lingua francese III (storia), Notes de Langue Française. Università degli Studi di Roma La Sapienza
Silvia.Sagramola
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patois; dialect; littérature patoisante; publication de dictionnaires et de grammaires; l’éducation; questions d’orthographe; L’écriture spontanée etc
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Les patois : A la fin de l’Ancien Régime et avant la révolution du 1789, le latin demeure la langue de culture tandis que la population utilise le patois. Une bonne partie de la population ne parle pas français, les lumières voudraient reconnaitre le français comme langue. Le rapport français – patois change avec la Révolution. Il y a des inégalités, le Midi est moins développé que le Nord ; le Sud demeure une terra incognito et beaucoup de parties restent enclavées, donc le clivage entre le Nord, où s’est largement diffusé le français, et le Sud qui reste patoisante et présente une culture « régional » est très marqué. Très important est la centralisation du pouvoir autour de Paris. Les différences entre le patois, les dialectes du Nord se conçoivent comme moins différentes du français standard. Le mot « patois » véhicule des connotations négatives, langue rustique. Les patois doivent s’effacer. Au XVII siècle va devenir une langue socialement marquée, la langue de l’ouvrier ou du paysan, avec laquelle on ne se commet pas pour des raisons sociales. Rivarol reconnait l’existence de deux patois : le picard et le provençal. La France n’accepte pas le sentiment d’appartenance provinciale qui caractérise l’essentiel de sa population ; les usages des patois sont devenus illégitimes. Le mot « dialecte » est plus sérieux, dans ce qu’il appelle français médiéval, Rollin voit trois dialectes : normand, picard, bourguignon. Petit à petit les particularités s’effacent : au Nord les mots patois ont de plus en plus une forme écrite et cela conduit progressivement à la francisation du vocabulaire ; e il y a une variation avec les mots français correspondants. En 1764 « vrai recueil de Sarcelles », un reportage sur les façons de parler d’un lieu éloigné de Paris. Toutefois le mouvement de standardisation semble « contredit » par une remontée dans le français le plus élevé de termes provenant des classes inférieures. Ça c'est parce que la société française se fragilisent et bien des nobles perdent leur puissance économique et il se crée un usage grossier.

Littérature patoisante : sous les régnés de Louis XV et Luis XVI il y a deux changements : 1. Apparition d’une littérature patoisante là où il n’y en avait pas avant. Au Nord la littérature est

stéréotypée ; se développé la veine comique, chansons, des parodies etc. François Cottignies, connu comme Brule- Maison, était un chansonnier lillois qui joue beaucoup sur l’opposition ville- campagne.// Il y a des publications périodiques aussi comme l’ »abeille lilloise » fondé par le libraire Panckoucke. //L’ expérience burlesque avec tendances antipolitiques, où les usages patois servent à exprimer une colère sociale et politique : 1773 « coup d’œil purin « , anonyme, écrit en dialecte normand contre le pouvoir royal.// En Bretagne il y a une littérature moins vivante parce que le breton est la langue de la misère et d’éducation religieuse : le cas de François Pascal Karenveyer, ses poèmes en Breton montrent qu’il considérait cette langue avec une certaine tendresse.// La littérature en langue d’oc ne reflète pas complètement l’usage réel des patoisants et il y a peu de place à la dérision et l’adoption d’une graphie francisante. Claude Peyrot, a écrit nombreux poèmes en patois.

2. La naissance d’un interet philologique pou les patois qui se traduit par la publication de dictionnaires, grammaires etc. la curiosité pour les dialectes s’insère dans le débat sur les origines du français.//1723 marquée par la double parution d’un « dictionnaire Breton-français du diocèse de Vomes » du ^ a Pierre de Chalons, et d’un « dictionnaire provençal et français » par le Père Pellas.// en 1752 Le Pelletier écrit « dictionnaire étymologique breton ». // en 1787 « dictionnaire Wallon- français » de Cambresier. // le Nord lutte contre tout risque de contamination mais la population occitanophone est tellement vaste que le contact linguistique est constant. En 1766 Desgrouais écrit « Gasconismes corrigés ». // 1756 l’abbé de Sauvages écrit « dictionnaire languedocien-français » avec le but de faire connaitre le dialecte pour mettre en garde les locuteurs sudistes.//N.B. beaucoup des philologues appartiennent à l’Eglise. Elle a compris qu’en s’accrochant au latin elle allait perdre une grande partie de son public donc elle choisis le français.

