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Les nombres complexes, Guide, Projets, Recherche de Littérature italienne

Théorème 1 : A tout nombre complexe z = a + ib, on peut faire corres- pondre un point M(a; ... On dit que z est l'affixe de M. On écrit alors M(z).

Typologie: Guide, Projets, Recherche

2021/2022

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1
Les nombres complexes
Table des matières
1 Introduction 2
1.1 Un problème historique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Création d’un nouvel ensemble . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2 Construction des nombres complexes 4
2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Représentation des nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3 Opérations avec les complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.4 Conjugué . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.4.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.4.2 Applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.4.3 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3 Équation du second degré 8
3.1 Résolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.2 Application aux équations de degré supérieur . . . . . . . . . . . . 9
4 Forme trigonométrique et exponentielle 10
4.1 Forme trigonométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4.1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4.1.2 Propriétés des modules et arguments . . . . . . . . . . . . . 11
4.1.3 Formule de Moivre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
4.2 Forme exponentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
4.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
4.2.2 Formules d’Euler . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
5 Application des complexes à la géométrie 14
5.1 Complexes et vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
5.1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
5.1.2 Affixe d’un vecteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
5.1.3 Somme de deux vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
5.1.4 Angle orienté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
5.1.5 Colinéarité et orthogonalité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
5.1.6 Barycentre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
5.2 Complexe et transformation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
5.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
5.2.2 Écriture complexe d’une translation . . . . . . . . . . . . . . 16
5.2.3 Écriture complexe d’une homothétie . . . . . . . . . . . . . . 17
5.2.4 Écriture complexe d’une rotation . . . . . . . . . . . . . . . . 17
5.3 Étude d’une transformation quelconque . . . . . . . . . . . . . . . . 18
PAUL M ILAN 5 janvier 2012 TERMI NAL E S
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Les nombres complexes

  • 1 Introduction Table des matières
    • 1.1 Un problème historique
    • 1.2 Création d’un nouvel ensemble
  • 2 Construction des nombres complexes
    • 2.1 Définition
    • 2.2 Représentation des nombres complexes
    • 2.3 Opérations avec les complexes
    • 2.4 Conjugué
      • 2.4.1 Définition
      • 2.4.2 Applications
      • 2.4.3 Propriétés
  • 3 Équation du second degré
    • 3.1 Résolution
    • 3.2 Application aux équations de degré supérieur
  • 4 Forme trigonométrique et exponentielle
    • 4.1 Forme trigonométrique
      • 4.1.1 Définition
      • 4.1.2 Propriétés des modules et arguments
      • 4.1.3 Formule de Moivre
    • 4.2 Forme exponentielle
      • 4.2.1 Définition
      • 4.2.2 Formules d’Euler
  • 5 Application des complexes à la géométrie
    • 5.1 Complexes et vecteurs
      • 5.1.1 Définition
      • 5.1.2 Affixe d’un vecteur
      • 5.1.3 Somme de deux vecteurs
      • 5.1.4 Angle orienté
      • 5.1.5 Colinéarité et orthogonalité
      • 5.1.6 Barycentre
    • 5.2 Complexe et transformation
      • 5.2.1 Définition
      • 5.2.2 Écriture complexe d’une translation
      • 5.2.3 Écriture complexe d’une homothétie
      • 5.2.4 Écriture complexe d’une rotation
    • 5.3 Étude d’une transformation quelconque

2 1 INTRODUCTION

1 Introduction

1.1 Un problème historique

À la fin du XVIe^ siècle, on s’est intéressé à la résolution des équations du troi-

sième degré. On montra rapidement que à l’aide d’un changement de variable

toute équation du troisième degré peut se mettre sous la forme

x^3 + px + q = 0

Cette équation admet au moins un racine réel, dont l’expression peut se mettre

sous la forme (un peu complexe) :

x 0 =

3

q 2

q^2 4

p^3 27

3

q 2

q^2 4

p^3 27

Un mathématicien italien de l’époque, Bombelli, s’intéressa de près à l’équa-

tion :

x^3 − 15 x − 4 = 0

Qui donne alors comme solution : p = −15 et q = − 4

x 0 =

3

3

x 0 =

3

3

3

3

La racine

−1 posait problème. Cependant il remarqua que s’il posait (

− 1 )^2 = −1, on obtenait en develop-

pant ( 2 −

− 1 )^3 et ( 2 +

− 1 )^3 :

