Quelques notions de base, Slides de Langue Française. Università degli Studi di Modena e Reggio Emilia
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Mare Artico

UNIVERSITA’ DEGLI STUDI DI MODENA E REGGIO EMILIA DIPARTIMENTO DI STUDI LINGUISTICI E CULTURALI

Largo S. Eufemia, 19 – 41121 MODENA – centralino 059 205 5811 – fax 059 205 5933

Quelques notions de base (Adriana Orlandi)

[02] Modène, année universitaire 2012-13

Table des matières

 Cotexte et contexte  L'équivalence  Synonymie, paraphrase et traduction  Dénotation et connotation

Cotexte COTEXTE: environnement linguistique qui “détermine la

signification pertinente d'un terme” (Podeur, 2008: 4) ex. Elle veut partir tout de suite pour Paris. Je dois l'arrêter: elle ne

sait pas qu'il y a une grève des trains (Delisle, 2002)

Cette définition est problématique parce qu'elle soulève bcp de questionnements:

→ Le signifié est toujours déterminé par le cotexte? → Les mots n'ont pas de signifié en dehors du cotexte? → Et la valeur communicative des mots (le message)?

COTEXTE: environnement linguistique d'un mot, d'une expression, d'une phrase.

Contexte

CONTEXTE: “désigne tout ce qui ne concerne pas l'entourage linguistique immédiat d'une situation de parole. C'est le contexte cognitif*, extralinguistique, intimement lié au concept de situation d'énonciation” (Podeur, 2008: 4)

*contexte cognitif = ensemble des informations que le traducteur enregistre pendant la lecture et l'exégèse du texte original

Interpréter un texte ne consiste pas uniquement à prendre en compte les règles de grammaire, mais mobilise un savoir extra-linguistique

CONTEXTE: personnellement, je préfère considérer le cotexte comme faisant partie du contexte.

L'équivalence  Se poser le problème de la traduisibilité d'un texte

signifie se poser la question de l'équivalence possible entre le texte de départ (TD) et le texte d'arrivée (TA).

 L'équivalence est un concept très controversé, car: “a parte il fatto che è impreciso e mal definito […] presenta

un'illusione di simmetria tra le lingue che in pratica non esiste” (Snell-Horby, 1988: 22)

 C'est pourquoi certains auteurs (Snell-Horby 1988; Gentzler 1993) contestent sa pertinence et son intérêt pour la traductologie, et d'autres (Baker 1992) l'emploient simplement “pour des raisons de commodité”.

L'équivalence  Cependant, “l'equivalenza […] è difficile da abbandonare negli studi

sulla traduzione, perché ci dev'essere un qualche rapporto tra un testo d'arrivo e un testo di partenza” (Malmkjær, 1999: 263)

 Aussi, l'idée du processus traductif vu comme recherche d'équivalences correspond à la vision qu'en ont les traducteurs

 Le concept d'équivalence reste donc opérationnel en traductologie: il faut alors essayer de le clarifier

 “La question qu'il faut se poser dans l'étude effective des traductions […] n'est pas de savoir si les deux textes sont équivalents […], mais à quel degré ils le sont et quel type d'équivalence ils révèlent” (Toury 1980: 47)

L'équivalence: évolution d'un concept

PREMIÈRE ÉTAPE

L'équivalence: évolution d'un concept (Morini, 2007)

 La stylistique comparée des années 50:

- Vinay / Darbelnet (1958), Stylistique comparée du français et de l'anglais, Didier

traduction directe vs oblique Correspond grosso modo à l'opposition traduction littérale vs libre  1965: Catford, A Linguistic Theory of Translation: An Essay in

Applied Linguistics, OUP

correspondance formelle vs équivalence textuelle La correspondance formelle se situe au niveau de la langue; il peut s'agir

de n'importe quelle catégorie de la langue d'arrivée (mot, expression, syntagme, phrase simple). L'équivalence textuelle entre en jeu lorsque la correspondance formelle ne peut pas avoir lieu.

