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D'ADMINISTRATEUR-ADJOINT. 1. Ouverture du concours. Un concours externe a été ouvert pour le recrutement échelonné d'administrateurs-adjoints à.
Typologie: Lectures
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République Française
n iv t k rn
Paris, le 15 mai 2020
La présente note comprend deux parties : la première consacrée à la présentation générale du concours et la seconde à l’appréciation des travaux des candidats.
1. Ouverture du concours
Un concours externe a été ouvert pour le recrutement échelonné d ’administrateurs-adjoints à compter du 1 er octobre 2019 (arrêté n° 2018-296 du Président et des Questeurs du 14 novembre 2018).
Le nombre de postes offerts était fixé à six, avec possibilité d ’établir une liste complémentaire dans l’hypothèse où des vacances de postes apparaîtraient jusqu’au 1 er octobre 2021.
2. Conditions d’inscription au concours
Pour se présenter au concours externe, les candidats devaient être âgés 'de plus de 18 ans au 1 er janvier 2018 et être titulaires, à la date de clôture des inscriptions (fixée au 8 février 2019), d ’un diplôme sanctionnant au moins trois années d'études supérieures ou d ’un autre titre ou diplôme classé au moins au niveau II 1.
A la date de clôture des inscriptions, les candidats devaient également posséder la nationalité française ou être ressortissants d ’un autre Etat membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse, de la Principauté de Monaco ou de la Principauté d ’Andorre.
1 Niveau 6 selon la nomenclature instaurée par le décret n° 2019-14 du 8 janvier 2019 relatif au cadre national des certifications professionnelles.
Composition du jury
Le jury comprenait neuf membres « principaux » nommés par le Président et les Questeurs du Sénat et répartis entre cinq fonctionnaires de l ’administration du Sénat (y compris le président du jury) et quatre personnalités extérieures venues d ’horizons professionnels variés (grandes institutions publiques, université, etc.).
Partiellement renouvelé dans sa composition par rapport au jury du précédent concours organisé en 2016-2017, le j ury a été choisi avec le triple souci de :
Il comprenait par ailleurs six membres adjoints ne participant ni aux épreuves orales d'admission, ni aux délibérations du jury tendant à déclarer la présélection, l'admissibilité ou l’admission des candidats.
Ce jury se composait comme suit (arrêté n° 2019-20 du Président et des Questeurs du 30 janvier 2019) :
Président : M. Eric TAVERNÏER, Directeur Général des Missions institutionnelles,
Membres : M. Christian ABRARD, Sous-préfet de Roanne, M. Philippe BUZZI, Conseiller référendaire à la Cour des comptes, Mme Estelle CHICOUARD, Directrice des Ressources humaines de l’Institut de France, Mme Marion GUTKOWSKI, Administrateur-adjoint à la Division de la Questure, des Affaires juridiques et du Contrôle interne, Mme Laurence MARION, Conseillère d'État,
Mme Chloé SZAFRAN, Administrateur à la Direction de l’Accueil et de la Sécurité,
M. Gilles TAREE, Administrateur-adjoint de grade supérieur à la Direction de la Séance,
M. Marc THOUMELOU, Conseiller à la Direction de l’Initiative parlementaire et des Délégations. Membres adjoints :
Mme Madeleine DECK-MICHON, Agrégée d ’économie et de gestion,
M. Romain GODET, Administrateur principal à la Direction de la Législation et du Contrôle,
Cependant, estimant dans un second temps, qu ’une telle modification du programme du concours dès l’édition suivante risquerait à la fois d’entraîner une désaffection des candidats et d’induire des changements importants pour la définition du cadre des administrateurs-adjoints, ils ont finalement choisi un scénario intermédiaire impliquant le remplacement des mathématiques par le droit administratif en épreuve d ’admissibilité obligatoire et l’instauration d ’un choix entre deux options : mathématiques et gestion comptable.