Le Théâtre poissard : « le marchand de merde » de Thomas Gueulette est une bonne illustration de ouvres théâtral où on trouve le langage paysan et populaire. En effet le mot « poissard » désigne le langage du peuple. Un autre écrivain s’illustre dans le style poissard Joseph Vadé qui écrit en 1749 « lettres de la Grenouillère ». l’objectif est de plaire et moins de documenter. Ce qui est pensé comme drôle c’est le fait qu’une compétence orale ait prétention à entrer dans le monde de l’écrit.

L’argot : Argot est synonyme de jargon, on utilise le première mot pour désigner le registre bas de la langue. L’argot est l’antithèse du langage formel. En 1740 le terme « argot » fait son apparition dans le dictionnaire de l’Académie. (Cette langage a été utilisé dans la littérature érotique de Sade.)

L’éducation : au XVII siècle l’enseignement se fait en latin et le collèges jésuites continuent à jouer le rôle essentiel dans l’éducation ; toutefois Rollin, professeur au Collège de France, propose un enseignement fondé sur le français qui implique la lecture des auteurs français, il accorde au latin le statut de « langue étrangère ». en 1762 la Faculté des Arts de Paris introduit la lecture des classiques français et en 1763 l’ « Essai d’éducation nationale » met au premier rang des priorités l’enseignement en français.

Questions d’orthographe : l’accès à l’écrit reste un problème lié aussi à l’orthographe. Le XVIIe siècle est partagé entre deux tendances :

1. Réformiste qui voudrait calquer les mots sur la prononciation autant que faire se peut ; 2. Conservatrice qui veut respecter l’étymologie.

Au XVIIIe siècle la question n’est pas encore résolue. En 1716, l’abbé Girard publie « l’orthographe française sans équivoques et dans ses principes naturels », avec le but de simplifier les rapports Son/ graphème. En 1713, Gide Vaudelin publie « la nouvelle manière d’écrire comme on parle en France », il s’agit de fixer des règles qui soient comprises par tout le monde parce qui la question de l’orthographe c’est un problème public. // L’académie, sur la question de l’ort. Avait adopté une position conservatrice ; l’édition de 1718 introduit la séparation entre les voyelles « i » et « u » et les semi-consonnes « j » et « v » ; mais c’est l’édition de 1740 la plus innovante, en effet on a l’abandon de certaines graphies étymologiques, la systématisation des accents, le circonflexe qui remplace le « s » et la généralisation des accents grave et aigu, témoignent d’un orthographe plus moderne. // Le XVIIIe est le siècle de l’installation de l’orthographe moderne, reconnaissable dans beaucoup d’écrits en orthographe nouvelle (par exemple « principes généraux et particuliers de la langue française » publie en 1754 par Wailly).

L’écriture spontanée : est un type d’écriture avec des caractéristiques comme : • Absence de ponctuation ; • absence d’alinéa ; • phrases sans bornes ; • parataxe • orthographe instable

exemples : lettre de Antoinette Champion (plisse pour pelisse ; plutaux pour plutôt) ; // lettre de Thérèse Levasseur ce n’est même pas une écriture phonétique et montre une méconnaissance complète des codes graphiques. // « journal de ma vie » de Ménétra, composé de 331 folios rédigés sans ponctuation et dans une orthographe très fantaisiste. L’écriture assez soignée au début. On reconnait quelques-uns des traits le plus courants de l’écriture des « pue lettrés » comme : phrase infinie, absence de ponctuation, mots liés, absence de hiérarchie du discours, confusions de vocabulaire (demander et dire, que et dont, je pour j’ai). M. se moque de la littérature contemporaine et des normes qui servent à régimentaire la liberté individuelle. La révolution française : période plein de contradictions. Décennie novatrice sur le plan politique et social, mais sur le plan linguistique on trouve de l’indécidabilité parce que les innovation coexistent avec des traditions : le latin a perdu son prestige mais il y a un intérêt nouveau pour la culture classique ; il y a la lutte contre les modèles culturels de l’Ancien Régime mais le style oratoire est hérité des jésuites, la rhétorique est savante et le langage du peuple n’est pas intéressant. La révolution apporte des idées nouvelles mais le langage est aristocratique et poétique. Depuis les années 1740-50 régnant en France une « anglomanie » qui touche surtout le domaine de la politique, créant des emprunts mais ces emprunts n’ont pas toujours été regardés d’un bon œil par les révolutionnaires qui étaient nationalistes.

