Sciences politiques - notes complètes - 2° partie, Notes de Sciences politiques
Daniel_Nice
Daniel_Nice27 février 2014

Sciences politiques - notes complètes - 2° partie, Notes de Sciences politiques

PDF (656 KB)
17 pages
1Numéro de téléchargement
1000+Numéro de visites
Description
Notes complètes de sciences politiques sur les principes fondamentaux des sciences politiques - 2° partie.Les principaux thèmes abordés sont les suivants:Le pouvoir de la société, Une thèse critiquée, L’Etat comme instit...
20 points
Points de téléchargement necessaire pour télécharger
ce document
Télécharger le document
Aperçu3 pages / 17

Ceci c'est un aperçu avant impression

3 shown on 17 pages

Télécharger le document

Ceci c'est un aperçu avant impression

3 shown on 17 pages

Télécharger le document

Ceci c'est un aperçu avant impression

3 shown on 17 pages

Télécharger le document

Ceci c'est un aperçu avant impression

3 shown on 17 pages

Télécharger le document

c) rationnelle, légale

Elle aussi est fondée sur une croyance : rationalité et la légalité des décisions prises

par les autorités centrales. Dans ce cadre la légitimité vient se confondre ac la

légalité. Ex de nos démocraties modernes : s’appuient sur un fonctionnement

rationnel et organisé (Weber > la bureaucratie, règne de l’administration).

L’exercice de la domination se fait par des règles écrites. Celles-ci définissent des

droits et des devoirs, les gouvernants doivent agir conformément à ces règles.

Dans une domination rationnelle, légale on obéit moins à des personnes qu’à des

règles et à des fonctions.

Correspond à l’Etat de droit : Etat qui se soumet au droit et dont la légitimité s’appuie

sur la hiérarchie des lois et le respect des valeurs fondamentales, importance du

conseil constitutionnel.

Dans la réalité il est difficile de trouver des incarnations pures de ces 3 modèles de

domination. Il faut donc les combiner. Ex Démocratie représentative : elle est une

domination rationnelle légale mais elle s’adosse également à une domination

traditionnelle, elle s’accommode de plus en plus de leader charismatique.

Face à l’analyse d’une domination, quelle forme de légitimité est dominante ?

3) Les limites du concept de domination légitime

Weber va focaliser sur le processus de légitimation, du coup on néglige les principes

fondamentaux des sociétés. Dans le cadre d’une analyse de Weber, on dit que la

théorie des séparations des pouvoirs permet de légitimer les systèmes

démocratiques.

Est-ce que toutes les légitimations se valent ? Danger à regrouper sous le même

concept des régimes aussi différents comme le régime nazi, la démocratie française

que nous vivons… Sortir de cette approche pour se pencher sur les mécanismes de

fonctionnement des ordres politiques.

docsity.com

CHAPITRE II. L’ÉTAT

Mode d’organisation politique qui est quasi universel. Cependant tous les Etats ne

sont pas toujours des Etats de droit. Malgré tout, l’Etat est le type d’organisation

politique caractéristique des sociétés contemporaines. L’Etat est une construction

historique.

C’est une forme politique qui s’est édifiée progressivement de l’histoire, ce n’est pas

quelque chose de naturel. L’Etat s’est construit à partir du 12ème et 13ème. Il a existé

des sociétés sans Etats (ex cités, société féodale, empire).

C’est une modalité qui laissera peut être la place à une autre forme d’organisation.

La construction européenne par exemple ne correspond ni à un Etat unitaire, ni Etat

fédéral, ni une simple confédération d’Etat. Système politique qui annonce peut être

une forme nouvelle.

A. L’Etat au prisme de l’anthropologie Pierre Clastres, sociologue contemporain qui a étudié des sociétés amérindiennes.

1. Des sociétés « sans Etat » ou société primitive

a) Définition des sociétés primitives :

Sociétés fondées sur le lignage et la parenté. Regroupe des familles qui vont se

fédérer au sein d’une tribu. Société segmentaire : segment des familles.

Etudes parmi les Indiens Guayaki (Paraguay) et Guarani (Brésil).

