Notes sur l'histoire des relations internationales (début du 20ème siècle) - 1° partie, Notes de Droit international. Université de Toulouse
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Notes sur l'histoire des relations internationales (début du 20ème siècle) - 1° partie, Notes de Droit international. Université de Toulouse

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Notes de droit international sur l'histoire des relations internationales (début du 20ème siècle) - 1° partie. Les principaux thèmes abordés sont les suivants: Le concept de puissance, Les nationalismes, Les internationa...
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HISTOIRE DES RELATIONS INTERNATIONALES

HISTOIRE DES RELATIONS DIPLOMATIQUES

HISTOIRE DES RELATIONS INTERNATIONALES DU DEBUT DU 20EME SIECLE

Les outils.

A. Le concept de puissance.

1. De Aron, Duroselle à Franck.

Pour Aron, (in Paix et guerre entre les nations, pas besoin de lire cet ouvrage vieilli même s'il

faut le connaître) une puissance est la « capacité d'une unité politique à imposer sa volonté à

d'autres unités. »

On conçoit alors une puissance comme une capacité défensive ou offensive, mais il n'y a pas de

réelle définition de ce qu'est une puissance.

Duroselle, dans Tout empire périra, définit une puissance comme un « Etat qui est capable, dans

certaines circonstances, de modifier la volonté d'individu ou de groupes ou d'Etat étranger »

Ces deux définitions se recoupent, on sent derrière chacune d'elle la notion de pouvoir se

profiler, et il ne s'agit pas de trancher entre les deux.

Pour Franck (in La hantise du déclin), la notion de puissance comprend les notions de durée et

d'indépendance : « une grande puissance est un Etat qui a les moyens et la volonté de faire

prévaloir auprès de n'importe quelle autre puissances dans plusieurs domaines et de façon

durable ses intérêts et ses conceptions, et qui de ce fait dispose d'un haut degré d'indépendance et

d'action. Le taux de la puissance est proportionnel au taux d'indépendance dans l'action et à la

capacité d'initiative. »

La puissance est d'abord historique, il faut être reconnue comme telle par les autres Etats. Cf. la

Pologne dans les années trente, qui veut être reconnue et qui fait tout pour ça (nationalisme,

alliance avec la France...). Elle ne reste pourtant aux yeux des autres qu'une puissance

secondaire. C'est le cas aujourd'hui de l'Argentine et du Brésil qui aspirent à un statut qui leur est

refusé par les puissances.

De Gaulle, à la libération, veut que la France soit reconnue comme puissance, ce qu'il réussit en

partie grâce à l'acceptation de ce statut par les grands vainqueurs. Bien que personne ne soit dupe

de l'état du pays, la France signe la reddition allemande et occupe une part du territoire

allemand...

2. Une définition et une comptabilité historique.

Evolution des grandes puissances selon Duroselle :

-- XVII° : France, Angleterre, Pays Bas, Espagne, Empire Ottoman et Empire Habsbourg.

-- XVIII° : France, Angleterre, Empire Habsbourg, Russie et Prusse.

-- XIX° : idem, + la montée des Etats-Unis, Japon et de l'Italie.

-- 1914 : France, Grande Bretagne, Etats-Unis, Japon, Italie, Russie, Autriche Hongrie,

Allemagne

-- 1918 : fin de l'Autriche Hongrie et de l'Allemagne. Cette dernière réapparaît comme puissance

à la fin des années vingt.

Nb : Il existe évidemment des différences de détail entre ces pays, mais globalement ce sont des

grandes puissances.

-- WWII : Deux superpuissances : USA et URSS

Pour Duroselle, ni l'Italie ni la France ne sont plus des puissances en 1939, la Grande Bretagne

résiste jusqu'en 1947.

L'Allemagne et le Japon n'existent même plus en 1945.

Le rang de grande puissance apparaît moins à un pays lui-même qu'aux puissances extérieures.

Ainsi, la France et la GB en 1956 ont du mal à accepter leur déclin lors de la crise de Suez.

Au XX°, le guerres mondiales sont les moments clés au cours desquels les hiérarchie de

puissances se font et se défont. C'est plutôt à chaque fois une fin de processus que le

commencement d'une ère.

Pour Paul Kennedy, il existe une dimension économique : si une puissance est à son apogée

militairement, il y a un risque important qu'elle s'effondre sous le poids de l'argent que ça lui

coûte. C'est pourquoi il y a nécessairement une succession des puissances. Mais cette réflexion

est vieillie, Kennedy oublie que l'armée est aussi un vecteur de la modernité qu'elle peut faire

progresser.

