Notes sur le cours complet d'économie - 2° partie, Notes de Gestion des affaires
Sylvestre_Or
Sylvestre_Or10 janvier 2014

Notes sur le cours complet d'économie - 2° partie, Notes de Gestion des affaires

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Notes de gestion sur le cours complet d'économie - 2° partie Les principaux thèmes abordés sont les suivants: macro-économie, modèle monétaire.
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Ce qui donne:

(25)

Soit:

(26)

Ce qui est l'égalité entre coût marginal et coût moyen

MACRO-ÉCONOMIE

Définition: Les "agrégats" sont des grandeurs synthétiques élaborées par les nations pour leur

comptabilité nationale et qui mesurent le résultat de l'ensemble de leur économie. Les

principaux agrégats sont définis par :

D1. Le "produit intérieur brut" (P.I.B.) qui a pour rôle de mesurer la production nationale

(considérée comme isolée), c'est-à-dire de l'ensemble des valeurs des biens et services

produits au cours d'une période donnée (le terme "Brut" indique que la valeur du P.I.B n'est pas

déduite des différentes taxes existantes sur les productions).

D2. Le "revenu national" (R.N.) qui a pour rôle de mesurer l'ensemble des revenus perçus par les

agents économiques

D3. La "consommation" (C) qui a pour rôle de représenter la valeur des biens et services utilisés

pour la satisfaction directe des besoins.

D4. La "formation brute de capital fixe" (F.B.C.F.) qui a pour rôle de représenter les

investissement

D5. La "valeur ajoutée" (V.A.J.) d'une entreprise qui a pour rôle de représenter la différence

entre la valeur des biens et services produits par celle-ci avec la valeur des biens et services

utilisées pour produire d'autres bien et services.

D6. Le "produit national brut" (P.N.B.) qui a pour rôle de mesurer la production nationale

(comme le P.I.B.) et prendre en compte les revenus du reste du monde. En d'autres termes, le

P.N.B est le P.I.B auquel on somme les capitaux en provenance de l'extérieur et auquel on

soustrait les capitaux versés vers l'extérieurs.

Remarque: Intutile de parler du concept d'inflation qui ne veut rien dire et dont nous ne

retrouvons de définition mathématique rigoureuse nulle part! A ce jour ce terme et le chiffre qui

est associé ne veut rien dire.

MODÈLE MONÉTAIRE

C'est le premier des cinq modèles cités plus haut. Il nécessitera nécessairement (et cela est

prévu!) une révision mais pour l'instant l'objectif de ce site est de présenter des modèles déjà

connus et appliqués.

Pour construire ce modèle nus ferons l'hypothèse que l'utilité monnaie peut-être définieà priori

par 3 paramètres:

1. Unité de compte

2. Moyen de paiement (intermédiaire d'échange)

3. Réserve de valeur

Cette démarche de description est cependant insuffisante pour l'analyse mathématique : il faut

un système explicatif complet, car, ici, nous faisons que constater, sans rien de plus. Il faut

donc établir le lien entre la monnaie et la théorie de la valeur.

Mise à part la représentation valeur que représente la monnaie, celle-ci dérive son utilité des

biens qu'elle permet d'obtenir dans l'échange. C'est ce que nous nommons "l'utilité dérivée".

Notons l'offre de monnaie disponible d'un marché . Elle dépend donc de la quantité totale

existante de monnaie moins les "encaisses" e conservées par les agents économiques (qui

ont échangé de la monnaie contre de biens). Nous pouvons alors écrire la relation suivante

nommée "offre de monnaie selon Walras" :

(27)

Cette encaisse est aussi celle des ménages d'une certaine manière et est une demande réelle de

biens, qui peut s'exprimer nécessairement sous forme monétaire.

Des agents de vente, à la vente de biens, désirent a fortiori une certaine somme de monnaie

encaissée contre la vente de ce bien notée et appelée "encaisse de monnaie désirée".

Nous l'exprimons en "numéraire" et pour ce, nous introduisons alors un prix de la monnaie en

numéraire. L'encaisse désirée s'écrit alors par rapport à la totalité des encaisses du marché (Le

numéraire sert à exprimer les prix relatifs pour l'équilibre général. Il y a une encaisse désirée de

la part des agents pour la réalisation de l'équilibre général. C'est en fait des biens réels sous

forme monétaire.) :

(28)

où est le "prix de la monnaie en numéraire" (facteur variable en cours du temps et qui

amène dans un marché qui n'est pas à flux tendu à faire de la spéculation). Dans un marché à

flux tendu, sera toujours supposé égal à l'unité. Nous pouvons alors écrire pour différents

numéraires :

(29)

Remarque: Dans un marché isotrope à monnaie unique cette relation n'aurait pas besoin d'être

écrite.