On rappelle que :

( a + b )^3 = a^3 + 3 a^2 b + 3 ab^2 + b^3 et ( ab )^3 = a^3 − 3 a^2 b + 3 ab^2 − b^3

− 1 )^3 = 23 − 3 ( 2 )^2

− 1 )^2 − (

− 1 )^3

− 1 )^3 = 23 + 3 ( 2 )^2

− 1 )^2 + (

− 1 )^3

− 1 donc

x 0 = 2 −

4 2 CONSTRUCTION DES NOMBRES COMPLEXES

2 Construction des nombres complexes

2.1 Définition

Définition 1 : On appelle l’ensemble des nombre complexes, noté C , l’en-

semble des nombres z de la forme :

z = a + ib avec( a , b ) ∈ R^2 et i^2 = − 1

le nombre réel a s’appelle la partie réelle de z notée : Re( z )

Le nombre réel b s’appalle la partie imaginaire de z noté : Im( z ).

Cette forme z = a + ib est appelée forme algébrique.

Remarque :

  1. Tout nombre réel appartient à C (faire b = 0).

  2. Si a = 0 on dit que z est un imaginaire pur

2.2 Représentation des nombres complexes

Théorème 1 : A tout nombre complexe z = a + ib , on peut faire corres-

pondre un point M ( a ; b ) dans un plan orthonormal (O,

u ,

v )

On dit que z est l’affixe de M. On écrit alors M ( z ).

Propriétés : Cette application est réciproque (bijective). A tout point M ( x ; y )

d’un plan muni d’un repère orthonormal, on peut associer un nombre complexe

z = x + iy.

Conclusion : On peut représenter alors le nombre complexe z = a + ib.

On appelle module de z la distance

OM , c’est la dire la quantité notée | z | tel

que :

| z | =

a^2 + b^2

Si zR , on a z = a et | z | =

a^2 = | a |

qui n’est autre que la valeur absolue du

réel a (même réalité donc même nota-

tion.

0

M ( z )

a

b |z|

axe des réels ↑

← axe des imaginaires

~ u

~ v

b

b

θ

De même on appelle argument de z , une mesure de l’angle (~ u ;

OM ), c’est à

dire la quantité notée arg( z ) telle que si θ est un argument de z on ait :

  

 

cos θ =

a | z |

sin θ =

b | z |

avec θ = arg( z ) [ 2 π ]

2.3 OPÉRATIONS AVEC LES COMPLEXES 5

Exemples :

  1. Déterminer le module des nombres complexes suivants :

z 1 = 1 + i , z 2 = 1 −

3 i , z 3 = − 4 + 3 i

| z 1 | =

cos θ 1 =

sin θ 1 =

θ 1 =

π 4

| z 2 | =

^1 +^3 =^2

cos θ 2 =

sin θ 2 = −

θ 2 = −

π 3

| z 3 | =

cos θ 3 = −

sin θ 3 =

θ 3 = arccos −

  1. Dans chacun des cas suivants, déterminer l’ensemble des point M dont l’affixe

z vérifie l’égalité proposée.

a) | z | = 3 b) Re( z ) = − 2 c) Im( z ) = 1

a) | z | = 3 : cercle C de centre O et de rayon 3

b) Re( x ) = −2 : Droite d 1 parallèle à

l’axe des ordonnées d’abscisse − 2

c) Im( z ) = 1 : Droite d 2 parallèle à l’axe des abscisses d’ordonnée 1

1

2

3

− 1

− 2

− 3

− 4

− 4 − 3 − 2 − 1 1 2 3

d 1

d 2

C

2.3 Opérations avec les complexes

Dans l’ensemble des nombres complexes on définit deux opérations : ê L’addition ( + ) :

si z = a + ib et z ′^ = a ′^ + ib ′^ alors z + z ′^ = ( a + a ′) + i ( b + b ′)

ê La multiplication ( × ) :

si z = a + ib et z ′^ = a ′^ + ib ′^ alors z × z ′^ = ( aa ′^ − bb ′) + i ( ab ′^ + ab )

L’ensemble des nombres complexes C muni des lois de l’addition et de la mul-

tiplication est un corps commutatif. Il possède donc toutes les propriétés de ces

deux lois dans l’ensemble des nombres réel R. C’est à dire : la communitativité et

associativité de l’addition et de la multiplication, distributivité de la multiplica-

tion par rapport à l’addition,.. ..

