Notes sur la linguistique française - 3° partie, Notes de Langue Française. Université de Nantes
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Notes sur la linguistique française - 3° partie, Notes de Langue Française. Université de Nantes

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Notes de langue sur la linguistique française - 3° partie. Les principaux thèmes abordés sont les suivants: langue écrite, exercices.
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Prenons un exemple :

§lalokomoti¡vsEta¤eted_Alaga¤ç “La locomotive s’est arrêtée dans la gare.”

Selon la façon dont on le prononce, cet énoncé comprend 2 ou 3 groupes rythmiques (marqués ici par un allongement vocalique), et éventuellement un

seul :

§lalokomo ti: vsEta¤et e:d_Ala ga:¤ ç 3 groupes §lalokomo ti: vsEta¤eted_Ala ga:¤ ç 2 groupes §lalokomotivsEta¤eted_Ala ga:¤ ç 1 groupe (le tout prononcé d’un trait)

La structure du groupe rythmique peut être représentée de la manière suivante : [Sn non finale S finale] (où S = syllabe).

Les frontières des groupes rythmiques coïncident en règle générale avec des frontières syntaxiques importantes.

Le groupe rythmique a enfin une importance capitale pour l’enseignement de la prononciation, comme le fait remarquer à juste titre François Wioland :

“C’est dans le cadre de chaque unité rythmique que s’appliquent les habitudes de prononciation.” ... “Le rythme du français parlé doit faire l’objet d’une sensibilisation particulière parce qu’il participe directement à la compréhension du message, les unités rythmiques correspondant à des unités de sens, mais surtout parce que leur identification à l’oreille n’est pas évidente du fait de l’absence d’accent lexical en français. L’importance linguistique de la dernière syllabe prononcée est, pour l’apprenant, une découverte qui peut être assimilée, à la condition d’être intégrée aux syllabes qui la précèdent, à l’aide d’un modèle essentiellement rythmique. Les limites des unités de sens ne sont, en effet, pas marquées par des caractéristiques fortes. L’originalité rythmique du français parlé réside dans l’énergie articulatoire de la dernière syllabe prononcée de chaque unité, geste articulatoire qui nécessite un entraînement particulier pour tout apprenant habitué à d’autres gestes.” (WIOLAND, 1991 : 51).

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III. LE GROUPE DE SOUFFLE

Le groupe de souffle est une unité prosodique qui comprend un ou plusieurs groupes rythmiques et qui se termine par une pause majeure. Son début se

caractérise par une montée de la voix (mélodie) (une sorte de remise à “zéro” de l’intonation, voir ci-après). Son étendue est très variable. Voici une

séquence de trois groupes de souffle :

pause majeure pause majeure pause majeure

La pente est appelée ligne de déclinaison et correspond à une descente progressive automatique (naturelle) de la hauteur de la voix.

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TEST DE PHONETIQUE ARTICULATOIRE (Pour chaque question, une seule réponse est possible)

1- Les approximantes fonctionnent comme a - des voyelles b - des consonnes c - ni l'un, ni l'autre

2 - La constriction (rapprochement important des organes articulateurs) entraîne un bruit de a - friction b - explosion c - nasalisation

3 - Voici divers critères d'opposition des consonnes ; quel est celui qui n'opère pas en français ? a - orales/nasales b - aspirées/non aspirées c - occlusives/non-occlusives d - voisées/non voisées

4 - En français, [i] et [o] s'opposent par : a - la nasalité b - la durée c - l'aperture

5 - Parmi les consonnes ci-dessous, la latérale est : a - [n] b - [l] c - [r]

6 - L'assimilation, en phonétique, est : a - un phénomène de phonétique combinant deux sons b - un phénomène par lequel un son tend à prendre certaines caractéristiques d'un autre son c - un défaut de prononciation

7 - Les consonnes voisées : a - accompagnent la voix b - comportent des vibrations laryngiennes (c.-à-d. des cordes vocales) c - sont graves

8 - Voici des critères d'oppositon des voyelles ; quel est celui qui n'opère pas en français ? a - orales/nasales b - stables/non stables c - antérieures/postérieures d - arrondies/non arrondies

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9 - Par rapport à [o], [e] est : a - antérieur b - nasal c - plus ouvert

10 - Quel est le groupe de sons classés par degré croissant d'aperture ? a - [ i œ a o] b - [ y e O a ç c - [ u E µ A]

11 - En français, [o] et [e] s'opposent par : a - l'aperture b - l'arrondissement des lèvres c - la nasalisation

12 - Quel est le groupe de sons classés d'après le seul critère du point d'articulation : ? a - §p m Z t kç b - §b v W n gç c - §m f d S kç

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II - LANGUE ECRITE

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DESCRIPTION DE L'ORTHOGRAPHE FRANÇAISE PAR NINA CATACH ET LE GROUPE HESO DU CNRS : LE PLURISYSTEME GRAPHIQUE DU FRANÇAIS

(cf Nina Catach "L'orthographe", Paris, PUF, 1978, 127p, coll "Que sais-je ?" et "L'orthographe française", Paris, Nathan, 1980, 336p, coll "N" linguistique française.)