1) La transformation de Vépreuve optionnelle d’ admissibilité de droit administratif en épreuve obligatoire
Composée de deux questions théoriques et d’un cas pratique à résoudre, l’épreuve optionnelle de droit administratif avait été, lors du concours 2016-2017, celle qui avait attiré le plus grand nombre de candidats lors des épreuves d ’admissibilité (55, soit 64,7% des candidats ayant pris part aux épreuves).
Il a donc semblé pertinent de répondre à un besoin récurrent de l’administration sénatoriale en fonctionnaires maîtrisant le droit administratif, par la transformation de cette épreuve optionnelle en épreuve d’admissibilité obligatoire.
2) La suppression des options « droit civil » et « droit du travail » dans l’épreuve obligatoire à option
Faisant suite aux recommandations du jury du concours 2016-2017, les épreuves de droit civil et de droit du travail ont été supprimées, aucun candidat externe admissible n ’ayant choisi cette option lors des concours 2016-2017. «Le jury du précédent concours avait déjà soulevé la question du maintien de ces deux spécialités, choisies par peu de candidats, alors que la conception des sujets mobilise plusieurs membres principaux ou adjoints du jury et alourdit donc l'organisation du concours. Il convient d ’ajouter que les résultats ont été faibles dans ces deux options et particulièrement en droit du travail (moyenne de 3,82/20). » (p. 27 du rapport du jury).
3) La transformation de l'épreuve de mathématiques en option, au choix avec la gestion comptable et financière
Comme rappelé supra, le jury du concours 2016-2017 s’était « interrogé sur la pertinence et le poids de cette épreuve de mathématiques, (...) plusieurs candidats dont le profil n'a pas été jugé adéquat à l’issue des épreuves orales [ayantj obtenu une bonne (voire une très bonne) note dans cette matière. » En outre, « le caractère éliminatoire des notes inférieures à 6 a été levé par le jury pour cette épreuve, si bien qu ’un des candidats admis a pu obtenir une telle note (5,5/20). A contrario, un seul des 7 candidats admissibles ayant obtenu une note de 16/20 ou plus en mathématiques a finalement été admis. »
L’épreuve de mathématiques, exigeante, n’avait donc que partiellement joué le rôle de «filtre » et de diversification des candidatures. A contrario, le jury du dernier concours avait confirmé la pertinence de l ’épreuve optionnelle de gestion comptable et financière, qui permet le recrutement de « profils gestionnaires », précieux parmi les administrateurs-adjoints. Choisie par 15 candidats du concours externe
2016-2017 (soit 17,6% des candidats), elle était, selon le jury des concours 2016-2017, ta seule qui « s’avèr(ait) incontestable ».
C’est pourquoi, le programme du concours externe d’administrateur-adjoint 2018-2019 a proposé aux candidats un choix entre les mathématiques et la gestion comptable et financière. Cette évolution devait valoriser la comptabilité, qui permet d’identifier des « profils gestionnaires ».
4) Le programme du concours externe d'administrateur-adjoint organisé en 2019 comprenait donc les épreuves suivantes :
- Présélection (dans un format inchangé : un questionnaire à choix multiples et des questions à traiter à partir de documents) ; - Admissibilité (4 épreuves) : o une épreuve d’étude de cas (4 heures, coefficient 4) ; o une épreuve de résumé de texte (3 heures, coefficient 3) ; o une épreuve de droit administratif (2 heures, coefficient 2) ;
o une épreuve à option (2 heures, coefficient 2), à choisir entre gestion comptable et financière et mathématiques ;
- Admission (dans un format inchangé) :
o une épreuve écrite portant sur les institutions françaises et européennes (2 heures, coefficient 3) ; o une épreuve orale de langue vivante (30 minutes, coefficient 1) ; o une épreuve de mise en situation collective (25 minutes de mise en situation et 10 minutes d ’entretien individuel, coefficient 2) ; o un entretien libre avec le jury (20 minutes, coefficient 5).