Pour qu’un nombre complexe soit nul, il faut que sa partie réelle et sa partie

imaginaire soient nulles :

a + ib = 0 ⇔ a = 0 et b = 0

2.4 CONJUGUÉ 7

Exemple : Résoudre l’équation suivante : z = ( 2 − i ) z + 3

z = ( 2 − i ) z + 3

z − ( 2 − i ) z = 3

z ( 1 − 2 + i ) = 3

z =

− 1 + i

1 − i

z =

− 3 ( 1 + i ) ( 1 − i )( 1 + i )

z = −

i

2.4.3 Propriétés

Propriété 1 : Soit z un nombre complexe et z son conjugué. On a :

z + z ′^ = 2Re( z ) z est un imaginaire pur alors : z + z = 0

zz ′^ = 2Im( z ) z est réel alors : z = z

Règle 1 : Pour tous complexes z et z ′, on a :

z + z ′^ = z + z ′^ , z × z ′^ = z × z ′ ( (^) z

z

z

z ′^

, zn^ = ( z ) n

Exemples :

  1. Donner la forme algébrique du conjugué z du complexe suivant : z =

3 − i

1 + i

z =

3 − i

1 + i

3 − i

1 + i

=

3 + i 1 − i

( 3 + i )( 1 + i ) 1 + 1

=

3 + 3 i + i − 1 2 = 1 + 2 i

  1. Dans le plan complexe, M est point d’affixe z = x + iy , x et y réels. À tout

complexe z , z 6 = 1, on associe : Z =

5 z − 2 z − 1

8 3 ÉQUATION DU SECOND DEGRÉ

a) Exprimer Z + Z en fonction de z et z.

b) Démontrer que « Z est un imaginaire pur » est équivaut à « M est un point d’un cercle privé d’un point ».

a) On calcule Z + Z

Z + Z =

5 z − 2

z − 1

5 z − 2

z − 1

5 z − 2 z − 1

5 z − 2 z − 1

( 5 z − 2 )( z − 1 ) + ( 5 z − 2 )( z − 1 ) ( z − 1 )( z − 1 )

5 zz − 5 z − 2 z + 2 + 5 zz − 5 z − 2 z + 2

( z − 1 )( z − 1 )

10 zz − 7 ( z + z ) + 4 ( z − 1 )( z − 1 )

b) Si Z est un imaginaire pur alors Z + Z = 0. On en déduit donc que :

10 zz − 7 ( z + z ) + 4 = 0

10 | z |^2 − 14Re( z ) + 4 = 0

10 ( x^2 + y^2 ) − 14 x + 4 = 0

x^2 + y^2 −

x

  • y^2 +

x

  • y^2 −

x

  • y^2 =

On en déduit que le point M ( z ) est le cercle de centre Ω

et de rayon

3 10

privé du point A ( 1 )

3 Équation du second degré

3.1 Résolution

Les nombres complexes ont été créés pour que l’équation du second degré ait

toujours des solutions.

10 4 FORME TRIGONOMÉTRIQUE ET EXPONENTIELLE

  1. On développe et on identifie à la première forme :

( zi )( az^2 + bz + c ) = az^3 + bz^2 + cziaz^2 − ibzic

= az^3 + ( bia ) z^2 + ( cib ) zic

On identifie, et l’on obtient le système suivant :

  

a = 1

bia = − 4 − i

cib = 13 + 4 i

ic = − 13 i

a = 1

b = − 4

c = 13

  1. L’équation devient donc : ( zi )( z^2 − 4 z + 13 ) = 0

On a donc z = i ou z^2 − 4 z + 13 = 0.