II] L'héritage : structures de prépondérance de l'Europe avant 1914.

Au XIX°, 95% des congrès internationaux ont lieu en Europe (principalement à Paris, Londres,

Bruxelles). Les Expos Universelles de Paris en 1889 et 1900 attirent respectivement 32 et 51

millions de visiteurs...

A. Politique.

1. Les « grands ».

La diplomatie est encore, avant 1914, l'affaire des rois, princes, présidents... La vie diplomatique

est le fait de quelques grandes puissances qui tiennent le haut du pavé, et les autres Etats n'ont

pas d'influence réelle. Ainsi, au congrès de Berlin en 1877, ne siègent que la Grande Bretagne, la

France, l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et la Russie.

Seules certaines capitales donnent droit au titre d'ambassadeur (sinon il s'agit de simples postes

de diplomates) qui sont Londres, Paris, Vienne, Berlin, Rome, Saint Petersbourg et

Constantinople. Les autres capitales appartiennent soit à des pays marginaux géographiquement

(pays scandinaves), soit à des pays trop petits (Belgique, Pays Bas, Suisse)

Avant 1914, la Grande Bretagne est la seule puissance mondiale, qui agit dans et hors d'Europe.

La seconde est l'Allemagne, qui s'impose à ses voisins et qui jouit du prestige de sa victoire

écrasante en 1871. Elle dispose d'un espace géographique important et central en Europe

(position de « pivot »), et connaît une expansion démographique rapide.

La troisième est la France, qui bien qu'amputée demeure une puissance capable de construire un

empire colonial.

La quatrième est la Russie, qui s'étend vers l'Asie au début du XIX° siècle. Elle dispose d'une

superficie et d'une population énorme. Au tournant du siècle, elle affirme ses frontières et

englobe la Finlande, les Pays Baltes, etc. Mais on ne sait pas si l'empire a les moyens de sa

politique.

La cinquième puissance est l'Autriche Hongrie, qui bien qu'appuyée sur un territoire immense et

central n'est qu'une puissance de second ordre : elle est agitée par de graves troubles nationalistes

et l'unité allemande s'est faite contre l'Empire Austro Hongrois.

2. Les diplomates.

Ils sont peu nombreux, car souvent la diplomatie passe par les monarques (alliances par le biais

de mariage...). Presque partout, la diplomatie échappe au contrôle du Parlement (secret).

L'aristocratie « trouve refuge » dans les carrières militaires et diplomatiques, ce qui peut paraître

paradoxal dans les démocraties (France). Les postes de diplomates sont le plus souvent très

mondains, ils n'ont qu'une vision partielle du pays (il n'y a alors pas de travail économique ou

social du diplomate). Les postes sont très stables, ce qui donne aux diplomates une grande liberté

d'agir, même si leurs domaines d'action sont moins étendus qu'aujourd'hui.

En Grande Bretagne, les diplomates échappent au recrutement par concours (seule fonction qui y

échappe) ; le Foreign Office est un département très archaïque jusqu'en 1914 (8 dactylos

seulement)

En France, il y a deux concours d'entrée accompagnés d'une enquête familiale pour s'assurer que

le futur diplomate a les moyens d'assumer sa fonction.

3. Les géographes et les militaires.

La géographie et l'histoire d'un pays sont caractères de puissance à l'époque. Du coup poids

important des géographes et de leurs opinions (cf. André Siegfried, très écouté a l'école libre des

Sciences politiques durant l'entre-deux-guerres...).

Les militaires sont présents dans presque tous les postes diplomatiques, parfois même on trouve

en plus un attaché à la Marine. Avec la Première Guerre Mondiale, on observe un essor

important de l'aéronautique.

B. Economique.

1. Le capitalisme libéral battu en brèche.

Il est vrai que le libéralisme reste la seule structure économique de l'époque, que la plupart des

monnaies sont convertibles en or, et que la parité monétaire entre les puissances est très stable

(une livre = 25 francs français =30 marks = 5 dollars US). Mais, on observe une recrudescence

des barrières douanières avec la dépression économique.

Entre 1875 et 1913, le commerce international mondial est multiplié par quatre, avec quatre

acteurs principaux (GB, France, Allemagne et USA). A eux quatre ils représentent 60 % du

commerce mondial en 1875 et 48 % en 1913 (la diminution est relative, c'est-à-dire que ce n'est

pas eux qui ont diminué, mais les autres pays qui les ont rattrapés peu à peu)

Les Etats-Unis sont déjà le plus gros producteur mondial mais ils exportent très peu.

