Riassunto histoire de la langue francaise, Lectures de . Università di Bergamo
gigliolabejaj
gigliolabejaj28 May 2016

Riassunto histoire de la langue francaise, Lectures de . Università di Bergamo

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HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE

Le français est la première des langues romanes, il s'eloigne du latin à partir du IXe siècle. Il derive du latin parlé et se rapporte avec deux influences spécifiques: le gaulois et le franc (qui fait partie du group gérmanique occidental). Le Serment de Strasbourg (842) est l'acte de naissance de la langue, qui est dénominée jusq'au XIIe siècle comme romana lingua et puis comme langue d'oïl. À partir de la fin du XIIe siècle une langue d'usage commune s'impose sur les divérsités dialectales et sur le latin. Toutes les langues romanes et le latin sont langues fléxionnelles: les mots se modifient morfologiquement selon leur fonction. Les langues romanes s'eloignent du latin pour une série d'innovations: 1) Ordre de mots dans la phrase (le verbe est tendentiellement en position médiane, l'adjective après le substantive a qu'il se réfère --> organisation du group nominal). 2) Les déclinaisons ne sont plus utilisées, jusqu'au XIVe siècle on a une déclinaison à deux cas (cas du sujet et cas du complément), puis une éxpansion des nombreux éléments spécificantes separés de la parole. La morfologie verbale subit des modifications: il y a le passé composé et un futur périphrastique à partir de la périphrase latine CANTARE HABEO --> J'AI À CHANTER --> JE CHANTERAI, qui sera en concurrence avec la périphrase "je vais chanter" au XVIe siècle. Il y a le passage aux conjunctions analitiques, dont seuls quatre proviennent du latin (si, quand, comme, et surtout que, le plus utilisé). 3) Le français offre des nombreux sons que le latin ne connaissait pas: voyelles [Ə], voyelles nasales, labiales [y] de "plus" et [œ] de "peur", diphtongues et triphtongues (seuls pour ce qui concerne l'ancient français); consonnes [v], [ʃ], [ʒ], [ɳ], [ʎ], consonnes affriquées [dz], [ts], [tʃ], [dʒ]; toutes les voyelles finales du latin disparuent graduellement. On a le passage de l'accent de parole all'accent des groupes de paroles. L'accent mélodique devient un accent inténsif.

Protofrançais

Prémières attestasions écrites et Glossaires

1) Serments de Strasbourg (842): signe traditionéllement la naissance du français et le souci d'une romana lingua différente du latin. Il fut pronuncié en cette romana lingua, en teudisca lingua et en latin par les trois fils de Louis le Pieux qui se partageaient l'Empire. Il a été recuilli dans l'ouvrage de Nithard et il nous est parvenu dans une copie qui date du Xe siècle. On y trouve les prémières modifications d'ordre morfologique et synthattique:

• Chute des voyelles finales (AMORE --> AMUR); • Finales nécéssitants d'une voyelle de soutien (PATREM --> FRADRE ou FRADRA); • Sonorisation des consonnes sourdes à l'intervocalique (POSSE --> POTERE --> PODIR); • Déclinaison réduite à l'opposition de deux càs (DEUS -sujet- et DEO -complément); • Formes périphrastiques notables (DIST DI IN AUANT -de ce jour en avant); • Futur périphrastique à la française (SALUARE HABEO-->SALUARE AI-->SALUARAI); • Usage de CIST (ECCE + ISTE); • Usage de OM pour HOMO (HOMO-->OM-->ON); • Usage de FAZET (-->FACERE) comme suppletif de SALUARE); • Le verbe est en position médiane et non au final de la phrase.

Témoignages antérieurs: a) Parodie de la loi salique (vers 770): on y trouve l'employ de "bottilia" pour "butticula" et l'usage de "lo" et "la", provénants du démonstratif latin "ille", comme articles.

b) Laudes royales (vers 790): on y trouve l'usage des pronoms personels "lo" et "los" provénants de "ille". c) Glose de l'abbaye de Reicheneau (VIIIe siècle): on y trouve au moins 1300 mots romanes latinisées, usées dans la traduction des mots de la Vulgate. d) Dans les délibérations du Concile de Tours (813) il y a l'invite aux êveches à "transferre" leurs omélies en rustica romana lingua ou en thiotisca lingua pour favoriser la compréhension des fidèles.

2) Séquence de Sainte Eulalie (vers 880, 29 vers), présents dans un recueil de saint Grégoire en latin, première attestation littéraire. Ce texte présent les charactéristiques de la poésie latine rhytmique, vraisemblablement pièse paraliturgique destinée au chant ou à la lécture à haute voix.

• Marques de diphtongues (BONA-->BUONA; BELLEZOUR); • Le [ə] final est rendu par e ou a; • Présence de l'article (LA, LI); • Première attestation du conditionnel (SOSTENDREIT).

PARLERS ANTÉRIEURES AU GAULOIS ET SUBSTRAT GAULOIS

Romana lingua = latin + substrat gaulois et superstrat fracique. Gaules –-> peuple indo-éuropéen venu d'Éurope centrale vers 500 av. J.-C. Avant eux, il y étaient les basques (peuplement pré-inoéuropéen), leur langue a mis en cause plusieurs hypothèses sur son origine (chamitique, ibèrique, caucasiènne?). Ligures(Sud-Est) --> pré-Celtes, langue indo-éuropéenne, qui a laissé quelques traces en provençal et savoyard (suff. -anque et -anche). Grecs--> colonies au Sud, traces en toponymie. GAULOIS--> parlé en Gaule (cis. et trans.), langue celtique à déclinaisons et conjugation, caractérisée dans son lexique pour la richesse de la dérivation et de la composition (VERcingetoRIX). C'était une langue orale, transcrite au IIIe siècle av. J.-C. En alphabète greque et, aprés la conquête romaine, en alphabète latin dans quelques inscriptions dans monnaies, stèles funéraires, objets quotidiens, dédicaces. Les envahisseurs romains (IIe siècle: Provence, Ie siècle: tout le reste), imposent leur langue, mais l'assimilation est lente (elle se réalise su quatre siècles). Le latin fonctionne comme langue de l'écrit et de l'administration, le gaulois conservant une fonction de langue d'échanges. Les Romains latinisent généralement les mots gaulois qu'il empruntent (réalité rurale, téchniques gauloises): il restent, dans la langue actuelle, 150 mots,

• quelques milliers de noms de lieux (--> -dunum, "fortesse", Lyon = Lugdunum, Verdun); • des mots à suff. -acus (dévévu -ay ou -y) et la numération par -vingt; • verbe en seconde position (ordre sujet-vèrbe bien représenté); • affriquée [ts] (tau gallicum -t-) transcrite par "d" barré.