On calcule ∆ = 16 − 52 = − 36 = ( 6 i )^2

On obtient donc 2 solutions complexes conjugués :

z ′^ =

4 + 6 i 2

= 2 + 3 i ou z ′′^ =

4 − 6 i 2

= 2 − 3 i

Conclusion : S = { i ; 2 − 3 i ; 2 + 3 i }

4 Forme trigonométrique et exponentielle

4.1 Forme trigonométrique

4.1.1 Définition

Définition 3 : On appelle forme

trigonométrique d’un nombre com- plexe z ( z 6 = 0 ) dont l’écriture algé- brique est a + ib , l’écriture suivante :

z = r (cos θ + i sin θ )

avec

r = | z | et θ = arg( z ) [ 2 π ] (^0)

M ( z ) b | z |

arg( z )

~ u a

~ v b

Remarque : La forme trigonomètrique est à relier aux coordonnées polaire

d’un point.

Exemples :

  1. Trouver la forme trigonométrique de z = 1 − i

On détermine le module : | z | =

12 + (− 1 )^2 =

On détermine un argument : cos θ =

et sin θ = −

4.1 FORME TRIGONOMÉTRIQUE 11

On en déduit que θ = −

π 4

[ 2 π ], d’où :

z =

2 (cos

π 4

  • i sin

π 4

  1. Trouver la forme algébrique de z =

3 (cos

π

3

  • i sin

π

3

On a z =

  • i

i

4.1.2 Propriétés des modules et arguments

Théorème 4 : Pour tous complexes z et z ′^ non nuls, on a les relations

suivantes :

| z z ′| = | z | | z ′| et arg( z z ′) = arg( z ) + arg( z ′) [ 2 π ]

| zn | = | z | n^ et arg( zn ) = n arg( z ) [ 2 π ]

∣ ∣ ∣

z z

∣ =^

| z | | z ′|

et arg

( (^) z

z

= arg( z ) − arg( z ′) [ 2 π ]

Démonstration : Soient deux complexes z = r (cos θ + i sin θ ) et

z ′^ = r ′^ (cos θ ′^ + i sin θ ′). On a alors :

z z ′^ = r r ′(cos θ + i sin θ )(cos θ ′^ + i sin θ ′)

= r r ′(cos θ cos θ ′^ + i cos θ sin θ ′^ + i sin θ cos θ ′^ − sin θ sin θ ′)

= r r ′(cos θ cos θ ′^ − sin θ sin θ ′^ + i (cos θ sin θ ′^ + sin θ cos θ ′)

= r r ′(cos( θ + θ ′) + i sin( θ + θ ′))

Par identification, on en déduit alors :

| z z ′| = r r ′^ = | z | | z ′| et arg( z z ′) = arg( z ) + arg( z ′) [ 2 π ]

On démontre (^) | zn | = | z | n^ et arg( zn ) = n arg( z ) par récurrence à partir

de la propriété du produit.

Pour le quotient, on pose Z =

z z ′^

, on a donc z = Z z ′. Par la propriété du

produit, on a :

| z | = | Z || z ′| ⇔ | Z | =

| z | | z ′|

arg( z ) = arg( Z ) + arg( z ′) [ 2 π ] ⇔ arg( Z ) = arg( z ) − arg( z ′) [ 2 π ]

4.1.3 Formule de Moivre

Théorème 5 : Pour tout nombre complexe z = r (cos θ + i sin θ ) non nul,

on a : zn^ = rn (cos + i sin )

4.2 FORME EXPONENTIELLE 13

On trouve donc f ( θ + θ ′) = f ( θ ) f ( θ ′). C’est la propriété de la fonction expo-

nentielle : l’exponentielle de la somme est égale au produit des exponentielles.

Dérivons la fonction f pour s’en assurer :

f ′( θ ) = − sin θ + i cos θ

= i^2 sin θ + i cos θ

= i (cos θ + i sin θ )

= i f ( θ )

On retrouve le résultat de l’équation différentielle y ′^ = ky

Pour ces deux raisons, on décide de poser eiθ^ = cos θ + i sin θ.

Définition 4 : On appelle forme exponentielle d’un nombre complexe z

la forme : z = reiθ

avec r = | z | et θ = arg( z ) [ 2 π ]

Remarque : On peut maintenant admirer l’expression : eiπ^ + 1 = 0.

Cette expression contient les nombres qui ont marqué les mathématiques au

cours de l’histoire : 0 et 1 pour l’arithmétique, π pour la géométrie, i pour les

nombres complexes et e pour l’analyse.