La question de la langue : (en 1798 il y a la cinquième édition du Dictionnaire de l’Académie. Il comprend une liste de 213 néologismes lexicaux, 118 néologises sémantiques, 60 anglicismes dont seulement 20 sont reconnus comme tels). // la Révolution savait que pour réussir son projet politique devait être exprimé en français mais savait aussi que en ce faisant elle restait dans une logique bourgeoise car elle ne touchait pas le peuple. Donc en 1791 il ya la fondation d’une « société des amateurs de la langue française » par le grammairien patriote Domergue. Elle devra se consacrer à la régénération du français. La véritable innovation de Domergue c’est celle de fonder une république des lettres contre l’aristocratie des académies. « la république, une et indivisible dans son territoire, doit être une et indivisible dans son langage ».

Abbé Grégoire : on ne peut pas changer les dialectes, il faut les accepter comme tels, il faut passer au français, il n’y a pas de « travail possible ». en 1790 l’Abbé a écrit une initiative révolutionnaire en matière de langue « série de questions relatives aux patois et aux mœurs des gens de la campagne » a fin de se rendre compte de l’étendue réelle des patois, de toutes les formes d’usage des citoyens au français. L’abbé rédige un questionnaire sociolinguistique. Il voudrait éradiquer les patois, former un esprit patriotique. Il faut résorber la fracture entre un peuple cantonné dans l’usage des parlers locaux et une classe supérieure accédant aux places et au savait grâce à son usage du français. C’est la première phase de la politique linguistique révolutionnaire. Le pluralisme a été selon lui une arme de l’aristocratie contre le peuple. C’est important pour lui de donner l’envie de comprendre les lois , il est conscient que l’objectif est « diminuer le nombre des idiomes reçus en Europe ».

Rapport Lanthenas : objet de Lanthenas est l’enseignement primaire ; projet d’assimilation linguistique. Il ne veut pas détruire les patois mais introduire le français, enseigner à le lire et l’écrire. // égalité c’est le mot clé de la politique d’unification par la langue, et pour l’assurer, la tradition jacobine s’opposera à tout plurilinguisme sur le territoire.

L’enquête des Coquebert : l’intérêt politique et administratif va susciter, entre le 1806-1812 cet enquête. L’idée était de sonder les 130 préfets pour connaitre les parlers en usage, l’un des objectifs était de tracer les limites du français par rapport à des langues différentes. //Eugène Coquebert : « le travail servira la grammaire général, l’histoire étymologique des langues, l’histoire des migrations de peuple, la géographie ancienne et du Moyen Age ». on a vu que le français n’était langue unique qu’autour de Paris, ces statistiques, concernant les rapports entre usages langagiers sont donc très insuffisantes. Tout se passe par le biais des notables auxquels on demande tant des textes que de traductions. L’enquête devait tracer les limites territoriales et linguistiques, la méthode c’était celle de fournir des traductions de la parabole de l’enfant prodigue. Le français ne s’affirme qu’a Paris et dans le Nord de la France. L’enquête de 1806 a surtout contribué au sentiment péjorant vis-à-vis des idiomes, des dialectes ou des patois en confirmant administrativement une hiérarchie valorisante pour le français bureaucratique. Au XIXe siècle la langue française est victorieuse sur 3 fronts :

• la perte d’influence du latin • la mise sous tutelle des patois et dialectes • la contrainte imposée aux langues autres

le recul, la clôture des patois et des langues différentes est un fait certain et massif, face au français dominant. Les facteurs essentiels sont à crécher dans la valorisation de l’écrit, dans sa diffusion culturelle, en particulier par la littérature, par l’école et grâce à la diffusion de la presse.

Les déterminants, sont des outils grammaticaux dont le role est d’individualiser le substantif qui intervient dans un énoncé. On a l’opposition défini et indéfini qui tend a s’annuler. Pour ce qui concerne le groupe UN tende à être remplacé par le groupe LE : « on lui a dit qu’il y a LES élèves » / DES. C’est parce que dans les langues

