sintesi in francese sullla traduzione del berman, Schémas de Délinquance juvénile. Consorzio Università Rovigo
giannino851
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sintesi francese bernan sulla traduzione
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LA TRADUCTION ET LA LETTRE OU L’AUBERGE DU LONTAIN

Ce texte est la version remaniée d’un séminaire qui s’est déroulé au Collège International de Philosophie lors du premier trimestre 1984. La première parti est une critique des théories traditionnelles qui posent l’acte de traduire comme une restitution embellissant (esthétisante) du sens. La seconde partie analyse certaines grandes traductions réputées littérales, afin de mieux comprendre le travail sur la lettre inhérent à l’acte de traduire des lors qu’il récuse sa figure canonique de serviteur du sens.

Pendant le séminaire, l’expression traduction littérale a donné lieu à des malentendus, surtout chez des traducteurs professionnels. Pour ces traducteurs, traduire littéralement, signifie traduire « mot à mot », c’est- à-dire choisir une traduction servile. On doit distinguer le mot de la lettre. Traduire la lettre d’un texte ne revient aucunement à faire du mot à mot. La lettre concerne les signifié cachés. On ne peut parler de traduction sans tenir compte du poids de la lettre.

Il est certain cas où les deux choses semblent se confondre. Par exemple avec le proverbes d’une langue qui ont presque toujours des équivalentes dans une autre langue. Traduire le proverbe serait donc trouver son équivalent (la formulation différente de la même sagesse). Donc le traducteur doit ou rechercher son équivalent supposé, ou le traduire littéralement, mot à mot.

Traduire littéralement un proverbe, ce n’est pas simple mot à mot. Il faut aussi traduire son rythme, sa longueur, ses éventuelles allitérations. Donc le travail sur la lettre est ni calque, ni reproduction, mais attention portée au jeu de signifiants, chercher des équivalentes est refuser dans une langue traduisante l’étrangeté du proverbe original.

Berman ne veut pas parler de théorie et de pratique mais d’expérience et de réflexion. La traduction est expérience. Expérience des œuvres et de l’être-œuvre, des langues et de l’être-langue. Expérience, en même temps, d’elle-même, de son essence. La traduction est sujet et objet d’un savoir propre. L’articulation consciente de l’expérience de la traduction est la traductologie. La traductologie est la réflexion de la traduction sur elle-même à partir de sa nature d’expérience. Elle reflet sur la totalité des formes de traduction (juridique, scientifique, enfantine). Elle est l’auberge du lontain, le lieu où l’étranger est accueilli, garantit l’échange entre langues.

Une bonne traduction ne peut pas renoncer au pensée de la traduction. Puisque la pensée est liée à la philosophie, alors la traduction se réfère à la philosophie. Benjamin, Schadewaldt, Rosenzweig, pensent la traduction dans le langage philosophique de la réflexion et de l’expérience. La traductologie est une philosophie de la traduction et elle se fonde dans la pense philosophique. Elle ne propose pas des règles, l’ambition de la traductologie est de méditer sur la totalité des formes existantes de la traduction. La traductologie pose comme principe que le domaine de la traduction relève d’une enseignabilité propre. Aussi la traductologie n’enseigne pas la traduction, mais développe de manière transmissible l’expérience qu’est la traduction son essence plurielle.

ANNONCE DU PARCOURS

La traduction est caractérisée par 3 traits :

• Culturellement parlant, elle est ethnocentrique (renvoie à sa propre culture, l’étranger est négatif)

• Littéralement parlant, elle est hypertextuelle (imitation, adaptation et transformation formelle)

• Philosophiquement parlant, elle est platonique (césure entre sensible et intelligible)

L’essence ethnocentrique, hypertextuelle et platonique de la traduction recouvre et occulte une essence plus profonde, qui est simultanément éthique, poétique et pensante.

