Notes sur le comportement du producteur et l’offre - 1° partie, Notes de Économie
Tina_920
Tina_92024 mars 2014

Notes sur le comportement du producteur et l’offre - 1° partie, Notes de Économie

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Notes d’économie sur le comportement du producteur et l’offre - 1° partie. Les principaux thèmes abordés sont les suivants: Activité de consommation : ménages et consommateurs., Activité de production : Entreprise (est l...
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1 f.gabriel Micro-Economie - L1S2 -2011

Partie 2 : Le comportement du producteur et

l’offre

Activité de consommation : ménages et consommateurs.

Activité de production : Entreprise (est le centre de décision). Pour produire, l’entreprise achète des B et S.

 On peut faire un rapprochement entre le comportement de producteur et celui du consommateur :

1. Comme le consommateur, qui achète des produits, le producteur achète des Biens et Services, qui sont

ses facteurs de production permettant d’obtenir des produits.

2. De même que le consommateur possède une fonction d’utilité, l’Entreprise possède une fonction de

production.

3. Comme le consommateur, le producteur est limité par ses ressources (il doit supporter des coûts de

production qui vont être fonction des quantités de facteurs utilisés).

 On peut relever des différences entre consommateur et producteur :

1. La fonction d’utilité du consommateur est subjective, elle ne fait l’objet d’une évaluation cardinale mais

ordinale. La fonction de production du producteur est facilement mesurable, puisqu’elle va mesurer les

quantités produites par l’entreprise (évaluation cardinale).

2. Le consommateur est seul à bénéficier de l’utilité des biens qu’il achète, alors que l’entreprise ne garde

pas les biens pour elle (les biens que l’entreprise fabrique sont vendus sur le marché aux

consommateurs).

Conséquences :

o Le comportement du consommateur est rationnel : maximiser son utilité pour un budget donné.

o Pour le producteur, l’objectif consiste à maximiser son profit (et non la production).

On peut analyser le comportement de l’entreprise selon deux approches :

 Approche TECHNIQUE : on va analyser les fonctions de production de l’entreprise.

 Approche spécifiquement ECONOMIQUE, qui repose sur l’analyse des coûts.

2 f.gabriel Micro-Economie - L1S2 -2011

CHAPITRE 4 : LA FONCTION DE PRODUCTION

A. La technologie de production

Processus et décision .

Processus de production : transformation des inputs en outputs.

Décision de production : l’entreprise, centre de décision avec des enjeux multiples :

- temporalité (période courte/longue)

- coûts

Output : produit fabriqué = bien final (ordinateur, livre,…) ou un bien intermédiaire (qui sera utilisé dans la

production de biens finaux. Ex : composants électroniques, semi-conducteurs,…)

La production ne concerne pas uniquement une transformation physique. Elle peut concerner des biens moins

matériel, comme les services (éducation, financiers et bancaires, transports,…)

Inputs : facteurs de production = ressources achetées sur un marché, et utilisées pour produire des biens et services.

Il existe plusieurs catégories d’inputs, selon leur nature :

-travail

-capital (installations, bâtiments, équipements, machines, etc…)

-terre (économies à dominante agricole)

-ressources naturelles (eau, pétrole, bois,…)

On retiendra principalement le capital et le travail.

On peut faire une autre classification, qui repose sur le caractère fixe ou variable des facteurs de production. Si l’on

considère une période donnée de temps, au cours de cette période, les quantités des différents facteurs employés

pour produire peuvent-être FIXES ou VARIABLES. On parlera d’inputs fixes ou d’inputs variables.

Inputs fixes : Facteurs dont la quantité ne peut être modifiée pendant la période de temps considérée (la quantité

nécessaire à l’entreprise pour sa production est indépendante du volume de la production).

Inputs variables : Quantités fonction du volume de la production. Utilisés en fonction de l’importance de la

production. Dimension flexible. Ex : Matières premières, main d’œuvre.

Décision de production : 2 enjeux : .

Temporalité : enjeu temporel (court/moyen/long terme).

Coûts auxquels l’entreprise est confrontée.

INPUTS OUTPUTS

Facteurs de production Produit

Processus de production Technologie / procédé de fabrication

3 f.gabriel Micro-Economie - L1S2 -2011

Temporalité : Plus la période envisagée est longue, plus les facteurs variables vont devenir nombreux. La

temporalité, dans l’analyse économique, fait référence à la distinction entre courte et longue période.

Courte période : période suffisamment brève dans laquelle la capacité de production (outillage,

bâtiment,…) est considérée comme une donnée (facteurs fixes).

Longue période : implique un délai suffisant pour que les facteurs fixes deviennent variables.

Coûts : contrainte pour l’entreprise. Les inputs sont achetés sur un marché. Les entreprises doivent tenir

compte du prix de ces inputs dans leur stratégie.

Programme : Minimiser le coût total de production. L’entreprise doit déterminer la quantité de chaque facteur à

utiliser dans sa production compte-tenu de sa technologie de production et du prix des inputs. En tenant compte des

prix, l’entreprise va choisir la combinaison de facteurs de production lui permettant de minimiser les coûts de

production.

La fonction de production .

Indique, pour chaque combinaison d’inputs, le niveau maximal d’outputs (q) produits par l’entreprise.

Décrit la relation entre la quantité produite maximale d’un bien et les quantités des différents facteurs nécessaires à

sa fabrication.

Fonction de Production = relation technique INPUT/OUTPUT qui décrit le processus de production pour un niveau

technique donné. Si le niveau technique s’élève, la fonction de production s’élève, l’entreprise produira plus

d’outputs avec la même quantité d’inputs.

Notion d’efficacité : l’entreprise ne gaspille pas ses ressources : la fonction de production décrit ce qui est

techniquement réalisable lorsque l’entreprise produite efficacement.

La fonction de production est représentée par une fonction mathématique continue, qui va relier les inputs aux

outputs :

Q = f (K,L)

Choix des facteurs

Maximiser son profit

Décision :

Capital K

Travail L Produit Q Fonction de production

Quantités d’inputs

Fonction de production, pour un

niveau technologique donné.

Quantité de produits totale

générée par l’emploi de tous

les facteurs de production

4 f.gabriel Micro-Economie - L1S2 -2011

Le passage d’une combinaison productive à une autre n’est possible qu’en substituant un des facteurs à un autre. Il

existe des cas où les facteurs de production sont à proportion fixe (fonction de production à facteurs

complémentaires).

Par convention, on place toujours L en abscisse et K en ordonnée

Les courbes représentant l’ensemble des combinaisons des facteurs de production permettant d’obtenir le même

niveau de production sont appelées ISOQUANTES (ou isoquants ou isoproduits).

Dans le cas le plus courant, on peut utiliser différentes combinaisons de K et L pour un atteindre un même niveau de

production.

Les isoquantes ont les mêmes propriétés que les courbes d’utilité : elles sont décroissantes et convexes.

Sur le graphique des facteurs complémentaires, A1 et A2 représentent la combinaison de L et K permettant

d’atteindre les niveaux de production respectifs. A1 et A2 sont alignés sur une droite qui passe par l’origine, donc

quelques soient les niveaux de production, K=aL  K/L=a.

Les facteurs de production devant être mis en œuvre doivent respecter une proportion fixe pour fabriquer le

produit. Le rapport K/L reste constant au fur et à mesure que la quantité augmente. Si C q1 et C≠A1  gaspillage de

ressources  substitution impossible.

B. La production avec un seul facteur variable

Courte période : Q = f(K,L)  Q = f(L)

K = capital fixe, L = travail (facteur variable)

5 f.gabriel Micro-Economie - L1S2 -2011

Fonction de production : .

Coefficient technique du travail(c) = quantité de travail nécessaire à la production d’une unité de produit :

Coefficient d’intensité capitalistique (k) = quantité de capital utilisée pour une unité de travail pour la production :

Si k est constant, la fonction de production sera complémentaire.

