Peut- on rire de tout? , Projets de Langue française. Université Lumiére (Lyon II)
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daniela.musina.7121 June 2015

Peut- on rire de tout? , Projets de Langue française. Université Lumiére (Lyon II)

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Dissertazione in francese, titolo tradotto: "Si può ridere di tutto?" (libertà di espressione, satira...)
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Dissertation Cours de métodologie de langue française

Sujet: On peut rire de tout?

Homo Ridens

INTRODUCTION

«On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde.»

Pierre Desproges, humoriste et journaliste français du Xxème siècle.

Desproges est certainement un des personnages français plus réputés pour son humour grinçant, son anticonformisme et son sens de l'absurde, tous résumés dans cette célèbre citation. On y retrouve l'idée d'un humour possible pour ne importe quel sujet, mais toujours délimités en fonction de l'interlocuteur et la situation dans laquelle nous nous trouvons. Un sens de l'humour est généralement considéré comme un valeur, mais on demande souvent si (le fait de “jeter toujours dans une blague”, les plaisenteries) est toujours appropriée et en particulier si elle peut être considérée comme une vertu de ceux qui sont en mesure de le faire. Le choix du titre Homo Ridens, est une référence à l'ouvrage de Peter Berger qui décrit bien la dimension de la comédie humaine, une suspension de la vie quotidienne qui ouvre des aperçus vers une réalité «transcendant». Le débat a été relancé après les tristes événements de Charlie Hebdo que, dans leur cruauté, représentent un point de départ pour tenter de répondre à la question de: on peut rire de tout? Même la célèbre phrase de Pierre Desproges peut être considéré comme une réponse partielle à cette question. On tentera alors de la completer (combler) d'une manière convaincante, en se référant à des exemples du monde du cinéma et de la littérature, afin d'arriver ainsi à une analyse qui touche les sujets les plus variés entre eux, certains concernants des tristes histoires, autres la réalité normale et la vie quotidienne. Car une chose est certaine: l'humour et le rire sont difficiles à justifier dans certaines circonstances, mais rien leur empêche de se manifester dans les situations, dans les temps et les époques les plus différentes.

PARTIE I La philosopie du rire: cinéma et la littérature comme de grandes expressions de l'humour Cinéma et la littérature en tant que formes d'art d'expression des sentiments humains plus spontanées, tout d'abord l'humour

i. Dans la littérature de toutes les langues, il y a des exemples d'auteurs qui ont abordé le thème du rire, souvent partisans d'une conception large de l'humour, qui embrasse tous les domaines de la vie humaine. Parmi les diverses formes de littérature, un endroit non secondaire est en fait occupé par le genre d'humour, c'est à dire un récit qui a pour but de divertir le lecteur. Le rire a un rôle important dans la vie humaine, et faire rire les gens n'est pas certainement un art simple: pas tous sont en mesure de saisir l'humour de certaines situations. La littérature regorge d'exemples de comique et humour. Il convient, toutefois, de faire la distinction, déjà adopté par Pirandello, célèbre poète italien Prix Nobel de littérature (1934), entre ce qui est drôle, comique et ce qui est humoristique. Le comique est tout ce qui pousse à eclater de rire, dans une façon immédiate et spontanée, puisque le rire vient du fait de saisir, dans quelque chose qu'on écoute (une blague) ou où à laquelle on essiste (une scène drôle), une situation de conflit par rapport à la normale, une forme de rupture de régimes coutumiers. L'humour, cependant, est ce qui conduit à un sourire mélange de réflexion et de sympathie humaine: dans ce sens, nous pouvons dire que l'humour est une forme plus subtile du