L'équivalence: évolution d'un concept

DEUXIÈME ÉTAPE

L'équivalence: évolution d'un concept (Morini, 2007)

 1964: Nida, Towards a Science of Translating

équivalence formelle vs dynamique - formelle: traduction où le traducteur cherche à reproduire “as

litterally and meaningful as possible” la forme et le contenu de l'original; permet au lecteur de s'identifier avec une personne appartenant au contexte de la langue de départ

- dynamique: traduction qui se base sur le principe de l'équivalence d'effet; vise à “complete naturalness of expression”; ne demande pas au destinataire de s'adapter au modèle culturel de la langue de départ.

Correspond grosso modo à l'opposition traduction orientée vers le TD (sourciers) vs traduction orientée vers le TA (ciblistes)

L'équivalence: évolution d'un concept (Morini, 2007)

 Equivalence formelle (Nida): 1) niveau grammatical:

a. garder si possible la catégorie grammaticale des mots b. garder la même syntaxe c. garder la ponctuation

2) niveau lexical: cohérence dans le choix des équivalents (policier / flic → poliziotto / sbirro)

3) niveau sémantique: reproduction exacte des contenus sémantiques, même dans le cas des figures de rhétorique, et des expressions idiomatiques (ne pas modifier le signifié)

 Préférence accordée à l'équivalence dynamique (chez Nida)

L'équivalence: évolution d'un concept (Morini, 2007)

 1982: Newmark, Approaches to Translation

traduction sémantique vs communicative

Correspond grosso modo à l'opposition traduction orientée vers le TD vs traduction orientée vers le TA

TRADUCTION SEMANTIQUE TRADUCTION COMMUNICATIVE centralité de l'auteur centralité du destinataire

reproduction exacte des aspects sémantiques et syntaxiques

les aspects formels sont plus facilement “sacrifiés”

traduction plus littérale traduction plus libre

emphase sur la langue de départ emphase sur la langue d'arrivée

tend à l'hypertraduction (plus spécifique) tend à la sous-traduction (plus générique)

l'original ne doit jms être amélioré l'original peut être amélioré

L'équivalence: évolution d'un concept (Scarpa, 2008)

 La traductologie évolue donc (Nida 1964; Newmark 1982) vers l'idée que deux segments textuels sont équivalents s'il existe une correspondance entre leur emploi, leur fonction (reproduction sur le destinataire du même effet que le TD a eu sur son lecteur).

 On parle d'équivalence communicative (Haas 1968) et d'équivalence fonctionnelle (House 1977)

 A partir des années 80, cependant, on assiste à une nouvelle évolution du concept d'équivalence

L'équivalence: évolution d'un concept

TROISIÈME ÉTAPE

L'équivalence: évolution d'un concept (Scarpa, 2008)

 1984: Reiss / Vermeer, Grundlegung einer allgemeinen Translations-theorie → SKOPOSTHEORIE

Skopos = intentionnalité communicative, but communicatif

Le but communicatif du TA peut être différent du but communicatif du TD, car les attentes et les exigences des destinataires peuvent être différentes. Aussi faut-il tenir compte des objectifs du commanditaire de la traduction (maison d'édition). Ex: Régis de Sa Moreira, Le libraire

 La notion d'équivalence fonctionnelle (House 1977) s'avère inadéquate pour orienter les stratégies du traducteur: il faut rendre encore plus souple ce concept.

L'équivalence: évolution d'un concept (Scarpa, 2008)

 1991: Nord, Text Analysis in Translation: Theory, Methodology and Didactic Application of a Model for Translator-oriented Text Analysis →FUNCTIONALITY + LOYALTY MODEL

Concept de “loyauté” du traducteur (responsabilité déontologique) vis-à-vis de:

- l'intentionnalité communicative de l'émetteur du TD - les attentes des destinataires de la traduction - les objectifs du commanditaire de la traduction

 L'équivalence traductive n'est pas un concept statique et absolu, mais un concept dynamique et relatif

L'équivalence: évolution d'un concept (Scarpa, 2008)