_ Critère économique :

ces sociétés ignorent la différence entre les riches et les pauvres (exclu

l’exploitation).

Ces sociétés fonctionnent sur la base d’une économie de subsistance, auto suffisance alimentaire, et refuse d’accumuler des surplus. Concrètement chacun va

docsity.com

travailler uniquement ce qu’il faut pour nourrir sa famille. On ne stocke jamais pour

autrui, on ne travaille jamais pour autrui seulement pour soi et les siens. Tout le

monde partage la même situation sociale.

Société fortement égalitaire, société du refus du travail. Le travail n’est pas considéré

comme une activité noble, elle n’est pas valorisante sur le plan social.

_ Critère politique :

« les sociétés primitives sont les sociétés sans Etats, elles sont les sociétés dont le

corps ne possède pas d’organes séparés du pouvoir politique ». Le pouvoir ne s’est

pas autonomisé.

Il n’y a pas de pouvoir central qui dirigerait une société civile autonome. Pas de

distinction entre maîtres et sujets / dominants et dominés/ gouvernants et gouvernés.

Anarchie organisée.

b) Un chef sans pouvoir

Claustres va fonder toute sa réflexion sur la distinction entre société sans Etat et

société avec Etat. Il ne faut pas considérer que les sociétés sans Etats seraient des

sociétés auxquelles il manquerait un Etat.

Ne sont pas des formes d’organisations sociales arriérées. Ne sont pas comme un

premier stade d’une progression linéaire qui conduirait nécessairement à l’Etat.

Claustres montre que ces sociétés ont une organisation politique différente, elles se

passent de la forme de l’Etat.

Qu’est ce qu’un chef sans pouvoir ? Ces sociétés sans Etat s’organisent autour d’un

chef, qui est démuni presque totalement de pouvoir. Concrètement ne dispose

d’aucun moyen de coercition, il ne peut pas se faire obéir.

Ce n’est pas un chef au sens classique du terme, car n’est pas à la tête d’individus qui sont prêts à lui obéir. Parle au nom de la communauté. Ce chef a une fonction diplomatique : entretenir des alliances avec des tribus amies. Il est aussi le chef de

docsity.com

guerre (même si c’est la communauté qui décide de faire la guerre). Il ne prend

jamais seul une décision qui engagerait la communauté. Il n’est qu’un porte parole.

Deux compétences techniques : savoir bien parler et faire la guerre. Exerce un

pouvoir exceptionnel de commandement qui n’est valable qu’en période de guerre.

Au niveau du fonctionnement interne, le chef est d’abord quelqu’un qui a un prestige

particulier qui découle de deux qualités : un talent oratoire / la générosité. Le chef va

entretenir son prestige par la distribution de cadeaux au sein de la tribu.

Il faut distinguer le prestige et le pouvoir. Le prestige ne lui donne pas pour autant

une autorité. Quelqu’un qui va essayer de faire cesser le conflit, mais ses paroles

n’ont pas force de loi. Il n’a la fonction de juges non plus. Il rappelle l’unité du groupe,

tradition de bonne entente entre les familles.

2.Des sociétés « contre l’Etat »

a) Le refus d’un pouvoir central autonome

Les sociétés sans Etat ne sont pas des sociétés sans pouvoir. Au contraire, elles

« n’ont pas d’Etat parce qu’elles le refusent, parce qu’elles refusent la division du

corps social en dominant et dominé ».

Ce fondement unitaire les amène à s’organiser autour d’un chef. C’est pour cela que

les fonctions du chef et ses compétences sont très limitées. Il faut empêcher ce qui

pourrait déboucher sur un pouvoir central de type coercitif. Elles s’organisent autour

d’une crainte du pouvoir, méfiance et même refus.

La fonction réelle du chef sans pouvoir est la volonté d’empêcher l’existence d’un

pouvoir central coercitif. Ce chef incarne symboliquement le pouvoir pour que celui

soit mieux jugulé. Sociétés primitives sont « organisées de façon à exorciser ce qui

est destiné à les tuer ». Menace mortelle pour le groupe : supprime l’égalité et la

liberté des membres de la tribu.

docsity.com

b) Le pouvoir de la société

Le chef n’est que le lieu apparent du pouvoir, celui-ci est en fait détenu par la

communauté elle-même. Le pouvoir de la société exercé sur le chef qui vise à

empêcher que le chef puisse convertir son prestige en pouvoir.