LE LATIN DE L'ANTIQUITÉ TARDIVE Société gallo-romaine et variétés du latin

La société gallo-rom. Utilise le latin, mais un latin non homogène. 1) Latin plus soutenu de l'aministration et des écoles, corréspond au latin écrit qui, se caractéris par une relative stabilité. 2) Latin parlé (vulgaire), dont souvent les formes n'ont aucune attéstation écrite (inscriptions, traités techniques), corréspond au sermo cotidianus qu'ont apporté les soldats et les commerçants et c'est une langue souvent métaphorique (MANDUCARE = "jouer des mâchoires"// EDERE; TESTA = "vase de terre cuite" // CAPUT), qui privilègie les diminutifs (AURICULA--> "oreille", GENICULUM--> "genou", APICULA--> "abeille"), dont éxistaient des multiples variations

(prosodiques, lexicales, syntactiques) et nombreuses simplification, en tant qu'il était utilisé cpmme une langue véhiculaire dans un immense Empire. 3) Latin chrétien (christianisme comme phénomène d'unification): il est fortement marqué par l'adoption de particularités du latin parlé et

• Création de mots nouveaus empruntés souvent au grec; • Donné de sens nouveau à des mots existants; • Adotion et adaptation de la rhétorique greco-latine pou la diffusion et l'interpretation de l?

Écriture saine. Nombraux ouvrages religieux: vitalité (Agustin et Jérôme -Vulgate-, Vitae sanctorum). Nombreux ouvrages téchniques et de grammaire. Premières grammaires des langues vernaculaire (Donat, IVe siècle--> Ars minor: catégories des mots sous forme de question et réponse, Ars maior: lettre, prononciation, huit catégories, défauts et qualités; Diomède, Ive siècle; Priscien, Vie siècle--> syntaxe, evocation de l'article en fonction du grec). Il éxistent aussi des grammaires au but de fustiger la langue vulgaire (barbarismes, solécismes, prononciations vicieuses). Codex (livre en cahiers) se substitue au volumen: nouvelles habitudes de lecture. Ponctuation et séparation des mots (depuis le VIIe siècle): développement de la lecture silencieuse.

Le superstrat fracique Francs --> origine germanique. Avant le grandes invasions, il y avait dejà des rapports entre Germains et Gallo-Rom., et certains mots d'origine fracique étaient dejà dans la langue. On a temoignages de ces rapports aussi à travers des lois romaines et la choix des prénoms gérmaniques. Il restent quelque 300 mots (FRANKO = "puissant"--> "FRANCIA"). La fin de l'Empire (476) marque la fin des évolutions phonétiques communes aux langues romaines:

• Les diphtongations qui, au VIe siècle, affectent le [e], le [o] et le [a]libres sous l'accent appartiennent au domain gallo-rom. [e] --> [ei] (TḖLA --> TEILE); [o] --> [ou] (FLṒRE --> FLOUR); [a] --> [æ] --> [e] (MẤRE --> MER); [a] accentué en fin de syllabe et précédé d'une consonne palatalisée --> [ie] (CẤRU --> CHIER, après le passage de [k] à [tʃ -loi de Bartsch-).

Les invahisseurs francs, pendat les grandes invaisons du Ve siècle (Nord) n'imposent pas leur langue et assimilent les valeurs de la culture gallo-rom. La langue gallo-rom. et le germanique (Wisigoths au Sud et Burgondes à l'Est) coexistent du Ve au Xe siècle, les Mérovingiens et les Carolingiens sont bilingues.

• La prononciation fracique entraine la résurgence de l'aspiration de l'h avec leur emprunts; • Le sémi-consonne [w] (--> [v]) est réintroduite et articulée en [gw] --> GWARDARE,

GWERRA; • Le renforcement de l'accent d'inténsité a pour corollaire la chute des voyelles finales sauf le

[a] passé à [ə]; • Chute de la voyelle finale devant le [s] (fin du Vie siècle- début VIIe siècle); • Les mots oxytons se multiplient; • Les consonnes finales dévénues finales à la suite de la chute de la voyelle finale

s'assourdissent (GRANDE --> GRANT); • Le [u] devient [y] (VIIIe siècle); • Inversion du sujét après un mot accéntué en tête de phrase; • Frequence de l'antépostition de l'adjectif (voir noms de lieux).

LEXIQUE: vocabulaire guerrier, institution féodales, sentiments, vie rurale, couleur; suff. -ard (dur, fort) et -aud, suff. -isk (--> OIS, AIS pour les noms d'habitants); préf. mé- et més- (de missi).

La période médiévale Ancient français: jusqu'au XIII siècle (déclinaison à 2 cas: cas sujet et cas régime). Moyen français: XVI et XV siècle. Pendant la periode médievale la langue parlé n'est plus soumise à des influénces éxterieures: Les dernières invahisseurs, les Vikings (IX siècle), s'integrent à la population autochtone, adopterent le normand (ils ont laissé quelques termes maritimes). L'enrichissement du vocabulaire se fait par emprunt massivement aux autres langues contemporaines (arabe, par l'intermediation de l'italien ou du latin médieval) ou à travers la création de dérives par suffixation ou préfixation (FOL-->).

Le latin médieval IX siècle: réforme carolingienne qui réstitue les écoles et permet la restauration du latin (prononciation, qui signe le divorce entre les deux langues) après les invasions (conscience de parler une langue différente du latin). Alcuin, clerc anglo-saxon, a un rôle fondamental, il fonde des écoles et rédige un grammaire latine élémentaire. L'Académie du palais est instaurée et les scriptoria se multiplient dans les abbayes. Le latin médieval est la langue de la religion, du droit, et aspire à dévenir langue internationnelle de la culture, mais il n'est pas un latin strictement classique: il possèdes nombreux mots ou acceptions inconnus antérieurement, il y a beaucoup néologismes qui dérivent du latin chrétien (koiné). XIII siècle: développement des univérsités --> constitution d'un latin scolastique où la création lexicale s'accompagne avec un souci d'abstraction. Le latin philosophique emprunte à l'ancien français son article défini li pour les emplois autonymes du substantif et pour les substivations d'adjectifs. Des emprunts aux langues contemporaines sont latinisées. Mais le latin reste toutefois une langue savante, il ne sera jamais une langue aussi vernaculaire (comme le grec et l'hébreuy. Ceux qui accédent au savoir (les clercs) sont dans un état de bilinguisme latin-vulgaire. La grammaire fait partie du trivium (avec logique et rhétorique) et s'étude à partir des oeuvrages de Donat et de Priscien et de leurs commentaires. La récouverte d'Aristote au XII siècle entraîne une nouvelle distribution entre grammatique et logique. Le latin est la seule langue d'enseignement (les premièrs rudiments sont donnés en langue maternelle). Souci de recouvrir le français pour ammeliorer l'apprentissage du latin. Des nombreux termes sont emprunté au latin (bas latin, latin médiéval, latin chrétien): plus des 4/5 des mots du français. Il existent des doublets: une forme provenant par évolution populaire du latin et soumise aux variations phonétiques et l'autre conservants la forme originelle du latin classique.

