Notes de grammaire, Notes de Grammaire et composition. Université Panthéon-Sorbonne (Paris I)
Damien_94
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Notes de grammaire, Notes de Grammaire et composition. Université Panthéon-Sorbonne (Paris I)

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Notes d’histoire et philosophie sur la grammaire. Les principaux thèmes abordés sont les suivants: Le premier membre de la phrase sera appelé protase et le second membre apodose. Phrase complexe comprenant deux propositi...
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Le premier membre de la phrase sera appelé protase et le second membre apodose.

Protase

Apodose

juxtapositionP

Q

coordination (les membres sont

reliés par un connecteur) P*Q

Subordination (au moins un membre

de phrase dépendant)

P

p

*

*

q

Q

En syntaxe, le champ des phrases complexe est appelé supraphrastique. Le

supraphrastique est au dessus des phrases.

1. Phrase complexe comprenant deux propositions indépendantes :

Deux propositions peuvent êtres indépendantes et reliées par la juxtaposition ou la coordination.

a) juxtaposition

procédé de mise l'une à coté de l'autre. Implication sémantico-logique.

 hypotaxe.

Il est parti, il avait un rendez-vous. (égalité et inégalité)

 parataxe

Il est parti, donne-moi une cigarette. (rupture)

Ces phénomènes ne sont pas syntaxiques mais sémantico-logiques.

b) coordination :

j'ai faim donc je mange

J'ai faim et je mange

La liste des morphèmes pouvant servir de connecteurs à une coordination est

fermée :

mais ou et donc or ni car

Dans la plupart des grammaires puis, ainsi et alors ne font pas partie de la

liste

Par ailleurs "ni" est curieux dans cette liste, alors que "soit" qui est

également un marqueur dédoublé autour d'un syntagme nominal n'est pas

dans la liste

ni…ni,

soit…soit.

2. La subordination

L'un des membres n'est pas indépendant syntaxiquement et est gouverné par une

tête phrastique.

À l'aide de conjonctions comme qui ou que (ou dérivé de que : ainsi que, parce

que, bien que, lorsque...), on introduit un constituant enchâssé à l'intérieur d'une phrase, subordonné à une tête.

a) La relative (expansion d'un syntagme nominal)

les pronoms relatifs "qui", "que", "quoi", "dont", "où" sont connecteurs et

subordonnants.

Ce qui compte ce n'est pas la fonction du relatif mais l'antécédent.

L'homme qui avait un chapeau melon.

"l'homme" peut faire phrase (P est une proposition indépendante)

"avait un chapeau melon" (q est subordonné à une tête). Il s'agit d'une

contrainte syntaxique.

La relative peut avoir des fonctions grammaticales diverses :

o attribut :

folle que tu es Bien malin qui trouvera la solution

o objet :

Choisissez qui vous voudrez. La bicyclette que tu désirais.

o complément du nom :

l'aventure dont je parle

la chanteuse dont la voix me plait

o complément indirect d'objet ou d'attribution : l'homme à qui je rends visite

o complément circonstanciel de lieu : l'homme chez qui nous sommes.

o complément. circonstanciel de temps : du temps où j'étais jeune

Par ailleurs les relatives peuvent avoir plusieurs sens marqués par des pauses

à l'oral et des virgules à l'écrit.

o Relative déterminative

Ma tante qui vit à Toronto est venue me voir.

(Celle de mes tantes qui vit à Toronto -> information connue)

o Relative explicative

Ma tante, qui vit à Toronto, est venue me voir.

(Je n'ai qu'une tante et je vous informe qu'elle vit à Toronto ->

information nouvelle)

b) La complétive (expansion du syntagme verbal)

Hors situation, construction d'un texte détaché avec structures complètes à

discours détaché : Explication, description. (expansion du syntagme verbal

introduit par un dérivé de que, et ayant des conséquences sur toute la phrase)

Dans :

Je pense qu'il viendra

"il viendra" est subordonné syntaxiquement et sémantiquement à "je pense"

Dans le cas d'une complétive comme :

je considère que tu devrais y aller.

du point de vue sémantique c'est p qui est subordonné à Q étant donné que

"tu devrais y aller" peut faire phrase, mais pas "je considère". Cependant, en

syntaxe, on postule que tout ce qui suit "que" est subordonné à la proposition

principale qui sert de protase.

