Docsity
Docsity

Prepara i tuoi esami
Prepara i tuoi esami

Studia grazie alle numerose risorse presenti su Docsity


Ottieni i punti per scaricare
Ottieni i punti per scaricare

Guadagna punti aiutando altri studenti oppure acquistali con un piano Premium


Guide e consigli
Guide e consigli


Covid-19 en pays en guerre : priorités zones conflits et infrastructures faibles, Esercizi di Francese

Le document décrit comment les zones de conflits et de faibles infrastructures sanitaires sont prioritaires dans la réponse au coronavirus. Les auteurs mettent en évidence des exemples de pays tels que le Yémen et la Syrie, où les structures de santé sont défaillantes et où le personnel de santé ne peut pas se rendre sur place. