Notes sur Le Conseil de l’Union européenne - Droit communautaire, Notes de Droit de l'Union Européenne
Violette_Toulouse
Violette_Toulouse7 janvier 2014

Notes sur Le Conseil de l’Union européenne - Droit communautaire, Notes de Droit de l'Union Européenne

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Notes sur Le Conseil de l’Union européenne - Le conseil et le conseil européen : la légitimité étatique Les principaux thèmes abordés sont les suivants: - Le Conseil de l’Union européenne (le Conseil) - Les différentes f...
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Section 3 : Le conseil et le conseil européen : la légitimité étatique Ces 2 institutions représentent les Etats au sein de l’Union. 

La 1ère a été créée dès la CECA, la 2nd résulte d’une initiative politique prise par les chefs  d’Etats français et allemand : réunir de manière régulière les chefs d’Etats des Etats  membres. Sa reconnaissance officielle passe par l’AUE. 

§1 Le Conseil de l’Union européenne (le Conseil). Certes c’est le représentant des Etats, des intérêts nationaux, c’est au sein de l’Union, c’est  pas une simple réunion intergouvernementale. 

  

1 Les différentes formations du Conseil Institution unique au nombre varié de formations selon le domaine concerné. Il se  compose des ministres des différents Etats membres, sa composition va varier suivant le  domaine sur lequel il a à se prononcer. 

Question agricole ? Conseil agriculture : les 27 ministres de l’agriculture. 

Question environnementale ? Conseil environnement. 

Il existe actuellement 10 formations, traité de Lisbonne, avant 2002 il y en avait 22. 

‐ Conseil affaire générale : ministres affaires étrangères  ‐ Conseil relations extérieures : mêmes ministres  ‐ Conseil environnement : ministre de l’environnement  ‐ Conseil éducation, jeunesse et culture : etc.  ‐ Etc. 

En principe, il siège à Bruxelles. Lors des réunions, la commission est invitée à participer. 

2 La présidence du Conseil de l’Union Européenne. Exercée tour à tour par un Etat membre selon une rotation égalitaire. Durée très courte : 6  mois. En pratique et pour éviter les inconvénients d’une durée si courte on utilise un  système de troïka : les 3 présidents successifs qui vont fonctionner ensemble : sortante,  courante, future. Afin d’assurer une certaine continuité dans les travaux. 

En ce moment : Belgique, 1er semestre 2010 : Espagne ; 2011 : Pologne puis Hongrie. 

La présidence du conseil des affaires étrangères : exception : c’est automatiquement le  haut représentant de l’Union pour les relations extérieures, membre de la commission et  non un Etat. Présidence stable et personnalisée. 

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Les fonctions de la présidence sont essentiellement administratives et liée à l’animation  des travaux. Le Conseil se réunit sur convocation de la présidence, elle établit l’ordre du  jour en collaboration avec les Etats, elle assure l’application du règlement intérieur et veille  au bon déroulement des débats, et elle est censée faciliter l’émergence d’un consensus. 

3 Le secrétariat général et le COREPER

A)Le secrétariat général Article 240 TFUE, assure le support logistique, linguistique, une fonction de conseil  juridique, et une fonction de gestion des infrastructures des activités du conseil. 

B) Le COREPER Comité des Représentants Permanents, article 240 TFUE : chargé de préparer les travaux  du conseil. Composé des ambassadeurs des Etats membres permanents auprès de l’Union  Européenne. 

En pratique, c’est au sein du COREPER qu’on va faire émerger un consensus et quasiment  prendre une décision et le Conseil se contentera d’avaliser. Sauf si question politiquement  sensible, ou pas de consensus au niveau du COREPER. 2 formations : politique :  ambassadeurs ; technique : experts. 

Les compétences du COREPER s’appliquent à tous les domaines d’activités du conseil, sauf  2 domaines où il y a des comités spéciaux (aucuns liens avec la comitologie). 

‐ CSA : comité spécial agricole  ‐ COPS : comité politique et de sécurité 

En pratique les décisions au sein du Conseil se prennent par consensus sauf cas où l’on met  au vote : 

         

3 modalités de vote : La majorité simple, la majorité qualifiée, et l’unanimité. 

On s’intéresse qu’à une modalité. 

La majorité simple ne s’applique que dans des cas très limités et très particulier ! Dans ce  système 1 Etat = 1 voix. 

L’unanimité, pas de remarques particulière, champ d’application limité qui a été en  s’amenuisant. C’est devenu exceptionnel. Ce sont des domaines qui restent politiquement  très sensible où l’on recourt à ce système. 