4. Déroulement du concours
a. La publicité du concours
L’ouverture du concours a été annoncée :
Comme à l’accoutumée, l ’origine géographique des candidats était peu diversifiée. La part des candidats inscrits résidant en région parisienne s’est même fortement accrue (80 % contre 69 % au concours précédent) malgré les efforts de communication poursuivis par la direction des Ressources humaines et de la Formation pour attirer le public le plus large possible, à la fois en termes de formation et d ’origine géographique.
La répartition entre hommes et femmes parmi les candidats inscrits était plus équilibrée qu ’au concours précédent (51 % d ’hommes et 49 % de femmes en 2019 contre 55 % d ’hommes et 45 % de femmes en 2016-2017). Il faut rappeler à cet égard que le cadre des administrateurs-adjoints compte environ 57 % de femmes.
Autre évolution notable : la moyenne d’âge des candidats inscrits était en nette hausse lors du concours 2019 (33 ans contre 31 ans au concours 2016-2017 et 30 ans au concours 2015). En outre, alors que 22 % des candidats avaient plus de 35 ans en 2016-2017, ils étaient 34 % au concours 2019.
S’agissant plus particulièrement de la répartition des candidats en fonction de leurs choix d’épreuves à option, il convient de souligner que :
c. Lyépreuve de présélection
L’épreuve de présélection, d ’une durée d ’lh30, s’est déroulée le lundi 12 mars 2019 après-midi à l’Espace Charenton (Paris XIIe).
Elle comprenait deux parties :
165 candidats se sont présentés à l’épreuve de présélection sur les 252 inscrits qui y étaient soumis, ce qui correspond à un taux de présence de 65,5 %. À titre de comparaison, lors du précédent concours organisé en 2015, 190 candidats s’étaient présentés à cette épreuve sur 295 inscrits, soit un taux de présence de près de 64,4 %.
Les notes se sont échelonnées de 1,18/20 à 14,65/20. La moyenne des candidats s’est établie à 7,08/20. Seulement 24 candidats sur 165 ont obtenu 10/20 ou plus (soit 14,5 % des candidats). 42 candidats ont obtenu au moins 9/20 (soit 25,45 % des candidats). 83 candidats ont obtenu une note supérieure ou égale à 7 sur 20 (soit 50,3 % des candidats).
A titre de comparaison :
A l’issue de ses délibérations, le 27 mars 2019, le jury a déclaré présélectionnés 121 candidats ayant une note supérieure ou égale à 5/20. 11 s’agissait majoritairement d ’hommes (54 %), de 30 ans ou moins (54%), franciliens (83%), titulaires d ’un bac+5 (près de 80%), spécialisés en affaires publiques, droit public ou droit privé (51%). Une majorité de candidats présélectionnés avait choisi l’option mathématiques (57 %).
d. Les épreuves d’admissibilité
Les épreuves d ’admissibilité ont eu lieu les mardi 23 et mercredi 24 avril 2019 à l’Espace Charenton (Paris Xllème).
Sur les 121 candidats présélectionnés, 90 étaient présents pour la première épreuve (droit administratif), et 86 ont participé à l ’ensemble des épreuves, soit 71,07% des candidats présélectionnés. Ce taux de présence est nettement supérieur à celui du dernier concours (68,5%).
A l’issue de ses délibérations, le 27 juin 2019, le jury a déclaré admissibles les 26 premiers candidats ayant obtenu une moyenne supérieure ou égale à 11/20. Pour ce faire, le caractère éliminatoire de l’épreuve à option a été levé afin de ne pas éliminer quatre candidats qui avaient obtenu une note inférieure à 6/20.
La moyenne d ’âge des 26 candidats admissibles (14 hommes et 12 femmes) était de 28 ans, le plus jeune ayant 23,5 ans et le plus âgé, 37,5 ans, 82 % des candidats admissibles résidaient en Île-de-France. 8 d ’entre eux étaient issus d’un Institut d ’études politiques et 13 étaient titulaires d'un master 2 universitaire.
