La traite des esclaves, Slides de Langue Française. Università degli Studi di Siena
Federico.Pacciani
Federico.Pacciani

La traite des esclaves, Slides de Langue Française. Università degli Studi di Siena

10 pages
1000+Numéro de visites
Description
Power Point sur l'esclavage moderne
20 points
Points de téléchargement necessaire pour télécharger
ce document
Télécharger le document
Aperçu3 pages / 10
Ceci c'est un aperçu avant impression
3 pages affichées sur 10 total
Télécharger le document
Ceci c'est un aperçu avant impression
3 pages affichées sur 10 total
Télécharger le document
Ceci c'est un aperçu avant impression
3 pages affichées sur 10 total
Télécharger le document
Ceci c'est un aperçu avant impression
3 pages affichées sur 10 total
Télécharger le document
La traite des esclaves

La traite des esclaves Crime contre l’humanité

Deux traites principaux

Traite orientale Traite atlantique (occidentale)

La première est celle des négriers musulmans pratiquée à partir de VIIème siècle et responsable de la déportation de 12 millions de serves de l’Afrique sub-saharienne vers l’Imper Arabe. Dans l’autre cas on parle de la traite fondée sur le «commerce triangulaire» conduit par les Européennes entre le XVIème e le XIXème siècles impliquant 11 millions des esclaves.

Traite: système qui organise la migration forcée d’individus a grande échelle et sur de longue distances pour en tirer un bénéfice marchand.

On peut aussi parler d’une troisième type de traite intra-africaine, principalement fondée sur la mise en esclavage des prisonniers de guerre, qui a existé sur une période plus longue encore, dont il est extrêmement difficile de fixer la durée e le nombre des captifs..

Traite orientale La traite orientale s’inscrit dans la continuité des pratiques esclavagistes des sociétés de l’Antiquité classique : l’Egypte ancienne, la Mésopotamie, l’Empire romain ont eu recours aux esclaves africains pour le travail agricole et la construction des édifices publics et des routes, mais également pour la domesticité. Héritier du monde romain, l’empire byzantin a poursuivi cette pratique jusqu’au cœur du Moyen Age. Edifiés en grande partie sur le territoire de l’Empire byzantin, les empire arabes ont continué ce transfert de populations.

Les circuits d’approvisionnement sont restés presque immuables durant millénaires.

Par voie terrestre à travers le Sahara, le désert arabique, la haute vallée du Nil, le Sinaï, l’Anatolie, les vallées du Tigre et de l’Euphrate, l’Asie centrale, les confins de l’Empire russe dès la fin du XVIIe siècle. Par voie maritime, par la mer rouge et le golfe persique à partir des côtes orientales de l’Afrique, voire de Madagascar pour la traite arabe.

Traite atlantique

La traite négrière coloniale européenne présente des caractéristiques radicalement nouvelles, à la fois qualitatives et quantitatives. Elle fut massivement racialisée: seuls les Noirs d’Afrique en furent les victimes, au point de faire du mot «nègre» un synonyme d’esclave dans la langue française du XVIIIème siècle. La traite coloniale, organisée par les Etats les plus structurés de l’Europe moderne, a fait l’objet d’une législation minutieuse (fiscalité, commerce, administration, sanitaire). Autre spécificité de la traite coloniale: sa durée fut beaucoup plus courte que la traite orientale et intra-africaine. Le 90 % des esclaves africains déportés vers les colonies européennes des Amériques et de l’océan Indien l’ont été entre 1740 et 1850, soit à peine plus d’un siècle.

Le Portugal a effectué le transfert aux Amériques de plus de 4,6 millions d’esclaves. La Grande-Bretagne vient en deuxième position, avec plus de 2,6 millions de déportés, dont une partie furent vendus. L’Espagne, malgré l’immensité de son empire américain, n’arrive qu’en troisième place.

Le commerce triangulaire

La France occupe le quatrième rang, avec environ 1,2 million de déportés sur ses navires, dont près de 80 % furent destinés à Saint- Domingue (Haïti), premier producteur mondial de sucre à la fin du XVIIIe siècle. Un circuit de forme triangulaire s’établit dans l'Atlantique. Les marchands partis d'Europe échangent en Afrique des esclaves contre de l'alcool, des armes, des tissus. Ils se rendent ensuite aux Antilles pour vendre les esclaves et reviennent en Europe avec des marchandises tropicales (sucre, cacao, café). De 15 à 18 mois étaient nécessaires au trajet entre les continents, mais aussi aux négociations en Afrique, aux Caraïbes et en Amérique du Sud. La mortalité au cours de la traversée a été très inégale selon les expéditions, mais le nombre de morts au cours des traversées s’est élevé à environ 15 % du total des captifs embarqués, soit entre 1,6 million et 2 millions de disparus en mer, faisant de l’Atlantique le «plus grand cimetière de l’histoire».

Le mouvement abolitionniste

La violence de la traite en fit la cible principale de la contestation naissante du système colonial. Le mouvement antiesclavagiste et abolitionniste, d’abord structuré aux Etats-Unis au moment de la déclaration d’indépendance, puis en Angleterre et en France à la fin des années 1780, mit la suppression de la traite au premier rang de ses objectifs politiques. On pensait que l’esclavage n’était qu’une conséquence du crime initial que représentait la traite – le crime absolu. Sa disparition aurait un double effet bénéfique: d’une part, l’extinction programmée de l’esclavage, remplacé par le salariat; d’autre part, la fin du dépeuplement de l’Afrique.