A Définitions

Graphème : "La plus petite unité (lettre ou groupe de lettres) de la chaîne écrite ayant une référence phonique et/ou sémique dans la langue parlée." 16

Exemples : "j'avais". 5 graphèmes : j' -> /Z/- a -> /a/- v -> /v/ - ai -> /E/ (ces quatre graphèmes ayant une fonction phonographique) ; le dernier graphème "s" a une fonction idéographique.

Système graphique : "Tout ce qui touche au langage est organisé à plusieurs niveaux. L'existence d'une frange marginale d'exceptions ne peut conduire à considérer l'écriture comme un simple conglomérat d'éléments disparates" 17. On considère donc l'ensemble des signes graphiques du français comme un système régi par un fonctionnement régulier et logique.

B Les phonogrammes

Les graphèmes chargés de transcrire les phonèmes sont appelés phonogrammes. Leur usage est réglé par des lois de position.

Exemple : les graphèmes "s" ou "ss" correspondent à la transcription du phonème /s/ ; quand le graphème "s" est en position intervocalique, il correspond au phonème /z/.

Les graphèmes sont regroupés par ensembles, chaque ensemble représentant la transcription d'un phonème. On regroupe ainsi tous les graphèmes en relation avec le phonème /E/: è, ai, ei, e etc.

Chacun de ces ensembles est représenté par un archigraphème. Celui-ci est noté en majuscules ; on choisit comme archigraphème le graphème de base le plus fréquent, et non tributaire d'une loi de position. Exemple : l'archigraphème E a été choisi pour représenter l'ensemble des graphèmes correspondant à /E/; en effet, le graphème "e" couvre 61 % des transcritions de /E/.

16 In Nina Catach, L'orthographe française, p 27. 17 Mêmes références.

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Remarques : - Un même graphème peut relever de plusieurs ensembles. Le graphème "c" relève de l'archigraphème S dans "ciel" et de l'archigraphème C dans "cactus". - Il existe trois cas particuliers (X, OI, et OIN), correspondant chacun à deux phonèmes.

B Les morphogrammes

Morphogramme : notation de morphèmes surtout situées aux jointures des mots. Ils peuvent être prononcés ou non (en cas de liaison en particulier).

Exemples : marques de féminin ("mangée"), de pluriel (mangées"), marques verbales (manges)...

Il existe deux types de morphogrammes : les morphogrammes lexicaux et les morphogrammes grammaticaux.

1 - Morphogrammes lexicaux.

Ces graphèmes permettent de maintenir une même forme graphique à l'intérieur d'une famille de mots : - marques à contrôle étroit : le t de petit à cause de petite, le d de grand à cause de grande ; - marques à contrôle large : le t de enfant à cause de enfantillage, le ain de sain à cause de sanitaire ; - marques à contrôle lâche : le s de verglas face à vergla-cer .

2 - Morphogrammes grammaticaux.

Ces graphèmes permettent d'opposer les différences de genre, de nombre, de personne, de mode, de temps : - marques de genre : le graphème "e" dans "passée" ; - marques de temps : les graphèmes "ai" dans "chantait" et "er" dans "chanterons" etc. .

C Les logogrammes

Ils correspondent à la notion de lexèmes ou "figures de mots" dans lesquelles, à la limite, la graphie ne fait qu'un avec le mot, dont on ne peut pas la dissocier.

Exemples : "sept" en opposition avec "cet", "Sète"; "lys" en opposition avec "lisse", "lice" ; "thym" en opposition avec "teint", "tain"...

Le logogramme a avant tout une fonction distinctive.

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D Les lettres historiques ou étymologiques

Les signes que nous utilisons sont issus de l'alphabet latin ; d'autres (tous nos digrammes ou trigrammes vocaliques par exemple) ont été introduits au cours de notre histoire ; les accents sont ainsi apparus au XVIème siècle. Dans une visée d'analyse synchronique, seront considérées comme historiques ou étymologiques les lettres dont le lien avec le système actuel de la langue est lâche ou inexistant. Elles ne jouent pas de rôle phonogrammique, morphogrammique ou logogrammique.