L'encaisse désirée peut alors s'exprimer en utilisant la relation:

(30)

Revenons, à mais cette fois-ci vu du côté des entreprises. Elles ont besoin de monnaie pour

effectuer les paiements et fonctionner (salaires, investissements, etc. ...) et l'encaisse désirée de

l'ensembles d'elles est nécessairement dans un cas idéal égale à l'ensemble de la monnaie

disponible sur le marché tel que :

(31)

puisque les entreprises vendent des biens sur les encaisses des agents (moins les marges) du

marché économique.

Hypothèse : La dernière relations suppose que prix de vente des marchandises tend à être égal

à leur prix de revient

Remarque: Cette relation signifie aussi que toute l'offre est satisfaite uniquement par la demande

des agents et que l'encaisse précédement citée n'est constituée que de biens hors entreprises.

Cela correspond également à une certaine quantité de biens puisqu'il s'agit de proposer des

biens pour se procurer de la monnaie (vue des entreprises). Nous pouvons donc écrire:

(32)

Mais commes les biens du marché (en possesssion des agents économiques) doivent également

être renouvelés les entreprises ont finalement comme quantité de monnaie totale potentielle

disponible sur le marché :

(33)

La somme entre crochets correspond donc à l'ensemble de la monnaie disponible sur le marché

sous forme de biens des ménages et des encaisses potentielles sous la restriction de biens

ayant des prix numéraires globaux identiques. C'est restrictif comme modèle mais suffisant

dans le cadre de la détermination du prix d'un type de bien.

Nous notons alors par définition :

(34)

où :

(35)

Enfin, nous écrivons :

(36)

La première relation encadrée exprime la "théorie quantitative de la monnaie selon Walras"..

Passons à l'examen du modèle qui est fondé sur l'association des trois éléments (dont certains

ont déjà été énoncés plus haut) suivants :

- La "loi de Say" : Il ne peut y avoir de déséquilibre durable sur les marchés et la loi de l'offre et

de la demande réalise une régulation spontanée et automatique de l'activité économique

- La C.P.P : La concurrence est pure et parfaite (voir plus tableau plus haut)

- La "loi de Walras" : La valeur totale des offres étant identique à la valeur totale des demandes,

si l'équilibre entre offre et demande est réalisé sur n-1 marché alors il est réalisé sur le n-

nième marché.

Ainsi, l'objectif de Walras est de répondre à la question de savoir s'il existe un système de prix

qui assure l'équilibre entre l'offre et la demande sur tous les marchés. Cette question est

importante car de sa réponse dépend la capacité du marché à assurer l'allocation des

ressources de façon efficace.

Le lecteur aura remarqué que dans la lecture de ce qui a précédé, le modèle de Walras

considère que la monnaie est neutre en ce sens que la quantité totale de monnaie en circulation

n'exerce d'influence ni sur les prix relatifs des produits les uns par rapport aux autres, ni sur le

niveau de l'offre et de la demande de produits. La monnaie n'est pas souhaitée pour elle-

même...

Remarque: La "parité" est le terme utilisé pour chercher l'équivalence des cours monétaires

étrangers de différentes marchées. Cette parité est dépendante (entre autres) du temps et il

estimportant de considérer les variations de celles-ci dans le cadre du marché des biens où la

monnaie n'est pas unique et le payement non immédiat.

Nous allons maintenant mettre en évidence l'interdépendance des marchés selon Walras :

Nous supposons une économie composée de n marchés où nous avons la demande de biens

notée , et l'offre notée et où nous avons, enfin, les prix (exprimés par rapport à un

autre bien).

Selon la loi de Say, nous avons (équilibre entre l'offre et la demande sur toutes les marchés ) :

(37)

L'objectif de cette loi est de montrer l'interdépendance des marchés. Pour cela, il faut faire

appel à la demande excédentaire notée (différence entre l'offre et la demande). Nous avons

alors (toujours de par la loi de Say):

(38)

Conclusion: s'il y a un déséquilibre sur un marché, il y a un autre déséquilibre de même

ampleur sur tous les autres marchés. C'est une première manière de mettre en évidence

l'équilibre des marchés par l'intermédiaire de l'équilibre entre l'offre et la demande (lorsque

l'excédent est nul).

Si les agents disposent de dotations (revenus) initiales, alors nous faisons l'hypothèse que tout

est déterminé par ces dotations. Nous écrivons alors l'équilance offre-dotations:

(39)

Nous écrivons alors l'offre excédentaire de la façon suivante:

(40)

Remarque: Les variations des prix monétaires n'affectent pas l'équilibre réel. Si tous les prix

relatifs varient dans la même proportion, l'équilibre n'est pas modifié et les demandes

excédentaires ne sont pas affectées.