« Le chef est dans la tribu sous surveillance : la société veille à ne pas laisser le gout

du prestige en pouvoir, si le désir du pouvoir du chef devient trop évident, la

procédure mise en jeu est simple on l’abandonne voire même on le tue ».

Le chef doit se suffire de son prestige. La tribu tolère l’existence d’un chef, mais va

l’encadrer. C’est le chef qui est au service de la société.

Société coercitive : société à Etat, où on trouve un appareil spécialisé de domination

qui va attester de la division du groupe originaire en division sociale. Il y règne une

division politique et économique.

Société non coercitive : société sans Etat, qui vont s’organiser pour empêcher

l’émergence d’un pouvoir central coercitif pour préserver l’égalité sociale et politique.

c) Une thèse critiquée

Jean William Lapierre qui soutient qu’il y a de la coercition quand même dans les

sociétés sans Etat:

* domination masculine

* recours à des rites initiatiques qui se fait par le biais de tortures (ex pour devenir

adulte). L’analyse de Clastres permet de bien comprendre que l’Etat est une

construction historique, comme il dit « il a une date de naissance ».

Le fait que ces sociétés se sont organisées de manière consciente pour empêcher

l’apparition d’une autorité centrale. La définition de l’Etat que retient Clastres est

simple voire simpliste. L’Etat serait uniquement une forme d’organisation despotique.

docsity.com

B. L’Etat comme institution monopolistique

Etat définition juridique : territoire, population, autorité politique et juridique commune.

La science po a voulu se détacher de cette définition. Max Weber.

1. Le monopole de la contrainte physique légitime

Max Weber : « Nous entendons par Etat (1) une entreprise politique de caractère

institutionnel lorsque et tant que (2) cette direction adm revendique avec succès dans

(3) l’application des règlements (4) le monopole de la contrainte physique légitime ».

a) La violence légitime comme moyen spécifique

Pour d’Durkheim l’Etat est une sorte d’instance de coordination de la société.

N’insiste pas sur la violence.Pour Marx l’Etat est une institution qui va reproduire

dans l’ordre politique la domination qui existe dans l’ordre économique. Outil de

domination de la classe bourgeoise. Weber se distingue de Durkheim et de Marx.

Monopole de la contrainte physique légitime : l’Etat est la seule entité qui peut faire

un usage de la violence qui est légitime. Weber refuse de définir l’Etat par ses buts.

L’Etat n’a pas toujours fait les mêmes choses : il n’a pas toujours voulu éduquer ni

soigner. Weber privilégie les modes d’action, surtout celui dont l’Etat est le seul à

détenir.

Le recours à la contrainte n’est pas l’unique moyen qui permet l’exercice du pouvoir.

L’Etat va toujours fonctionner à l’injonction juridique (ex: application des règlements)

est effective que s’il y a la contrainte physique légitime. Il n’y a pas d’ordre légal s’il

n’y a pas de monopole de la contrainte… permet la stabilité de l’ordre juridique !

Ce fonde sur la légalité et la rationalité. Weber « la forme de légitimité la plus courante consiste dans la croyance en la légalité c'est-à-dire la soumission à des statuts formellement corrects et établis selon la procédure d’usage ». L’Etat peut

docsity.com

utiliser la contrainte physique de manière légitime, parce qu’elle est utilisée

conformément à la loi. L’Etat est un Etat de droit.

b) Institutionnalisation et bureaucratisation

Deux éléments trop souvent négligés. L’Etat moderne s’est affirmé avec

l’institutionnalisation et la bureaucratisation. Empreint à Hegel « La raison dans

l’Histoire » où il développe une philosophie de l’histoire comme étant quelque chose

de complètement rationnel.

Weber reprends cet argument que l’on va toujours plus dans la rationalité :

processus de rationalisation. Le capitalisme par ex est une rationalisation en

économie. Elle est aussi pour lui en politique.

Passage d’un Etat patrimonial à un Etat bureaucratique moderne.