Il y a trois langues dans le territoire, différenciées par Dante (De vulg.) selon le mot pour dire "oui" (de HOC): 1) Langue d'oc (= gallo-rom. Occitan ou provençal, Sud): est moins éloignée du latin, elle n'a pas connues les mêmes évolutions phonétiques de la langue d'oȉl (invahissons différentes, içi moins fréquentes qu'au Nord). C'est composé de plusieurs dialectes:

• Nord-occitan; • Occitan-méridional; • Gascon.

Son territoir a été moins soumise aux invasions germaniques, et donc la langue n'a pas été soumise au phonétisme germanique et est très conservatrice par rapport au latin:

• NO DIPHTOGATIONS de [a], [e] ou [o] libres accentés; • voyelles ouvertes pour la majorité; • les voyelles finales ne s'amuïssent pas -les mots sont tous paroxytons-; • le [s] devant consonne ne s'affaiblit pas; • les consonnes intervaliques sourdes sont consérvées après sonorisation; • le système de conjugaisons est proche du latin.

C'est une langue plus homogène que la langue d'oïl, grâce surtout à la stabilité des structures

sociales. Oeuvres:

• 1000: tradution du De consolatione philosophiae de Boèce; • Fin du XI siècle Chanson de sainte Foy; • XII-XIII siècles: triomphe de la lyryque courtoise et de la langue d'oc comme langue litt.

(Guillaume de Poitiers). Troubadours, qui au debut avaient adopté une langue commune. • XIII siècle: ouvrages de codification linguistique et poétique à destination des étrangeres. • XIV siècle Leys d'amor, qui essayent de restaurer les splendeurs de naguère: il sont un art

poétique. Après la Croisade contr eles Albigeois (XIII siècle), beaucoup de troubadours de réfugient dans les courts en Italie ou en Espagne et la langue d'oc perd son préstige culturel.

2) Langue d'oïl (Nord): ensemble de dialectes (n'est pas homogène) qui est parfaitement reconnue par les hommes du Moyen Âge (IDIOMATA donnés par la diversité géographique -Bacon-). Il y a un fonds important de mots communs entre les dialectes, qui se distinguent par des traits phonétiques. Le dialectes se distinguent selon leur territoire:

• De l'Ouest; • Du Sud-Ouest; • Du Centre; • De l'Est; • Du Nord.

D'un dialecte à l'autre il n'y a pas des limites délimités, mais un continuum: il y a des zones de transition. Les disparités phonologiques sont toutefois fortement atténuées dans les textes qui nous sont parvenus (même s'il y a des traits dialectales spécifiques dans quesques ouvrages, selon leu provenance). Il y a l'adoption d'une sorte de scripta commune dans la création littéraire ou dans les textes juridiques, propre à favoriser les échanges (koiné): les différences sont surtout lexicales plus que au niveau de la syntaxe. C'est cette scripta commune qui serait à l'origine des français actuel, elle corresponde aux formes interdialectales majoritaires. Paris devient, à partir de la fin du XII siècle, en raison du développement du puvoir royale et de la centralisation du puvoir administratif, le creuset où s'élabore la langue commune et où naît le sentimant d'un françois commun, qui devient standard à la fin du XIII siècle (en tendant à éliminer les formes trop marquées et à s'imposer dans les territoire d'oȉl et puis d'oc. Les dialectes d'oȉl ont fourni à la langue commune beaucoup de termes techniques. Diffusion du français 1204: Première charte rédigée en français (hypothèse d'une tradition antérieure du discours juridique. Le français administratif se développe au XIII siècle dans les seingeuries laïques et avec l'institution du notariat réal qui fait usage exclusif du français. Le latin est la langue du droit romain et de son enseignement dans les univésités médiévales où l'on éetudie le droit civil et le droit canon (mais ce droit est en vigueur seuls au Sud, parce que au Nord les premières mise en écrit se font au XII siècle en vernaculaire). XII siècle: adaptation versifiées en français de certaines parties de la Bible à partir de la Vulgate. XIII siècle: première traduction complète de la Bible. Le français se diffond au déhors de la France:

• En Angleterre, du XI au XIII siècle, il est la langue de la classe dirigeante, la langue juridique et la langue religieuse (facteurs politiques). La perte de la Normandie ou l'Anjou entraïne un recul du français;

• Royame de Naples, où règne la dynastie angevine à partir de 1265; • Morée, Constantinople, Palestine, Syrie (--> CROISADES); • Pays flamands: langue du commerce; • Lingua franca très mélangée (français, italien, espagnol, portugais, arabe), parlée jusqu'au

XIX siècle dans les ports méditerranées.

Litt. d'oïl Jusqu'à la fin du XI siècle, il ne rest que quelques vies de saints (Léger --> X siècle, Alexis --> XI siècle). XII-XIII siècles, les écrits se multiplient (multiples manuscripts et multiples variantes):

Chanson de Roland (1100, en décasyllabes): style formulaire, diffusé par les jongleurs; • Romans de Chrétien de Troyes (XII siècle, en octosyllabes); • Roman de la Rose de Guillaume de Lorris et Jean de Meun(XIII siècle, en octosyllabes); • Roman d'Alexandre; Roman de Thèbes; • Fabliaux.