locales il n’y a pas d’article -> « je vois homme », et il n’existe pas d’opposition le/la, le/un, les/des. toutefois le groupe indéfini ne disparait pas : UN indique l’unité. Le partitif tend à s’estomper : st. elle m’a demandé DE l’argent/ Je n’ai plus l’argent; st. Il n’a pas de problèmes/Il n’a pas des problèmes donc où on ne l’utilise pas et on le remplace par LE ; ou on utilise une forme unique : DE+LE à la positive et à la négative. Les démonstratifs : «CE » tend à être remplacé par l’article défini LE st. Cette fille-ci va rester chez lui /La fille-ci va rester chez lui. Les adverbes –CI et –LA’ qui jouent le rôle d’adjectifs cam. Il nous a montré LA photo-CI(valeur démonstrative). Il y a un amalgame en cam. de deux valeurs , locative et démonstrative, « CE » et « -CI/-Là», qui sont séparées dans le standard. Dans le français camerounaise la Récession des formes en « ci » est une tendance très prononcée et l’adverbe « là » devient le vrai déictique spatial : st1. Nous on est là ; st2. Nous on est là -- > Nous on est ici-là. Le français camerounais tend à devenir un calque des langues locales. La récession des formes en –ci entraine un déséquilibré dans le système du démonstratif en français. L’adverbe « la » tend à jouer les deux rôles, le sien propre et celui de l’adverbe (i) ci. La généralisation de l’emploi de « là » fait que celui-ci exprime aussi bien la proximité que l’éloignement. Mais il existe des créations typiquement camerounaises pour rééquilibrer le système : l’expression de la proximité se fait par le biais de « ici-là » et celle de l’éloignement par « la bas+là » tiens-toi ici-là. En français camerounais « là » est toujours post-posé : l’enfant-là est là.

Le genre : au Cameroun, on constate qu’un certain nombre de mot change de genre : st. Un étage /Une étage. Les sonorités jouent un rôle important dans l’évolution du genre des substantifs certaines sont perçues comme étant masculines et d’autres féminines. Le français camerounais considérés des mots masculin, qui se terminent avec un « e » muet, comme des mots féminins : st. Un incendie/ Une incendie. Les mots qui se terminent par « i », « j », « e », « a » sont réanalysés comme des féminins. Phénomènes d’attraction morphologique: st. Une tombe ; st1. Un hécatombe / une tombe ; une hécatombe. Cette dernière se féminiser par référence à tombe. Les mots dont la morphologie est invariable s’appellent « les épicènes » et il sont soit masculin soit féminin : st. Ta fille est un ange/ ta fille est une ange. Il y a des formations typiquement africaines : la différenciation compensatoire c’est un procédé qui consiste à compenser la perte d’informations que subissent certaines unités linguistiques. Elles affecte surtout les unités lexicales dont ni le déterminant ni la terminaison ne permettent d’indiquer clairement le genre. Aux mots françaises où Le genre est morphologiquement « ambigu » , dans les langues locales, le locuteurs font un ajout informationnel : st. Bébé / Bébé-fille. On a le besoin de faire une nette distinction entre le masculin et le féminin, et cette opposition pose, au niveau du Camerun, un problème de mentalité. La dérivation suffixale est un procédé très actif dans l’opposition de genre. Elle s’attaque aux substantifs dont la terminaison permet de dériver un féminin : tyran/ tyranne. La langue élimine les terminaisons qui ne satisfont pas le désir d’opposer clairement le masculin au féminin en ayant recours à plusieurs procédés : recruter/une recrue. On remplace un substantif par un adjectif substantivé st. Une recrue/recruter, un recruté, une recrutée. On crée un mot nouveau par dérivation régressive st. Un escroc/ escroquer, escroqueur. On remplace le peu fréquent avec le plus fréquentst. Bailleur, bailleresse/ bailleur, bailleuse. Elimination des formes archaïques : st. Grand-mère/ grande-mère. On clarifie l’opposition dans les homophones, donc on remplace un suffixe qui ne permet pas une nette opposition pour un autre plus apte : st. Supérieur, supérieure [syperjœR-syperjœR] / supérieur, supérieuse [syperjœR- syperjØz]. On remplace [ar] par [ard] avare/avarde ; pour distinguer le masculin du féminin les locuteurs ajoutent un [t] en finale mûr/mûrte.