Institutionnalisation : processus par lequel une organisation se constitue en structure

différencié du reste de la société.

_ L’Etat patrimonial :

on en trouve l’exemple dans les monarchies de l’Ancien Régime. On accède aux

titres de propriétés (charges constituent un patrimoine). Au niveau central : le roi

possède le pouvoir et incarne l’Etat.

Pas de séparations rigoureuses entre le patrimoine privé du roi et le patrimoine

public de l’Etat. L’Etat patrimonial se caractérise par une très faible

institutionnalisation et une faible différenciation des centres de décisions. Le pouvoir

d’Etat n’est pas pour autant illimité (coutumes/ tradition) mais pas encadré par le

droit.

_ L’Etat bureaucratique moderne :

introduit une rupture, puisqu’il se base sur l’institutionnalisation qui entraine deux

phénomènes: la spécialisation des organes de décisions, l’émergence d’une police

qui sera le bras armé de l’Etat (mettre en œuvre la contrainte physique légitime).

docsity.com

Cet Etat correspond à l’apparition d’une organisation du pouvoir politique fondé sur

les institutions et non sur les personnes. Ces institutions s’autonomisent et donnent

naissance à une bureaucratie (chez Weber n’a pas de connotation négative).

Bureaucratisation : rationalisation qui s’appuie sur l’administration (fonctionnaires).

Fondement de la domination légale et rationnelle. La bureaucratie moderne (4

spécificités) :

*les fonctionnaires sont des hommes libres (c’est leur hiérarchie qui contrôle leur

fonction)

* les fonctionnaires ne peuvent pas s’approprier leurs fonctions, ils ne sont pas

possesseurs de cette fonction

* ils sont recrutés sur la base d’une sélection ouverte à tous, qui s’opère par la

méritocratie (retenir les plus compétents).

* ils sont rémunérés selon une échelle prédéterminée (ancienneté). Eviter la

progression selon les affinités Pol, et évite tout enrichissement personnel.

Weber : « L’administration bureaucratique signifie la domination en vertu du savoir,

c’est son caractère fondamental spécifiquement rationnel ». Définition un peu

idyllique.

Cependant les caractéristiques que donnent Weber de la bureaucratie : recrute sur la

base des compétences donc est rationnelle, sur l’égalité d’accès à tous les citoyens

donc est plus juste, elle traite tous les citoyens de la même manière donc est plus

égalitaire.

Le fait que cette définition annonce l’extension continue du droit dans les sociétés

modernes. Cette définition met au centre 4 notions.

docsity.com

2.Des monopoles complémentaires

_ monopole fiscal :

le paiement d’une contribution financière. Norbert Elias. Plus on a un monopole

fiscal, plus on peut financer le monopole de contrainte légitime (police/armée).

_ monopole de production des lois

qui est garantie par le monopole de la contrainte physique légitime.

_ les monopoles économiques :

celui de battre monnaie (nuancé par l’UE); les Etats ont pris le monopole des

services publics (transport ferroviaires, production d’énergie…).

_ monopole judiciaire,

seul l’Etat a le monopole de juger les personnes. Nuancé par la cour européenne

des droits de l’homme.

_ Le monopole de la représentation collective.

L’Etat est le seul à prendre des décisions au nom de la communauté.

>Le monopole de la contrainte physique légitime est le plus important.

Norbert Elias : Dans les sociétés démocratiques modernes, la violence d’Etat est

devenu de moins en moins utile et de moins en moins fréquent. Pour lui, c’est une

intériorisation progressive pour les citoyens de la nécessité d’obéir, et

développement de l’auto contrainte.

C. L’Etat providence en question L’Etat n’est pas quelque chose de fixe. Il évolue. L’Etat moderne a déjà connu des mutations. Conjonction de l’Etat et de la nation qui s’est opéré durant la Révolution française. Concept de l’Etat nation qui s’est ensuite exporté dans les autres continents, notamment avec la décolonisation. Plusieurs thèses de la remise en

docsity.com

cause de l’Etat : évidement de l’Etat par Bob Jason : logique transnationale, logique

supranationale, puis infra nationale (décentralisation).