On peut distinguer les lettres historiques des lettres étymologiques .

Les lettres historiques sont absentes d'un étymon grec, latin...Leur présence dans un mot est due à l'évolution de la langue ou à l'analogie. Ex. : -x dans mieux, -x est une graphie rapide de la finale -us. Lat. melius > a. f. mielz (l devant consonne passe à u) d'où a. fr. mieus graphié miex (XIIIe s.) puis graphié mieux.

Les lettres étymologiques apparaissent dans l'étymon correspondant (latin, grec, germanique, etc.). Ex. : -x dans perdrix n'est ni phonogramme (non prononcé), ni morphogramme (il n'apporte aucune information grammaticale et ne sert pas de pivot à une dérivation lexicale), ni logogramme (il ne contribue pas à distinguer ce terme d'un homophone), ni lettre historique puisqu'il est présent dans l'étymon grec et latin : perdrix. C'est donc une lettre étymologique.

Dans une perspective de réforme orthographique, ces lettres pourraient être supprimées.

Remarque : Certaines consonnes doubles sont à considérer comme lettres historiques ou étymologiques. Le doublement du "rr" dans "terrible" obéissait à des raisons expressives ; il n'a plus aucune fonction actuellement. En revanche, dans le cas de "courrais ", le doublement de la consonne a une fonction évidente.

E Idéogrammes

Ils correspondent aux signes de ponctuation, apostrophe, trait d'union etc ...

Mise en garde générale : un même graphème peut avoir plusieurs fonctions. On l'analysera en se basant sur sa fonction principale.

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III - EXERCICES

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Description des sons.

1. D’après les traits articulatoires suivants, indiquer, en transcription phonétique (A.P.I.), de quelle consonne il s’agit : - nasale, laminodentale, voisée ; - occlusive, dorso-vélaire, voisée ; - fricative, prédorso-postalvéolaire, non voisée ; - fricative, postdorso-uvulaire, voisée ; - approximante latérale, apico-alvéolaire, voisée ; - roulée, postdorso-uvulaire, voisée ; - approximante, labiopalatale, voisée.

2. D’après les traits articulatoires suivants, indiquer, en transcription phonétique (A.P.I.), de quelle voyelle il s’agit : - antérieure, orale, mi-ouverte, non arrondie ; - antérieure, orale, mi-fermée, arrondie ; - postérieure, orale, mi-fermée, arrondie ; - postérieure, nasale, ouverte, non arrondies ; - antérieure, nasale, mi-ouverte, non arrondie ; - antérieure, orale, fermée, arrondie.

Analyse phonologique

3. Etudier le corpus suivant (mots donnés dans leur orthographe et en notation phonétique) :

paix (§peç), porc (§pO¤ç), pur (§py¤ç), pour (§pu¤ç), peut (§pµç), pas (§paç), pus (§pyç), pire (§pi¤ç), pot (§poç), pou (§puç), paire (§pE¤ç), par (§pa¤ç), peur (§p%¤ç), pis (§piç).

a) Construire le tableau phonétique des voyelles. Etudier ensuite les voyelles proches par paires. Opposition ? Variation contextuelle ? b) Au bout de cette étude, quel système phonologique peut-on postuler ? (A présenter sous forme de tableau phonologique à double entrée.) c) Qu’est-ce qu’une paire minimale ? Donner quelques exemples. A quelle fin les linguistes les utilisent-ils ?

4. Corpus à lire et analyser : §sµbE¤Ze/mEnseSEv¤/pEt¤lE¤bepEs/devE¤ZedesevEnç. Découpez l’énoncé ainsi transcrit en syllabes. a) Etudier la distribution des voyelles §eç et §Eç, c’est-à-dire leurs contextes phonétiques. Qu’observez-vous ? b) Déterminer le nombre de syllabes phonétiques et comparez ce nombre avec le nombre de syllabes à l’écrit. Explication ? c) Que peut-on dire au sujet du nombre de groupes rythmiques de cet énoncé ? d) On rencontre de plus en plus souvent à l’écrit la forme “évènement” alors que la graphie officielle est “événement”. Comment peut-on l’expliquer ?

Et la forme “trés” ?

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5. Démontrer que le son §pç a le statut de phonème en français contemporain.

6. Commenter la prononciation §m_En:_Aç pour “maintenant”. A quel niveau de langue appartient-elle ? De quel(s) processus phonétique(s) cette forme est-elle le résultat ?

Transcription phonétique de textes et rapport son/graphie.

