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Appunti Langue Française 2, Appunti di Lingua Francese

Il s'agit d'un document qui présente les notions préliminaires de la lexicologie, une discipline qui étudie les phénomènes lexicaux. Le document explique la différence entre langue et parole, la synchronie et la diachronie, les caractéristiques des locutions, la collocation, le regroupement de lexies en vocables, la polysémie et l'homonymie.

Tipologia: Appunti

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LANGUE FRANCAISE 2 19/02
Notions préliminaires Introduction à la lexicologie
Lexicologie : discipline qui étudie les phénomènes lexicaux.
Langue Parole
notre outil de communication
privilégié
(mais non pas le seul)
ex. gestes du corps, expressions
faciales…
Chaque fois qu’un individu utilise
les signes linguistiques pour
produire des messages, nous
passons du domaine de la langue
au domaine de la parole.
Chaque langue est un système de
signes
conventionnels et de règles de
combinaisons de ces signes, qui
forment
un tout complexe et structuré.
La langue trouve son actualisation
dans la parole.
des instances d’échanges
langagiers entre au moins deux
individus: le locuteur et le
destinataire.
Les signes sont faits pour être liés
entre eux, pour se combiner.
Cette organisation interne d’une
langue en fait un outil de
communication particulièrement
puissant qui permet de produire un
nombre infini de messages
différents.
collection de signes et de règles de
combinaison de ces signes, alors
elle est un ensemble de
conventions sociales. C’est donc
une entité abstraite.
fonction sociale (la langue nous
sert pour communiquer)
La langue est liée à des prédispositions psychiques et physiologiques des êtres humains. Ces
prédispositions sont connues sous le nom de LANGAGE.
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LANGUE FRANCAISE 2 19/

Notions préliminaires – Introduction à la lexicologie

Lexicologie : discipline qui étudie les phénomènes lexicaux.

Langue ≠ Parole

 notre outil de communication privilégié (mais non pas le seul) ex. gestes du corps, expressions faciales…

 Chaque fois qu’un individu utilise les signes linguistiques pour produire des messages, nous passons du domaine de la langue au domaine de la parole.  Chaque langue est un système de signes conventionnels et de règles de combinaisons de ces signes, qui forment un tout complexe et structuré.

 La langue trouve son actualisation dans la parole.

 des instances d’échanges langagiers entre au moins deux individus: le locuteur et le destinataire.  Les signes sont faits pour être liés entre eux, pour se combiner.  Cette organisation interne d’une langue en fait un outil de communication particulièrement puissant qui permet de produire un nombre infini de messages différents.

 collection de signes et de règles de combinaison de ces signes, alors elle est un ensemble de conventions sociales. C’est donc une entité abstraite.

 fonction sociale (la langue nous sert pour communiquer)

La langue est liée à des prédispositions psychiques et physiologiques des êtres humains. Ces prédispositions sont connues sous le nom de LANGAGE.

Langage

 faculté humaine de communiquer des idées au moyen de la langue / faculté générale possédée pas les humains: la faculté d’apprendre et d’utiliser des langues données.

Dichotomie synchronie-diachronie Synchronie: même époque / état actuel de la langue Diachronie :facteur temps /caractère évolutive

Aire de Broca : c’est l’une des principales zones du cerveau humain, responsable du traitement du langage. Elle est située dans le cortex cérébral, au niveau de la troisième circonvolution de l’hémisphère dominant. Elle préside plus particulièrement à la production des mots.

Aire de Wernicke : préside à la réception/compréhension des mots.

B) “Parce que” s’écrit en deux mots. MOT est employé pour désigner deux formes linguistiques qui sont séparées , à l’écrit, par des espaces ou des marques de ponctuation.

  1. A) “suis”, “es”; “est”, “sommes”, etc. sont des formes du même mot. B) Julie a appris deux mots nouveaux ce matin. Il est explicitement dit qu’un mot est quelque chose de plus “ abstrait ”, de plus général qu’une forme linguistique.