L’Etat a ensuite intégré la justice sociale et la redistribution.

L’Etat providence > mutation fin du 19ème et milieu du 20ème : d’un Etat régalien à un

Etat d’un nouveau genre.

Durant le 20ème l’Etat va accroitre sans cesse ses domaines d’intervention. Healfstate

/ Etat social ou Etat providence. Processus de collectivisation progressive des biens

sociaux. Existence de droits sociaux.

A partir des années 30 objectifs de développer et assurer le bien être éco et social

de tous les citoyens. Il y a 3 phases qui sont :

Égalité juridique, puis égalité politique, et sociale.

1. Naissance et extension de l’Etat providence

a) Naissance 1880 1932

Mutations sociaux éco : la révolution industrielle avec le développement du

capitalisme, et l’urbanisation. Exode rural. Donne naissance à une nouvelle catégorie

sociale : le prolétariat. Les conditions de vie au 19ème sont très difficiles (=

paupérisme).

Disparitions des solidarités primaires qui existaient dans les campagnes (solidarités

de métier, de famille, villageoise, religion). Cette révolution industrielle s’opère par

une nouvelle forme de travail : machines (pblm des accidents).

Mouvement ouvrier : ensemble composé des communistes, des sociaux démocrates

et de différents syndicats. Les Etats européens vont mettre en place un système

d’assurances sociales ouvrières obligatoires.

docsity.com

Allemagne : Bismarck va adopter les premières lois sociales pour les ouvriers

(assurance maladie 1883, accident du travail 1884, invalidité et vieillesse 1889). Ce

système va progressivement atteindre toutes les catégories sociales. Double

objectif : réduire les tensions sociales, barrer le mouvement socialiste.

Mise en place de l’Etat social ouvrier en Allemagne, modèle qui va s’Logique libérale

individuelle à une logique de solidarité où chacun est obligé de s’assurer.

a) Extension de l’Etat providence

Mouvement général : grande dépression des années 30 suite à la crise de 29, puis

ensuite la seconde guerre mondiale. En 1945 période de construction où les Etats

vont intervenir massivement dans les secteurs de la société. (Nationalisation,

planification).

Parallèlement vont intervenir de manière plus approfondie dans le secteur social :

amortir la crise, et pour honorer la dette qui a été contractée envers la population.

Vers une logique universelle. Welfare state (Beveridge en 1942) : sécurité sociale

généralisée à tous les citoyens, qui va couvrir tous les risques par une seule

cotisation imposée par l’impôt et gérée par l’Etat au niveau central.

Mise en place d’un service public de santé gratuit. Appliqué d’abord au Royaume

Uni, puis ensuite repris par la France. Dans les années 1945 – 1975 : très forte

croissance économique, les Trente glorieuses. Ressources importantes pour financer

les ambitions de l’Etat providence.

2) L’Etat providence : de la crise à la réforme

1970 : crise de l’Etat providence, étant liée à deux dimensions : crise structurelle,

crise intellectuelle.

docsity.com

a) Une crise structurelle

Tout d’abord ralentissement économique très puissante dû à la crise économique

dès 1973. Evolution démographique des Etats européens. Ces deux phénomènes

aboutissent à un problème de financement.

L’Etat providence est frappé par une baisse des recettes (hausse du chômage) et

hausse des dépenses : effet ciseaux.

Effet du début du vieillissement de la population : problème du financement des

retraites, et augmentation des dépenses de santé. Dans le débat public dès la fin des

70’s retour d’une critique libérale concernant l’intervention de l’Etat en général, et de

l’Etat providence en particulier.

b) Une crise intellectuelle

Un nouveau contexte dans laquelle on voit la diffusion rapide du néo libéralisme qui

prend l’origine dans le libéralisme du 19ème. Trois personnages clés : Hamilton

Friedman (« Capitalisme et liberté » en 1971, Hayek « droit législation et liberté » « le

mirage de la justice sociale » dans les années 70, Nozick « Anarchie, Etat utopie »

1974).

Théories très diverses, mais point commun qui est de limiter le champ d’action de

l’Etat. *La première raison c’est que l’Etat providence est considéré comme inefficace

et couteux. *L’extension continue de l’Etat via l’Etat providence, est dangereuse

pour les libertés individuelles.