7. Transcrivez en phonétique le passage entre crochets :

Le vieux peintre Wang-Fô et son disciple Ling erraient le long des routes du royaume de Han. Ils avançaient lentement, car Wang-Fô s’arrêtait la nuit pour contempler les astres, le jour pour regarder les libellules. [Ils étaient peu chargés, car Wang-Fô aimait l’image des choses, et non les choses elles-mêmes, et nul objet au monde ne lui semblait digne d’être acquis, sauf des pinceaux, des pots de laque et d’encres de Chine, des rouleaux de soie et de papier de riz. Ils étaient pauvres, car Wang-Fô troquait ses peintures contre une ration de bouillie de millet et dédaignait les pièces d’argent.] Son disciple Ling, pliant sous le poids d’un sac plein d’esquisses, courbait respectueusement le dos comme s’il portait la voûte céleste, car ce sac, aux yeux de Ling, était rempli de montagnes sous la neige, de fleuves au printemps, et du visage de la lune d’été.

Marguerite Yourcenar, Nouvelles Orientales, Gallimard, Paris, 1963. NB : Wang-Fô ->§wÃNfoç

- En vous appuyant sur l'ensemble du texte, relevez et classez les différents graphèmes correspondant au phonème §sç

8. Texte de R. DEVOS. a) Transcrire phonétiquement le passage suivant :

Ouï dire. Il y a des verbes qui se conjuguent très irrégulièrement. Par exemple, le verbe ouïr. Le verbe ouïr au présent, ça fait : “J’ois...j’ois...”. Si au lieu de dire “j’entends”, je dis “j’ois”, les gens vont penser que ce que j’entends est joyeux alors que ce que j’entends peut être particulièrement triste. Il faudrait préciser : “Dieu, que ce que j’ois est triste !” J’ois...Tu ois...Tu ois mon chien qui aboie le soir au fond des bois ? Il oit... Oyons-nous ? Vous oyez... Ils oient... C’est bête ! Bête comme une oie ?

b) A l’inverse, rétablir à partir de la transcription phonétique la fin du texte.

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§s%k%nuzoj~Õ / lwAlwAtEl // sioljµd%di¤lo¤Ej / Õdilwi / alO¤ / lwid%lwAawi // pu¤pµk%lwAapa¤tjEnalwi / lwid%lwAd%lwiawi // awi // ekawilwid%lwAd%lwi // Elawis%k%tutwAwA // ekwAtutwA // tutwAwA / kÃmÕSjE)abwA // l%swa¤ofÕdybwA / tutwAwA / wAwA // kElwA / lwA // opasesafE /Zwi / Zwi // ilnjav¤EmÃpad%kwAç / = pause faible // = pause plus longue

La lecture d’une telle transcription est loin d’être aisée, même si vous connaissez à fond tous les symboles phonétiques. Qu’est-ce qui pourrait, au niveau de la transcription, améliorer ce texte ?

9. Rétablir le texte orthographié du poème suivant. Sur quelles caractéristiques orales du français joue ce texte ?

§Et¤ÃZsEtet¤ÃZdilÃZEt¤ansEtet¤andilans%lan%vµ¤jE)di¤dilÃZÃosÃlezElpu¤tÃsiet¤ÃZvµdi¤kElk%Sozet¤anEplyzet¤Ã Zket¤ÃZdilanet¤ÃZedilÃZÃtapÃdepjeet¤ÃZevumEmdilaneilsÃvOl // Zakp¤evE¤ç

10. Donner une version orthographiée du texte suivant (texte d'un adolescent de 12 ans) En vous basant sur une comparaison de la version orthographiée du texte et de la transcription phonétique, analysez les différences existant entre code écrit et code oral.

§pu¤mwAlekOl / saaetedifisil // ZetEÃpeta¤ / µ / ÃfE) / sElmEt¤kijetEÃpeta¤ / µ /Ãpeta¤kÕt¤mwA // pu¤wi / pu¤{)nÕ / aSakfwA / bE) / ZavEsÃliW / l%mwE)d¤t¤yk / albE¤ / sÃliW // alO¤ / saa¤ivadegute{)mom / kwA // {)ku / leliW / ZlezavEepE)gle / javEomwE)sÃmEt¤d%papjeblà / bÕ / epŸi / ZlezavEepE)gledÃtutlaklas / alO¤ / µ / l%mEt¤iidi / sEÃkO¤albE¤ / bE)kwA / ZlŸEdi / sEpu¤kvupŸisjelevwa¤tutd{)ku / ebe) / imdi / µ / aleodi¤Ekt%¤ç

11. Multiples graphies d'un même phonème

a) Quels sont les correspondants graphiques du phonème /k/? Quel est l'archigraphème ?

choc, carré, orchestre, ticket, kermesse, cinq, quotidien, accabler, acquitter, saccharine, cueillir