 Le terme “mot” est employé pour indiquer deux notions distinctes liées à un phénomène linguistique, le terme “mot” est vague.  Pour éviter toute confusion, nous n’utilisons jamais mot comme terme linguistique technique.  Nous employons deux termes bien distincts : mot-forme et lexème

MOT-FORME est un signe linguistique ayant deux propriétés :

1. une certaine autonomie de fonctionnement = (1) il est possible de remplacer chaque mot-forme par d’autres mots-formes ayant la même fonction grammaticale dans la phrase (2) il est possible de employer chaque mot-forme dans d’autres contextes que celui de la phrase initiale (3) Les mots-formes qui apparaissent dans une phrase peuvent être séparés les uns des autres par l’insertion d’autres mots-formes 2. une certaine cohésion interne = l’insertion ne peut pas se manifester à l’intérieur des mots-formes eux-mêmes

LEXÈME est une entité générale et abstraite qui se matérialise dans une phrase/dans un contexte par des mots-formes / un lexème regroupe des mots-formes qui se distinguent entre eux par la flexion.

La flexion est ce qui oppose les mots-formes à l’intérieur de chaque catégorie grammaticale.

LOCUTION est une lexie qui regroupe des expressions linguistiques complexes que seule distingue la flexion, elle n’est pas un lexème / est une unité lexicale. Elle a tendance à faire perdre aux éléments dont elle est constituée, leur autonomie dans la phrase. Elle perd aussi une partie de son sens originaire (ex. le sens de fruit dans la locution fruit de mer n’est pas le même que dans Il mange un fruit )

Types de locution :  Locutions nominales (fruit de mer ; nid de poule)  Locutions verbales (passer à tabac = frapper violemment une personne ; avoir la bouteille = avoir de l’expérience avec l’âge)

Lexème Mot-forme grand grand grand e grand s grand es

Locutions adjectivales (d’accord ; en panne)  Locutions adverbiales (en vitesse ; au hasard)  Locutions prépositionnelles (à propos de, au regard de, conformément à)

Caractéristiques des locutions :  Caractère figé : tendance à faire perdre aux éléments dont elles sont formellement constituées, leur autonomie de fonctionnement dans la phrase, donc impossible d’insérer des éléments dans une locution. ! Pas toutes les locutions sont soumises à la rigidité d’emploi (ex. casser le pieds et se mettre martel en tête permettent l’insertion)  Principe de la non compositionnalité sémantique : selon le principe de compositionnalité sémantique, une expression linguistique est directement calculable dans sa composition lexicale et sa structure syntaxique à partir de la combinaison du sens de chacun de ses constituants, c'est-à-dire que le sens d’une expression est donné par la combinaison de ses constituants, mais les locutions transgressent ce principe donc les constituants d’une locution ne donnent pas le sens de la locution même / il n’y a pas une correspondance entre signifiant et signifié. Les locutions sont des expressions idiomatiques. Ce principe dépend aussi de la perception qu’on a, de notre langue maternelle et des notre culture : il semble difficile de percevoir la non compositionnalité sémantique des locutions qui appartiennent à notre langue maternelle, ou bien des locutions qui sont devenues familières au fil des ans. Derrière une locution il y a la LEXICULTURE , c'est-à-dire qu’il y a des facteurs extralinguistiques qui influencent sur la création d’un mot nouveau, facteurs comme les traditions ou la culture d’un pays (ex. nid de puole = voragine : il n’y a pas un sens logique entre les deux mais il y a une histoire derrière). [slides pour exercices]

27/

COLLOCATION est une combinatoire de lexies en fonction des affinités particulières que peuvent entretenir les lexies les unes avec les autres au sein de la nouvelle unité lexicale (lexie) ainsi formée.

Aussi les collocations transgressent le principe de compositionnalité sémantique ; elles sont des expressions semiidiomatiques.