Parmi ces 26 candidats, 22 avaient choisi les mathématiques au titre de l ’épreuve obligatoire à option et 4 la gestion comptable et financière.
e. Les épreuves d ’admission
Deux candidats ayant renoncé à se présenter aux épreuves d ’admission, 24 candidats ont donc participé à ces épreuves.
L’épreuve écrite portant sur les institutions françaises et européennes a eu lieu au Sénat le 5 septembre 2019.
De même, la majorité des lauréats (soit 5 sur 9) sont diplômés de l’Institut d’études politiques de Paris. Un lauréat est diplômé d ’un master I de l’université de Bourgogne et de l’Institut régional d ’administration (IRA) de Metz, une lauréate est diplômée de l’Ecole de l’Air, une autre lauréate est diplômée de l’École normale supérieure (Ulm) et un lauréat est en cours d ’obtention d ’un master II « audit, contrôle et management public » à l’université Paris I.
1. L’épreuve de présélection
Cette épreuve comprenait deux parties. Dans la première, il était demandé aux candidats de répondre à un questionnaire à choix multiples sur des questions d ’ordre général, juridique, administratif, logique, mathématique, comptable et relatives à l’environnement professionnel du Sénat. Dans la seconde, les candidats devaient répondre, à partir de documents qui leur étaient fournis, à des questions ne relevant pas d'un programme spécifique, mais permettant d'apprécier leurs aptitudes et leur capacité de raisonnement.
Dans la continuité des précédents concours et dans un souci de diversification des profils des candidats présélectionnés, le jury avait une nouvelle fois veillé à la composition du QCM. Ainsi, parmi les 100 questions proposées, trois grands groupes thématiques avaient été dégagés : ce QCM comptait 40 questions d ’ordre général (culture générale, actualité, français, etc.), 35 questions de logique, mathématiques et comptabilité et 25 questions d ’ordre juridique et relatives aux institutions politiques.
De même, le jury avait veillé à la structure du questionnaire sur dossier, qui comprenait dix questions auxquelles les candidats devaient répondre après avoir examiné un dossier documentaire relatif à l’évolution du tourisme en France et au développement de la location de meublés touristiques.
Ce questionnaire s’avère complémentaire du QCM général en ce qu ’il teste non pas des connaissances académiques ou théoriques mais l ’aptitude des candidats à l’analyse de documents et à leur compréhension rapide. Cette sous-épreuve offre ainsi, potentiellement, aux candidats de tout profil une chance de réussite.
Comme rappelé supra, les notes des candidats du concours externe se sont échelonnées de 1,18/20 à 14,65/20 et la moyenne des candidats s’est établie à 7,08/20.
L’épreuve telle qu ’elle a été conçue a donc bien joué son rôle de « présélection ».
La baisse des notes obtenues par les candidats dans la seconde partie de l’épreuve par rapport au précédent concours (moyenne de 9,96 sur 20 contre 14,53 sur 20 au précédent concours), était attendue, expliquée, en premier lieu, par le durcissement du format de cette seconde partie recommandé par le jury du concours 2016-2017 : celle-ci portait en effet sur un dossier documentaire plus long, sollicitant des capacités de lecture rapide et de synthèse. Cette seconde partie pouvait de plus amener les candidats à donner des réponses multiples. Cette évolution des exigences de l ’épreuve n ’explique cependant pas totalement cet « effondrement » du niveau global des candidats (60 candidats ont eu une note inférieure à 6/20).
