Notes sur le débat entre universalisme et relativisme, Notes de Droit
Violette_Toulouse
Violette_Toulouse7 janvier 2014

Notes sur le débat entre universalisme et relativisme, Notes de Droit

PDF (165 KB)
3 pages
259Numéro de visites
Description
Notes du droit public sur le débat entre universalisme et relativisme. Les principaux thèmes abordés son les suivants: La prétention à l’universalisme; Les limites à cette universalité: la résistance des thèses relativis...
20points
Points de téléchargement necessaire pour télécharger
ce document
Télécharger le document
Aperçu3 pages / 3
Télécharger le document

§1 Le débat entre universalisme et relativisme 

 

Le concept de droits de l’Homme est un concept plus à caractère philosophique, le concept de droits  fondamentaux venant traduire cela et donner une assiette juridique. Telle qu’elle a progressé la notion de  droits fondamentaux a visé à assurer des droits de l’homme sous l’angle universel : le souci étant de réagir  contre les abus des pouvoirs (de l’Etat) et de protéger les individus. L’Histoire des droits de l’Homme va  vers une prétention à l’universalisme. Néanmoins quant on regarde la situation dans la mise en œuvre des  droits fondamentaux, d’un certains nb de conventions internationales relatives aux droits de l’Homme,  beaucoup d’insatisfactions persistent : on peut discerner beaucoup d’obstacles aux prétentions  universalistes et derrière eux des thèses relativistes. 

 

A La prétention à l’universalisme 

 

On situe habituellement le point de départ de cette prétention universaliste à la DDHC du 26 août 1789.  Pourquoi ? Parce que cette prétention on l’a rencontrait pas ni dans le Bill of Right anglais, ni la déclaration  d’indépendance américaine qui vont se préoccuper de revendications particulières. 

Dans la DDHC il y a véritablement un souci désintéressé et généreux de faire du législateur le protecteur du  genre humain. Elle proclame des droits naturels inaliénables et sacrés de l’Homme, réputés être valables  partout et en tous les temps. 

Les dimensions de l’universalité : pas toujours appliquée suite à l’Histoire. A partir de la déclaration  universelle des droits de l’Homme proclamée solennellement le 10 décembre 1948 : là l’universalité va être  affichée au monde entier (rédigée par une Commission particulière). L’Assemblée Générale des Nations  Unies proclame par résolution cette déclaration. C’est le 1er texte fondateur avec toujours cette référence  aux droits naturels. Elle comprend des droits civils et politiques, mais également des droits économiques,  sociaux et culturels. Synthèse entre la tradition libérale et une tradition inspirée de mouvement socialistes,  solidaristes. C’est elle qui va être la source d’inspiration de toutes les règles qui vont être posées par la  suite. Déclaration : donc pas de valeur juridique, mais il y a des références dans des constitutions (par  exemple des Etats africains). Mais le plus important cela va inspirer des mécanismes qui eux vont mettre  des protections : par exemple signés à New York 16 décembre 1966 (Pacte international relatif au droit  civils et politiques, l’autre au droits économiques, sociaux et politiques). Ces 2 textes ont formés le socle de  la Charte internationale des droits de l’Homme. 

C’est là que la Déclaration Universelle des droits de l’Homme commence à prendre toute son ampleur. Au  moment du vote le 10 décembre 1948 à l’ONU ce n’était pas gagné. Il a été intéressant de constater par la  suite malgré la géopolitique (Guerre Froide) et ses vicissitudes une progression des droits marqués dans  cette déclaration. Exemple : on adhéré aux Pactes de New York de 1966 des pays comme le Yémen, la  Tunisie, la Lybie, l’Irak, la Somalie etc. La prétention à l’universalité vient de ce socle commun, l’inspiration  qui a fait d’un certain nombre de conventions. 

Si on creuse la notion des droits de l’Homme et son universalité on voit qu’il y a 2 acceptions : la dimension  spatiale ; l’autre sens complète le 1er et renvoi à la notion de responsabilité : cela indique la responsabilité 

docsity.com

de les protéger incombant en tout 1er lieu aux Nations Unies (d’ailleurs la Charte des Nations Unies renvoi  au principe de dignité et des droits de l’Homme avec un lien vers la sécurité etc.). 

Cette idée de responsabilité collective des Nations Unies : le texte de la Charte des Nations Unies remonte  au 26 juin 1945, adopté à San Francisco. La grande idée est de faire un lien entre la garantie de la sécurité  internationale et les droits de l’Homme et la dignité. Pas de paix si on ne défend pas le respect de ces droits  et de la dignité humaine : de ce fait ils sont mis au cœur des relations internationales. CE système de  garantie des droits de l’Homme va être prolongé : on a créé autour des institutions spécialisé : UNESCO  (« Les guerres prenant naissance dans l’esprit des Hommes, c’est dans l’esprit des Hommes que doivent être  érigée les défenses de la paix » : objectif : respect de la loi, de la justice, des libertés fondamentales, sans  distinction de race, de sexe, de langue). 

Il n’y a pas que les Nations Unies qui sont liées par ce système de protection : le non respect par un Etat de  ses engagements vis‐à‐vis de la Charte des Nations Unies implique l’engagement de la responsabilité  collective : le Conseil de Sécurité (parce que sa mission est de protéger la paix et la sécurité internationale)  va pouvoir intervenir sur la base de ce non respect (article 24 de cette Charte confiant cette mission de  protéger les peuples du monde). Autrement dit c’est l’idée que la responsabilité collective est un outil de  garantie des droits de l’Homme dont dispose l’ONU vis‐à‐vis des Etats récalcitrants. 

Il faut être conscient que la notion d’universalité est confrontée à des revendications en faveur du  relativisme, ou au moins d’un certain particularisme pour certains pays. 

 

B Les limites à cette universalité : la résistance des thèses relativistes 

 

Il y a des limites qui ont un caractère strictement juridique, d’autre plus politiques. 

 

1 Limites tenant au système juridique 

 

Système dualiste : 2 ordres, d’avantage de limites au phénomène d’application du droit international donc  des droits prescrit dans cet ordre car ils doivent être repris et transposés dans les systèmes nationaux. 

Système moniste : il suffit que les Etats aient ratifié, mais il subsiste des limites : la portée des engagements  peut être réduite (les réserves), un Etat peut également différer le moment de la ratification. 

On le voit par rapport à certains droits de la 3e génération : exemple : le protocole de Kyoto contre le  changement climatique … Ratifié par une majorité d’Etat occidentaux mais pas par toutes les grandes  puissances. 

 

2 Limites plus politiques 

 

docsity.com

Au moment de l’adoption en 1948 il y a eu quelques réserves ou oppositions voir abstentions. Cela a pu  peser ensuite … Les limites plus actuelles sont plus intéressantes. Robert OBERDORFF voient ces limites sur  2 ordres : la contestation soft (douce : relativisme culturel) et la hard (radicale : universalisme concurrent) 

L’idée du relativisme culturel (douce) : l’universalisme des droits de l’Homme peut se heurter à d’autres  cultures. Exemple avec la philosophie utilitariste anglaise, l’Eglise sociale etc. contestation pas nouvelle,  existant de nos jours. Est intervenu le traité de Lisbonne de 2007 inclut une Charte des droits  fondamentaux de l’Union Européenne (adoptée à Nice en 2000) : mais il y a 2 pays qui ont obtenu un  traitement dérogatoire (Angleterre et Pologne). Autre exemple : la conception africaine des droits de  l’Homme : Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples adoptée en 1981, ce n’est pas une  hostilité radicale, simplement elle tempère et mâtine le respect de ces droits version universelle avec  l’identité culturelle. Ces mouvements ne sont pas mortels pour l’universalité des droits de l’Homme. 

Il en va différemment si on envisage le 2e stade de la contestation : celle qui place en face de  l’universalisme des droits de l’Homme des universalismes concurrents. Cela a existé durant la Guerre  Froide. Apparait aujourd'hui qu’il y a un certain nombre de pays de tradition musulmane qui déclarent  adhérer aux instruments internationaux de protection des droits de l’Homme néanmoins ils précisent  toujours que chez eux il y a une hiérarchie des normes juridiques faisant qu’en cas de conflits entre normes  internationales et la loi musulmane (la Charia) cette dernière va l’emporter sur toute loi internationale.  Résistance irréductible : maintien des châtiments corporels, d’un statut inégalitaire en défaveur de la  femme. Puissantes limites, car nombre de juristes reconnaissent qu’elles ne pourront pas être surmontée  sans un « dialogue des cultures » : il faut permettre à un certain nombre de peuple de s’approprier les  principes et valeurs universelles avec des outils adaptés de façon à ce que ceux‐ci ne soient pas des corps  étranger dans l’Histoire, la culture, les rapports politiques de ces Etats. 

 

docsity.com

commentaires (0)
Aucun commentaire n'a été pas fait
Écrire ton premier commentaire
Télécharger le document