La catégorie du verbe. Dans le français camerounais il y a deux tendances :

1. élimination des irrégularités nous va voir si ca va tomber (st. Nous allons voir) 2. tendance à éliminer les verbes à bases multiples faire et aller ont 6 bases mais les locuteurs

camerounaises utilisent seulement « va ». on choisit la base dont la fréquence est la plus élevée de même pour les participes passés : j’ai souffri . on modèle les infinitifs sur les formes les plus répandues : rompre/romper. Les locuteurs semblent ne pas percevoir distinctement les verbes pronominaux et les verbes intransitifs. Phonétique et phonologie : la consonne /R/ en français contemporain se réalise de diverses manière, elles sont considérées comme des allophones d’un seul même phonème :

• apico-alvéolaire [r] • dorso uvulaire [R] • fricatif, grasseyé [X] [ʁ] • roulé battu [ɾ]

Au Cameroun, il y a la tendance de maintenir l’articulation apico-dentale. L’opposition /r/ et /l/ est confuse en Camerun, et cela crée en eux une insécurité très prononcée. Il y a des mots dont la fore n’est pas toujours fixe et il sont si habitués à entendre mal prononcer le mot qu’ils adoptent la forme erronée. Elles s’articulent toutes deux avec l’apex en contact avec les alvéoles ; elles sont toutes deux voisées et elles sont aussi toutes constrictives ; la seul différence entre elles est que le /l/ est latérale et la /r/ est une vibrante roulée : st. Arbitre/albitre. En Cameroun, les locuteurs parviennent à articuler distinctement et isolément la consonne R, qui est rendue par la constrictive vibrante apico-alvéolaire, représentée par [r], mais cette constrictive vibrante n’apparait qu’en position pré-vocalique, et en position post vocalique elle est évasive donc elle tende à disparaitre : st. Mère / [m 0 1 9 0 :]. Le même phénomène se produit pour l’articulation de la consonne L en position implosive : st. Quelque /[kƐk]. Pour compenser la perte du R en position implosive, les locuteurs développent de nouveaux procédés, en fin de syllabe, devant consonne de même mot, R devient K, G, Ɂ : st. On est parti/on est paKti ; st. Ne dors pas/ ne doG pas ; st. Normal/ no 0 2 4 1male.

Les voyelles nasales : en Français Africain la tendance est aussi à l’affaiblissement ou bien l’annulation complète de la nasalité tant qu’on peut parler d’une vrai 0 2 5 40 2 7 3dénasalisation : bon[b ] ; dénasalisation complète : non [nɔ 0 5 A E0 2 5 40 2 7 3 0 2 5 4]>[n ]>[n ]. Concernant l’Afrique, tout en maintenant l’opposition entre quatre voyelles nasales, on réalise [œ 0 5 A E] comme [ǝ 0 5 A E] et [ɑ 0 5 A E] comme [ã] : brun --> [bR ǝ 0 5 A E]; temps [t ã]. Quand [n] intervient en position implosive, il tende à subir la même mutation que le [r] ; on constate que le

0 2 7 3 0 2 7 3[n] tend à être remplacé par [ ] st. [kamRun]/ [kamru ]. Cette vélarisation est à cause de influences de l’anglais et des langues africaines. Il existe la tendance à prononcer toutes les lettres donc il y a la tendance aussi à prononcer l’h initial (phonologisation du h) hache--> [h]ache. L’H épenthétique permet de désintégrer l’hiatus et de rétablir la structure C+V+C+V : compréhension>conpré[h]ension. Neutralisation de l’opposition 1 F B 6/ 0 2 5 Bã ; e- : je partirai – je partirais. 0 1 D D 0 1 D D/ / en Afrique : première tendance : l’allophone zéro n’existe pas ; l’opposition / /- zéro n’existe qu’en

finale de polysyllabe. • Je viens me plaindre […m 0 1 D Dpl3dR], Le e muet est toujours prononcé en finale d’une monosyllabe. • Au revoir [oROvwaR], Le 0 1 D D/ / en Afrique tend à disparaitre quand est faible. Le e muet se mue en [o]. • 0 1 D D[ ]>[Ø], quand le schwa porte un ton haut, les locuteurs Béti tendent à identifier son timbre à celui

de la voyelle antérieure fermée et arrondie. Cette confusion est à l’origine d’une grande insécurité linguistique qui se traduit par des hésitations entre les graphies EU et E

• 0 1 D Dp/ /tit p[e]tit, le e muet se mue en /e/ dans la première syllabe commençant par une consonne ; ce phénomène passe à l’écrit avec un ajout de l’accent aigu : debout/débout.

0 1 9 E 0 1 9 E[n] + i, y, e (nasal palatale) : il n’y a > il [ ]a

Epenthèses : • préoccupation/ pré[j]occupation ; quand l’Hiatus est constitué du groupe V. antérieure + V.

antérieure, la distinction du groupe s’effectue grâce à l’insertion entre les deux voyelles d’un yod [j] épenthétique.

