Notes sur les sources et la protection héritées de la tradition républicaine , Notes de Droit
Violette_Toulouse
Violette_Toulouse7 January 2014

Notes sur les sources et la protection héritées de la tradition républicaine , Notes de Droit

PDF (119.9 KB)
3 pages
184Numéro de visites
Description
Notes du droit publique sur les sources et la protection héritées de la tradition républicaine. Les principaux thèmes abordés sont les suivants: Les sources écrites; La prédominance de la loi; La fonction résiduelle des ...
20points
Points de téléchargement necessaire pour télécharger
ce document
Télécharger le document

Chapitre 3 : 

 

L’idée directrice est de montrer qu’on a eu une construction juridique qui s’est extrêmement complexifiée  depuis 1 siècle. Sous la 3 République, on avait notre tradition républicaine des libertés publiques, on faisait  référence à la loi et c’était fini. Complexification avec un cadre constitutionnel de protection et le  développement de mécanisme internationaux. 

 

Section 1 : Les sources et la protection héritées de la « tradition républicaine des libertés publiques » 

 

§1 Les sources écrites 

 

A La prédominance de la loi 

 

On peut dire que jusqu’à la Constitution du 4 octobre 1958, la tradition républicaine des libertés publiques  s’est appliquée (depuis la 3e République) de manière intégrale malgré quelques dérives. C’est à partir de  cette Constitution qu’on assiste à un affaiblissement de la loi : elle n’a plus une définition sur une base  organique, mais la loi a sur la base de l’article 34 une base à la fois organique et matérielle (domaine  restreint). 

Il en reste néanmoins des traces de cette tradition, on le voit notamment dans le somme des matières  touchant les libertés individuelles dans lesquels le législateur a un pouvoir d’intervention direct. 

La loi fixe les règles concernant notamment les droits civiques et les garanties accordées aux citoyens pour  l’exercice des libertés publiques. Article 34. Il y a aussi les garanties accordées aux fonctionnaires et  militaires de l’Etat. 

La pratique institutionnelle a montré que le domaine de la loi est extensif. Il n’empêche que ce n’est plus  un domaine illimité comme sous la 3e avec l’âge d’or de cette tradition. 

 

B La fonction résiduelle des autres normes écrites 

 

Conséquence du A. Les déclarations des droits, qu’en est‐il ? Notamment celle du 26 aout 1789. Sous la 3e  République, elle n’a aucune valeur juridique en donnant raison à la doctrine positiviste. Sous la 4e  République on a vu la jurisprudence commencer à s’infléchir vers 1950, le Conseil d’Etat s’est permis  d’énoncer un PFRLR (liberté d’association). 

Il faudra attendre 1971 et la jurisprudence du Conseil constitutionnel pour que cela soit reconnu comme le  préambule de 1946, etc. ce bloc de constitutionnalité. 

docsity.com

En ce qui concerne le pouvoir règlementaire. Dans le système classique, avant 1958, le domaine règlement  est voué essentiellement à la mise en œuvre des libertés publiques (c’est le domaine de la loi que  d’énoncer et garantir). Le pouvoir règlementaire ne fixe que les modalités, sans dénaturer le contenu des  lois (logique de la tradition). Ca lui donnait quand même une certaine marge. Puis va être affirmé un  pouvoir règlementaire autonome. Dès la 3e République dans la jurisprudence du Conseil d’Etat (arrêt  LABONNE, 1919). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Libertés publiques 07 

vendredi 18 mars 2011 

(Échange entre droit du travail et libertés publiques) 

 

B La fonction résiduelle des autres normes écrites 

 

docsity.com

Conséquence du A. Les déclarations des droits, qu’en est‐il ? Notamment celle du 26 aout 1789. Sous la 3e  République, elle n’a aucune valeur juridique en donnant raison à la doctrine positiviste. Sous la 4e  République on a vu la jurisprudence commencer à s’infléchir vers 1950, le Conseil d’Etat s’est permis  d’énoncer un PFRLR (liberté d’association). 

Il faudra attendre 1971 et la jurisprudence du Conseil constitutionnel pour que cela soit reconnu comme le  préambule de 1946, etc. ce bloc de constitutionnalité. 

En ce qui concerne le pouvoir règlementaire. Dans le système classique, avant 1958, le domaine règlement  est voué essentiellement à la mise en œuvre des libertés publiques (c’est le domaine de la loi que  d’énoncer et garantir). Le pouvoir règlementaire ne fixe que les modalités, sans dénaturer le contenu des  lois (logique de la tradition). Ca lui donnait quand même une certaine marge. Puis va être affirmé un  pouvoir règlementaire autonome. Dès la 3e République dans la jurisprudence du Conseil d’Etat (arrêt  LABONNE, 1919). 

 

docsity.com

commentaires (0)
Aucun commentaire n'a été pas fait
Écrire ton premier commentaire
Ceci c'est un aperçu avant impression
Chercher dans l'extrait du document
Docsity n'est pas optimisée pour le navigateur que vous utilisez. Passez à Google Chrome, Firefox, Internet Explorer ou Safari 9+! Téléchargez Google Chrome