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Correction Lecture Linéaire sur Colette Sido
Typologie: Lectures
Offre d'une durée limitée
Téléchargé le 08/03/2024
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En soldes
De « Etés réverbérés par le gravier »….à « enfants endormis ». Colette (1873-1954) est une grande figure de la littérature du XXème siècle. Elle a mené de multiples carrières (comédienne, journaliste…) et une vie aussi riche que libre. Elle a écrit une trentaine d’œuvres, dès1900, mais ne les a signées de son seul nom qu’à partir de 1923, avec Le blé en herbe. Sa mère Sidoniemeurt en 1912, mais c’est en relisant ses nombreuses lettres en 1926 qu’elle décide de lui rendre hommage. Une première parution de Sido ou Les points Cardinaux a lieu en 1929 avant la version définitive de 1930 ,en trois volets, Sido, le Capitaine et Les Sauvages , unissant à l’hommage maternel celui au père et aux frères.Dans les premières pages, l’autrice campe une mère hors du commun fascinant autrefois les siens commeelle la fascine encore, tout en ressuscitant le passé idéalisé de son enfance, dans la maison natale de SaintSauveur, en Puisaye, en Bourgogne. Dans cet extrait de la page 49, à la première personne et à l’imparfait, elle évoque en un récit itératif les promenades à l’aube que sa mère l’autorisait à faire seule, alors qu’ellen’avait qu’une dizaine d’années. Comment Colette célèbre-t-elle ici le monde grâce à l’écriture du souvenir d’enfance? (Nous suivrons les mouvements du texte correspondant aux paragraphes ; le don del’aube, la naissance du jour, les regards mêlés sur l’enfant) Mouvement 1 : jusqu’à « groseilles barbues ». Le don de l’aube.
(Car j’aimais tant l’aube… ») mais l’adverbe déjà marque la continuité entre l’enfant et l’adulte qu’elle est devenue.. L’adverbe d’intensité « tant » entrainant par corrélation une consécutive « que ma mère me l’accordait en récompense » réunit la célébration de l’aube avec celle de la mère, apte à donner le monde à son enfant, comme si elle le possédait, en une transmission qui dépasse largement la simple question de l’éducation. Symboliquement, tout se passe comme si le don de la vie se rejouait dans le don de l’aube…
mélangent joliment dans le glissement de « son œuvre » à « chef d’œuvre » avant l’incise « disaitelle ». Ainsi l’autrice rend hommage à la mère rendant hommage à son enfant. Le passage s’achève alors sur le regard plus critique de la narratrice adulte sur l’enfant qu’elle était. La distance de l’écriture autobiographique, examinant le passé à partir du présent, se lit dans le doute de l’adverbe modalisateur « peut-être », les photographies pouvant donner tort au regard subjectif de Sido.
- la narratrice vient de dresser un premier portrait de son frère, aux alentours de six ans
- la première phrase justifie le titre de la nouvelle, en même temps qu’elle introduit le