Définition de collocation : l’expression AB (ou BA), formée des lexies A et B, est une collocation si, pour produire cette expression, le locuteur sélectionne A librement d’après son sens (A), alors qu’il sélectionne B pour exprimer un sens (C) en fonction de A.  Ex. grosse [= B] tempête [=A] dormir [=A] profondément [=B] pleuvoir [=A] des cordes [=B]

La variation diatopique désigne la variation lexicale liée à la présence d'une langue sur plusieurs zones géographiques. On trouve des exemples illustrant ce phénomène dans la francophonie : « taximan » (chauffeur de taxi, en Belgique et en Afrique), « cycliste » (« personne qui répare les vélos », français du Maroc).  variation liée à l’appartenance sociale : fam. (familier) ; vulg. (vulgaire) ; soutenu (style soutenu) ; off. (officiel)  variation liée à la diachronie : par exemple RADIO = vieilli TSF (pour transmission sans fil) ; PNEU = vieilli PNEUMATIQUE  variation liée au domaine d’usage de la langue : usage de terminologies spécifiques et donc existence de langues de spécialité. La langue utilisée dans un texte (ou une conversation) scientifique ou technique possède généralement des caractéristiques qui la distingue en partie de la langue dite « générale ». Aussi les multiples emprunts pris à de multiples langues font partie de cette catégorie.  variation liée au mode de communication : distinction entre l’ oral et l’ écrit. Il est aussi possible de se pencher sur les cas d’utilisation des modes de communication spécifiques comme les conversations téléphoniques et les échanges de courriers électroniques.

5/

Morphologie et sémantique lexicale

Morphologie : étude de la forme des mots / décomposition des mots-formes en éléments plus petits Sémantique lexicale : étude du sens / étude du sens des lexies / étude des relations sémantiques entre lexies

La MORPHOLOGIE est une branche de la linguistique qui étudie la structure des mots- formes. Certains mots-formes sont analysables en unités plus petites (ex. chiens : chien-s ; voyageront : voyage-r-ont). Chacune de ces unités est appelée morphe.

MORPHE : un signe linguistique, donc il a une forme et un sens qui donne la signification à tout le mot (ex. serveur et danseur : la forme est -eur ; le sens est “personne qui fait l’action indiquée par le verbe”, ici servir et danser).

Il a les deux propriétés suivantes :

  1. Il a un signifiant qui est un segment de la chaîne parlée
  2. C’est un signe élémentaire , c’est-à-dire qu’il ne peut pas être décomposé en autres signes de la langue

La décomposition d’une forme en morphes peut avoir une valeur historique. Ex. fillette et voiturette : même morphe dont la forme est -ette et le sens est un X qui est petit.

MAIS cigarette : deux morphes cigare et -ette, mais une cigarette n’est pas un petit cigare (dans le passé). [Aujourd’hui : toilette et cigarette sont des morphes]

MORPHÈME : une entité plus abstraite qui regroupe tous les morphes ayant le même signifié. C'est-à-dire que plusieurs morphes peuvent partager le même sens. Par exemple : chevaux : chev-aux • petits : petit-s • mangent : mang-ent = les morphes aux , s et ent partagent le même signifié.

Les différents morphes d’un même morphème sont appelés ALLOMORPHES (morphes alternatifs). Ex. Les allomorphes du morphème aller : all - ons / i - r - ont / v – a (tout les trois désigne l’action d’aller, ils ont le même sens) Ex. Les allomorphes de majeur : majeur-e / major-ité

Types de morphes:Morphes autonomes : ils fonctionnent isolément dans une langue (coeur, livre, estomac, etc.)  Morphes non-autonomes : ils ne fonctionnent pas isolément dans une langue, il faut les lier à une radical ou à un autre mot ; ils déterminent, toutefois, une partie du signifié des dérivés dans lesquels ils apparaissent (travailleur, maisons, redemander, etc.)

Le RADICAL d’un lexème est son support morphologique / c’est l’élément morphologique central qui porte le signifié associé à ce lexème. Ex. Travailleur, maisons, reparler

L’ AFFIXE est un morphe non autonome, destiné à se combiner avec d’autres signes morphologiques au sein d’un mot-forme. Ex. Travailleuse, danseuse, requestionner Lorsque l’affixe se place à gauche du radical, on l’appelle préfixe / Lorsqu’il se place à droite, on l’appelle suffixe.