comique, basée sur l'observation des aspects insolites et bizarres de la réalité qui en permettent une compréhension plus large et plus profonde. Alors que le comique est toujours l'expression immédiate et instinctive de joie, dans l'humour, parfois, entre en jeu le sentiment. Wisława Szymborska, grande poétesse polonaise et elle meme Prix Nobel (1996), souligne que certainement il ne convient pas de prendre tout d'une manière si tellement sérieuse. Sa poésie est la preuve que l'humour, l'argutie, le ton léger, atténuent les dilemmes amères découlant des problèmes existentielles et de situations de vie quotidienne. Grande amatrice de la diversité des expédients rhétoriques utilisés dans la poésie (l'ironie, le paradoxe, la contradiction ...), Szymborska dit que l'humour est capable de se exprimer à travers tous ces différents biais. C'est pour ça que un certain type de serieux ferait très bien à envier l'humour. "Le serieux et l'humour ont leurs mérites respectifs, mais j'attends avec impatience le moment où la gravité commence à envier à l'humeur." A-t-elle probablement raison? L'humour, par exemple, a des nuances différentes, tandis que le serieux, en général, n'est pas soumis à des classifications plus détaillées, qu'il devrait en revange exister. Et alors, messieurs les critiques! Puisque vous vous servez de l'expression "humour démentiel", essayer d'introduire, pour équité, le terme "sérieux démentiel"! Il faudrait commencer à faire la distinction entre serieux brut et serieux raffiné, sérieux insouciante et sérieux forcé. Donc, les exemples ci-dessus soulignent la capacité de regarder avec une ironie intelligente l'absurde et éphémère «condition humaine», sans donner trop de poids aux circonstances dans lesquelles nous nous trouvons. Nous avons tendance à nous identifier profondément avec le travail que nous faisons, le statut social dont nous somme partie, la croyance religieuse, le pays, la région ou la ville d'où nous venons. Nous construisons un Ego si grand et têtu, souvent construit autour des choses éphémères, illusoires et temporelles, de sorte que nous finissions par perdre la capacité de voir au-delà et sourir aux difficultés de la vie. On ne peut pas faire abstraction des enseignements de Freud: en lui-même, le Ça n'est rien qu'un moyen de survie, un outil nécessaire pour l'individu à faire face à la vie en tant qu'être humain. Malheureusement, la frontière qui définit le «Moi» perçue par le Ça et le "Surmoi", est très labile et, encore plus malheureusement, le Moi ne semble pas être équipé d'un grand "sens de l'humour". Quand l'homme a tendance à se reconnatre dans une certaine appartenance sociale, par exemple le christianisme, l'islam, l'hindouisme, le bouddhisme, le judaïsme ou l'aristocratie, la classe haute ou moyenne, le prolétariat, ou bien les partis politiques, le lobby, le club des Sports, c'est le Surmoi qui doit prévaloir, pas le Ça. Sinon, il y a un risque que cela se muer en pénurie du sain humour et, encore pire, en intransigeance vers ceux qui se consacrent à l'humour.

ii. Meme dans le monde du cinéma, vous pouvez trouver de nombreux exemples de parcelles enrichies par le sens de l'humour. Les Intouchables, film réalisé par O. Nakache et É. Toledano (2011) est une exemple de vraie réussite de comédie qui touche des thèmes difficiles et risqués: la banlieue parisienne et le dramme de la maladie. Le film est inspiré par la vraie histoire du tétraplégique Philippe, riche aristocrat, et de son aide à domicile Driss, d'origine sénégalaise et vivant dans la banlieu. La continue “offense amicale” entre le deux, qui se moquent l'un de l'autre pour les respectives malheureuses conditions, est la démontration de comment l'humour, parfois, constitue la vraie guérison de plus grands maux. Il ne peut certainement pas changer un fait établi (une maladie, la pauvreté), mais souvent il peut guérir l'âme, grâce à uneentente solidale et à un sentiment de partage d'une douleur. La «tendre drôlerie» du film, le fait passer«dans une catégorie supérieure, du côté d'une comédie populaire déliée et élégante. à réfléchir sur l’insigne fragilité de la condition humaine sans apitoiement ni complaisance.