La majorité qualifiée : mode de vote de droit commun et également le plus complexe. 

Comment elle se calcule ? Système avant et après Lisbonne. 

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1 Le calcul avant Lisbonne Repose sur un principe simple : chaque Etat a un certain nombre de voix au sein du conseil,  celui‐ci étant fonction essentiellement de la démographie, dans une moindre mesure de sa  puissance économique et politique. Cela ne résulte pas d’une règle arithmétique, mais de  négociations entre Etats. 

‐ Dans l’UE à 15 :  o total 87 voix. 

 Majorité qualifiée sur une décision : 62 voix. 71,26% des voix  ‐ Dans l’UE à 25 et sous l’empire du traité de Nice : 

o 321 voix, on a modifié le système de pondération des voix.   Majorité qualifiée à 232 voix. 72,3% des voix 

‐ Dans l’UE à 27 :  o 345 voix. 

 Majorité qualifiée à 258 voix. 73,9% des voix   On a gardé le système d’avant, en rajoutant Roumanie et 

Bulgarie. 

On peut dire de ce système qu’il n’est que peu lisible. Sinon on peut remarquer que le seuil  de la majorité qualifié n’a cessé d’augmenter. 

Au traité de Nice a été rajouté un filet démographique : chaque Etat membre pouvait s’il le  souhaitait demander à ce qu’il soit vérifier que la majorité qualifiée atteinte pour une  décision donnée comprenne des Etats qu’ils représentent au moins au total 62% de la  population totale de l’Union. 

On voulait éviter une coalition de petits Etats avec un grand, car on ne voulait pas de  décisions prise par une minorité. 

Par ailleurs, historiquement, certains compromis politiques ont modifié le fonctionnement  de la majorité qualifiée : 

‐ Le compromis de Luxembourg  o Il a suivi la crise de la chaise vide, De Gaulle a fait son caca nerveux. Traité de 

Rome, période transitoire pendant laquelle tout était à l’unanimité et ensuite  certains domaines passeraient à la majorité qualifiée dont la PAC. La France  étant principale bénéficiaire, il ne voulait pas la perdre. Avec en plus un  contexte politique tendu entre De Gaulle et le président de la commission de  l’époque. Donc soit on continu à 5, soit on négocie : la fin a été que si un Etat  invoque un intérêt national fort dans un domaine, le conseil doit débattre 

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pour trouver un consensus dans un délai raisonnable. On restaurait  l’unanimité.  Ce compromis a entrainé une paralysie de l’institution, car invocation à tire‐ larigot.  Majorité réitérée dans l’AUE, les Etats s’y réengagent donc abandon du  compromis. 

‐ Le compromis d’Ioannina  o Activé jusqu’au traité de Nice. Résulte d’une décision du conseil du 1er janvier 

1995, s’inscrit pas dans une logique de rupture entre les Etats : logique de  consensus. Union à 15, avec 62/87. Le compromis dit que si au cours d’un  vote une minorité se situant entre 23 et 26 voix se dégage et sur demande de  celle‐ci le Conseil fera tout ce qui est en son pouvoir pour aboutir dans un  délai raisonnable à une solution satisfaisante qui puisse être adoptée par 68  voix au moins. Effet mécanique d’augmentation du seuil de la majorité  qualifiée.  Il a été désactivé par le traité de Nice, mais il va être « réactivé » dans le  traité de Lisbonne car il y a un mécanisme similaire mais plus complexe. 

2 Le calcul dans le traité de Lisbonne De ce point de vue, le traité de Lisbonne reprend les dispositions du traité constitutionnel  pour simplifier ce calcul. Avant d’être ensuite re‐complexifiées. 

Article 238 TFUE qui pose ces règles simples. On passe à un Etat une voix, avec le filet  démographique. Et maintenant il faut l’approbation de 55% des Etats représentants 65%  de la population. Pour le coup c’est un vrai critère démocratique, plus de pondération. 

Ca va être très compliqué par rapport à l’application dans le temps de cette mesure,  sachant qu’en plus il y a beaucoup de clauses d’exceptions. La mise en place de ces  mesures sera progressive dans le temps, merci les Polonais et les Irlandais (mais moins). 

A) L’application des modalités de vote du traité de Lisbonne : mise en place progressive L’application dans le temps : jusqu'au 31 octobre 2014 on continu d’appliquer Nice ;  Du 1er novembre 2014 jusqu’au 31 mars 2017 aura lieu une période transitoire.  Durant cette période c’est en principe le nouveau système qui s’appliquera.  Toutefois si un Etat au minimum le demande on retournera pour un vote donné aux  modalités de calculs du traité de Nice.  A partir du 1er avril 2017 les règles du traité de Nice ne seront plus appliquées.   