Si k est variable, la fonction de production sera substituable.

Productivité moyenne du travail (PML) (ou produit moyen) = production par unité de travail :

Productivité marginale du travail (PmL) = production supplémentaire par unité supplémentaire de travail :

Cas discret :

Cas continu :

Produit, Productivité Moyenne et Productivité marginale du travail .

ΔL0

6 f.gabriel Micro-Economie - L1S2 -2011

Loi des rendements marginaux décroissants : « Pour un état donné des techniques, si on utilise une quantité

croissante d’un facteur, ceteribus paribus, la productivité marginale de ce facteur doit baisser à un moment ou un

autre ».

C. La production avec deux facteurs variables

Dans le cadre d’une analyse à long terme, tous les facteurs de production (K et L) sont variables.

Q = f(K, L)

Le TMST : .

La pente de l’isoquante met en évidence le degré de substitution d’un input à un autre, à production constante.

Le TMST est la valeur absolue de cette pente (négative).

7 f.gabriel Micro-Economie - L1S2 -2011

Le TMST de K à L mesure la quantité de capital qu’il faut ajouter suite à une baisse de la quantité de travail, pour un

niveau de production donné.

Cas discret :

Cas continu :

TMST et productivités marginales .

Si on maintient le niveau de production constant (dQ = 0), une augmentation de la quantité de capital compensera

une baisse de la quantité travail. En écriture différentielle :

 

D. Les rendements d’échelle

Hypothèse : décision dans le long terme, tous les inputs augmentent dans les mêmes proportions :

Les rendements d’échelle sont les taux auxquels la production augmente lorsque les quantités de facteurs

augmentent dans les mêmes proportions.

Décroissants, constants et croissants : .

Rendements d’échelle décroissants : la production augmente proportionnellement moins que les facteurs de

production.

Rendements d’échelle constants : la production augmente dans les mêmes proportions que les facteurs de

production.

Rendements d’échelle croissants : la production augmente proportionnellement plus que les facteurs de production.

8 f.gabriel Micro-Economie - L1S2 -2011

Paramètre d’efficacité = progrès technique

Paramètres d’intensité

Cas général – Fonction de production : .

Soit f une fonction de production de n variables xi mesurant des quantités d’inputs : f(x1, x2, x3,…, xn) = Q

On dit que f est une fonction homogène de degré α si :

( ) ( )

α < 1 rendements d’échelle décroissants.

α = 1 rendements d’échelle constants.

α > 1 rendements d’échelle croissants.

Une fonction homogène de degré α vérifie le théorème d’Euler :

Règle d’épuisement du produit : .

Une fonction homogène de degré 1 vérifie le théorème d’Euler :

Théorie marginaliste : chaque facteur de production est affecté par une rémunération égale à sa productivité

marginale. Le produit Q est épuisé par la rémunération totale des facteurs.

E. Application – fonction COBB-DOUGLAS

A>0 0< α <1 0< β <1

Elasticités factorielles .

L’élasticité factorielle du travail (capital) mesure la variation relative de la production en fonction d’une variation

relative du travail (capital).

9 f.gabriel Micro-Economie - L1S2 -2011

����������→�� ����

����

������ ������

�� �� ����− ����

�� �� ��������−

��

�� ��

�� ��

�� ��

Application .

1. Déterminer les productivités moyennes et marginales du capital et du travail.

2. Déterminer le TMST.

3. Déterminer la forme des rendements d’échelle.

4. Déterminer le coefficient d’élasticité de substitution.

1. Capital : Productivité moyenne =

Productivité marginale =

Travail : Productivité moyenne =

Productivité marginale =

2.

Le TMST est une fonction croissante de l’intensité capitalistique.

3. Dans le cas d’une fonction COBB-DOUGLAS de paramètres α et β, on peut déduire son degré d’homogénéité

à l’aide de la somme : α + β.

