages la faisaient apparaître en tête des personnages socialistes préférés. → l'utilisation de la vie privée : on ne connaît plus la frontière entre vie privée-vie publique. → utilisation de l'image « utile » pour Nicolas Hulot qui se présente encore pour 2012, une notoriété concernant son combat pour l'écologie, mais sans programme « complet », davantage programme thématique. Danger pour la classe politique, les politiques classiques paraissent peu spontanés et peu convaincants. Les citoyens sont sensibles aux outsiders. => Ces nouveaux paramètres, permettent, sans contredire les analyses classiques de dépersonnalisation de certains partis, l'émergence rapide de certains leaders. Ex : Obama, va, par sa personnalité, personnaliser le débat. Nous sommes souvent plus près de la démarche commerciale en politique ou « marketing politique » : utilisation d'une formule choc. Ex : Mitterrand et « la force tranquille » permettant de capter les électeurs de centre-droit ; Obama, « Yes, we can » ; Sarkozy, « Travailler plus pour gagner plus » => réduction de la fracture sociale. Ex : Aux USA, conseiller en communication qui risque de se faire employer par Facebook. Ancien conseiller d'Obama. Robert Gibbs, ancien porte-parole de la Maison Blanche qui a quitté son poste pour assumer une mission consacrée à la réelection d'Obama en 2012. Dilemme : préparer la réelection de Barack Obama ou permettre l'entrée en Bourse de Facebook. FB veut étoffer son équipe de communication à quelques mois de son entrée sur le marché, prévue courant 2012. Lien entre politique et communication. Transfert de compétences entre l'équipe d'Obama et celle de Zuckerberg qui fait écho à un transfert de 2008 ayant permis à Chris Hughes de faire défection à l'équipe de FB pour rejoindre celle d'Obama.

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Retour de bâton : communiquer pour communiquer → lassitude de l'électorat → choix de partis plus traditionnel. §4. Les partis politiques, vecteurs de démocratie confrontés à l'application des règles démocratiques Au sein des partis se pose le problème du respect des règles démocratiques. Le parti comme vecteur de la démocratie n'échappe pas à un modèle d'organisation pyramidal qui fait apparaître une élite dirigeante et un peuple (militants + électeurs). Il faut gérer ce lien car des problèmes identiques à ceux d'une nation peuvent apparaître. Il peut également y avoir des problèmes entre l'élite partisane et les électeurs, avec des rapports sous forme de clientélisme. Il y a aussi l'apparition de l'opposition :  logique des cadres dirigeants du parti participant à l'exercice du pouvoir d'Etat  et celle des autres : élus de base et militants

Gestion des conflits de personnes dans le cadre de l'élite partisane. A- L'opposition entre une élite dirigeante et le peuple du parti La comparaison avec le niveau étatique est surprenante : différence entre l'élite partisane, consciente des contraintes de la gestion d'un tel parti et qui a une vue assez panoramique de la situation électorale. Il va y avoir une différence de perception de la situation liée à des différences culturelles et sociologiques : par définition, on a à la tête du parti des gens hautement formés et dans le peuple de militants et citoyens, des gens qui n'ont pas tous ces codes. Il y a donc une coupure entre les « États-major » et la base. L'élite v devoir faire comprendre à l'élu de base ou militant qu'il faut abandonner des idéaux pour lesquels ils se sont engagés. Lorsque la rupture est trop importante ou le clash trop latent, l'élite a retour à l'échange (ou patronage) : elle accorde des avantages (ex : exercice d'un droit). On calme le jeu. On a peur de la désertion, de l'abstention, du vote blanc ou d'un vote pour les extrêmes. B- La liaison entre l'élite partisane participant au pouvoir d'État et les autres membres du parti Notion de majorité embarrassante. Parti qui a été élu au pouvoir qui a les moyens de mener de grandes réformes, mais il y a de nombreux obstacles. Si c'est une « faible » majorité, on se serre les coudes car quelques voix peuvent faire la différence. Si c'est une large majorité, les partisans sont moins zélés. C- Les divisions au sein du parti La gestion des différends de leadership au sein du parti. Cette concurrence laisse des traces, comme le combat Mitterrand-Rocard. Quand on est PdR, il est interdit d'imaginer un autre candidat. Guerre aussi pendant les primaires. Le perdant ne va pas soutenir le gagnant, mais continuer le travail de sape. On ne peut pas dire que le fonctionnement interne d'un parti est vraiment démocrate.

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