Le termes roman (--> ROMANICE = à la façon des Romains) --> ROMANUS, qui désignait le Gallo-Rom par opposition au Franc Salien, s'applique au XII siècle d'une part à la langue vérnaculaire et d'autre part au récits en vers français. Depuis le XIV siècle, le terme sera utilisé pour des ouvrages en prose (la prose litt. se développe à partir du XIII siècle). La litt. Médiévale est donc vérsifiée surtout faite pour être chantée. --> Importance du thêatre, soit religieux, soit prophane. Les ouvrages théoriques sont toujours rédigées en latin (arts poétiques, arte dictaminis, artes sermocinandi).

3) Franco-provençal (Lyonnais, Savoie, Valle d'Aoste, Dauphiné, Bourgogne) groupe de dialectes, à l'origine de langue d'oȉl, qui ont vue une évolution moins rapide en raison de leur positionnement géographique; 4) Poitou "croissant": zone de transition entre oc et oȉl.

Le moyen français

1) Développement des traductions en français des grandes oeuvres latines et grecques; 2) Invention de l'imprimérie; 3) Prise de Constantinoples par le Turcs en 1453 (fin du Moyen Âge?); 4) Émigration des intellectuelles grecs vers l'Italie: humanisme.

Extension du français Le français administratif s'impose. Les notaires royaux (XIII siècle) font usage exclusif du français. Le latin juridique est influencé par le français: il s'agit d'un latin simple qui se rapproche du français par le vocabulaire.

• Premières grammaires du latin en français (Donat en françois --> trad. de l'Ars minor): employ de la langue vulgaire dans l'einseignement élémentaire du latin, lexique du français calqué sur celui du latin;

Traductions commanditées par le roi et la cour (Tite-Live, saint Augustin, Aristote, Bible -Bible moralisée=extraits avec commentaires mettant en avant le sens spirituel). Les traducteurs mettent en valeur les différences entre le deux langue, surtout pour l'ordre des mots, et le souci de traduir selon le sens et non selon la lettrem d'expliciter le texte originel par de périphrases et des redoublements de termes; problèmes posés par le termes inconnus et par le statut du néologisme;

Traités de versification française: Art de dicter et faire chansons (E. Deschamps, poète avec Guillaume de Machaut, Charles d'Orléans et Villon) et l'Art de rhetorique vulgaire (jean Molinet) ou l'Archiloge sophie (Jacques Legrand);

Grand rhétoriqueurs, poètes de cour (souvent aussi historiens), proches aux cours de Bretagne, de Bourgogne ou de Bourbon ou celle de France. Compléxité de leur vérsification, jeux sur le mots (équivoque, calembour, paronomasie), bilinguisme latin/français, neologismes; goût de l'ornementation qui touche la prose et la poésie (vers=séconde rhétorique). Ils travaillent sur toutes les ressources phonétiques, syntaxiques et lexicales de

la langue. Ils écrivent aussi des Chroniques--> Grandes chroniques de France (XIII-XV siècles, abbaye de Saint-Denis: récits historiques en prose de langue vulgaire écrites à la gloire de la monarchie française); --> Chroniques de Jean Froissart (1370-1400); --> Mémoires de Philippe de Commynes (1489-1498);

Adaptations en prose des romans médiévaux versifiés, avec rajeunissement de la langue. Ces ouvrages participent à l'élaboration d'une prose dont la syntaxe est progréssivement plus complexe: développement des relatives et des formes en -ant qui permettent l'amplification et la segmentation de la phrase.

Le français hors de France Recul du français: 1) Nécéssité outre-Manche de rédiger des grammaires pratiques à l'usage des Anglais (fin du XIV siècle) => l'anglo-normand n'est plus la langue courante. 2) Henri IV (1399-1413) est le premièr roi de langue anglais. 3) Chauser (1340-1400) adopte l'anglais, mais il est influéncé par les formes poétiques françaises. L'anglo-normand reste dans le domaine juridique et continue à être écrit pendant le XIV siècle): in utilise le law french contaminé par des emprunts à l'anglais. Aux XIV et XV siècles dans l'université d'Oxford se dispense enseignement du français à caractére juridique. => Nécéssité d'apprentissage du français comme seconde langue -> diffusion de listes de vocabulaire et manuels de conversation.

Richesse lexicale Époque de création lexicale considérable: 40 % des mots du lexique actuel.

• Suffixation; • Préfixation; • Juxtaposition;

+ Création de locutions conjonctives nombreuses à partir de que. Les emprunts au latin sont multiples (traductions): latinisme abusé (Rabelais), apparaison du personnage de l'écumeur de latin. Emprunts aux autres langues romanes: italien dans le domaine de la finance, de la guerre et de la navigation), jargon (Villon, Ballades), dialectes, langue d'oc (abeille) qui accueille de nombreux gallicismes qui touchent son ortographe et sa syntaxe, normad (vocabulaire maritime).

La Renaissance XVI siècle: période d'exceptionnelle effervescence linguistique (plurilinguisme, développement de l'imprimérie). Le français coexiste avec le latin (einseignement) et parfois avec l'italien (culture), ils son caractérisée par la diversité des formes de prononciation et les parlers regioneaux. Nécéssité de défense et illustration de la langue imposée par le pouvoir politique et les nécéssités économiques du développement de l'imprimerie. Recherches individuèlles où se manifestent le souci d'influer sur la langue et d'inventer ses propres variations susceptibles de devenir les éléments codifiés --> effet de brouillage (textes écrites parfois très artificiels et volontairement éloignés de l'usage commun: l'artefact domine). Difficultés de definir une langue standard entre les idiolectes de Marot, Rabelais, Montaigne et des poétes de la Pleiade (adjectifs composés avec thème verbal + complément): ils ne sont pas adaptables aux systèmes linguistiques en vigeur (infintifs substantivés à l'italienne d'Hélisenne de Crenne, syntaxe artificielle de Maurice Scève).

• VALEURS ABSOLUES: synonymie, formulation des notions; • Attrait de la langue ancienne; • Prestige du latin (calques); • Conscience aiguë de la litt.