2. Mutations techniques et poids de la conjoncture.

Le XIXe connaît des mutations techniques rapides, surtout en matière de transports : avant la

vapeur, il faut une semaine pour aller de Londres à New York, et trois pour aller de Bordeaux à

Buenos Aires. L'arrivée de la vapeur va permettre d'augmenter beaucoup la vitesse de transport

et de réduire les coûts (des machines puissantes permettent un plus grand tonnage). La marine

militaire va faire d'énormes progrès alors, et la marine marchande va être multiplié par 2,6 entre

1880 et 1900.

L'ouverture des canaux transocéaniques va permettre aussi de réduire les temps des transports

(Suez est terminé en 1869 et Panama en 1914).

A l'intérieur des pays, le chemin de fer et l'automobile se développent et permettent de parcourir

de grandes distances en peu de temps.

C'est aussi à cette époque que l'on voit apparaître le télégramme, le téléphone... Les premiers

câbles sous-marins sont installés à la fin des années 1860.

Après 1896, la dépression prend fin, la reprise économique voit l'émergence de nouvelles

puissances économique (Russie, Italie, Autriche Hongrie). Les investissements internationaux se

multiplient : la Grande Bretagne investit sur tout le continent américain (nord et sud) alors que

l'Allemagne et la France se tournent plutôt vers l'Europe. Sur une base de 1 pour la GB, la France

et l'Allemagne investissent respectivement à hauteur de ½ et ¼.

3. Migrations.

La période de 1875 à 1914 représente à ce jour la plus grande période de migrations de toute

l'Histoire : plus de quarante millions de personnes se déplacent depuis l'Europe ou l'Asie (54 %

d'Européens, pour des migrations intra européennes ou vers l'Amérique).

La France est le grand pays d'accueil en Europe, car il faut compenser sa démographie déjà très

faible (manque de main d'œuvre).

Les Etats-Unis accueillent 22 millions de migrants entre 1880 et 1914, l'Argentine cinq, le brésil

quatre et l'Australie et la Canada trois...

Les migrations dues au peuplement des colonies ne sont pas comptabilisées car on considère

qu'il s'agit de flux nationaux (c'est à cette époque que se peuplent l'Algérie et les autres colonies

de peuplement).

L'ordre Européen de la Première Guerre Mondiale - // Partie 1

L'âge de la domination Européenne : le cadre des RI en 1914 - // Cours 2

Introduction.

-- Alors que sur la base du droit des peuples apparaissent de nouvelles revendications

internationales,

-- Alors que les moyens de transformations économiques, sociales, idéologiques prennent corps,

moyens et but politiques restent inchangés (distorsion entre structures et idées),

-- Alors que de vastes empires –coloniaux ou non- se mettent en place pour répondre à l'énorme

élargissement des RI qui caractérise le tournant du siècle (Ceci va devenir un grave enjeu des RI

et un argument de négociation internationales. Certains sont arrivés trop tard mais veulent quand

même leur part –Allemagne-)

On noue encore en Europe des alliances (sur le modèle de l'alliance franco-russe) sur des

concepts traditionnels, avec, au premier rang, celui de l'équilibre en Europe (concept clé dans les

RI de l'époque) : cette politique classique européenne révèle en fait de nouveaux moyens de la

politique extérieure, une nouvelle diplomatie.

Cependant, le plus important est qu'apparaissent les premiers signes d'une mondialisation des RI,

les premières heures de la Weltpolitik.

I] Des transformations importantes des R.I (Giraud).

A. Les nationalismes.

1. Nationalismes « politiques ».

Partout en Europe, 1848 sonne la grande heure des nationalités et du droit des peuples (IIe

République en France, chute de Metternich dans l'Empire Habsbourg, agitations en Allemagne...)

; 1860-1870, formation des nations allemande et italienne.

Jusqu'à leur dissolution, soubresauts dans les vieux empires austro-hongrois, ottoman et russe,

qui sont des ensembles politiques figés.

2. Nationalismes « sentimentaux », chauvinisme des « mentalités ».

Grande Bretagne : il suffit de regarder les manifestations sportives (1885, football professionnel)

pour comprendre la vigueur du sentiment national et la foi en la supériorité anglo-saxonne. En

France, les courses automobiles ou cyclistes sont autant de manifestations chauvines. Le créateur

du Tour de France, Henri Desgrange écrit en commentant le tour de 1903 : « Je ne crois pas que

jamais épreuve sportive ait déchaîné à l'égal du Tour de France un pareil débordement de

chauvinisme local. Voilà quinze ans que nous nous évertuons à convaincre les foules que le sport

n'a pas de patrie et je commence à croire que tous nos efforts furent faits en pure perte ».

