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Analyse texte Début Hadrien, Dissertation de Français

Analyse de texte du début des mémoires d’Hadrien

Typologie: Dissertation

2021/2022

Téléchargé le 04/05/2022

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maxime-fournier-therier 🇫🇷

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Mémoires d’Hadrien, Marguerite Yourcenar – Extrait 3 : Folio, p.311. Observation d’une fin.
Pistes de problématiques :
oDans quelle mesure ce passage est-il une réflexion sur la notion de personnage ?
oEn quoi se mêlent ici les voix d’Hadrien et de Marguerite Yourcenar ?
oEn quoi Hadrien et Marguerite Yourcenar explorent-ils ici la notion du « moi », le « je » ?
I. Une expérience scientifique de la mort
a) Le centre d’un vécu
Je + possessifs.
Réf aux études de médecine passées (celles des pages 46 et 47 ?)
Utilisation du présent > repousse la mort
b) Le cœur d’une construction
Modifications > aspect extérieur, bénignes.
// monument et lui > figure d’empereur et notion de structure de l’homme.
Eternel > une essence. Equilibre de la dernière phrase lie le passé et le présent.
Affirmation d’un « je » plus puissant que le corps
Cp : Malade, proche de la mort, Hadrien ne se laisse pas totalement aller à l’amertume. La mort est
liée aux souvenirs de Plotine et Antonious, tous deux morts plus tôt mais desquels Hadrien se sent
plus proche maintenant. Rassuré par cette proximité, il retrouve avec une douceur nostalgique sa
position d’étudiant de médecine, observant un corps destiné à devenir sous peu cadavre. Il en profite
pour se livrer à une réflexion plus philosophique sur ce que peut bien être la mort et sur ce qu’elle
occasionne sur l’être.
II. Le « je » sous le corps
a) Le passé révolu
Différents adj pour caractériser les époques + terme « anéantis » : regard
Futur > inexistant. = le bûcher.
Présent > sauve ce qui construit la personne.
Unité d’une expérience de vie.
b) La permanence
Continuité d’une existence : sentiments perdurent, habitudes. Résilience face à la fin.
Voir la beauté, la continuité dans la fin.
Mort = voyage. Permanence du mouvement de la vie d’H.
Nouvelle expérience à soumettre au « je »
Cp : Hadrien souligne la permanence d’une intégrité malgré le passage du temps, celle de ce qui le
façonne comme Hadrien. S’il évoque son enfance, son temps à l’armée, sa passion amoureuse, son
amour des voyages et de la découverte, il ne parle pas de son statut d’empereur. Ce n’est pas ce qui
constitue sa personnalité mais plutôt l’aboutissement d’une somme d’actions, d’ambitions.
III. La mort comme une opportunité
a) Je au-delà de la mort ?
« cette force » différent de « je » > plus informe. Plus abstrait.
Passé simple > déjà vécu, révolu
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Mémoires d’Hadrien , Marguerite Yourcenar – Extrait 3 : Folio, p.311. Observation d’une fin. Pistes de problématiques : o Dans quelle mesure ce passage est-il une réflexion sur la notion de personnage? o En quoi se mêlent ici les voix d’Hadrien et de Marguerite Yourcenar? o En quoi Hadrien et Marguerite Yourcenar explorent-ils ici la notion du « moi », le « je »? I. Une expérience scientifique de la mort a) Le centre d’un vécu Je + possessifs. Réf aux études de médecine passées (celles des pages 46 et 47 ?) Utilisation du présent > repousse la mort b) Le cœur d’une construction Modifications > aspect extérieur, bénignes. // monument et lui > figure d’empereur et notion de structure de l’homme. Eternel > une essence. Equilibre de la dernière phrase lie le passé et le présent. Affirmation d’un « je » plus puissant que le corps Cp : Malade, proche de la mort, Hadrien ne se laisse pas totalement aller à l’amertume. La mort est liée aux souvenirs de Plotine et Antonious, tous deux morts plus tôt mais desquels Hadrien se sent plus proche maintenant. Rassuré par cette proximité, il retrouve avec une douceur nostalgique sa position d’étudiant de médecine, observant un corps destiné à devenir sous peu cadavre. Il en profite pour se livrer à une réflexion plus philosophique sur ce que peut bien être la mort et sur ce qu’elle occasionne sur l’être. II. Le « je » sous le corps a) Le passé révolu Différents adj pour caractériser les époques + terme « anéantis » : regard Futur > inexistant. = le bûcher. Présent > sauve ce qui construit la personne. Unité d’une expérience de vie. b) La permanence Continuité d’une existence : sentiments perdurent, habitudes. Résilience face à la fin. Voir la beauté, la continuité dans la fin. Mort = voyage. Permanence du mouvement de la vie d’H. Nouvelle expérience à soumettre au « je » Cp : Hadrien souligne la permanence d’une intégrité malgré le passage du temps, celle de ce qui le façonne comme Hadrien. S’il évoque son enfance, son temps à l’armée, sa passion amoureuse, son amour des voyages et de la découverte, il ne parle pas de son statut d’empereur. Ce n’est pas ce qui constitue sa personnalité mais plutôt l’aboutissement d’une somme d’actions, d’ambitions. III. La mort comme une opportunité a) Je au-delà de la mort? « cette force » différent de « je » > plus informe. Plus abstrait. Passé simple > déjà vécu, révolu

Présent + pluriel + « soulever des mondes » >>> exagération ou renforcement de l’idée que la vie continue sous une autre forme. « instrumenter » > pvr d’agir malgré la mort b) Le jeu de la vie (et de la mort) « si » > imaginaire, condition « par miracle » « qlqs siècles » vs « peu de jours » > disproportion. Joue avec les possibles. Ouvre les possibles. Métonymies > Olympe et Enfers Jeu > considérer les réussites et échecs. Confrontation. Jeu > efficace : pour apprécier la vie, non utile : pourquoi s’arrêter? ou bien ne remets rien en cause ou ne permet pas de changer le passé. Très ironique de vouloir justifier la mort. Conclusion : Si la mort est inexorable, elle permet au moins de considérer ce qui fait le « soi » profond, de porter un regard sur son passé et d’évaluer sa vie. C’est ce que constate avec sérénité et joie Hadrien. Pourtant, moqueur et joueur, il s’amuse à interroger le pourquoi de la fin. En cela il réaffirme sa position de dieu comme il le fait à plusieurs reprises dans l’œuvre. Il s’ancre dans une réalité pleinement vécue et appréciée et remet en cause les principes mêmes du monde : être voué à mourir. Cette ironie sur laquelle termine le passage ouvre la porte à de nouvelles réflexions sur la spiritualité et les cultes qui ont fasciné Hadrien au long de sa vie. Au-delà de la mort, il questionne l’existence de quelque chose de plus grand, en bon philosophe.