4.2.2 Formules d’Euler

On peut à l’aide de la forme exponentielle trouver l’expression de la fonction

cosinus et la fonction sinus à l’aide de l’exponentielle.

On a le système suivant :

{ eiθ^ = cos θ + i sin θ

e^ = cos(− θ ) + i sin(− θ )

eiθ^ = cos θ + i sin θ

e^ = cos θi sin θ

On trouve alors facilement par addition et soustraction des équations, les for-

mules suivantes :

Définition 5 : Formules d’Euler

cos θ =

eiθ^ + e 2

et sin θ =

eiθ^ − e 2 i

14 5 APPLICATION DES COMPLEXES À LA GÉOMÉTRIE

5 Application des complexes à la géométrie

5.1 Complexes et vecteurs

5.1.1 Définition

Définition 6 : Soit le plan com-

plexe muni du repère orthonormal

(O,

u ,

v ), on a alors si le point M ( z ) z −−→ OM

= z

et

OM = | z | et (

u ,

OM ) = arg( z )

M ( z ) b | z |

arg( z )

~ u a

~ v b

5.1.2 Affixe d’un vecteur

Soit A ( zA ) et B ( zB ), on a : −−→ AB =

OB −

OA

z −−→ AB

= zBzA

Règle 2 : Pour tous points A et B du plan complexe, on a :

z −−→ AB

= zBzA

AB = | zBzA |

(

u ,

AB ) = arg( zBzA )

5.1.3 Somme de deux vecteurs

Théorème 6 : Soit

u 1 ( z 1 ),

u 2 ( z 2 )

et

u 3 ( z 3 ) tel que :

−→ u 3 =

u 1 +

u 2

On en déduit que :

z 3 = z 1 + z 2

et l’inégalité triangulaire :

| z 1 + z 2 | 6 | z 1 | + | z 2 | 0

u ~ 1

u ~ 2 u ~^1 +^ ~ u^2

| z 2 |

| z 1 | | z^1

z^2

|

~ u

~ v

16 5 APPLICATION DES COMPLEXES À LA GÉOMÉTRIE

5.2 Complexe et transformation

5.2.1 Définition

Définition 7 : Une transformation plane T est une bijection du plan dans

lui-même.

T : P → P

M 7 → M ′^ = T ( M )

Remarque : Comme une transformation est une bijection, à toute transfoma-

tion T il existe une transformation réciproque T −^1.

Définition 8 : On appelle écriture complexe d’une transformation, la

fonction bijective complexe qui à l’affixe z de M associe l’affixe z ′^ de M ′^ :

f : CC

z 7 → z ′^ = f ( z )

Exemple : Soit la tranformation d’écriture complexe : z ′^ = ( 2 + 3 i ) z + 1 − i

Remarque : On s’intéressera dans une transformation aux points fixes ( M ′^ = M ) et aux images de droites ou de cercles

5.2.2 Écriture complexe d’une translation

Théorème 9 : Soit t −→ u

la transla-

tion de vecteur

u , on a alors :

−−−→ MM ′^ =

u

Si M ( z ), M ′( z ′) et ~ u ( b ), l’écriture complexe de la translation est donc :

z ′^ = z + b^0

~ u

M

~ u M

Remarque : La translation n’a pas de point fixe.

Exemples :

  1. Soit le vecteur

w = − 2

u + 3

v dans le repère (O,

u ,

v ). Déterminer l’écri-

ture complexe de la translation de vecteur

w.

On a alors

w (− 2 + 3 i ) on obtient alors l’écriture complexe suivante :

z ′^ = z − 2 + 3 i

5.2 COMPLEXE ET TRANSFORMATION 17

  1. Déterminer l’écriture complexe de la translation qui transforme A ( 1 − i ) en

B ( 3 + 2 i ).

On a alors z −−→ AB

= 3 + 2 i − 1 + i = 2 + 3 i. On obtient alors l’écriture complexe :

z ′^ = z + 2 + 3 i

5.2.3 Écriture complexe d’une homothétie

Théorème 10 : Soit h Ω , k l’homo-

thétie de centre Ω et de rapport non nul k. On a alors :

−−→ Ω M = k

Ω M

Si M ( z ), M ( z ′) et Ω( ω ), on a alors :

z ′^ − ω = k ( zω ) 0

b

M b

b

M ′

Remarque : L’homothétie possède un point fixe : son centre.