Ce sont les mauvais résultats des candidats sur la première partie de l ’épreuve (moyenne à 5,64 sur 20 contre 7,05 au précédent concours), qui correspondait à un QCM traditionnel, sans complexité supplémentaire, qui ont contribué à la prestation d ’ensemble mitigée des candidats. En effet, cette première partie a été mal appréhendée par un grand nombre de candidats (84 candidats ayant eu une note inférieure à 6/20 sur cette partie). On notera que les questions de culture générale ont eu la moyenne de bonnes réponses la plus élevée, à égalité avec les questions portant sur le droit et les institutions (40,1 %) mais aussi le taux de mauvaises réponses le plus élevé (23,5 %) ; les questions de droit ont, pour leur part, obtenu le taux de mauvaises réponses le plus bas en moyenne (20,5 %).
Le taux de bonnes réponses aux dernières questions du QCM (entre 7,3 et 9,7 % de bonnes réponses pour les trois dernières questions, alors que ce taux varie de 75,8 à 81,2 % pour les trois premières) semble indiquer, en outre, que certains candidats ont rencontré des difficultés dans la gestion du temps imparti. Ces candidats ont très probablement traité la seconde partie avant la première et, globalement, manqué de temps.
Enfin, il convient de souligner que l’épreuve de présélection a inversé le rapport entre les options choisies par les candidats.
Gestion comptable et financière
Mathématiques
Candidats inscrits 54%^46 % Candidats présélectionnés 43% 57%
2. Les épreuves d’admissibilité 2
a. Appréciation quantitative
Les moyennes générales s’échelonnent de 2,30/20 à 14,50/20.
Parmi les 86 candidats présents sur l ’ensemble des épreuves d ’admissibilité, il faut noter qu’une nette majorité (59,3 %) a choisi en option les mathématiques, comme le retrace le tableau ci-dessous. Cette tendance est encore plus marquée (84,6 %) parmi les candidats déclarés admissibles. Répartition des candidats présents à toutes les épreuves d’admissibilité entre les différentes épreuves à option
Épreuve
Nombre de candidats présents
Pourcentage de candidats ayant choisi cette option
Moyenne des notes obtenues par les candidats ayant choisi cette option
Nombre de candidats admissibles
Pourcentage d’admissibles ayant choisi cette option Mathématiques 51 59,3 % 10,31 22 84,6 % Gestion comptable et financière 35 40,7^ %^ 8,75^4 15,4% Total 86 100 % 9,68 (^26 100) %
' Les annales du concours sont disponibles sur le site internet du Sénat.
La gestion du temps reste dans ce type d ’épreuve un point de vigilance à avoir pour les candidats.
® Partie 1 - Rédaction d ’une note sur la dématérialisation envisagée des transmissions des textes adoptés par le Sénat et authentiques (les authentiques ou « vélins » du Sénat sont des documents officiels signés par le Président du Sénat et scellés authentifiant l'adoption d ’un texte par la Haute Assemblée) adressée au directeur de la Séance du Sénat
La plupart des candidats ont bien appréhendé l ’exercice. La présentation des éléments de contexte a été généralement satisfaisante et, dans la plupart des copies, les trois objectifs exigés de la note demandée ont été respectés (résumer les règles actuelles de transmission ; présenter les conséquences de la convention tripartite signée entre le Sénat, l’Assemblée nationale et le Secrétariat général du Gouvernement (SGG) en matière de conservation des authentiques ; mentionner les présentations des modifications devant être apportées à l’Instruction générale du Bureau (1GB)).
La seconde partie du sujet a été également maîtrisée dans l’ensemble.
Sur la forme, la plupart des candidats ont compris l’exercice et rédigé une note destinée au bon interlocuteur comprenant une introduction et une annonce de plan.
Sur le fond, certains outils à la disposition des citoyens pour « faire vivre » la démocratie locale ont parfois fait l’objet de confusions (ainsi des consultations locales et des référendums locaux). Sur ce point, le jury rappelle aux candidats qu ’une lecture attentive des documents mis à disposition est essentielle pour éviter les simplifications abusives sur l’état du droit et les contresens.
Pour quelques candidats, comme lors du précédent concours, il est à noter une posture d ’engagement personnel ne correspondant pas aux exigences d ’un cadre professionnel.