Comment combiner les constituants:

1. Flexion (ne sert pas à créer de nouveaux lexèmes) : est un mécanisme morphologique qui consiste en la combinaison d’un radical et d’un affixe, appelé affixe flexionnel. L’affixe flexionnel a trois propriétés : I. Son signifié est très général, abstrait et il appartient à un petit ensemble de signifiés appelé catégorie flexionnelle (Ex. La catégorie grammaticale du nombre regroupe deux signifiés : le singulier et le pluriel - le chat / les chats ) II. L’expression de sa catégorie flexionnelle est imposée par la langue

Classement traditionnel de la composition : I. Composition savante : emprunte aux langues classiques (grec et latin) ses bases et sa syntaxe interne (ex. géographie, zoologue) / les bases sont souvent non-autonomes II. Composition populaire : utilise des bases françaises et les assemble suivant l’ordre de la syntaxe française (ex. couvre-lit, sèche-cheveux)

6/

Autres phénomènes morphologiques:

Troncation : une lexie perd l’une de ses parties I. Par apocope : c’est la deuxième partie du lexème ou de la locution qui est perdue Ex. micro (pour microphone) ; hélico (pour hélicoptère) ; sympa (pour sympathique) II. Par aphérèse : c’est la première partie du lexème ou de la locution qui est perdue Ex. bus (pour autobus) ; blème (pour problème) III. Par syncope : c’est une partie central du lexème qui est perdue Ex. bsoir (pour bonsoir)  Mot-valise : un mécanisme de télescopage de deux bases, dont chacune est tronquée. Le lexème créé conserve ainsi un segment commun aux deux bases. Ex : informatique = inform(ation) + (autom)atique ; clavardage = clav(ier) + (ba)vardage  Sigle et acronyme : I. La siglaison produit une lexie à partir d’une locution, en concaténant les lettres initiales de chacune des lexies de la locution en question. Les sigles se prononcent en épelant les lettres qui les composent. En français, les sigles sont considérés comme des noms. Ex : HLM (Habitation à Loyer Modéré) II. L’ acronyme est un sigle qui se prononce comme une suite de syllabes. Ex : OTAN = Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ; radar = radio detection and ranging

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Sémantique lexicale

LEXIQUE : réseau riche et complexe d’unités lexicales connectées les unes aux autres.

Il existe deux types majeurs de liens entre lexies :

1. Liens paradigmatiques : ils lient les lexies à l’intérieur du lexique par des relations sémantiques (parfois accompagnées de relations morphologiques).

Ex. barbe = barbiche, bouc (type de barbe), barbu, barbier, poil, etc

2. Liens syntagmatiques : ils connectent les lexies à l’intérieur de la phrase par des relations de combinatoire. Ex. Barbe = grande/longue/épaisse/forte ; se couper/se tailler/se raser/se faire la barbe, porter/ avoir une barbe, etc

SENS LEXICAL : peut être défini comme un ensemble structuré d’autres sens lexicaux.

Ex. La lexie lit contient :  Le sens de “meuble” (Le lit est un meuble)  Le sens de “s’allonger” (le lit est conçu pour qu’on s’y allonge)  Le sens de “dormir” ou “se reposer” (on utilise un lit avant tout pour dormir ou se reposer)

Quand un sens lexical est inclus dans un autre, il en est donc une composante. Il est aussi, de ce fait, une composante de la définition de la lexie correspondante. Ex. “meuble” est une composante de la définition de lit.

[ Ressource CNRTL : Centre national des ressources textuelles et lexicales Portail lexical > proxémie ]

Relations lexicales

1. L’identité de sens (vélo = bicyclette) 2. L’intersection de sens (chien et poisson = animal : animal se trouve à l’intersection de chien et poisson) 3. Inclusion de sens (animal est inclus dans chien) 4. Disjonction de sens (chien n’a rien à voir avec rêver)

ATTENTION (!) les vrais antonymes (Ex. chaud/froid ; grand/petit où chaud → ‘dont la température est plus élevée que la normale’ et froid → ‘dont la température est moins élevée que la normale’) ≠ les lexies dites contrastives (Ex. Blanc et noir)