Solutions de cette philosophie :

Déréglementation, privatisation, dé régularisation, baisse des impôts.

(Margaret Thatcher, Ronald Reagan « l’Etat est le problème ») L’Etat providence est

associé à des effets pervers. Politiques sociales générant des « trappes à

pauvreté ».

docsity.com

c) Réforme des Etats providence

Milieu des années 80 réformes pour limiter les réformes sociales : retrouver de la

compétitivité. Cotisations sociales qui étaient envisagées comme positives,

deviennent dans le langage courant des charges sociales. Les systèmes de

protection sociale sont vus comme un poids et non comme quelque chose favorisant

l’économie. Crise de 2008 a permis de retrouver une bonne image de l’Etat

providence.

Réforme qui est très présente en France depuis 1995, donne lieu à des débats…

explosion de la dette et des déficits, accélération du vieillissement.

docsity.com

Chapitre III: La démocratie antique

A. La notion de régime politique

1. La philosophie politique et la question des régimes

a) L'apparition de la question des régimes

Dans l'antiquité grecque on observe une petite révolution. On voit apparaître un

nouveau mode de pensée, la philosophie, et un nouveau mode politique la

démocratie. La philosophie va s'intéresser à la démocratie car elle va considérer que

la politique est une dimension essentielle de la vie humaine.

Elle va se concentrer sur les régimes politiques. Pour Aristote et Platon le problème

du régime politique est le problème fondamental. Une conception de l'homme

comme animal politique.

« L’homme est un animal politique naturellement fait pour vivre en société ». La

politique est le domaine dans lequel l'homme va pleinement se réaliser. Un homme

qui se désintéresserait de la politique ne serait pas un homme vertueux.

Deux conséquences, la politique est la question centrale de la vie en société et la

question du régime est la question politique centrale. Quel est le régime qui va

faciliter cette réalisation de l'homme??

Un régime politique est définit comme un mode d'organisation et d'exercice du

pouvoir politique. Un régime serait à la fois une structure, un agencement

institutionnel, et une pratique, une manière d'exercer le pouvoir.

Pour les Grecs un régime politique c'est plus que ça, car un régime génère un type

d'homme, et façonne les relations entre les membres de la cité. Un régime politique

ça génère une certaine manière de vivre ensemble.

La philosophie politique se fixe deux objectifs, le 1er consiste à établir une

classification des différents types de régimes, et le 2nd consiste à déterminer quel est

le meilleur régime politique. Ces classifications sont pensées comme descriptives et

normatives.

docsity.com

Pour faire cela 2 critères :

_ Le critère du nombre de gouvernants:

Milieu du 5ième av JC, classification ternaire qui s'impose avec Hérodote. 3

catégories: la monarchie (un seul à la tête, un seul dirigeant), l'oligarchie (quelques

uns à la tête, l'aristocratie est une variante) et la démocratie (le pouvoir au peuple, ou

plutôt au plus grand nombre). On y ajoute le critère du bien.

_ Le critère du bien:

avec la question de la corruption des régimes politiques. Car chez Hérodote, ces

trois régimes sont pensés dans un même but, l'intérêt commun de la cité, càd la paix

civile et la sécurité extérieure. Le problème c'est que la corruption peut apparaitre et

dans ce cas là la tyrannie se met en place, càd le pouvoir exercé dans l'intérêt

particulier.

a) Platon et la corruption des régimes politiques

Platon dans un livre qui s'intitule « la république ». Dont le but est de dégager la cité

idéale, pour lui c'est l'aristocratie, une aristocratie par les philosophes car ils sont les

plus sages et les plus vertueux.

Cette cité parfaite risque de dégénérer pour laisser place à une tyrannie, et il nous

décrit comment cela se passe. « Il passe de l'aristocratie à la thymocratie, de la

thymocratie à l'oligarchie, de l'oligarchie à la démocratie et de la démocratie à la

tyrannie ».

 De l'aristocratie à la timocratie: le timos c'est l'ambition, la quête des

honneurs va prendre le dessus sur la recherche de l'intérêt commun.