( ) ( ) ( ) ( )

Fonction homogène de degré α + β.

Ici α + β = 0.25 + 0.75 = 1  fonction à rendements constants

Intensité

factorielle

Intensité

capitalistique

10 f.gabriel Micro-Economie - L1S2 -2011

����������→�� ��

�� �� ��

���� ��

���������� ��������

����

���������� ��������

��

����������

��������

��

��

��

�� �� ��

��

�������� �� ��

��

����������

���� �� ��

����

���������� ��

��

4.

σ = Coefficient d’élasticité de substitution :

σ mesure la variation relative de l’intensité capitalistique en fonction de la variation relative du TMST.

La fonction COBB-DOUGLAS présente une élasticité de substitution constante=1

Fonction CES = « Constant Elasticity of Substitution »

11 f.gabriel Micro-Economie - L1S2 -2011

CHAPITRE 5 : LE COMPORTEMENT DU PRODUCTEUR

Le capital et le travail s’achètent sur des marchés.

Le produit vendu par l’entreprise se vend sur un marché.

Concurrence parfaite  Les prix sont donnés donc l’entreprise n’exerce aucune influence sur les prix.

L’agent est rationnel, achète en fonction des prix.

Objectif du producteur : Maximisation de la production, Minimisation des coûts, Maximisation du profit.

A. Les coûts de production : la droite d’isocoût

Hypothèses :

 Marchés concurrentiels

 Deux facteurs de production : Travail (L) et Capital (K)

 Prix : Prix du travail = taux de salaire (w) Prix du capital=coût d’usage du capital (r)

« La droite d’isocoût indique toutes les combinaisons de capital K et de travail L qui peuvent être achetées pour un

coût donné (C) de longue période (sans coût fixe). »

Coût total de production :

Equation de la droite d’isocoût :

La pente de la droite d’isocoût est négative, car –w/r <0

�� ���� �� ��

�� ��

�� �� ��

��

12 f.gabriel Micro-Economie - L1S2 -2011

B. Le choix optimal du producteur

Le producteur peut suivre 3 stratégies pour optimiser son choix :

1. Maximisation de la production à coût donné

Programme : Maximiser la production (Q) : Max( f(K,L) )

Sous la contrainte du coût : C0= wL + rK

2. Minimisation des coûts de production pour un niveau de production donné

Programme : Minimiser le coût de production : min( C= wL + rK )

Sous la contrainte de la production : Q0 = f(K,L)

3. Maximisation du profit

Déterminer la quantité à produire (Q*), telle que le niveau du profit soit le plus élevé possible.

= Maximiser π = recettes – coûts

Maximisation de la production à un coût donné .

Inconnues : quantité de facteurs et niveau de production

Graphiquement, on recherche le point d’équilibre E (K*, L*), telles que les quantités de facteurs soient optimales.

E  isoquante (Q*) et E droite d’isocoût donnée

E

L*

K*

13 f.gabriel Micro-Economie - L1S2 -2011

Programme : Maximiser la production (Q) : Max( f(K,L) )

Sous la contrainte du coût : C0= wL + rK

Lagrangien :

A l’équilibre,

Exemple : Q = F(K,L) = 4KL PK= prix de K PL= prix de L Coût = C = C0

On cherche K* et L*, fonctions de demande de K et de L.

Programme : Max ( f(K,L) )

S.C : C0= PK K+ PL L

Lagrangien :

��(�� �� ��) ��(�� ��) �� (�� ���� ����)

Prix du travail Prix du capital

����

����

����

����

����

����

���� ����

���� ����

�� ���� ����

���� ����

���� ����

�� ���� ����

 

����

���� ��

��

��(�� �� ��) 4���� �� (�� ���� �� ���� ��)

����

����

����

����

����

����

4�� ������

4�� ������

�� ���� �� ���� ��

4��

4�� ������ ������

⇔ ��

�� ���� ����

⇔ ��

�� ����

���� ⇔ ��

����

���� ��

 

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