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B) Les clauses d’exceptions Il y a des difficultés qui tiennent de la modification du système de vote proposé par  Lisbonne.  D’une part il y a 2 domaines dans lesquels les modalités de Lisbonne ne vont pas  s’appliquer, d’autre part on a réactivé une clause type Ioannina.  Lorsque le Conseil ne statue pas sur une proposition de la commission (ou du haut  représentant), le seuil est porté à 72% des Etats représentants 65% de la  population. Ce sont les hypothèses où la commission ne sera pas à l’origine de la  proposition d’acte (généralement notion d’espace de liberté, de sécurité et de  justice, ou PESC).  Pourquoi relever le seuil ? La commission est censée représenter l’intérêt général,  donc « présomption » d’intérêt général. Donc quand ça vient des Etats la  présomption est moins forte, donc il faut un meilleur soutien à cette décision.  Les domaines où la commission n’a pas le monopole d’initiative de la décision, ce  sont les domaines très sensibles politiquement, qui touchent au noyau dur de la  souveraineté. Donc les Etats veulent être rassurés et assurés.  Par ailleurs une clause comparable à celle du compromis d’Ioannina a été introduite  par une déclaration et un protocole annexé.  On est toujours dans l’hypothèse d’une minorité de blocage. Cette clause va  s’appliquer de manière différente dans le temps : active à partir du 1er novembre  2014.  Manière 1 : Et jusqu’au 31 mars 2017, elle ne pourra s’appliquer que si on est sous  les modalités de vote du traité de Lisbonne. Cette clause prévoit que si des  membres du conseil représentant au moins les ¾ de la population des Etats  membres ou les ¾ des Etats membres pour constituer une minorité de blocage  indique leur opposition à l’adoption d’un acte le conseil fera tout ce qui est en  pouvoir pour aboutir dans un délai raisonnable à une solution satisfaisante pour  répondre aux préoccupations soulevées par les Etats minoritaires. Elle aboutit à  baisser la minorité de blocage : si on a les ¾ de 45% des Etats, ou les ¾ de 35% de la  population (45% et 35% constituent la minorité de blocage) on utilise.  Manière 2 : Après le 1er avril 2017 la nouvelle clause d’Ioannina pourra être activé  de manière plus aisée : il faudra simplement un groupe d’Etats représentant 55% de  la minorité de blocage ; soit en termes de voix (Etats), soit en termes de population ;  pour l’activer.  En 2017 on applique pleinement Lisbonne, donc on facilite la prise de décision, on  permet de bloquer plus facile également. Parallèlement on approfondit  l’intégration, mais en même temps on offre plus de garantie aux Etats. 

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Co‐législateur de l’UE, donc il participe au processus décisionnel, il a des compétences en  matière budgétaires et de politique extérieure 

1‐ Participation au processus décisionnel Avec le traité de Rome il était la seule instance à pouvoir adopter les textes, toujours sur  proposition de la commission, maintenant avec le Parlement. C'est‐à‐dire qu’aucune  directive, aucun règlement, ne peut être adopté sans l’accord du Conseil. 

Dans le cadre de la PESC il partage son pouvoir de décision, non pas avec le parlement  européen, mais avec le conseil européen. 

Il participe également à des procédures décisionnelles qualifiées d’exceptionnelles :  procédure ordinaire de révision des traités (48 TUE). Dans le cadre du processus  d’adhésion d’un nouvel Etat, c’est soumis à l’unanimité du Conseil. Le conseil intervient  aussi dans le processus de constatation des risques clair, des violations graves des valeurs  de l’Union. 

2‐ Les compétences budgétaires Un domaine qu’il partage également avec le Parlement européen, mais un domaine pour  lequel son pouvoir est inférieur à celui du Parlement. 

Le Conseil adopte chaque année le projet de budget avec le Parlement, qui peut passer  outre une opposition du Conseil. 

C’est également au Conseil, avec le parlement, d’adopter le cadre financier pluriannuel de  l’Union. 

3‐ Les pouvoirs du Conseil dans le domaine des relations extérieures Le Conseil est une des principales instances décisionnelles de la PESC, avec le Conseil  européen. Concernant les relations extérieures en général et pas uniquement la PESC, c’est  le conseil qui est compétent pour autoriser l’ouverture des négociations, désigner l’équipe  de négociation, arrêter les directives de négociation. Il est aussi compétent pour autoriser  les signatures et conclure les accords. Il doit parfois demander l’approbation du Parlement. 

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