Classement par fréquence et contextes.

b) Quels sont les graphèmes correspondant au phonème /j/ ?

cerfeuil, paille, pied, payer, fille, mayonnaise, faience, attention, cahier, yaourt, hyène

Classement par fréquence et contextes.

c) Les graphèmes correspondant à /KS/. Quel est l'archigraphème ? accident, taxi, excellent, sanction, vaccin, action, accepter, infectieux

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12. Correspondants phoniques d'un même graphème.

a) Correspondants phoniques du graphème "c" ? Lois de position ?

acteur, cuisine, café, créole, céléri, saucisson sec, accompagné

b) Même question.

nez, lycée, table, jeter, terre, bec, poulet, crevaison, bouleverser, perron, terrain, mer, respect, gaieté

c) Les différentes fonctions du graphème "x" ?

syntaxe, exigence, soixante, exprimer, dixième, creux, thorax, perdrix, coccyx, mixte, flux, yeux, maux.

13. Logogrammes. Pour quelques homonymes de plus...Trouvez tous les homonymes correspondant aux séries suivantes en dégageant les logogrammes.

lai, temps, foi, fond, mai, phare, raie.

14. Parmi les proverbes suivants, quelles sont les fautes et leur degré de gravité ? Quelle justification peut-on donner aux fautes observées ?

Bien mal acquit ne profite jamais. Mauvaise herbe croit toujours. De deux mots il faut choisir le moindre. Un tien vaut mieux que deux tu l'auras En avril n'ote pas un fil, en mai, fais ce qu'il te plait.

15. Conjuguez les verbes suivants à la première personne du singulier de l'imparfait de l'indicatif, du futur simple de l'indicatif, du présent du conditionnel.

1. courir 2. acquérir 3. mourir 4. voir 5. pouvoir

16. Au futur simple de l'indicatif et au présent du conditionnel, qu'est-ce qui différencie le verbe pouvoir des verbes mourir et courir ?

17. - Transcription phonétique du texte entre guillemets. - Relevé des graphèmes intégrant la lettre "n" et étude de leurs fonctions. .

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"Pourquoi pas de ponctuation visible ? Parce qu'elle vit profondément à l'intérieur des phrases, plus précise, souple, efficace, plus légère que la grosse machinerie marchande des points, des virgules, des parenthèses, des guillemets, des tirets. Ici, on ponctue autrement et plus que jamais, à la voix, au souffle, au chiffre, à l'oreille ; on étend le volume de l'éloquence visible !"

Philippe Sollers 18. - Transcription phonétique jusqu'à : "s'y joint".

- Quelles sont les réalisations phonétiques du graphème "i" ?

Avec les premières voix se formèrent les premières articulations ou les premiers sons, selon le genre de la passion qui dictait les uns ou les autres. La colère arrache des cris menaçants, que la langue et le palais articulent : mais la voix de la tendresse est plus douce, c'est la glotte qui la modifie, et cette voix devient un son ; seulement les accents en sont plus fréquents ou plus rares, les inflexions plus ou moins aigues, selon le sentiment qui s'y joint. Ainsi la cadence et les sons naissent avec les syllabes : la passion fait parler tous les organes, et pare la voix de tout leur éclat ; ainsi les vers, les chants, la parole ont une origine commune.

J. J. Rousseau

19. - Transcription phonétique du texte ci-dessous. - Etudiez la graphie de: - chatouille

- ruisseau

Couchée sur le ventre, un linceul de sable me couvre à demi. Si je bouge, un fin ruisseau de poudre s'épanche au creux de mes jarrets, chatouille la plante de mes pieds... Le menton sur mes bras croisés, le bord de la cloche de jonc borne mes regards et je puis à mon aise divaguer, me faire une âme nègre à l'ombre d'une paillote.

20. Transcrire phonétiquement le premier paragraphe. Donner les fonctions du graphème "t" dans tout le texte.

A mi-chemin de la cage au cachot, la langue française a cageot, simple caissette à claire-voie vouée au transport de ces fruits qui de la moindre suffocation font à coup sûr une maladie. Agencé de façon qu'au terme de son usage il puisse être brisé sans effort, il ne sert pas deux fois. Ainsi dure-t-il moins encore que les denrées fondantes ou nuageuses qu'il enferme. A tous les coins de rue qui aboutissent aux halles, il luit de l'éclat sans vanité du bois blanc. Tout neuf encore et légèrement ahuri d'être dans une pose maladroite à la voirie jeté sans retour, cet objet est en somme des plus sympathiques, -sur le sort duquel il convient toutefois de ne pas s'apesantir longuement.

Francis Ponge.

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