Homonymie : cas particulier de disjonction de sens. L1 et L2 sont des homonymes si elles sont associées aux mêmes signifiants, mais ne possèdent aucune intersection de sens notable / absence de relation sémantique perçue comme remarquable / elle est une relation de forme très forte, une identité de signifiants Ex. pavillon (de banlieue) L1 pavillon (blanc des marins) L

Deux typologies d’homonymie, selon le type de signifiant :

1. Homographie , lorsque les deux lexies sont associées aux mêmes signifiants écrits Ex. livre = J’ai deux livres /Ça pèse quatre livres 2. Homophonie , lorsque deux lexies sont associées aux mêmes signifiants sonores Ex. sot- seau = Tu es sot! / Peux-tu remplir le seau?

Relations méronymiques:

Elles comprennent:  un holonyme (ex. bicyclette) = une lexie qui désigne le tout  un méronyme (ex. frein, guide, selle, pédale, roue, etc.) = une lexie qui fait référence à la partie La méronymie ne concerne pas les relations de sens que nous venons d’analyser. Elle se base sur une relation vague de proximité dans l’espace et ne concerne pas les sens des lexies.

Principales subdivisions de la méronymie :

1. Partie fonctionnelle - tout : tête - corps 2. Elément - ensemble : arbre - forêt 3. Portion - masse : tranche - gâteau 4. Constituant - objet : bois – table 5. Phase - activité : cycle de l’eau: évaporation, formation des nuages, précipitation 6. Lieu - zone : oasis - désert

Notions sémantiques élémentaires:

 Le sens d’une expression linguistique  Le référent  Le sens logique (ou valeur de vérité)  Le sens et son rapport au monde

LE SENS LINGUISTIQUE La façon la plus naturelle de comprendre le sens d’une expression est la mettre en relation avec d’autres sens / mettre en relation d’équivalence ou de semi-équivalence avec une autre expression : Ex. “passer un savon à quelqu’un” = "réprimander quelqu’un”

Deux expressions ayant (approximativement) le même sens s’appellent paraphrases.

LE SENS D’UNE EXPRESSION LINGUISTIQUE : propriété qu’elle partage avec toutes les autres expressions ayant le même sens.

LE RÉFÉRENT Quand l’expression linguistique est employée par un locuteur (parole) ou perçue par le destinataire, elle fonctionne comme un élément de la “réalité”. Cet élément de la réalité s’appelle référent de l’expression.

RÉFÉRENT D’UNE EXPRESSION LINGUISTIQUE : élément du monde que l’expression permet de désigner dans un contexte bien donné de parole (cad dans la communication).

!! SENS VS RÉFÉRENT D’UNE EXPRESSION L. : il ne faut pas confondre le sens d’une expression linguistique avec son référent. Sens = appartient à la langue ≠ Référent = relève de la parole

LE SENS LOGIQUE (il est différent du sens linguistique) Il est l’interprétation du sens qui se ramène à une interprétation fondée entièrement, et d’un point de vue strictement logique, sur les deux valeurs de vérité : vrai ou faux. Ex. : a) Vous êtes en train de suivre un cours de lexicologie. b) Vous comprenez le français. Ces deux phrases sont vraies dans le contexte actuel ; elles ont donc le même sens (logique!). Mais peut-ont dire qu’elles ont le même sens linguistique? (peuvent-elles être considérées comme des paraphrases?) Elles ne sont pas substituantes dans tous les contextes communicatifs, en gardant la même valeur de vérité.

