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Alphonse De Lamartine , la poésie de la confession et de l'engagement social , mèditation poetique
Tipologia: Schemi e mappe concettuali
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Le lyrisme chrétien de Lamartine est élégiaque : ses poèmes déplorent: ➢ la perte d'une femme aimée ➢ la perte du sentiment de Dieu ➢ la disparition des souvenirs sous l'effet du temps ➢ la souffrance d'un être partagé entre une foi profonde et une passion terrestre idéalisée. Dans la nature , le poète trouve un réconfort à sa douleur et un lien direct entre sa sensibilité et Dieu. Cependant, Lamartine était conscient du rôle social de l'écrivain , c'est pourquoi plusieurs de ses œuvres, comme le “Cours de littérature familiale” , avaient un but moral et éducatif. Il a également composé des poèmes politiques dans lesquels il célébrait des valeurs telles que la liberté et la fraternité. MÉDITATIONS POÉTIQUES (1820) : Il s'agit d'un recueil de 24 poèmes basés sur une conception du lyrisme qui valorise la spontanéité , la sincérité et l'authenticité. Ce lyrisme exalte l'intimité , le sens de la nature et une spiritualité libre de tout dogme. Il déplore en outre souvent un sentiment de perte irréversible.
Souvent sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne, Au coucher du soleil, tristement je m’assieds ; Je promène au hasard mes regards sur la plaine, Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds. Ici, gronde le fleuve aux vagues écumantes ; Il serpente, et s’enfonce en un lointain obscur ; Là, le lac immobile étend ses eaux dormantes Où l’étoile du soir se lève dans l’azur. Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres, Le crépuscule encor jette un dernier rayon, Et le char vaporeux de la reine des ombres Monte, et blanchit déjà les bords de l’horizon. Cependant, s’élançant de la flèche gothique, Un son religieux se répand dans les airs, Le voyageur s’arrête, et la cloche rustique Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts. Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente N’éprouve devant eux ni charme ni transports, Je contemple la terre ainsi qu’une ombre errante : Le soleil des vivants n’échauffe plus les morts. Que ne puis-je, porté sur le char de l’Aurore, Vague objet de mes vœux, m’élancer jusqu’à toi! Sur la terre d’exil pourquoi restè-je encore? Il n’est rien de commun entre la terre et moi. Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s’élève et l’arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons!