Notes sur le primat du contrôle juridictionnel , Notes de Droit
Violette_Toulouse
Violette_Toulouse7 janvier 2014

Notes sur le primat du contrôle juridictionnel , Notes de Droit

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Notes du droit public sur le primat du contrôle juridictionnel et les effets du principe de séparation des autorités administratives et judiciaires. Les principaux thèmes abordés son les suivants: Le juge judiciaire, gar...
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Section 1 : Les sources et la protection héritées de la « tradition républicaine des libertés publiques » 

 

§3 Le primat du contrôle juridictionnel et les effets du principe de séparation des autorités  administratives et judiciaires 

 

L’idée directrice : la théorie libérale des droits de l’Homme a fait que le contrôle de ces droits a  reposé sur un contrôle juridictionnel. Donc on est porté à donner une place prééminente à ce  contrôle par rapport à d’autres : ces droits seraient mieux respectés avec un fort contrôle ! 

 

A Le juge judiciaire, gardien naturel de la liberté individuelle 

 

Là encore, référence à la philosophie libérale : traditionnellement les garanties apportées par le juge  judiciaire sont jugées préférables par les libéraux au contrôle du juge administratif parce  qu’historiquement le juge administratif a longtemps été suspecté d’être très proche du pouvoir  exécutif, de l’administration et donc moins sensible à l’intérêt des personnes. Histoire du Conseil  d’Etat, institution napoléonienne, etc. 

En même temps, il y a le principe de séparation des autorités administratives et judiciaires continue à  faire effet. Il induit la compétence du juge administratif à l’égard de toute une série d’actes et  d’opérations qui relèvent de la puissance publique. 

Il faut raisonner par rapport au cadre organique de séparation. Si on s’y tient strictement, jamais le  juge judiciaire ne devrait intervenir sur des choses relevant de l’administration. Mais il y a des  aménagements et exceptions qui ont permis d’étendre le champ d’action du juge judiciaire dans des  opérations administratives. 

Le fondement de cette place donnée au juge judiciaire se trouve à l’article 66 de la Constitution  (gardienne de la liberté individuelle), complété par l’article 136 (ou 137) du Code pénal : « Dans tous  les cas d’atteinte à la liberté individuelle, le conflit [entre les 2 ordres de juridictions] ne peut jamais  être élevé par l’autorité administrative et les tribunaux de l’ordre judiciaire sont toujours  exclusivement compétents ». 

Il y a à cela un certain nombre de conséquences prévues par le conseil constitutionnel dans sa  jurisprudence, préservant la compétence judiciaire dans un certain nombre de cas. Notamment en  pénal, contrôle sur la durée de la détention s’exerçant à bref délai. Ainsi que des prérogatives lui  donnant la maitrise de certaines privations de libertés. Le juge pénal est seul compétent pour  prononcer des peines privatives de libertés. Et si il y a des mesures administratives qui restreignent la  liberté individuelle, elles doivent être soumise au juge judiciaire (exemple : fouille de voitures,  perquisitions fiscales). Tout un cadre qui a été précisé au fil de la jurisprudence du conseil  constitutionnel qui préserve au profit du juge judiciaire des prérogatives. 

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Il faut tenir compte de la spécificité des fonctionnaires : il y a aujourd'hui un principe de compétence  de droit commun du juge pénal à l’égard des agents publics. Donc s’ils sont coupables de crimes ou  délits portant atteint aux libertés (entendu par liberté individuelle par le conseil constitutionnel)  doivent être traduit devant le juge pénal. 

Et ça ne s’arrête pas là, il y a des constructions de théorie jurisprudentielle en prévoyant des  exceptions fortifiant la position du juge judiciaire, la théorie de la voie de fait et de l’emprise  irrégulière. 

‐ Voie de fait : lorsque l’action de l’administration qui est en cause présente une forte  irrégularité (opération ou acte). Il faut aussi une atteinte à une liberté : arrêt tribunal des  conflits 8 avril 19.5 cas de saisie de journaux, action française. Juge judiciaire compétent par  perte du privilège d’administration. Il va avoir le pouvoir d’injonction (faire cesser) mais aussi  d’indemniser la victime. 

‐ Emprise irrégulière (par rapport aux règles s’appliquant au droit de propriété) : opération  irrégulière se traduisant par une dépossession temporaire ou définitive. Même chose :  administration perd son privilège d’administration, mais de façon partielle : le juge  administratif doit constater la nullité de l’acte administratif mais c’est le juge judiciaire qui  doit indemniser. 

Tous ces éléments réunis (base constitutionnelle, code pénal, jurisprudence + théorie) font que la  place du juge judiciaire reste importante dans la protection des libertés individuelles. 

 

B Les pouvoirs du juge administratif 

 

Il faut tenir compte de ses pouvoirs importants. 

1er temps : le premier apport du juge administratif, défenseur du principe de légalité 

Le respect du principe de légalité conduit le juge administratif à annuler (dans le cadre du REP) des  décisions exécutoires émanant d’autorités administratives qu’il estime irrégulières. Cela contribue à  la défense des libertés publiques. Le conseil d’Etat souhaite même que toute décision […] susceptible  d’un recours en cassation (1947, arrêt D’AILLERES). 

En pratique cette compétence va lui permettre de préciser les limites qui peuvent être apportées à  l’exercice des libertés publiques pour des motifs d’ordre public. C’est toute la notion de police  administrative derrière. Sont concernés des actes et opérations visant le maintien de l’ordre public.  La fonction du juge administratif a consisté à encadrer la notion d’ordre public puisque les mesures  de police administrative étaient là pour prévenir des troubles à l’ordre public. L’ordre public c’est le  maintien de la salubrité … ; élargi en suite pour une protection de l’ordre public au titre de la morale  publique ; également la dignité de la personne humaine (arrêt commune de Morsang sur Orge ;  1995, lancé de nains). 

Il y a eu tout un champ de précisé sur le contrôle du juge administratif sur les mesures de police  administrative : la liberté est la règle, la restriction l’exception. Il faut toujours que la mesure de 

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police, parce qu’elle est restrictive, doit être justifiée par une notion de nécessité liée au but d’ordre  public. Il y a également une notion de dosage de la mesure, elle ne doit pas s’apparenter à une  interdiction absolue (19 mai 1933, Benjamin). 3e condition : proportionnalité de la mesure par  rapport au risque de trouble à l’ordre public. 

CE 1905, TOMASO GRECO ; 

2e temps : 

 

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