C) la circonstancielle (expansion de la phrase)

Une proposition circonstancielle est introduite par une conjonction de

subordination (ou une locution conjonctive) (comme, puisque, si, quoique,

quand, lorsque,

parce que, au cas où, avant que, après que…). Elle peut marquer :

 la condition

Si tu venais plus souvent, tes amis seraient heureux.

 la manière

Nous nous parlons comme si nous nous connaissions depuis toujours.

 le lieu

Où qu'ils soient, je les trouverai.

 la cause

Je ne prendrai pas de dessert parce que je n'ai plus faim.

 le temps

Je t'appellerai dès que j'arriverai.

 la concession

Quoiqu'il soit sympathique, je n'ai pas confiance en lui

 la conséquence

Il pleut, si bien que je ne vais pas sortir.

 le but

Je vai t'aider afin que tu puisses finir à temps.

On aurait cependant tort de croire que la phrase complexe correspond toujours à

une amplification du syntagme de base et que ses constituants sont toujours

remplaçables par un syntagme nominal, adjectival ou prépositionnel. En effet dans

la proposition la notion est affublée de caractéristiques locatives, temporelles et

aspectuelles non présentes dans le syntagme simple.

C'est un homme qui a du talent mais qui s'en sert mal.

C'est un homme talentueux.

* C'est un homme talentueux mais qui s'en sert mal.

Nous souhaitons qu'il pleuve longtemps.

Nous souhaitons la pluie.

* Nous souhaitons la pluie longtemps.

J'irai te voir dès que la nuit sera tombée sur la ville.

J'irai te voir à la nuit tombée.

* J'irai te voir à la nuit tombée sur la ville.

Soulignons que, du point de vue énonciatif, les phrases complexes relèvent d'une

construction en discours détaché renvoyant généralement à une explication ou à

une description hors situation énonciative.

Plan du cours :

 I - Différence entre phrase simple et phrase complexe

 II - La phrase complexe

o 1° La juxtaposition

o 2° La coordination

a) Les conjonctions de coordination

b) Les adverbes

c) L’emploi des conjonctions de coordination

 III - La subordination

o 1° Les pronoms relatifs

o 2° Les conjonctions de subordination

o 3° Faire la différence entre un pronom relatif et une conjonction de

subordination

a) Le pronom relatif

b) La conjonction de subordination

I - Différence entre phrase simple et phrase

complexe

Une phrase simple ne contient qu’un seul verbe. On parle alors de proposition indépendante :

Il arriva dans cette ville immense par l’ancienne entrée.

Une phrase contenant plusieurs verbes est une phrase complexe :

Il s’aperçut que la dame, qui avait commencé par lui demander tendrement

des nouvelles de son mari, parlait encore plus tendrement à un jeune mage.

Si une phrase n’a pas de verbe, on parle de phrase nominale ou averbale :

Étonnante ville !

II - La phrase complexe

Chaque partie de la phrase complexe s’appelle une proposition :

Ensuite on vint poser un mort dans cette ouverture, et on remit la pierre par-

dessus.

Première proposition Deuxième proposition

Chaque proposition s'organise autour d'un noyau constitué par le verbe.

Les propositions d’une même phrase peuvent être soit juxtaposées, soit coordonnées,

soit subordonnées.

1° La juxtaposition

Deux propositions sont unies par un simple signe de ponctuation (virgule, point-virgule, deux

points). Le lien qui unit ces deux propositions est alors implicite :

Il était passait pour riche, il était pauvre en réalité.

En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’aucun mot ne signifie explicitement le lien logique

entre les deux propositions qu’il n’existe pas. On pourrait d’ailleurs facilement le rajouter :

Il était passait pour riche, mais il était pauvre en réalité.