 “Parametri situazionali come l'intenzione comunicativa del traduttore e del committente della traduzione (che possono divergere da quella dell'autore del testo originale), i destinatari del testo di arrivo e la situazione della traduzione nella cultura di arrivo (luogo di pubblicazione e canoni redazionali del testo) vengono quindi considerati allo stesso livello di importanza degli altri parametri costituiti dall'intenzione, lo stile, la formalità, la qualità della scrittura e il punto di vista dell'emittente del testo di partenza” (Scarpa 2008: 94)

L'équivalence: évolution d'un concept (Scarpa, 2008)

 “l'equivalenza traduttiva può quindi essere definita come un concetto dinamico, ossia la massima corrispondenza semantica, funzionale e socioculturale ottenibile tra testo di arrivo e testo di partenza all'interno della specifica situazione comunicativa in cui avviene l'attività traduttiva (istruzioni del committente e aspettative dei destinatari)” (Scarpa, 2008: 94)

Synonymie et paraphrase  Au début du chap. 2 (“Synonymie, paraphrase et

traduction”), Podeur (2008: 11-12) considère la paraphrase comme “une synonymie de phrases, la synonymie correspondant à une identité de sens”.

 Elle ajoute: “C'est au nom de cette 'identité de sens' que l'on souligne souvent l'analogie entre les deux activités de paraphrase et de traduction. […] Car traduire […] c'est tenter d'établir une relation d'identité, ou de quasi-identité, entre deux discours […]: c'est donc rechercher la synonymie des mots et de phrases, ce qu'on nomme la paraphrase”.

 Méfiance de Podeur à l'égard de l'approche traditionnelle

Synonymie et paraphrase

 Nous partageons la méfiance de Podeur à l'égard de l'approche traditionnelle (cf. notion d'équivalence au sens de Scarpa 2008)

 Néanmoins nous nous devons de faire quelques précisions à propos des notions de synonymie et de paraphrase, telles qu'elles sont présentées chez Podeur

La synonymie  La synonymie est un concept qu'on utilise au niveau

lexical (l'unité est le mot): touchpadbloc tactile; sauver / sauvegarder un document sur iPad

 Problème de la dénotation (sèmes inhérents) vs connotation (sèmes afférents):

- épuisé (fr. standard) vs crevé (langage familier)

La synonymie  Au niveau de la phrase simple, on peut dire que deux

phrases ont une relation de synonymie si elles ont le même signifié, c'est-à-dire si elles dessinent le même procès:

- Jules a rédigé cet article rapidement - La rédaction de cet article par Jules a été rapide - Jules a été rapide à rédiger cet article  Encore une fois on peut se demander si le signifié de

ces phrases est vraiment identique ou pas

La paraphrase  Paraphrase: “Riformulazione del significato di una

parola, di un sintagma, di una frase e di unità più ampie con altre parole, spesso con l'intento di rendere più chiara l'espressione parafrasata” (Beccaria,1994: 539)

- sauvegarder un document → effectuer une copie de sauvegarde (afin d'éviter sa perte)

- épuisé → extrêmement fatigué, à bout des forces - faire un puits (en cuisine) - il est footballeur → il joue au foot - è uscito dai gangheri → si è molto arrabbiato  Le concept de paraphrase, insiste sur la notion de

reformulation.

Synonymie et paraphrase  Prenons l'exemple de Podeur (2008: 15) (A) Mon père, qui n'est plus parmi nous, aimait Jules Verne et ses

prévisions des désastres culturels en cours

(B) Feu mon père adorait l'auteur de Paris au XXème siècle, qui avait prévu les dégâts culturels de notre époque

 Selon Podeur, “A est la paraphrase de B et B est la paraphrase de A” (= même signifié). Vrai?

- adorait: hyperbole (vs éprouvait un sentiment d'admiration) - l'auteur de Paris au XXème siècle: coréférence (Frege, 1892) - dégâts: euphémisme (vs faits très graves)  (A) n'est la paraphrase de (B) ni au sens de Podeur (2008),

ni au sens de Beccaria (1994). On pourrait parler de reformulation

REFORMULATION (dire en d'autre mots)

au niveau au niveau du signifié du référent

PARAPHRASE CO-RÉFÉRENCE (Il est footballeur = (Jules Verne = l'auteur Il joue au foot) de...)

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