Notes sur le système solaire externe: les satellites de Jupiter, Notes de Astronomie
Caroline_lez
Caroline_lez10 janvier 2014

Notes sur le système solaire externe: les satellites de Jupiter, Notes de Astronomie

PDF (262 KB)
4 pages
346Numéro de visites
Description
Notes d'astronomie surle système solaire externe: les satellites de Jupiter. Les principaux thèmes abordés sont les suivants: 61 satellites, Le premier satellite galiléen: Lo, Europe Ganymède, Callisto
20points
Points de téléchargement necessaire pour télécharger
ce document
Télécharger le document
Aperçu3 pages / 4
Ceci c'est un aperçu avant impression
3 shown on 4 pages
Télécharger le document
Ceci c'est un aperçu avant impression
3 shown on 4 pages
Télécharger le document
Ceci c'est un aperçu avant impression
3 shown on 4 pages
Télécharger le document
Ceci c'est un aperçu avant impression
3 shown on 4 pages
Télécharger le document

Autour de Jupiter orbitent au moins 61 satellites. Les quatre principaux furent découverts

par Galilée en 1610 : Io, Europe, Ganymède et Callisto dans l'ordre des distances croissantes.

Les deux premiers sont grands comme la Lune, les deux autres comme Mercure. Les deux

sondes Voyager en 1979 puis la sonde Galileo entre 1995 et 2003 nous ont envoyé des images

saisissantes de ces satellites et ont révélé quatre mondes très différents.

Un montage des quatre satellites galiléens classés par ordre de taille : Ganymède, Callisto, Io and

Europe. Crédit : NASA/JPL

Le premier satellite galiléen en s'éloignant de Jupiter est Io, à une distance de 421 600

kilomètres de la planète et avec un diamètre de 3630 kilomètres. Io est le siège d'une forte

activité volcanique qui produit une grande quantité de matériaux riches en souffre et donne au

satellite son aspect jaune et rouge de pizza.

Le satellite Io, photographié en 1998 par la sonde Galileo à une distance de 294 000 kilomètres.

Crédit : NASA/JPL

L'activité volcanique est due à des forces de marée provoquées par l'interaction gravitationnelle

combinée de Jupiter, d'Europe et de Ganymède. Cette force déforme périodiquement l'intérieur

du satellite, le soumet à des forces de friction qui l'échauffent, et la chaleur ainsi engendrée est

évacuée vers l'extérieur par l'intermédiaire de volcans. La surface d'Io est ainsi constamment

renouvelée lors d'éruptions volcaniques et les cratères d'impact sont très rares.

Une éruption volcanique à la surface d'Io, observée en 2000 par la sonde Galileo. Crédit : NASA/JPL

On rencontre ensuite Europe, à une distance de 670 900 kilomètres de Jupiter et avec un

diamètre de 3138 kilomètres. Europe présente une surface très lisse formée de glace d'eau,

sans relief notable mais recouverte d'une multitude de crevasses pouvant s'étendre sur des

milliers de kilomètres. Ces caractéristiques peuvent s'expliquer si, à une époque reculée, la

surface a été fondue par des forces de marée avant de geler en laissant apparaître d'énormes

fractures. Il est d'ailleurs possible que les mêmes forces de marée créent encore suffisamment

de chaleur pour permettre l'existence d'un océan liquide sous la croûte glacée, d'où

l'éventualité d'une forme de vie sous la surface.

La surface de glace craquelée d'Europe. Les différences de couleurs sont dues à des dépôts de fines

particules de glace. Cette image est une mosaïque d'observations de la sonde Galileo entre 1996 et

1997. Crédit : NASA/JPL

Le troisième satellite galiléen est Ganymède, à une distance de 1,070 millions de kilomètres et

avec un diamètre de 5268 kilomètres, ce qui en fait le plus grand satellite du système solaire.

Ganymède présente une surface bicolore. On trouve d'abords des zones sombres recouvertes

de cratères et donc très anciennes, probablement les vestiges de la surface originelle. A ces

régions sombres s'ajoutent des zones claires avec peu de cratères mais recouvertes de

nombreuses fissures parallèles. Ces zones claires sont probablement constituées de matériaux

en provenance de l'intérieur du satellite qui se seraient répandus sur la surface sous l'effet

d'une possible tectonique des plaques.

Un cratère déformé par les forces tectoniques dans une région sombre de Ganymède, observé en

1997 par la sonde Galileo. Crédit : NASA/JPL

A une distance de 1,883 millions de kilomètres de Jupiter, on rencontre finalement Callisto,

avec un diamètre de 4806 kilomètres. Contrairement aux autres satellites galiléens, la surface

de Callisto est sombre, uniforme et complètement recouverte de cratères d'impact. Callisto, du

fait de son éloignement de Jupiter, est soumis à des forces de marée plus faibles que les autres

satellites galiléens et sa surface d'origine n'a donc pas été renouvelée par des processus

internes.

Une région de Callisto où apparaissent, de façon imprévue, très peu de cratères de petite taille. Cette

image a été prise par la sonde Galileo en 1996. Crédit : NASA/JPL

commentaires (0)
Aucun commentaire n'a été pas fait
Écrire ton premier commentaire
Ceci c'est un aperçu avant impression
3 shown on 4 pages
Télécharger le document