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Cours de SES terminale, Notes de Économie

Cours de terminale ses chapitre engagement politique.

Typologie: Notes

2024/2025

Téléchargé le 27/02/2025

quentin-lefloch
quentin-lefloch 🇫🇷

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Chapitre 3 :Comment expliquer l’engagement politique dans les sociétés
démocratiques ?
1.Les formes variées de l’engagement politique
Engagement politique : action dans le but d’influencer la vie de la société
A. Forme conventionnelle et non conventionnelle de la participation.
L'engagement politique ne se résume pas au fait de rejoindre un parti politique. Cet
engagement peut s'exercer à travers
B. Un exemple d’engagement politique : le vote
La participation électorale constitue une première forme d'engagement politique. Que le vote
soit en faveur d'un candidat (suffrage exprimé), blanc ou nul, l'électeur manifeste son soutien ou
son rejet d'un programme politique.
L'électeur peut être considéré comme un électeur rationnel, qui est doté de forts capitaux
culturels, issu d'un milieu favorisé et plutôt urbain et jeune. Cet électeur fait le choix de
l'alternance (voter lors d'un scrutin à droite puis à gauche au suivant ou inversement, ou encore
voter lors d'un scrutin et s'abstenir au scrutin suivant) en fonction de la conjoncture, des enjeux
liés à chaque élection et de l'offre en présence. La volatilité électorale est alors le résultat de
calculs opérés par les électeurs qui se livrent à des évaluations rationnelles de l'offre politique.
Selon ce modèle, l'électeur décide son vote en évaluant les conséquences pour lui-même des
politiques menées par le gouvernement sortant. Il ne s'agit donc pas ici de dépolitisation, mais
Le militantisme (partisan, associatif,
syndical) et toutes les pratiques associées (réunions de cellule et de section, meetings,
collages d'affiches, interventions sur les réseaux sociaux...).
Une participation plus ponctuelle à des actions collectives : grèves, manifestations,
signature de pétitions, émeutes, etc.
vote
une participation politique conventionnelle: participer à des activités liées au vote
(inscription sur les listes électorales, regarder ou écouter des émissions politiques en
période électorale, se rendre aux urnes...) ;
une participation politique non-conventionnelle ou protestataire : elle peut être légale
(manifestations, pétitions, grèves,...) ou illégale (désobéissance civile, manifestation
interdite, séquestration, saccage de vitrines,...) ;
un engagement au sein d'une association ou d'un syndicat en tant que simple adhérent ou
donateur au bénévole actif;
un mode de consommation engagée : locavore, végan, commerce équitable, produits
biologiques, boycott,...
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Chapitre 3 :Comment expliquer l’engagement politique dans les sociétés

démocratiques?

1.Les formes variées de l’engagement politique Engagement politique : action dans le but d’influencer la vie de la société A. Forme conventionnelle et non conventionnelle de la participation. L'engagement politique ne se résume pas au fait de rejoindre un parti politique. Cet engagement peut s'exercer à travers B. Un exemple d’engagement politique : le vote La participation électorale constitue une première forme d'engagement politique. Que le vote soit en faveur d'un candidat (suffrage exprimé), blanc ou nul, l'électeur manifeste son soutien ou son rejet d'un programme politique. L'électeur peut être considéré comme un électeur rationnel, qui est doté de forts capitaux culturels, issu d'un milieu favorisé et plutôt urbain et jeune. Cet électeur fait le choix de l'alternance (voter lors d'un scrutin à droite puis à gauche au suivant ou inversement, ou encore voter lors d'un scrutin et s'abstenir au scrutin suivant) en fonction de la conjoncture, des enjeux liés à chaque élection et de l'offre en présence. La volatilité électorale est alors le résultat de calculs opérés par les électeurs qui se livrent à des évaluations rationnelles de l'offre politique. Selon ce modèle, l'électeur décide son vote en évaluant les conséquences pour lui-même des politiques menées par le gouvernement sortant. Il ne s'agit donc pas ici de dépolitisation, mais Le militantisme (partisan, associatif, syndical) et toutes les pratiques associées (réunions de cellule et de section, meetings, collages d'affiches, interventions sur les réseaux sociaux...). Une participation plus ponctuelle à des actions collectives : grèves, manifestations, signature de pétitions, émeutes, etc. vote une participation politique conventionnelle: participer à des activités liées au vote (inscription sur les listes électorales, regarder ou écouter des émissions politiques en période électorale, se rendre aux urnes...) ; une participation politique non-conventionnelle ou protestataire : elle peut être légale (manifestations, pétitions, grèves,...) ou illégale (désobéissance civile, manifestation interdite, séquestration, saccage de vitrines,...) ; un engagement au sein d'une association ou d'un syndicat en tant que simple adhérent ou donateur au bénévole actif; un mode de consommation engagée : locavore, végan, commerce équitable, produits biologiques, boycott,...

d'un vote sur enjeux, variant en fonction de ce qui est jugé important et prioritaire par les électeurs. L'abstentionnisme politique peut être une forme d'engagement politique. En effet, il faut distinguer ceux qui, en se mettant hors de la décision électorale (donc pas d'engagement politique), sont aussi "hors-jeu" politiquement de ceux qui, bien que ne participant pas à l'élection, inscrivent leur décision "dans le jeu" politique". Ces derniers, font donc un choix rationnel et reflétent à la fois une crise de la représentation politique et une insatisfaction croissante face à l'offre politique. On peut différencier deux types d’abstention : les abstentionniste “dans le jeu politique” et “hors du jeu politique” Les premiers sont souvent jeunes, diplômés et plutôt favorisés quant aux conditions de leur insertion sociale. Ils déclarent par ailleurs s'intéresser à la politique, et peuvent même se déclarer proches d'un parti politique. Ils s'abstiennent sans qu'il s'agisse d'une désaffection politique et se remettent à voter dès qu'ils peuvent à nouveau se reconnaître dans l'offre électorale proposée. Leur abstention est le plus souvent intermittente. Cet abstentionnisme « dans le jeu politique » correspond à un nouveau type d'électeur, plus mobile, plus affranchi des modèles d'identification partisane, relativement critique et exigeant à l'égard de l'offre politique, et pouvant utiliser l'abstention au même titre que le vote pour se faire entendre et peser sur l'élection. Les abstentionnistes « hors du jeu politique » se distinguent par un retrait de la politique, et par une certaine apathie. On les retrouve en plus grand nombre au sein des couches populaires, disposant d'un faible niveau d'instruction, parmi des catégories en difficulté d'insertion sociale, ainsi que dans les populations urbaines. On compte aussi un plus grand nombre de femmes. Ces absents plus constants de la scène électorale ne se reconnaissent pas dans jeu politique, ils ont trop de problèmes individuels pour investir la scène collective, et se sentent incompétents. Mais surtout ils sont davantage porteurs que les autres d'un refus et d'une contestation s'ils se déclarent en plus grand nombre que les autres favorables à un changement complet de société. Globalement, les « hors-jeu » contestent la société dans laquelle ils vivent. S'ils votaient ils seraient en nombre significatif plus sensibles aux thèses populistes ou d'extrême droite. Leur comportement s'inscrit dans une logique de refus du système social comme du système politique. 2.Malgré le paradoxe de l’action collective, les individus s’engagent. A. L'action collective Les individus viennent parfois a agir collectivement. L'histoire des deux derniers siècles est marquée par un conflit majeur opposant le monde ouvrier et le patronat. Le déclin de la classe ouvrière a fait baisser les conflits du travail mais pas pour autant l'action collective : les individus continuent de se mobiliser.