Émancipation du français 1) LANGUE JURIDIQUE: Les édits royaux (1490, 1510, 1535) et surtout l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) de François Ier préonisaient l'usage du français comme langue juridique et administrative. La tendence à l'unification politique et l'accroissement des agents royaux sous le règne des Valois affermissent la position du français. 2) OUVRAGES TECHNIQUES Ouvrages techniques originaux en français: - Barbiers chirurgiens; - Mathématiques; - Animaux (Pierre Belon, oiseaux et poissons); - Géographie. 1501: 1/10 des livres publié en français. 1575: + de la moitié. 3) LANGUE DE LA RELIGION La Bible et d'autres ouvrages légitiment les langues de culture. --> Ouvrages de Luther: Bible abrégée et Bible historiale. En 1541 il traduit aussi son Institution de la religion chrétienne; --> Traductions du Nouveau Testament (1523) et de la Bible complète (1530) par Lefèvre d'Étaples; --> Olivetan traduit la Bible à partir de l'hébreu et du grec (1535, révisions successives); --> Traduction des Psaumes de Marot; --> Abraham sacrifiant (1550) de Théodore de Bèze: fondation du genre de la tragédie biblique. --> Erasme (années 1520): chaqu'un peut magnifier Dieux dans sa langue (mais l'Église le juge pernicieux à cause de la possibilité d'interpretations mauvaises). Depuis 1550 le français est considéré comme la langue de l'Église protestante dans le pays où l'on parle français. 4) STATUT AMBIGU DU LATIN L'einseignement est dispensé en latin, le latin reste la langue dont on transcrit les échanges, qui d'autrefois sont en français. Le latin est corrumpu, il a subite une adaptation au français et les peuples d' Éurope le prononcent différemment. Érasme tente de rétrouver la prononciacion originale et de le restaurer, mais pour d'autres il doit se réprocher à la langue de Cicéron (quérelle du cicéronianisme).

Le français hors de France - Belgique, cour d'Heri VIII et de Charlas Quint; - Anvers, Lucerne, Zurich, Berne, Fribourg, Genève (théocratie): ouvrages en français; - Piemont: langue de la justice; - Français=langue de la religion protéstante (centre d'imprimerie: Genève et Neuchâtel).

Les langues de cet univers: Passionnement pour le langues: hiérarchies avec valorisation des langues anciennes (instauration des lecteurs royaux, chaires d'hébreu, de grec), L'hébreu suscite l'intéret des humanistes. a) LANGUE ORIGINELLE Rapports entre les langues: perspective théologique qui s'appuie sur le texte de la Genèse, qui met en avant la monogènese du langage. Adam donna noms aux éléments crées par Dieu. Tous les hommes parlaient la même langue avant la construction de la Tour de Babel, puis, pour punir l'orgeuille des hommes, Dieu confondit leur langage et le dispersa dans la terre. Langue originale (débats): hébreu, langue adamique inconnue, langue chaldaïque, le germain, le gaulois. b) LANGUES VERNACULAIRES On découvre la parenté entre les langues européennes. Selon Van Gorp les parlers d'Europe et

certains parlers de l'Inde ont une origine scythique (INDO-EUROPÉEN). Origine du français: 1) Latine; 2) Grècque (centhellénisme, Troye a été fondée par les Français): analogies. Léon Trippault, Ronsard (Franciade, Astyanax=Francus, ancêtre des Francs); 3) Gauloise. Italiens et français sont en concurrence. c) HISTORICITÉ Idée d'un français idéal qui attend son âge d'or. Sentiment exacerbé de la mutabilité du langage rendues méconnaissables. Grand intérêt pour l'étymologie, pour l'adéquation du signifié et du singifiant. Cryptogrammes et jeux de lettres (anagrammes, rebus).

L'enrichissement lexicale Dans ce période s'enregistre une éxtension du vocabulaire, et surtout de la synonimie, dans les domaines des techniques et de la pensée. a) MOTS ANCIENS ET DIALECTAUX Valorisation de la langue médieval, souci du néologisme, considération des dialectes (qui l'étude du grec conduit à privilégier: l'état du français est comparé à la langue greque, dont sont soulignés l'existence des quarte dialectes): des prononciations dialectales sont plus proches au latin (picard), des mots médiévaux sont remises en usage (Rabelais), la pureté du français est à rechercher entre les divers dialectes). b) NÉOLOGIE La création des mots se fait surtout par suffixation et dérivation (emploi de l'infinitif ou de l'adjectif substantivés --> Pléiade; à partir des mots anciens mais aussi des mots courants). Les adjectives sont le lieu de prédilection de la création:

• Multiplication des adjectifs en -al, -an, -é, -ier, -in, -u, -eux; juxtapposition d'adjectifs, adjectifs usés comme adverbes, verbes substantivés(Pléiade);

• " des adverbes en -ment; • Mots formés par pré-celtes; • " " par le redoublement de la syllabe initiale (Du Bartas); • Composition avec d'éléments hybrides grecs ou latins qui n'ont pas d'existence autpnome; • " " " " des langues vernaculaires (Rabelais).

c) LATINISMES ET HELLÉNISMES RELATINISATION DU VOCABULAIRE:

• substitution d'une forme latine à la forme française; • retour au sens ou au genre étymologique; • passage au masculin des mots abstraits en -eur qui au Moyen Âge étaient féminins; • latinismes (Rabelais), bilinguisme (doublets; • hellénismes empruntés directement au grec sans l'intermédiation du latin, surtout dans les

domaines de la médecine, de la rhétorique et de la politique. d) EMPRUNTS AUX LANGUES VERNACULAIRES 2000 mots empruntés à l'italien dans les domaines artistique, social, économique, de la guerre (vocabulaire militaire pendant les batailles de François I, organisation des armées sur le modèle italien) et de la navigation. Espagnol; Langues du Nouveau monde souvent par l'intermédiation de l'espagnol ou du portugais.

e) PROCÉDÉS D'ASSIMILATION Le français tend à naturaliser les emprunts dans la prononciation et dans la graphie (assimilation aux normes phonétiques et morphologiques). Quand un terme n'a pas des corréspondances en

français, il se verifient 3 attitudes: 1. Calque; 2. Utilisation de la phériphrase; 3. Équivalence dans la langue usuelle (CENE-->SOUPER; HOLOCAUSTE-->BRULAGE).

Néologisme formel -Rabelais- et néologisme sémantique -Montaigne- (acceptions nouvelles données à certains mots --> extension de sens ou usage métaphorique, résultat d'une latinisation ou d'un emprunt à l'étranger ou d'une réflexion sur certains conceptes).

Grammaire et lexicologie du français Efforts de codifications ou de mises en règles qui touchent l'ensemble des domaines de la parole. Dolet, l'Orateur François: grammaire, ortographe, accents, punctuation, diction, traduction, oratoire, poétique. La grammaire et la lexicologie françaises se développent à partir des visée comparatistes. a) GRAMMAIRE Multiples ouvrages: traités modistes objets de satire de la part des humanistes.

• Laurent Valla, De linguae latinae elegantiae règles portants de syntaxe, vocabulaire et étymologie.