Rappel : une fonction f est homogène de degré r si en multipliant tous ses termes par un même

facteur k, nous obtenons:

(41)

De cette définition il s'ensuit la propriété remarquable suivante : dans un marché où la

demande est proportionnelle au prix, les fonctions de demande sont homogènes de degré 1

telles que:

(42)

Avec ce que nous avons dit tout à l'heure, nous devrions dès lors avoir une équivalence telle

que:

(43)

Démonstration:

Si tous les prix augmentent de et qu'il y a un (nous pouvons généraliser à n) nouveau bien

sur le marché dont le prix augmente de la même valeur et dont la loi de l'offre et de la demande

est également proportionnelle au prix, alors:

(44)

C.Q.F.D.

L'équilibre n'est donc pas été affecté par la variation des prix monétaires (vous comprenez

maintenant que les salaires sont un prix monétaire du travail qui augmente(rait) lui aussi

proportionnellement aux prix des biens du marché).

Nous pouvons aussi écrire de par la loi de Say :

(45)

Rappelons de plus que (égalité entre les dispositions monétaires pour la demande est les

valeurs des biens disponibles) :

(46)

Si un nouveau produit arrive sur le marché (parce que demande il y a selon la loi de Say!)

alors sera exprimé par :

(47)

mais nous avons toujours sur l'ensemble du marché des agents (le produit n'ayant pas encore

été acquis par un des agents) :

(48)

Ce qui nous amène à écrire :

(49)

dès lors faisons le choix :

(50)

Nous pouvons alors écrire :

(51)

Sur n marchés nous avions donc :

(52)

et comme démontré précédemment, sur marchés :

(53)

Cela démontre implicitement que le marché est totalement déterminé par les n autres

(idem en raisonnant sur les biens eux mêmes plutôt que sur des marchés).

Ici, les relations sont fondées sur des équations. Walras distingue cependant deux procédures

pour assurer l'équilibre entre offre et demande :

1. Une méthode algébrique théorique. Mais.... nous ne pouvons pas déterminer les besoins des

individus à l'avance afin de savoir quand il y aura demande et se préparer à construire l'offre.

Ce système ne fonctionne que si et seulement si les agents économiques sont raisonnables et

s'accordent pour attendre

2. Une méthode empirique qui recherche la solution par des opérations d'essais/erreurs : il y a

la présence d'une sorte de secrétaire de marché, le "commissaire-priseur". Ce dernier annonce

des prix pour chaque type de bien qui pourrait exister : les agents économiques réagissent à ce

prix, ils offrent et ils demandent en fonction du prix. Pour le bien i, il y a , nous avons

alors . Nous comparons l'offre et la demande. En cas d'égalité, le prix est un prix

d'équilibre. En cas de différence, le commissaire-priseur recommence la procédure et ainsi de

suite jusqu'à ce qu'il y ait équilibre. C'est en gros cette procédure qui utilisée dans les marchés

boursier !!!

Cependant, les équations nous montrent que nous avons besoin du prix de la monnaie en

numéraire pour mesurer l'offre et la demande et il convient de se rappeler nous avons

considéré la monnaie comme un marchandise en quantité donnée fixe car le système est à

l'équilibre entre offre et demande. Mais justement, les agents ne peuvent pas indéfiniment se

répartir la quantité totale de monnaie si leur nombre augmente. Dès lors, pour que la demande

soit possible,, si elle a lieu, il faut être prêt à en injecter (ou à en disposer) sur le marché (sinon

celui-ci devient immobile ce qui n'est peut-être pas favorable à long terme...). Il faut bien sûr

aussi être prêt à en retirer et c'est là aussi qu'intervient une instance tel que l'état en

intervenant dans l'économie pour réguler cette quantité de toutes les manières possibles (par

l'intermédiaires des impôts par exemple) puisqu'elle agit directement sur les biens disponibles

et déjà immobiles (achetés).

Ainsi, selon le modèle de Walras, la quantité de monnaie disponible sur le marché est donc

seulement fonction du nombre d'agents économiques. Mais dès lors faut-il mettre en place un

nouveau modèle pour un cadre plus général de demande de monnaie ?

Au fait, cela n'est pas nécessaire. Nous savons que s'il y a équilibre général pour n biens, il y a

équilibre général pour n + 1 biens (et par récurrence pour n-1 aussi) ; le dernier marché n'étant

autre que celui de la monnaie. Le modèle de Walras explique dès lors pourquoi à un certain

niveau de quantité de monnaie correspond un certain niveau des valeurs numéraires des biens

et ce même de la monnaie.

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