♦ Résumé de texte
Les candidats doivent résumer un texte portant sur un sujet d'ordre général relatif aux problèmes politiques, économiques, culturels et sociaux du monde contemporain en un nombre maximum de mots indiqué dans le sujet (environ 10% de la longueur initiale du texte).
Cette épreuve a pour objet d ’apprécier tant la capacité des candidats à résumer un texte et leur maîtrise de la langue que leur compréhension de l'évolution politique, économique et sociale du monde et du mouvement des idées. (Durée 3 heures — coefficient 3)
L’épreuve de résumé portait sur un texte de Mme Jihane Sebai, maître de conférences au laboratoire de recherche Larequoi de l’Université de Versailles - Saint-Quentin-en-Yvelines, intitulé « Participation citoyenne à l'amélioration de la qualité et de la sécurité des soins. »
Il s’agit d’une épreuve permettant d ’apprécier non seulement la maîtrise de la langue française des candidats mais aussi leurs capacités de compréhension, de restitution et de rédaction, ainsi que leur esprit de synthèse : cette épreuve complète donc utilement les autres épreuves d ’admissibilité, qui testent davantage les connaissances et la faculté d’analyse des candidats.
Cette épreuve, qui ne fait généralement l’objet d ’aucun enseignement particulier dans le cadre de la préparation aux concours administratifs, a globalement été mieux réussie par les candidats du concours 2019 que par leurs prédécesseurs du concours 2016-2017.
Les candidats, dans leur ensemble, ont su restituer le raisonnement de l’auteur sans l’affaiblir avec les articulations logiques du texte.
L’orthographe, malgré des lacunes dans certaines copies, s’est révélée globalement correcte.
La moyenne des résultats s’est établie à 10,69/20 (contre 9,19/20 en 2016-2017), avec des notes s’échelonnant de 5/20 à 17,5/20 (contre 3/20 à 13,5/20 en 2016-2017). Trois candidats ont obtenu une note éliminatoire. 25 copies ont eu une note supérieure ou égale à 13/20.
♦ Droit administratif
Cette épreuve se compose d'une ou plusieurs questions ou exercices pratiques faisant appel aux connaissances correspondant aux domaines du programme.
(Durée 2 heures - coefficient 2)
Pour la première fois, cette épreuve était obligatoire. D’une durée de deux heures, elle visait à s’assurer d ’un niveau de connaissance en droit administratif correspondant aux exigences d ’une deuxième année de licence en droit.
Elle comportait deux parties :
Les copies ont été, à de rares exceptions près, décevantes, les notes s’échelonnant de 1,2/20 à 16,8/20, avec une moyenne de 7,21/20. Seulement 17 copies ont reçu une note égale ou supérieure à 10/20, 29 copies ayant reçu une note éliminatoire (soit 33,7% des copies des candidats ayant participé à l’ensemble des épreuves d ’admissibilité).
Un grand nombre de candidats n ’avait pas du tout révisé le programme de l’épreuve. De nombreuses copies étaient ainsi lacunaires, avec des réponses insuffisamment justifiées, témoignant d ’une connaissance très approximative des outils mathématiques.
Les candidats ayant obtenu une note supérieure à 10 sur 20 ont préparé l’épreuve sérieusement et ont veillé à rédiger leur travail soigneusement ; pour autant, des erreurs d ’inattention, de méthode et de lecture d ’énoncé subsistent, ce qui explique l’absence de très bonnes notes.
Enfin, sur quelques copies, des candidats ont formulé des commentaires déplacés et inappropriés sur la qualité de l’épreuve proposée, ce qui est inédit.