Continuité évidente dans les esprits entre Le Tour de France de deux enfants (alsaciens lorrains),

ce manuel de lecture et de patriotisme français et le Tour de France !

Même si certaines manifestations patriotiques (« bataillons scolaires ») ont largement régressé

dans les années 1890, en concomitance avec l'affaire Dreyfus (la droite nationaliste est

surnommée « moulin à sornettes »), en France comme en Allemagne, les manifestations

gymniques demeurent principalement des défilés patriotiques avec tambours et clairons. Et pas

seulement chez ces trois grands. En 1901, le quatrième congrès des Sokols, gymnastes tchèques,

réunit à Prague 1400 participants, venus de toutes les minorités tchèques dispersées, et sacrifie au

culte de la nation tchèque, à celui du néo-slavisme.

Critique française de la littérature allemande après Kant (considéré comme partisan des

Lumières).

Question : chauvinisme des mentalités débouche-t-il sur le bellicisme ou la violence ?

Deux cas distincts :

-- Le cas des populations soumises à un gouvernement « étranger » : exemple des nationalistes

polonais qui créent écoles, universités... pour promouvoir la langue. En 1901, 1/3 des Polonais en

Pologne russe apprenaient à lire et à écrire grâce à ces volontaires de la Ligue Polonaise.

Exemple des Sokols tchèques. Un même phénomène, de l'Irlande aux populations soumises

d'Autriche Hongrie ou de Russie. Dans ce cas, effectivement, risque de violence...

-- Ailleurs, dans les « majorités dominantes », souvent paradoxe apparent : mouvements types

ligues patriotiques hyper nationalistes, appelant éventuellement à la guerre, racistes donnent une

allure qui n'est pas en fait celle de la masse de la population, moins « revancharde » et plutôt

pacifiste.

3 exemples :

- En France, Ligue de la Patrie Française ou celle d'Action Française, mais sentiment

d'indifférence se développe vis-à-vis de la question Alsace-Lorraine, et surtout volonté

d'apaisement avec l'Allemagne.

- En Angleterre, les pacifistes sont nombreux, notamment après les tueries de la guerre des

Boërs. Le chauvinisme confronté à la réalité de la guerre hésite et perd de sa vigueur belliciste.

- En Allemagne, Ligue des Pangermanistes (1891), mais moins de 25000 membres à son apogée

en 1901. Le peuple est plus modéré que certaines élites.

B. Les internationalismes.

1. Une civilisation qui devient « mondiale ».

Une grande valeur très diffusée ; le scientisme : foi en le progrès, sentiment que l'avenir ne peut

être que meilleur et que la science peut résoudre tous les problèmes. Progression rapide du

nombre de congrès internationaux scientifique et techniques : la science tend à devenir mondiale.

Positivisme : le monde passe d'un âge théologique à un âge métaphysique, idée de progrès, que

tout est science.

Recul de la tradition et de la foi.

Pacifisme (1889 : Union interparlementaire pacifiste ; 1892, Bureau International de la paix

(Berne) ; vaines tentatives de créer des EU d'Europe en 1900, de désarmement (1e conférence

internationale de La Haye en 1899 à l'initiative du tsar) mais création de la Cour International

Permanente de la Haye 1899 : l'esprit est de faire régner le droit dans les RI.

2. Le socialisme et le catholicisme.

Dans les années 1880, on assiste à la création ou renaissance des partis socialistes.

Marx meurt en 1883 -> Engels ; 1889 : congrès à Paris ; 1891, Bruxelles : IIe Internationale

constituée.

1900 : création d'un comité international permanent.

1903 : en Allemagne, SD obtient plus de 30% des voix, en France la jeune SFIO réussit bien

aussi.

Déviances de certains courant internationalistes.

Eglise catholique : force qui dépasse les frontières.

Efforts de Léon XIII (mort en 1903), mais le gouvernement italien ne lui permet pas de se rendre

à la conférence de La Haye en 1899. L'Eglise réclame encore une souveraineté temporelle sur les

Etats pontificaux, Mussolini va régler ça avec les accords de Latran.

3. Existe-t-il une propagande à impact international avant 1914 ?

Problème : peut-on parler de « propagande » à visée internationale ?

1895 : Gustave Le Bon, Psychologie des foules. Début de ce genre de réflexion, notion d'opinion

publique apparaît progressivement.

Se produisent quelques fêtes en France (l'exposition universelle de 1889 un peu boudée, mais

celle de 1900 attire plus de 50 millions de personnes).

Jubilées de la reine Victoria en 1887 et 1897.

1890, 1er mai par partis socialistes internationalistes.