• Envahir> [ã vajiR]> envaillir ; Quand la consonne H est suivi de la voyelle I se produit un phénomène d’assimilation où à l’écrit la lette H est remplacée par le groupe –ILL.

• On constate que chez les locuteurs cultivés, la prononciation de l’H est calquée sur la graphie : 0 1 D D 0 2 5 4[d h R] ; alors que chez les locuteurs peu cultivés l’H est remplacé par le /j/ et le /w/

0 1 D D0 2 5 4épenthétiques : [d j R], [ko w eR ãs]. • Coordinateurs / co [w]ordinateurs ; quand l’Hiatus est constitué du groupe V. postérieure + V.

postérieure, ou V. P. +V. A., la dislocation s’effectue par insertion d’un /w/ épenthétique entre les deux segments vocaliques.

Epenthèse consonantique : (consiste à intercaler à l’intérieur d’un mot un phonème non étymologique) Small > [simol]. On constate que deux tendances gouvernent l’annulation de l’hiatus dans le français Béti :

• Chaine stéréo > stér[ejo] > stér[io] ; consiste à introduire des élèments non-vocaliques entre les deux voyelles afin de permettre un passage cohérent et sans assimilation entre deux voyelles ;

• Fin de la séance > sé[j]ance > s[j]ance ; consiste a réduire l’hiatus en créant une synérèse au lieu de maintenir la diérèse.

La prothèse consiste à placer ò l’initiale d’un mot un phonème non étymologique, dans le mots d’origine latine :stade> estade. A l’origine de ce phénomène, se trouve le fait que plusieurs mots français commençant par [st-], [sp-], [sk-] portent effectivement un /e/ étymologique. Ces mots sont des noms masculins, par conséquent les locuteurs prennent l’article défini « le » pour l’article défini contracté « l’» : la radio> l’aradio ; le sport > l’esport ; le score> l’escore. Il y a la tendance à la simplification des syllabes fermés (est fermé quand elle se termine par une consonne) : e[gz]emple > e[z]emple ; a[ks]ident > a[s]ident . on constat que c’est la consonne qui ferme la syllabe qui tend toujours à disparaitre tandis que la consonne suivante fonctionne comme initiale de la syllabe contigue. Seul la consonne [s] n’est pas sujette à cette tendance phonetique. C’est la consonne après la [s] qui tend à

0 1 D D 0 1 D Ddisparaitre : [eg.zã.pl ]([eg.] syllabe fermée) > [e.zã.pl ] ([e.] syllabe ouverte) ; [ak.si.dã] > [a.si.dã] (same).

0 2 5 BOn a l’amuïssements de L intervocalique : elle > [ :]. La sonorisation d0une consonne sourde indique un affaiblissement. On a un affaiblissements consonantiques : : ks gs ; kg ; pb. ton sac > ton sa[g] ; septembre > se[b]tembre. L’opposition sourd/sonore s’annule pratiquement en position implosive.

0 2 8 3On a la perte de certaines oppositions consonantiques : il est parti [se] son ami (chez) donc > s ; un [zu] 0 2 9 2[ze] suis partie (jour, je) donc >z.

Le [y] se rend fréquemment par [i]. ce phénomène est surement du à l’absence de la voyelle /y/ dans le système de la langue maternelle : le plus vite possible > le [pli] vite possible.

Sémantique : on constate que les énoncés du fran. Camerounais et ceux du fra. Standard sont identiques sur le plan sémantique mais ils sont différents sur le plan formel. Ceux qui ont étudié ce phénomène, l’ont rangé parmi : - les interférence linguistiques de la langue maternelle sur le français ; -la manifestation de la culture de l’individu au moment où il parle français (Zang Zang). Dans la culture traditionnelle camerounaise, on ne fait pas une nette différence entre les êtres animés et les êtres inanimés etc. ta bouche parle trop. La création lexicale obéit toujours à des règles bien précises. Les différentes possibilités se concrétisent à travers des procédés de la création lexicale tels emprunt, la dérivation, la composition etc. qui font l’objet d’un choix.

Dans le français camerounais plusieurs verbes sont crées suivant les règles de la langue français, avec les suffixes –er ou Iser, ils peuvent se créer à partir d’un nom : java > javer (faire la java) ; des emprunts : flash > flasher ; et d’un adjectif : africain > africainiser.

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