L’ensemble des sèmes génériques s’appelle classème (ex. pour s’asseoir, pour contenir un liquide, pour traiter les maladies) ; l’ensemble des sèmes spécifiques s’appelle sémantème (ex. fait en matériau rigide, avec pieds, avec bras, etc.). Archisémème : l’ensemble des sèmes communs à deux sémèmes. ex. Le sémème femme contient les sèmes humain/nonmale/adulte ; le sémème fille contient les sèmes humain/nonmale/non-adulte. Les limites de l’analyse sémique : de telles méthodes sont le plus souvent utilisées de façon ad hoc et ne permettent pas de construire des descriptions rigoureuses, cohérentes et véritablement explicatives à l’échelle de l’ensemble du lexique. Cela tient notamment à l’absence de fondement théorique solide de la notion de trait distinctif (sème). 2) Définition lexicale : La méthode d’analyse sémantique la plus communément employée s’appuie sur la rédaction des définitions lexicales. Propriétés :  Il s’agit de la paraphrase du sens d’une lexie  Elle est formulée à l’aide de lexies sémantiquement plus simples que la lexie définie  Elle se compose de deux parties : une composante centrale = le genre prochain (ou incluant général) de la lexie et un ensemble de composantes périphériques appelé différence spécifique , qui caractérise le sens de la lexie définie par rapport au genre et au sens. Ex : LIVRE 1. = “ Assemblage de feuilles en nombre plus ou moins élevé, portant des signes destinés à être lus” (TLFi). LIVRE 2. = “ Volume imprimé considéré du point de vue de son contenu” (Larousse).

La francophonie

La francophonie est présente dans les pays ou région o le français est :  Langue officielle et maternelle  Langue officielle ou administrative  Langue d’enseignement privilégiée

Au cours des siècles, la langue française a été une langue très utilisée, par exemple était Langue officielle de l’Angleterre ( II et III siècles), Langue des élites culturelles ( VIII siècle), Langue de la communication entre les Européens (Parlement, UE, etc.). A l’heure actuelle, il y a des dizaines de millions de personnes qui emploient le français comme Langue maternelle, Langue seconde, Langue officielle, Langue “de plaisir”.

La diffusion du français: phénomène ancien, dont la conscience est toutefois récente

Naissance du mot “francophonie”

1880 : utilisé par Onésime Reclus (géographe)

Le terme francophonie est polysémique = il a deux sens:

1. Sens sociolinguistique : “l’ensemble des populations parlant français” 2. Sens géopolitique : “l’ensemble des pays o l’on parle français” 1. francophonie (avec un « f » minuscule) : les locuteurs de français 2. Francophonie (avec un « F » majuscule) : le dispositif institutionnel organisant les relations entre les pays francophones.

Ce mot est disparu et après réapparu en novembre 1962 : Léopold Sédar Senghor (écrivain africain), revue Esprit, Le Français dans le monde ; dans ce revue il utilise le terme Francophonie (2) en parlant des communauté des anciennes colonies françaises devenues indépendantes (Afrique occidentale, Maghreb, Indochine). Par cet article, il entend consacrer l’entrée des pays d’Afrique devenus indépendants, comme le Sénégal en 1 60, ou en train de le devenir, dans l’ensemble de ceux qui se servent de la langue française. Les nouveaux états africains souhaitent établir entre eux et avec la France des relations différentes de celles de l’ancienne dépendance coloniale, et cela, notamment, par le biais de la culture et de la langue. (l’Algérie ne rentre pas dans la francophonie pour des raisons historiques).

France vs francophonie = problème de la décadence du français (est-ce que la

francophonie représente la décadence du français?)  Force centrifuge : se différencier de la France métropolitaine, de la France hexagonale  Force centripète : tisser et tenir des liens avec la France hexagonale Le terme francophonie est donc lié à l’histoire et il a une valeur éminemment politique.

Dans le passé, le français était une langue de communication internationale / il n’y avait pas besoin d’utiliser un terme spécifique pour désigner les tentations universalistes.

Ressource lexicale de la francophonie:

  1. base de données lexicographiques panfrancophone
  2. Encyclopédie de la Francophonie