2° La coordination

Un mot coordonnant - une conjonction de coordination ou un adverbe - exprime

explicitement la relation entre les deux propositions.

Ensuite, on vint poser un mort dans cette ouverture, et on remit la pierre par-

dessus.

Ensuite, on vint poser un mort dans cette ouverture, puis on remit la pierre par-

dessus.

a) Les conjonctions de coordination

mais, ou, et, donc, or, ni, car

b) Les adverbes

Les adverbes permettent d’exprimer la relation logique entre deux propositions

(ainsi, aussi, en effet, par conséquent, au contraire, d’ailleurs... ). Ils sont très utilisés dans

l’argumentation. Ils indiquent également une progression dans le

texte (premièrement, d’abord, ensuite, puis, enfin, finalement... ).

c) L’emploi des conjonctions de coordination

- mais exprime l’opposition : Ce lettré fuyait toujours la foule mais connaissait les hommes.

- ou exprime l’alternative : Montrez-moi patte blanche, ou je n’ouvrirai point.

- et exprime l’addition : Ituriel est un génie de premier rang et il a le département de la

haute Asie.

- donc exprime la conséquence : Vous avez vu notre armée, donc vous savez que nos jeunes

officiers se battent très bien.

- or introduit un nouvel argument ou une nouvelle idée importants pour la suite du

raisonnement ou du récit : Le petit chaperon rouge prit le chemin de la forêt, or le loup y

rôdait.

- ni généralement répété exprime l’alternative (c’est l’équivalent négatif de « et ») : Il ne

pensait pas qu’il viendrait ni qu’il serait accompagné.

- car exprime la cause, une explication voire une justification : Le repas fini, chacun d’eux

s’en alla car pas un ne pouvait souffrir l’autre.

III - La subordination

Lorsqu’une proposition a une relation de dépendance à une autre proposition, on parle de

subordination :

Il rencontra l’armée persane qui allait combattre l’armée indienne.

Dans cet exemple, la proposition « qui allait combattre l’armée indienne » est

dite proposition subordonnée, car elle est dépendante de la première proposition que l’on

appelle proposition principale. En effet, elle ne peut exister toute seule ; on ne peut pas dire

« qui allait combattre l’armée indienne » tout seul, sans la première proposition (« Il

rencontra l’armée persane »).

Une proposition subordonnée peut être reliée à la proposition principale soit par un pronom

relatif soit par une conjonction de subordination.

1° Les pronoms relatifs

Qui, que, quoi, dont, sont les principaux pronoms relatifs. Il faut ajouter à cela les

pronoms relatifs composéslequel, laquelle, lesquel(le)s parfois précédés de la

préposition de (duquel, desquels) ou à (auquel, auxquel(le)s).

2° Les conjonctions de subordination

On trouve essentiellement la conjonction de subordination que ainsi que toutes les

conjonctions contenant que (si bien que, bien que, dès que, alors que, tant que, parce

que, puisque, pour que, quoique, avant que, après que... ). Les autres conjonctions de

subordination sont quand, comme et si.

3° Faire la différence entre un pronom relatif et une

conjonction de subordination

a) Le pronom relatif

Le pronom relatif reprend un nom. C’est la raison pour laquelle on le trouve souvent après un

nom :

L’antichambre était remplie de gens qui se plaignaient.

Le pronom relatif reprend le nom « gens » (que l’on appelle alors l’antécédent).

b) La conjonction de subordination

La conjonction de subordination est souvent placé après un verbe :

Il dit que la guerre est déclarée.

La proposition subordonnée introduite par une conjonction de subordination est

dite complétive, car elle complète le verbe à la manière d’un COD.

Parfois la conjonction de subordination exprime une circonstance (de temps, de cause... ) :

Il était plongé dans ces idées funestes, quand il se présenta à la porte un homme

grave.

La proposition subordonnée introduite par une telle conjonction de subordination est

dite circonstancielle (ici de temps) à la manière d’un complément circonstanciel.

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