• Despautere, grammaire qui pose l'accet sur la morphologie et offre des règles contextuelles; • Jules César Saliger, grammatique spéculative: fondements de la langue latine analysés en

fonction des quatres causes aristotéliciennes, recherche de définition très générales; • Franciscus Sanctius: Minerva (1587): rationaliser la langue latine.

Les éditions de grammaires du français ont une diffusione restreinte: • In lingua gallicam de Sylvius (1531), en latin, qui établisse la dérivation du latin et la

superiorité du dialect picard qui est plus proche du latin. • Tretté de la grammere francoeze de Louis Meigret,(1550) première grammaire en français:

il suive Priscien et ajoute l'article aux huits catégories du discours dérivé du latin. • Ramus, qui attribue le différences du latin au système gaulois et met en avant le rôle

primordial de l'ordre des mots en français. b) DIOCIONNAIRES

Dictionnaire Francoislatin de Robert Estienne (1539), premier: définition en latin. Adaptation de son Dictionarium latinogallicum (1531) à la siute de l'ordonnance de Villers- Cotterêts. Revisiones successives régulièrement révisé et augmenté, dont le français prend une place plus importante dans les rubriques, encore en latin;

Thrésor de la langue francoyse (1606) de Jean Nicot; • Fin d XVII siècle: premièrs dictionnaires unilingue; • Dictionnaires bilingues, dictionnaires plurilingues.

Le bon usage – Débats esthétique La réflexion sur la meilleure langue est empruntée par la réflexion italienne (Dante -italien illustre=artificielle, crée à partir des variétés-, Castiglione -3 attitudes: recours exclusif à la langue toscane, recours exclusif à la langue d'usage, recours à la langue de Boccace). Rableais crée un illustre français, langue artificielle et composite. Le débat se développe à partir des cours (jusqu'au la moitié du siècle), puis on reproche au langage courtisan de s'être italianisé et d'utilisé "mots douillietts" et une langue effeminée.

• Sylvius: création de modèles théoriques fondé sur une prétendue purété de la langue et sur le souci de donner une norme artificiellement définie.

• Ramus: rationalisation de la langue à partir de celle du peuple. Modèles latins de la langue écrite et traducteurs: on préfère ceux qui utilisent une langue populaire, des mots communément en usage et les liaisons du docte (science de composition stylistique). La spécifité du français consiste dans la brièveté de la phrase et la douceur des paroles obtenues par une préponderance des voyelles et l'arternance régulière consonne + voyelle.

• Meigret: originalité du français (ordre des mots). • Analyses rhétoriques de textes: les rhétoriques antiques sont adaptées au français.

Grant et vray art de pleine rhetorique de Pierre Fabri (1521), première: rhetorique prosaique et rhetorique rithmique + manuel d'art épistolaire. 5 parties de la rhétorique, importance de la hiérarchie des styles (conservance des termes au sujet): style bas, style moyen, style haut (Virgile). Réflexion sur la hiérarchie des style, ayant comme modèles Cicéron et Quintilien (précision de l'expression dans le style bas, séduction du style moyen qui admet toutes les figures des mots et de pensée, plénitude du style haute au but d'émouvoir). Valorisation du style moyen (Speroni, Pasquier -valorisation du style de Ronsard-). Rhetorique françoise d'Antoine Fouquelin (1555), dans le milieu ramiste, limité à l'élocution (fgures), la prononciation, l'invention et la disposition: importance de la métaphore, nompbre obtenu par des répétition structurelles ou phoniques.

• 1598, l'édit de Nantes: réforme de l'einseignement, institution d'une classe de rhétorique, en latin.

Le VII siècle Idéal du mot juste et de la purété de la langue, refuse de la polycalence (no synonymie). Chaque mot tend à se spécialiser: un mot=une seule catégorie entre préposition et adverbe, pronom et adjectif. Récherche d'un modèle unique, liée au désir de fixation: souci d'éliminer les variables ou à les motiver, par une différence sémantique ou par la détermination d'un niveau de langue ou de technicité.

• Création de l'Académie française: querelle des Anciens et des Modernes (valorisation du français et emancipation par rapport à l'Antiquité. Modernes (Desmartes de Saint-Sorlin, Charles Perrault, Fontenelle): superiorité de la poésie française sur celle latine; " de la langue " " " " ; notion de progrés. Anciens (La Fontaine, Boileau, La Bruyère). Querelle pour l'affaire des inscriptions à porter sur l'arc de tripmpe à l'honneur de Louis XIV.

• Au milieu du siècle se fixe un usage litt. correspondant à la langue de la cour et des salons. • Descartes écrit en français le Discour sur la méthode (1637): l'expression du français peut

s'allier à la raison naturelle toute pure au but de faire compréhendre à tous.

Création de l'Académie Langue connaît ses sourcilleux législateurs: Richelieu fonde en 1635 l'Académie (40 membres elus à vie, dont Vaugelas, Boileau, La Fotnaine, Corneille, Racine, Bossuet, Fénelon, Colbert), qui a le but de donner des règles à la langue et de la rendre pure et capable de traiter les arts et le sciences: fournir un dictionnaire, une grammaire, una rhétorique et une poétique. Il a comme modèle l'Accademia della Crusca italienne et l'ouvrage de Bembo. Vaugelas commence à travailler en 1639 sur un dictionnaire qui sera publié en 1694. Dans le frontispice on voit bien l'union entre pouvoir politique et pouvoir culturel, temoigniée aussi par la dédicace à Louis XIV.

Le bon usage et ses trangressions La norme est rechérchée dans l'usage (Remarques sur la Langue, Vaugelas, 1647; Remarques nouvelles de père Bouhours, 1671): importance de l'alliance entre une couche sociale dominante (la cour) et l'écrit. La conversation dans les salons (marquise de Rambouillets) devient une art.