Traduire est lié à l’éthique, à la poésie et à la pensée. Et même, on le verra avec Holderlin et Chateaubriand au religieux. Mais l’éthique, la poétiques, le pensant et le religieux, a leur tour, se définissent par rapport à ce que nous allésons la lettre. Pour accéder à cette dimension, il faut opérer une destruction de la tradition ethnocentrique, hypertextuelle et platonique de la traduction. Cette destruction doit être procédée d’une analyse de ce qu’il y a à détruire. Ce travail qui est simultanément analyse et destruction nous l’appellerons : l’analytique de la traduction.

L’analytique de la traduction est la critique des 3 caractéristiques traditionnelles de la traduction : elle est une analyse du système de déformation de la lettre.

Berman oppose :

• A la traduction ethnocentrique la traduction éthique

• A la traduction hypertexuelle la traduction poétique

• A la traduction photonique la traduction pensante

TRADUCTION ETHOCENTRIQUE ET TRADUCTION HYPERTEXTUELLE

Les traductions ethnocentriques et hypertextuelles sont les plus communes et considérées comme les formes normales (sont aussi considérée les causes du traduttore traditore).

Ethnocentrique signifie : ramener tout à sa propre culture, à la langue d’arrivée, et considère ce qui est situé en dehors de celle-ci l’étranger comme négatif ou tout juste bon à être annexé, adapté, pour accroitre la richesse de cette culture.

Hypertextuelle : renvoie réécriture intentionnelle d’une texte déjà existant (parodie, adaptation, plagiat).

La traduction ethnocentrique est nécessairement hypertextuelle et la traduction hypertextuelle nécessairement ethnocentrique. C’est un poète français du XVIII siècle, Colardeau, qui a donné la définition la plus ingénue et la plus frappante de la traduction ethnocentrique :

S’il y a quelque mérite à traduire, ce ne peut être que de perfectionner, s’il est possible, son original, de l’embellir, de se l’approprier de lui donner un air national et de naturaliser, en quelque sorte, cette plante étrangère.

La traduction ethnocentrique est une realité historique. Elle nait à Rome. Elle s’effectue par l’annexion systematique des textes, des formes, des termes grecs, le tout etant latinisé et d’une certaine manière, rendu meconnaissable par ce melange. C’est l’une des formes du syncretisme de l’antiquité tardive.

Syncretisme : combination peu coherente, melange de docrites, de systemes. Le syncretisme est une caracteristique de la traduction ethnocentrique et hypertextuelle. Cette enterprise de traduction annexionniste a trouvé à Rome ses theoriciens en la personne de Ciceron et d’Horace.

On doit traduire l’œuvre étrangère de façon que l’on ne sente pas la traduction, on doit la traduire de façon à donner l’impression que c’est que l’auteur aurait ecrit s’il avait écrit dans la langue traduisante. La traduction doit se faire oublier.

Ces deux principes ont une consequence majeure : ils font de la traduction une operation où intervient massivement la littérature, et meme la litterarisation, la sur-littérature. Pour qu’une traduction ne sente pas la traduction, il faut recouvrir à des procedes litteraires. Une œuvre qui, en francais, ne sent pas la traduction, c’est un œuvre ecrite en bon francais, c’est-à-dire en francais classique. Voilà le point precis où la traduction ethnocentrique devient hypertextuelle.

Mettre en cause ces deux modes de traduction, ce n’est pas affirmer que la traduction ne comporte aucun element etnocentrique ou hypertextuelle. Toute traduction comporte une part de transformation hypertextuelle dans la mesure où elle s’effectue à partir d’un horizon litteraire. La creativité exigée par la traduction doit se mettre toute entiere au service de la re-ecriture de l’original dans l’autre langue, et ne jamais produire une sur- traduction determinée par la poetique personnelle du traduisant. Creation, compétences doivent etre au service de la traduction mais sans depasser le texte sinon on à la recréation. Mettre en question la traduction hypertextuelle et ethnocentrique, c’est chrcher à situer la part necessairement etnocentrique et hypertextuelle de tout traduction.

Historiquement l’objection preudicielle faite à la traduction concerne surtout la poesie. Une longe tradition affirme que la poesie est intraduisable à cause de son rapport infini qu’elle istitue entre le son et le sens, et qu’elle ne doit pas l’etre, parce que son intraduisibilité constitue sa verité et sa valeur. Dire d’une poeme qu’il

est intraduisible, c’est au fond dire que c’est un vrai poeme. Donc la traduction est une trahison, mais une trahison nécessaire pour l’existence meme des echanges et de la communication.