 De la timocratie à l'oligarchie: l'oligarchie c'est le gouvernement des riches, et

on vise l'accumulation des richesses matérielles.

De l'oligarchie à la démocratie: cette domination du petit nombre va être renversée pour passer à la domination du plus grand nombre. La démocratie

docsity.com

 « est un régime dans lequel la foule commande de gré ou de force à ceux qui

possèdent ». Pour Platon la démocratie est une forme d'anarchie.

 De la démocratie à la tyrannie: la tyrannie est l'aboutissement naturel de la

démocratie. La tyrannie est le gouvernement de la vanité et du crime.

Et donc des le début la démocratie va être critiquée notamment par les philosophe.

Pour Platon, la démocratie est le règne d'une égalité et d'une liberté sans bornes, or

pour lui la liberté doit être limitée et l'égalité doit être naturelle. Pour lui la démocratie

est une utopie dangereuse.

Platon disciple de Socrate qui a été condamné à mort car on la accusé d'être

corrupteur de la jeunesse, en fait il ne reconnaissait pas les dieux de la cité, mais en

fait le reproche qui lui était fait est de ne pas être démocratique.

Socrate ne se défend pas dans le sens où il défend son point de vue, et Platon est

très marqué par cela et cela conforte son idée selon laquelle la démocratie est un

régime dans lequel l'erreur aurait le pouvoir sur la vérité.

1. Les classifications traditionnelles

a) Aristote, régime juste et régime corrompu

La philosophie politique d'Aristote dans deux ouvrages, « la politique » et « l'éthique

à Nicomaque ». Il propose une typologie autour de l'idée selon laquelle il existe une

forme d'autorité juste (lorsqu'elle s'exerce dans l'intérêt du subordonné) et une forme

d'autorité corrompue (quand elle exerce une autorité au détriment du subordonné).

Régime légitime quand il s'appuie sur une autorité juste et un régime arbitraire quand

il s'appuie sur une autorité corrompu.

3 types de régimes justes (dans lesquels l'intérêt commun est visé):

 La royauté, gouvernement d'un homme qui respecte les lois. C'est la forme

saine de monarchie.

 L'aristocratie, gouvernement de plusieurs hommes, en l'occurrence des

meilleurs.

docsity.com

 La politeia, gouvernement de la multitude qui est juste.

3 types de régimes corrompus:

 La tyrannie, forme corrompu de monarchie, règne de l'arbitraire, le tyran

gouverne seul et à son profit. Il obtient l'obéissance avec la violence et la ruse,

il ne tient pas compte des lois.

 L'oligarchie, forme corrompu de l'aristocratie, puisque les riches gouvernent

contre les pauvres.

 La démocratie, forme corrompu de la politeia, ce sont les pauvres qui

gouvernent contre les riches.

Chez Aristote analyse pré sociologique. Comme Platon il est favorable à

l'aristocratie, mais chez lui on voit qu'il y a une possibilité de politeia qui soit meilleur

que l'aristocratie.

« Il est possible que de nombreux individus dont aucun n'est un homme vertueux,

quand ils s'assemblent soit meilleurs que les gens dont il a été question (aristocrate),

non pas individuellement mais collectivement ».

Il reconnaît les vertus de la délibération collective. Il se prononce en faveur d'un

régime mixte entre l'aristocratie et la politeia.

a) Montesquieu, des gouvernements despotiques et modérés

Dans l'esprit des lois en 1748. Deux classifications, celle qu'il nous présente et une

deuxième que l'on peut déduire. Montesquieu ne se réfère pas à la classification

d'Aristote et pourtant on peut l'interpréter comme une mise à jour de la classification

d'Aristote.

Classification ternaire: un régime est un agencement institutionnel, qui est lié à un

principe qui va donner à chaque régime sa dynamique. Un régime n'est donc pas

seulement un ensemble de loi et d'institutions mais aussi un esprit. Un esprit « c'est

ce qui le fait agir ».

docsity.com

commentaires (0)

Aucun commentaire n'a été pas fait

Écrire ton premier commentaire

Ceci c'est un aperçu avant impression

3 shown on 17 pages

Télécharger le document