On ne peut pas se empêcher de mentionner également un autre chef-d'œuvre du cinéma, La Vie est belle de Roberto Benigni (1997). On se pourrait demander peut-être comment il est possible de donner un tel titre à un film sur l'Holocauste. Au contraire, il s'agit d'un véritable hymne à la vie, même quand le monde peut sembler comme le pire de tous les mondes possibles. L'invention du jeu, avec l'objectif initial de ne pas effrayer un enfant, il devient raison même de survie de l'enfant. On dirait donc un hymne à l'humour aussi.

Nous nous souviendrons toujours que la vie est trop serieuse, trop grave et problématique. Pourtant, peut-être que une pédagogie du rire (et du sourire) serait utile pour nous apprendre que un peu d'ironie aide à vivre juste au moment où les choses deviennent sérieuses. Mais il ya plus encore: le rire conduit à un puits, à un au-delà de nous et de la réalité, mais sans nous aliéner: il n'efface pas ce qui est, mais il brise les chaînes qui nous maintiennent attachés aux réalités douloureuses.

PARTIE II Humour... et violence Lorsque l'humour va au-delà de la limite qui sépare ce sur lequel on peut rigoler et ce sur lequel on ne peut pas ...

i. Théoriquement l'humour n'a pas de limites, n'est pas quelque chose de circonscrit à un domaine spécifique: si nous voulons, nous pouvons rire de tout. Avec des conséquences. En réalité, en fait, il faut pas seulement faire la distinction entre les domaines dans lesquels il est toujours permis de plaisanter, et ceux pour lesquels il n'est pas, mais aussi entre les différents types de comique (après qu'on a également distingué entre humour et comique). Parmi eux, il y a la simple ironie (mode d'expression pour lequel sous la signification explicite des mots se avère un autre message); le sarcasme (un type d'ironie qui devient agressive et tranchante, jusqu'à mépriser ou blesser le destinataire); la parodie (le renversement ou la déformation d'un thème ou un sujet pour obtenir une contraste comique); et la satire (un type particulier de comique qui a pour but de critiquer des personnes importantes ou des idées et de les diffuser par le ridicule. La satire peut être politique, social, moral...). Parfois les différences entre ces typologies sont subtiles, et cela implique que le comique est souvant accusé de mauvais goût. Mais la plupart des fois ce n'est pas cette séparation à créer des problèmes: quand le comique touche certains points, on le verra par conséquence sous un mauvais jour, indépendamment du fait que le sujet soit traité avec l'ironie, la parodie ou la satire. Et de nombreuses fois le rire le plus agréable est suivi par la violence la plus féroce. Les événements dramatiques comme ceux connus dernièrement avec les attentats contre Charlie Hebdo l'ont demontré. Dans ces moments la citation initiale de Pierre Desproges semble plus vraie que jamais: on peut pas rire avec tout le monde. Il y a ceux qui n'acceptent pas les blagues, surtout satiriques, en se référant à leurs propres valeurs, leur foi, la religion. À condition qu'il s'agisse d'une blague, car comme nous le savons, la satire a également l'intention de critiquer et de saboter. Même parmi ceux qui condamnent l'attentat, il y a ceux qui ont réitéré l'importance de respecter les valeurs des autres. Il y a des sensibilités, y compris religieuses, qui doivent toujours être respectés. La satire ne devrait jamais manquer de respect et ne doit jamais offenser l'autre. Rien ne est plus vrai, la provocation comme un fin en soi n'améliore pas le dialogue entre croyants de fois différentes, il est vrai qu'un dessin animé vulgaire peut offenser. Est-ce que alors on peut pas rire de tout, surtout si on le fait d'une religion et avec des moyens ridiculisants? La satire est dans le centre du viseur après l'horreur des événements de la rédaction de Charlie Hebdo. Mais si on observe avec plus d'attention, défendre la satire sans limites ne signifie pas que ceux qui la font ne peuvent avoir des limites (tout le monde en a, limites sur le style, la culture, l'éducation, la sensibilité, la foi eventuelle de chaque individu). Mais ce sont des limites que personne a le droit de “fixer”. Oui, parce que la liberté d'expression satirique d'un pays correspond à son degré de démocratie.