Le système de déformation des textes- de la lettre- operent dans toute traduction, et emprechent d’atteindre sa vraie visée, analytique de la traduction. La prose dans sa multiplicité ne peut jamais etre dominée. Mais son mal écrire est aussi sa richesse : il est la conséquence de son polynquisme. Le principal probleme de la traduction de la prose est de respecter la polygie informe du roman et de l’essai.

Cette analytique part du repérage d’un certain nombre de tendances déformantes, qui forment un tout systématique, dont la fin est la destruction de la lette des originaux, au seul profit du sens et de la belle forme. Il y a treize de ces tendances :

1. La rationalisation consiste en recomposer le texte en suivant une certaine idée d’ordre du discours. le discours de la prose ne suis pas le règles du discours proprement dit, donc rationaliser déforme l’original.

2. La clarification c’est un corollaire de la rationalisation mais concerne en particulier la clarté sensible des mots ou leur sens. Peut aboutir à clarifications positives (quelque chose que dans l’original est caché) mais aussi négatives (quelque chose que dans l’original est volontairement caché et doit le rester).

3. L’allongement à cause de la rationalisation et de la clarification le texte traduit est plus long de l’original.

4. L’ennoblissement la traduction est plus belle que l’original, suis la règle du beau discours. La rhetorisation embellissante consiste à produire des phrases élégantes en utilisant pour ainsi dire l’original comme matière première. L’ennoblissement c’est donc qu’une ré-écriture, un exercice de style, à partie de l’original.

5. L’ appauvrissement qualitatif utilisation de termes que n’ont pas la richesse sonore de l’originale.

6. L’appauvrissement quantitatif la prose présente beaucoup de signifiants reconductibles à un seul signifié. La perte se vérifie quand dans la traduction il y a moins de signifiants.

7. L’homogénéisation consiste à unifier sut tous les plans le tissu de l’original, alors que celui-ci est originairement hétérogène. C’est la résultante de toutes le tendances précédentes.

8. Le destruction des rythmes la prose est rythmique comme la poésie. La déformation peut affecter considérablement la rythmique, par exemple en s’attaquant à la ponctuation.

9. La destruction des réseaux signifiants sous-jacents les signifiants créent un réseau pas casuel qui est souvent détruit par la traduction.

10. La destruction des systématismes Les systématismes sont les choix syntactiques (un certain mode verbal, une subordonné spécifique) qu’a fait l’auteur.

11. La destruction des réseaux vernaculaires la déformation se vérifie quand un terme vernaculaire vient isolé du texte en utilisant, par exemple, l’italique.

12. La destruction des locutions la prose abonde en images, locutions, proverbes, qui relèvent en partie du vernaculaire. La plupart s’entre eux véhiculent un sens ou une expérience qui se retrouvent dans des locutions, d’autre langues, si le sens est identique, remplacer un idiotisme par son équivalent est un ethnocentrisme est aboutirait à une absurdité. (un anglais s’exprime avec un proverbe français)

13. L’effacement des superpositions de langues la traduction tend à effacer les rapports entre langues coexistantes dans un même texte.

La traduction qui déforme la lettre est appelée ICONOCLASTE

On ne peut pas considérer la traduction seulement comme un procès de communication, de transmission d’un message, parce que un ouvrage littéraire veut montrer un monde aussi. On doit la considérer comme le résultat d’un procès systématique qui suis un but, le but n’est pas seulement communiquer. La traduction n’est pas une facilitation mais une éducation à l‘étrangeté. Le traducteur est possédé de l’esprit de fidélité et d’exactitude. La traduction consiste à accueillir l’autre en tant qu’autre. Il doit se MANIFESTER. La traduction appartient originairement à la dimension éthique. Elle est animée du désir d’ouvrir l’étranger en tant qu’étranger à son propre espace de langue. La traduction est l’auberge du lointain.

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