Si k = −1 l’homothéte est alors la symétrie de centre Ω

Si | k | > 1 correspond à un agrandissement Si | k | < 1 corrzespond à une réduction

Exemple : h est l’homothétie de centre O qui tranforme A en B.

On donne A ( 2 − 2 i ) et B (− 3 + 3 i ). Déterminer l’écriture complexe de h.

On a alors z ′^ = kz donc k =

− 3 + 3 i

2 − 2 i

− 3 ( 1 − i )

2 ( 1 − i )

L’écriture complexe est alors :

z ′^ = −

z

5.2.4 Écriture complexe d’une rotation

Théorème 11 : Soit r Ω , θ est la ro-

tation de centre Ω et d’angle θ. On a alors :

Ω M ′^ = Ω M et (

Ω M ,

Ω M ′^ ) = θ

Si M ( z ), M ′( z ′) et Ω( ω ), on a alors :

z ′^ − ω = eiθ^ ( zω )

b Ω

b^ M

b

M ′

θ

Remarque : La rotation possède un point fixe : son centre. Lorsque θ = π la rotation est alors la symétrie de centre Ω.

5.3 ÉTUDE D’UNE TRANSFORMATION QUELCONQUE 19

b) Soit M d’affixe différente de i et M ′^ son image par f , alors :

z ′^ − i =

iz + 2 zi

i =

iz + 2 − iz − 1 zi

zi

d’où ( z ′^ − i ) ( zi ) = 1.

c) Soit D′^ l’image de D(1 + 2 i ) par f. On déduit de la question précédente que :

( zD ′ − i ) ( 1 + i ) = 1

ce qui signifie :

ê en module que : AD′× OB = 1, soit AD′^ =

OB

ê en argument que :

u ,

AD′^

π

4

= 0 [ 2 π ] soit (−→ u ,

AD′^

π 4

, soit puisque

u =

AB

AB ,

AD′^

π 4

On peut donc construire l’image D 1 de D par la réflexion d’axe ( AB ). D ′ se trouve alors à l’intersection des diagonales du carré ABD 1 O. D’où la figure :

  1. Si M est sur le cercle de centre A et de rayon R , on a : AM = R

or la relation établie à la question 1b), donne en module :

AM ′^ × AM = 1

AM ′^ =

R

Donc M’ est sur le cercle de centre A et de rayon

R

. De plus si l’on prend la

relation en argument, on a : (−→ u ,

AM′^

u ,

AM

= 0 [ 2 π ] (−→ u ,

AM′^

u ,

AM

[ 2 π ]

Si l’angle :

u ,

AM

varie dans [0, 2 π ] alors l’angle

u ,

AM′^

varie dans

[0, 2 π ].

Conclusion : l’image par f du cercle de centre A et de rayon R est le cercle de

centre A et de rayon

R

  1. a) Si z est un imaginaire pur alors on peut écrire : z = avec α 6 = 1. En

remplaçant dans l’écriture complexe de f , on a :

z ′^ =

i ( ) + 2 i

α + 2 i ( α − 1

α − 2 α − 1

i

20 5 APPLICATION DES COMPLEXES À LA GÉOMÉTRIE

Donc z ′^ est un imaginaire pur.

Inversement on peut montrer que si z ′^ est un imaginaire pur alors z aussi. (l’expression en 1b) est symétrique.

Conclusion l’image par f de l’axe des ordonnées privé de A est l’axe des ordonnées privé de A.

b) Si M est un point de D privé de A alors son affixe z est de la forme : z = α + i ( α 6 = 0). En appliquant la relation du 1b), on obtient :

( z ′^ − i ) =

α + ii

z ′^ =

α

  • i

Donc M ′^ est sur la droite D privé de A

Réciproquement si le point M ′^ se trouve sur la droite D privé de A, on a

z ′^ = α + i ( α 6 = 0), on obtient alors z =

α

  • i. Donc M est aussi sur la droite

D privé de A.

Conclusion : l’image par f de la droite D privé de A est la droite D privé de A.

1

2

R

1 R

( D ) b A

b C b^ B

b^ D

b D 1

b

D b ′