ii. La relation entre l'humour et la religion est difficile. Et parfois, les grandes religions monothéistes semblent un peu allergique au rire. A regarder de plus près, cependant, on révèle une image différente. Dans la communauté juive, on peut rire, de tout, encore mieux de soi-même: «Il ne s'agit pas de la haine vers eux-mêmes, mais de la psychanalyse» dit le réalisateur suisse Dani Levy. Même dans l'Islam vous pouvez rire, à condition d'éviter les blagues sur Mahomet et Allah, qui sont interdites. Et même dans le christianisme vous pouvez rire: «Jésus ne restait pas certainement toujours revêche assis dans un coin », a dit le savant des religions Baumann.

Suite à la crise des caricatures sur Mahomet (suivie à la publication en 2005 de certaines caricatures du prophète dans le journal danois Jillands Post) a grandi en Europe l'idée que l'islam se oppose à l'humour. Mais quel Islam? Il n'existe pas un seul l'islam. Parmi les paraboles du profet Muhammad, il en a une qui dit que Dieu rit. Le Coran n' interdit pas l'humour et le plaisir, mais les soumet à la foi. Voici le prophète apparaît d'une part comme une personne sérieuse, sans humour, de l'autre comme un homme avec un esprit vif, qui joue avec ses petits-enfants ou qu'autorise la musique et, en période de vacances, même les jeux dans la mosquée. Dans l'Islam donc, il y a de la place pour l'humour, sous réserve du respect de certaines tabous religieux. Alors le sociologue Berger, pour le rappeler encore une foi, a raison quand il dit que certaines religions ont «un sens de l'humour plus prononcée que d'autres,» et que «certains dieux rient plus que d'autres." Si on pense à l'Extrême-Orient, où le sourire de Bouddha se propague sur tous les moines zen et où les sages taoïstes - ajoute Berger - "semblent être presque constamment sous l'emprise de gaieté irrésistible." Dans l'histoire de l'expérience chrétienne, comme dans l'ensemble de la culture européenne, l'ambivalence devant le rire, la gaieté, l'humour est constant.

CONCLUSION

«On pas rire de tout et avec tout le monde, mais on peut essayer de le faire » . (Nietzsche) La citation de Nietzsche est une bonne conclusion, parce que résume parfaitement la thèse qui on a tenté d'expliquer. Le sens de l'humour est une des peux choses vraiment sérieuses que nous avons. Il est probablement l'un des plus précieux cadeaux donnés à l'humanité, est une qualité qui peut vraiment définir la "taille" d'un être humain. Un sens de l'humour n'est pas la capacité de rire à chaque blague stupide, de se moquer de tout, de quelconque tour stupide et enfantin tiré sur quelqu'un ou quelque chose. L'humour vient de la capacité de rire d'eux-mêmes, en dépit de ce que nous sommes ou pensons que nous sommes, et en dépit de ce que nous défendons: la classe sociale, la nationalité, appartenance à un groupe, le travail que nous faisons. Dans le passé comme aujourd'hui, l'humour a une multitude de significations possibles, ce qui exclut le ridicule sarcastique, des approches respectueuses de rire. Il peut être bon, mauvais ou neutre. Par rapport au passé, à être changé aujourd'hui, c'est le rôle du rire dans la vie et dans la société, car il a changé le discours sur le rire, la façon dont il est interprété, analysé, perçue. Le fait que, dans chaque âge, des nombreux traités ont été consacrés à lui au moins montre que tout le monde l'accord une place importante. L'humour est absolument essentiel dans le XXI siècle. Sans humour, comment voulons-nous supporter les existence dix milliards de personnes attendues pour 2050, ensevelies sous leurs déchets et étouffées par la pollution? Si l'homme veut survivre, il devra se adapter ... et rire. Génétiquement modifié ou non, il aura besoin d'une bonne dose d'humour.

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