Le sujet comportait quatre exercices sur quatre thèmes différents, tous conformes au programme de l’épreuve :
® L’exercice 1, noté sur 5 points, a été le moins bien réussi. La moyenne des candidats est de 0,77 point, soit environ 3 sur 20. La fonction étudiée était définie par : B(x) = —x 2 + lOx — 9 — Sln{x} Dans la seconde question, 18 candidats ont su calculer la dérivée de cette fonction, mais un seul a réussi à utiliser correctement cette dérivée pour en déduire le sens de variation de la fonction. Dans la troisième question, seuls 5 candidats ont su calculer l ’intégrale de la fonction In entre 1 et 6. Les études de fonction figuraient pour la première fois au programme de l’épreuve. Les candidats n ’ont donc pas trouvé d ’exercices analogues dans les annales du concours et n ’ont manifestement pas prêté attention au changement de périmètre des connaissances attendues.
Le sujet comportait trois dossiers indépendants traitant de trois points distincts parmi les cinq constituant le programme (notions fondamentales de comptabilité financière, notions
fondamentales de comptabilité de gestion, éléments de gestion financière, éléments de contrôle de gestion, éléments de comptabilité publique).
Selon les correcteurs, le premier dossier relevait de la comptabilité financière et consistait essentiellement en la détermination des tableaux proposés dans les annexes des états financiers. Le deuxième dossier exposait les enjeux d ’un placement financier et traitait des différentes modalités de placement. Le troisième et dernier dossier devait permettre aux candidats de réaliser des calculs de coûts complexes.
L’ensemble du sujet donnait ainsi la possibilité aux candidats de définir des notions, de réaliser des calculs et de rédiger des commentaires.
Comme pour l’épreuve optionnelle de mathématiques, les résultats des candidats n’ont pas été à la hauteur des attentes du jury, alors même que les correcteurs considèrent que l ’épreuve n ’était pourtant pas difficile.
La moyenne des notes s’est établie à 7,43 sur 20 (contre 7,63/20 au concours de 2016-2017), les notes s’échelonnant entre 2 et 14/20. 16 candidats (45,7 %) se sont vu attribuer une note éliminatoire. Seuls 2 candidats ont obtenu une note supérieure ou égale à 13/20.
Globalement, le jury regrette l’absence de connaissance des définitions pertinentes par de nombreux candidats : les termes retenus, pourtant en lien direct avec le programme de l ’épreuve, n ’ont pas été utilisés de manière appropriée.
Plus précisément, sur le premier dossier, les candidats n ’ont pas maîtrisé les modalités de construction de ces tableaux, soulignant leur méconnaissance des mécanismes comptables et des liens existants entre le bilan et le compte de résultat. Sur le deuxième dossier, les candidats ont souvent exposé l ’arbitrage existant entre rentabilité et risques mais leurs réponses n ’ont pas été assez justifiées.
Le jury déplore également l’absence de commentaires ou leur faible pertinence dans certaines copies. Parfois, la lecture des documents à disposition des candidats n ’a pas été assez précise. Le raisonnement et les calculs doivent faire l’objet d ’explications. Des commentaires détaillés et précis sont attendus.
a. L'épreuve orale de langue vivante
Les candidats doivent, dans la langue choisie, faire le commentaire d'un texte écrit dans cette langue et répondre à des questions. L'usage du dictionnaire n 'est pas autorisé. (Préparation 30 minutes - durée 30 minutes - coefficient 1)
Cette épreuve peut porter sur l’une des 10 langues vivantes suivantes : allemand, anglais, arabe littéral, chinois, espagnol, italien, néerlandais, polonais, portugais ou russe.
Pour rappel, 3 langues ont été choisies par les candidats : anglais (20), allemand (3) et espagnol (1).
Les difficultés peuvent aussi s’expliquer par l’incapacité de certains candidats à distinguer, pour le traitement d’un sujet, l’annexe du principal, ce qui est tout autant inconcevable, sinon davantage : ainsi, un sujet tel que « la libre administration des collectivités territoriales » n ’impliquait pas de détailler les strates de communes existant au 1 er janvier 2019.