En France, la première abolition de l’esclavage, le 4 février 1794, a été imposée par l’insurrection des Noirs de Saint-Domingue (Haïti). Mais en 1802, sous l’influence du lobby colonial, Napoléon Bonaparte rétablit l'esclavage et la traite des Noirs. En Angleterre, où le mouvement abolitionniste était très puissant, la traite fut abolie par une loi en 1807, tout comme aux Etats-Unis. En 1815, au congrès de Vienne, les puissances s’accordèrent pour mettre la traite négrière hors la loi. En 1848, sous la IIème République, Victor Schoelcher fut nommé sous-secrétaire d'Etat aux Colonies françaises. Héritier des courants abolitionnistes, le 27 avril il parvint à faire signer le nouveau décret d'abolition de l'esclavage. Après le Portugal, la France fut la deuxième grande puissance à abolir l'esclavage. L'Espagne attendra de subir les guerres séparatistes Créoles et l'abolition de l'esclave aux Etats-Unis (1865) pour abolir à son tour l'esclavage en 1886.

Prise de conscience

Sur proposition d’Aimé Césaire, le Parlement français unanime a voté, en 1946, une loi faisant des «colonies de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane» des départements français. Aujourd'hui on peut dire que la traite négrière et l’esclavage font partie intégrante de l’histoire de France. On assiste depuis les dernières décennies à un mouvement de réappropriation de l’histoire de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions par un nombre croissant d’associations.

Le 23 mai 1998 de nombreuses organisations des Antilles et de la Guyane prirent l’initiative d’une marche silencieuse à Paris dont l’objectif était de rappeler le souvenir des millions de victimes de la traite et de l’esclavage des nègres, la «marche de 40.000».

Le loi Taubira

Art. 1. La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l'humanité.

La proposition de loi déposée par Christiane Taubira, députée au Parlement français, 1ère circonscription de Guyane, qualifiant la traite de crime contre l’humanité, a été votée à l’unanimité du Parlement le 10 mai 2001. Ce texte décide en outre de donner une place plus importante à cette histoire dans les programmes scolaires et de recherche, et de faciliter l’accès aux archives. La loi décide, aussi, la création d’un comité de personnalités qualifiées, parmi lesquelles des représentants d’associations défendant la mémoire des esclaves, chargé de proposer, sur l’ensemble du territoire national, des lieux et des actions qui «garantissent la pérennité de la mémoire de ce crime à travers les générations».

Malgré les critiques dont elle fut l’objet, la loi Taubira apparaît comme un pas décisif sur le chemin de la réparation historique due aux victimes de l’esclavage

La conférence de Durban

Le loi Toubira anticipe la conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance, organisée à Durban (Afrique du Sud) en septembre 2001 par l’ONU, et qui réunit cent soixante-dix Etats et de très nombreuses organisations non gouvernementales (ONG).

À Durban a été la première reconnaissance internationale de la traite esclavagiste comme une tragédie dans l’histoire de l’humanité, constituent un crime contre l’humanité.

Le pays africains présentes à la conférence ont demandé des excuses individuelles de la part de chaque État engagé dans l'esclavage, accompagné de réparations. Les États européens se sont opposés mais ont promis de réaménager la dette, de financer la lutte contre le SIDA et de combattre le trafic d'êtres humains.

La conférence permit néanmoins de reconnaître la permanence du racisme et de pointer ses nouvelles formes, qui touchent des travailleurs migrants, des demandeurs d’asile, des réfugiés, des déplacés 

La traite enseignée a

l’école Le Comité pour la mémoire de l’esclavage, créé en France le 5 janvier 2004, en application de la loi Taubira, en 2005 a proposé au premier ministre nombreuses mesures adressées à valoriser la recherche et multiplier les supports pédagogiques et culturels sur les thèmes de la traite négrière et de l’esclavage.

Les programmes du collège (1997) et du lycée (2000) font petite mention de l’histoire de la traite. Pour la plupart des manuels, notamment ceux du secondaire, l’esclavage des Noirs dans les colonies européennes n’est généralement pris en compte qu’au moment de son abolition.

Les programmes de l’école élémentaire commencent à en parler depuis 2002. Les documents d’application destinés aux professeurs évoquent explicitement «le massacre des Indiens d’Amérique, une nouvelle forme d’esclavage avec la traite des Noirs…», qu’ils définissent comme un «point fort des programmes». L’image d’une France unie et généreuse, élaboré sous la IIIème République, a été utilisé à marginaliser tout ce que pouvait déconstruire et menacer le «mythe national». Aucun descendant d’esclave n’avait la légitimité de le contester: la vie et les résistances des esclaves ne furent pas intégrées à la geste nationale. Seuls furent mis en avant les abolitionnistes. Le système éducatif a été pensé à partir de cette vision obsolète, mais la ténacité et le zèle des professeurs engagé, des personnages comme Aimé Césaire et de gens commun a pu faire la différence.

Aucun commentaire n'a été pas fait
Ceci c'est un aperçu avant impression
3 pages affichées sur 10 total
Télécharger le document