20/ L’enrichissement de la langue française

  • Mars 1966^ : création d’un^ aut comité pour la défense et l’expansion de la l.f., premier organisme chargé de la langue française.
  • 7 janvier 1972^ : décret^ 2/1^ sur l’enrichissement de la langue française qui fait un inventaire des lacunes du vocabulaire français, il propose de termes nécessaires pour désigner une réalité nouvelle, il remplace des emprunts aux langues étrangères (ex. mouse devient souris). Création des Commissions ministérielles et enfin, publication des résultats sur le Journal officiel.
  • 31 décembre^1975 :^ Loi^ Bas-Lauriol^ qui^ prohibe^ l’usage^ de^ tout^ terme^ étranger^ ou^ de toute expression étrangère, s’il existe un terme ou une expression déjà approuvé(e)!
  • 3 juin 1989^ : décret n.^ / 0^ -^ création^ de la^ Délégation générale à la langue fran aise (DGLF)** et du Conseil supérieur de la langue française (commission consultative, supprimée en 2006) **en 2001 : la DGLF devient Délégation générale à la langue fran aise et aux langues de France (DGLFLF). L’Etat reconnait ici la diversité linguistique de la France.
  • 25 juin 1992 : la loi constitutionnelle ajoute un alinéa à l’article 2 de la Constitution : “la langue de la République est le français”.
  • 4 ao^ t^1994 :^ Loi^ Toubon^ qui^ permet^ l’emploi^ du^ français^ dans^ la^ vie^ sociale^ où^ chaque citoyen doit disposer d’un bien ou d’un service dans une langue qu’il comprend (santé, sécurité, etc.). Cette loi favorise l’usage du français dans la communication institutionnelle et dans les services publics (accueil, messages informatifs, etc.) et assure la diffusion des savoirs dans la langue de la République. En plus, on publie des travaux scientifiques en langue française; tout ça dans le but de créer un environnement francophone. L’Etat peut

inviter les citoyens à employer certains termes, mais ne peut pas imposer l’usage de ces termes = annulation des dispositions précédentes (Loi Bas- Lauriol). Aussi, révision de la règlementation en matière d’enrichissement de la langue française.

  • 3 juillet 1996^ (modifié par le décret^ du 25 mars 2015): - (^) Remaniement du dispositif d’enrichissement de la langue française. - (^) Création d’une Commission d’enrichissement de la langue française qui a le but de developper la langue française, notamment dans la via économique, le travaux scientifiques et les activités techniques et juridiques, de proposer de nouveaux termes et expressions et de promouvoir le plurilinguisme.

Rôle et place de l’État :

 (^) responsabilité et organisation de travaux de terminologie  (^) promotion et diffusion des termes publiés au Journal Officiel et des autres ressources terminologiques  (^) soutien et coordination des actions d’enrichissement de la langue française (ex. élaboration de néologismes)

Le réseau et sa composition

La commission d’enrichissement de la langue française: elle est présidée par un membre de l’Académie française et elle est l’élément central du dispositif. Son but est celui de favoriser l’enrichissement de la langue française, améliorer sa diffusion, contribuer au rayonnement de la francophonie et promouvoir le plurilinguisme. Elle examen des termes, des expressions proposés par le groupe d’experts; puis elle veille à l’harmonisation avec les termes proposés par les autres organismes de terminologie, néologie et normalisation. L’Académie française: référent pour les questions d’usage de la langue. Il faut son accord après examen par la Commission du Dictionnaire = approbation des termes indispensable pour la publication sur le J.O. Délégation generale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF): prépare les travaux, assure le secrétariat permanent de la Commission d’enrichissement, coordonne et anime le dispositif d’enrichissement de la langue française. Le délégué général constitue des groupes d’experts (ex. domaine de l’économie, etc) Les partenaires:

- (^) Académie des sciences ( vocabulaire scientifique ) - (^) Association française de normalisation (AFNOR) qui veille de la terminologie recommandée par le dispositif et celle utilisée dans le travaux de normalisation internationale. Les organismes de politique linguistique des autres pays francophones : - (^) Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada (TERMIUMPlus) (ex. lexique sur la diversité sexuelle et de genre) - (^) Office québécois de la langue française (Grand dictionnaire terminologique, GDT) - (^) Wallonie: service de la langue française (SLF), Conseil de la langue française et de la politique linguistique (CLFPL) (BelTerme) - (^) Québec: Banque de dépannage linguistique - (^) Suisse: TERMDAT Les équipes universitaires: - (^) Convention avec la DGLFLF - (^) CRTT (Centre de recherche en terminologie et traduction de l’université Lyon II)