Remarqueurs: observent la langue et disent le bon usage, en fustigeant le mauvais usage et tous ce qui va hors du correct usage (Vaugelas: ains est hors d'usage à la cour suaf dans le langage de la plaisenterie -ains au contraire-; bien si vais est plus grammatiquement correct, la cour utilise va et donc vais est considéré provincial). Attention aux concurrence d'emploi, en souligneant l'opposition entre la langue convésationnelle et l'écrit (usage des particules, graphie si l'on, si on). Les Remarqueurs sont donc attentifs à toutes les variations d'usage (bon usage). Idéal de pureté, de netteté et de clarté, loin des provincialismes, du langage populaire, des mots bas, des archaïsmes, des langues techniques, des latinismes pédants: mouvement d'épuration contre tous archaïsmes, néologismes, répétitions, hiatus, pléonasmes, refus du pittoresque de l'image, de l'hyperbole. Langue docte VS langue plébée. Les proverbes, les provincialismes, les gsconismes, les rédoublements d'expression sont condamnés. N. Coeffeteau (Histoire romaine, 1621) modèle de précision et de néttetém si comme Guez de Balzac. 1630-1660: idéal de l'honnête homme, inspiré du Courtisan, qui est celui qui excelle dans toutes les agréments de la vie, langage compris (bien écrire et bien parler: propriété des mots et de la phrase, elegance, douceur, majesté, force. --> Méré et Vaugelas). Charles de Saint-Paul, Tableau de l'éloquence françoise (1632): l'invention d'une mot doit être rare. Mais le néologisme n'est pas entièrement exclu (préciosité pour Molière). Courant qui se développe entre 1650 et 1660 dans les salons (marquise de Rambouillets et m.elle de Scudéry):

• Éliminasion des termes bas au profit des périphrases; • hyperbole; • goût pour la langue abstraite; • adjectifs substantivés; • noms abdtraits au pluriel; • adverbes en -ment hyperboliques; • prédilection pour le langage métaphorique.

Courant burlesque: Scaron (Typhon 1644, Virgile travesti 1653, Roman comique 1651-57). Ils emploient par dérisions les termes banni des puristes (esthétique du décalage, recourant à un langage bas pour les thèmes les plus nobles et à un langage ampoulé pour les thèmes les plus triviaux) et privilegient l'archaïsmes. Molière--> langage paysan représenté dans la litt. (le terme argot apparaît). Termes adapté de l'anglais, emprunté à l'italien ou à l'espagnol. Mots qui prennent un sens différent selon leur position dans le syntagme. Modèle littéraire: L'astrée (1609); les règles de la versification classiques (refus de l'hiatus, de l'enjambement) s'imposent (Malharbe). Nouvelle distribution des 3 styles traditionels: sublime (actions publiques), médiocre (conversation), populaire (comique, burlesque). Les patois sont utilisés en littérature dans les genres burlesque et comiques (ils étaient les langues maternelles de la plupart des Français).

c) Dictionnaires • 1ère édition du Dictionnaire de l'Académie: 1694. Il s'agit d'un dictionnaire des mots

courants, termes techiques, mots anciens (Dictionnaire des arts et des sciences, 1694, T. Corneille). Il fait un classement de mots par familles (dans l'édition suivante on l'ordre sera alphabétique), privilègeles tournures, précise les niveaux de la langue, élimine les mots archaïques et les néologismes (exemples inventés). Nécessité pour l'ortographe de marquer l'origine des mots, mais aussi de composer avec l'usage. --> réactions satiriques.

Autres grandes enterprises lexicographiques créent avant le Dictionnaire le genre du dictionnaire monolingue en français:

Dictionnaire françois contenant les mots et les choses (Pierre Richelet (1680): citations littéraires, simplifications ortographiques (élimination de consonnes implosives géminées, réduction de y a i).

Dictionnaire Universel d'Antoine Furetière (1690): encyclopédique et à large

nomenclature. • Origines de la langue françoise de de Gilles Ménage (1650): l'origine du français est à

rechercher dans ce de la basse latinité. • --> Dictionnaire etymologique, 1694. • Glossarium ad scriptores mediae et infimae latinitatis de Charles du Cange (1678): termes

de la basse latinité.

La réflexion grammaticale • Grammaires d'usage (Maupas, Oudin, Ménage, Bouhours); • Grammaires qui misent à jour de mécanismes logiques univérsels; • Grammaires générale. G. générale et raisonnée contenant les fondements de l'art de parler

de Port-Royal (Arnaud et Lancelot, 1660), inspirée par la Minerva de Sanctius et modèle des grammaires suivantes, distingue 2 classes de mots: ceux qui signifient les objéts des pensées et qui relèvent de la conception et ceux qui signifient la forme de la pensée. Elle donne des principes pou la syntaxe (interdipéndence du sujet et du verbe, dépendence de l'adjectif du substantif et du complément du nom, arbitraire du régimes des verbes), souligne l'importance du verbe dans le discours et transpose la notion de proposition du domain de la logique à celui de la grammaire.

Diffusion hors de France L'occitan cesse d'être écrit mais continue à être la langue maternelle du sud. En dehors de France la diffusion est très large: dans les cours européennes on parle le français, le roi corresponde en français avec l'Hollande, l'Angleterre et les princes de la region rhénane (en latin avec les autres), les traités de Nimègue (1678-79) sont rédiés en français avec l'Hollande (mais aussi en latin avec l'Empire et en espagnol avec l'Espagne, pendant la conérence de Francfort (1682) les Français obtiennent l'utilisation des langues vernaculaires. Cette pluralité de langues dans la diplomatie internationale disparaîtra au siècle suivant au profit du français. La révocation de l'édit de Nantes (1685) entraîne une émigration vers les pays protestants, l'Angleterre et le Nouveau Monde.

a) LE FRANÇAIS EN EUROPE • La réforme au XVI siècle avait implanté le français à Genève (le cours de l'Académie de

Genève sont en français). • Au Luxembourg (allemand principalment), le français est la langue de l'administration; • En Hollande est celle de l'administration et des instances juridique; • Cour d'Orange (pièces, comédies, livres impresses, gazettes); • Développement du français comme langue internationale, influence sur le néerlandais. • Cour d'Angleterre (Charles Ier trouve sa court trop francisée => snobisme du français;

grammaires en anglais pour l'apprentissage du français; dictionnaires bilingues); • Palatinat (les princes électeur parlent le français); • Allemand, Hesse-Cassel(Dictionnaire français-allemand par le prince Maurice; 150 mots

entrent dans la langue allemande; ouvrages imprimées en français à Cologne; écoles françaises).

b) LE FRANÇAIS HORS D'EUROPE • Amérique du Nord; • Antilles; (colones provenants 'une ligne située au nord-ouest d'une ligne • Afrique; Paris-Bordeaux; artisans et soldats). • Canada (colonies); • Acadie (Nouvelle-Écosse); • Québec, qui trouve peuplement surtout après le traité de Saint-Germain (1632).