Les candidats étaient attendus sur leur capacité à exploiter leurs connaissances à bon escient, ce qui leur imposait de sélectionner les plus pertinentes au regard du libellé du sujet et de leur consacrer un minimum de développements dépassant la stricte mention juridique pour, ne serait- ce qu ’en une phrase ou deux, en faire ressortir la portée.
c. La mise en situation collective
Lors de celte épreuve, les candidats sont répartis en groupes d’au moins trois personnes.
A partir d ’un sujet de mise en situation qui leur est soumis, les candidats d'un même groupe procèdent, devant le jury, à un échange leur permettant d’exposer leur analyse de la situation et leur point de vue, de constater leurs points d ’accord ou de désaccord et de proposer une ou plusieurs solutions à la situation donnée.
Chaque candidat est ensuite interrogé individuellement par le jury, en l'absence des autres candidats, sur les échanges auxquels il vient de participer.
Celte épreuve vise à apprécier les compétences relationnelles des candidats, leur comportement en interaction, leur réactivité ainsi que leur capacité d’ analyse et d ’écoute. Elle ne requiert pas de connaissance technique particulière et ne comporte aucun programme spécifique. (Durée 25 minutes de mise en situation et 10 minutes d ’interrogation individuelle - coefficient 2)
Depuis 2015, des épreuves de mise en situation collective ont été proposées au stade de l’admission dans certains concours du Sénat (administrateur-adjoint, surveillant du Palais et agent). Il s’agissait de la troisième édition de cette épreuve dans un concours d ’administrateur-adjoint.
Concrètement, l’épreuve s’est déroulée selon le schéma suivant :
« Vous allez participer à une épreuve de mise en situation collective. Cette épreuve, affectée d’ un coefficient 2, fera l’objet d ’une notation individuelle. Elle vise à apprécier les compétences relationnelles des candidats, leur comportement en interaction, leur réactivité ainsi que leur capacité d’analyse et d’ écoute. Après lecture du sujet, vous disposerez d ’un temps maximum de 25 minutes pour exposer collectivement votre analyse de la situation et proposer une ou plusieurs solutions à la situation donnée.
Pour la mise en situation, il n'y a pas une seule « bonne » réponse attendue par le jury. L'intérêt de cette épreuve est de vous entendre raisonner, partager vos analyses et points de vue, constater vos points d’ accord et de désaccord, et cheminer collectivement vers une ou plusieurs réponses. Vous prendrez chacun librement la parole pendant ces 25 minutes. Le jury n 'interviendra pas.
A 5 minutes de la fin, vous serez invités à formaliser votre réponse (ou vos réponses) à la situation proposée.
A l'issue de ces 25 minutes, chaque candidat sera ensuite interrogé individuellement par le jury, en l’absence des autres candidats, et pour une durée de 10 minutes, sur les échanges auxquels il vient de participer » ;
aucun temps de préparation spécifique n ’étant prévu, la plupart des groupes de candidats ont pris de 3 à 5 minutes pour prendre connaissance du sujet avant de prendre la parole et de démarrer les échanges ;
deux « rapporteurs », désignés parmi les membres du jury pour chaque sujet, démarraient l’interrogation individuelle puis ouvraient la discussion lors des délibérations.
Comme lors des précédents concours, les sujets avaient été conçus avec le triple impératif suivant :
présenter, dans la forme et le fond, une certaine homogénéité, afin de garantir l’égalité de traitement entre groupes de candidats.
Le libellé de chaque sujet devait être bref et ne présenter aucune ambiguïté. Il a été décidé de proposer des sujets se situant dans un contexte exclusivement professionnel, afin d ’apprécier les capacités des candidats à se projeter dans des fonctions administratives. En outre, comme lors du précédent concours, tous les sujets mentionnaient un contexte administratif déterminé et situé hors du Sénat. Les cas pratiques proposés ont consisté en des situations de conduite de projet, de programmation d ’événement ou de gestion de crise. Les candidats devaient incarner les membres d’un groupe de travail ou d ’une équipe projet chargés de faire des propositions d ’actions.