1893, Fêtes de l'Alliance franco-russe.

Le but est de montrer la puissance des uns et des autres.

Développement colossal de la presse à bon marché, instrument de manipulation de la foule,

souvent très chauvin, « 4e pouvoir »

-- EU : constitution de l'empire Hearst après 1895, Morning Post.

-- All. : 1898, Berliner Morgenpost.

-- GB : Daily Mail (1896) : 500 000 ex en 1900 ; Daily Express (1900) ; Daily Mirror

-- France : Le petit Journal, 1 M d'exemplaires, Le Petit Parisien, 600 000 en 1896 (le Monde

aujourd'hui, 450 000 exemplaires).

Vénalité de la presse (nombreux exemples, France, Russie, All, EU) : corruption même de la part

des Etats, c'est souvent ça qui fait vivre la presse...

C. L'Europe dominante : économie et population.

1. Le moteur économique et financier du monde.

Production entre 1880 et 1890 dans le monde :

Europe : 62% du charbon, 60% du fer, 70% de l'acier.

Etats-Unis : 33% du charbon, 28% du fer et 24% de l'acier.

L'Europe représente 60% du commerce mondial en 1890 (GB>All>France), et plus de 60% du

commerce de produits manufacturés à eux trois (E.U : 8%, Japon : 1%).

Le tournant du siècle voit l'émergence du Japon, qui a un taux de croissance supérieur à tous

(4,5-5%) mais qui a un niveau de départ très faible : avant tout, c'est l'équipement national qui

progresse. C'est donc une puissance de deuxième ordre, à l'échelle locale et pas mondiale.

En matière de finances, les trois puissances représentent 83% des investissements mondiaux, la

GB surtout en Amérique (du Nord et du Sud) et les deux autres en Europe.

Quant à la Russie, elle connaît sa révolution industrielle dans les années 1870-1880, mais de

manière inégale sur son territoire. C'est un très gros producteur de charbon et de fonte, mais elle

commerce très peu avec l'extérieur, et certains domaines sont complètement négligés (chimie par

ex.)

2. L'expansion démographique.

La France a une croissance démographique très faible, à la différence de l'Allemagne, la GB et la

Russie. Certains problèmes se posent alors : comment une puissance comme l'Allemagne peut-

elle se développer correctement dans ses seules frontières ?

Le protectionnisme est donc contesté et dénoncé, et les puissances se veulent empire.

Sans la métropole, la GB possède 367 millions d'habitants et 31 millions de km² en 1900, la

France 50 millions d'habitants dans 10 millions de km², et l'Allemagne 12 millions dans 2

millions de km².

D'autres formes d'impérialisme existent aussi à travers le monde : les Etats-Unis étendent leur

influence en Amérique Centrale et aux Caraïbes (Espagne boutée hors de Cuba en 1898). Et les

tsars, eux, conquièrent des territoires en Extrême Orient et en Europe Centrale.

II] Le monde partagé.

A. La mondialisation des stratégies anglaise, française et allemande.

1. La Weltpolitik.

Au début du XXe siècle, toutes les puissances mènent des programmes d'armement.

L'Allemagne par ex. prévoit des plans d'invasion de la France et se construit une puissance

navale.

L'armement est alors un moyen non seulement de guerre, mais aussi diplomatique et

technologique. Le but de chacune des puissances est de se donner les moyens d'une politique

mondiale. (cf. le concept de Weltpolitik de Guillaume II : Pouvoir atteindre partout dans le

monde par la diplomatie et les RI).

Cette politique d'empire a réussi pour la GB, presque pour la France, pas du tout pour la Chine et

le Japon. Les Etats-Unis ont une politique sur tout le continent américain qui leur a été dictée par

le président Monroe en 1823, et que Jefferson a repris et adaptée depuis : d'abord affirmation que

les Etats-Unis ne tolèreront pas la présence européenne sur leur continent, en défenseur

républicains contre les monarchies anciennes, cette doctrine finit par considérer l'Amérique

comme une zone de sécurité, d'où quelques conflits avec les puissances européennes dans les

Caraïbes et en Amérique Centrale (Panama).

Les puissances impérialistes connaissent quelques conflits (guerre des Boers, entre les colons

hollandais et la GB ; guerre russo-japonaise en 1905), mais dans l'ensemble c'est une coexistence

pacifique.

2. « Splendide isolement » britannique et politique extérieure française.

La GB est restée isolée jusqu'au milieu du XIXe siècle de tous les systèmes d'alliance, mais cette

époque prend fin avec le tournant du siècle : accords avec le Japon en 1902, tentatives d'alliance

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