• Guyanne; • Cayenne; • Martinique; • Guadeloupe; • Saine-Lucie; • Saint-Domingue; • Île Dauphine; • " Bourbon; • " de Gorée; • Sénégal;

Les créoles se forment d'un colinguisme langue autochtone-français.

VIII siècle • Universalité du fançais; • Idéal de la langue unique pour tous, vehiculé par l'ideologie révolutionnaire influencé par les

philosophes du langage. • Langue de la Raison et de la Liberté • Français = homme de la conversation; • Figure de l'orateur révolutionnaire.

SUPRÉMATIE a) PRÉTENTION Á L'UNIVERSALITÉ Mythe du français comme langue universelle (en Allemagne aussi --> Académie de Berlin).

Discours sur l'universalité de la langue française d'Antoine Rivarol: clarté donnée par l'ordre direct des mots.

Mémoire de Schwab: fixité (manière de penser uniforme sur la langue), suprematie du goût français, superiorité du français dans l'éloquence, la poésie dramatique, le roman, l'histoire.

Le français devient la langue des sciences, se substitue au latin comme langue savante par l'Encyclopédie. C'est aussi la langue de la diplomatie (traité de Rastadt, 1714, avec l'Empire; traité d'Aix-la- Chappelle, 1748), jusqu'au debut du XX siècle: Prusse, Angleterre (francisation des cours), Italie (Goldoni), Allemagnes et Autriches (réfugiés après l'édit de Nantes). La Révolution affècte ce statut privilègié, mais a une influence sur le développement de l'einseignement du français en Angleterre, Allemagne ou en Russie. b) EINSEIGNEMENT EN FRANÇAIS Le français est de plus en plus utilisé dans l'einseignement, l'on ne fait plus obligation aux élèves de converser en latin. Le français devient obligatoire dans les écoles primaires et dans les écoles crée à la Révolution. c) UNE LANGUE Souce d'abbandoner les provincialismes pour ne pas se différencier à la cour et dans les salons. La Révoltion, qui avait tout d'abord accépté les dialectes, impose le français et veut eliminer les patois, considérés comme des survivances du féodalités. "Dans une république une et indivisible, la langue doit être une". Idéal jacobin qui va contre la réalité: près de la moitié des Français ne parlent pas le français, et entre le dialectes existe une enorme variété de prononciation et lexique. Le développement des routiers et de la presse favorisent la diffusion de la langue.

RÉFLEXION LINGUISTIQUE a) GRAMMAIRE Voltaire, "Langue" dans le Dictionnaire philosophique: utiliser la langue des bons auteurs pour fixer la langue. --> commentaires grammaticaux d'auteurs classiques.

Grammaire de Buffier, qui s'interesse aux questions de style. Abbé Girard (1718) Justesse de la langue françoise: premièr dictionnaire des synonimes (élucidation des nuances de sens, différences distinctives). Oeuvres où sont analysés les langue regionales. Ouvrages grammaticaux contenants des "principes": l'abbé Girard dans Vrais principes de la langue françoise tente une typologie linguistique, distinguant les langues analytiques (qui suivent l'ordre naturel) des langues transpositives (qui font préceder l'objet) et des langue mixtes (grec). D'içi derivent les termes grammaticaux circonstance et circonstanciel. N. Beauzée s'attache aussi à l'ordre des mots. Encyclopedie ou Dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers de Diderot et d'Alembert (1751-1772) --> articles de grammaire, auxquels ont collaboré Dumarsais et Beauzée, où sont distinguées la grammaire générale (relevant de la pensée, = science des principes immuables et généraux de la parole prononcée ou écrite dans toutes les langues) et la grammaire particulières (relevant de l'arbitraire, =art d'appliquer à la grammaire générale les institutions arbitraires et usuelles d'une langue particulière) de chaque langue. => La grammaire devient une science et un instrument de connaissance. Linguistique sensualiste: transparence de la langue, qui provient de la sensasion; l'origine des langues provient d'un cri naturel des passions à l'invention des signes artificièls (Condillac) => rôle de l'immage dans la formation du langage. Ananlyse liée intimement aux moyens de l'exprimer avec exactitude. La grammaire est donc étudiée dans une perspective logico-philosophique. --> Institution de chairs de Grammaire Générale dans les écoles centrales (1795), => la rhétorique est supprimée de leur programme.

b) DICTIONNAIRES Dictionnaire universel de Trévoux (1704-1771, cfr Furetière): franco-latin, encyclopédique. Dictionnaire de l'Académie: adoptent l'ordre alphabètique (1718) et s'expandent, en modifiant les signes ortographiques du 1740 au 1798 (systématisation des emplois de l'accent; accent circonflexe pour s muet: bête pour beste; remplacements de certaines hiatus âge pour aage; pluriels en -ns au lieux de -nts pour les mots en -nt; limite des emplois de y; elimination du z; intégration des mots commençants par j et v; souppression de certes h et muets). 1798: supplément contentant les nouveaux mots après la Révolution, 331 entrées, relevant de l'administration, du nouveau ssystème des mesures, des sciences, de l'actualité révolutionnaire. L'Académie avait été dissoute en 1793, la publication est postume.

LEXIQUE • La révolution industrielle a entraîné des néologismes, surtout dans les domaines des sciences

et de techiques, qui se mêlent dans la langue courante, qui s'enrichit pour des termes spécialisés (économie, physique).

• Remise à nouveau des mots anciens et offre des mots nouveaux (Buffon, répulsion, scorie; pétrissable, quartz).

• Développement de la langue de l'industrie (usine); • Réflexion sur la nécéssité de la néologie; • Emprunts massifs au latin; • Recours à archaïsme; • Utilisation des dérivés à partir de -graphie, -métrie, -logie, -logue ou des suffixes -é, -eux,

-in, -ique ou des préfixes dé-, dis-, anti-, mes-, non-, in-; • Emploi fréquent des participes comme adjectifs; • Le néologisme est condamné comme abus; • Enrechissement par le vocabulaire philosophique; • Vogue de l'anglicismedans les domaines de la philosophie, de la politique (qui dérivait du

français, souvent dérivant du latin): mots empruntés tels quels et mots adaptés, calques (fr. sentiment --> sentimental).

• La Révolution n'a pas modifié la morphologie, l'ortographe ou la syntaxe, mais a modifié le vocabulaire, surtout celui des institutions: emplois antérieures systématisés, anglicismes légitimes, le latin est mis à contribution (veto), le grec est utilisé pour des nouvelles unité de misure (gramme, mètre), dérivation et composition (révolution..).

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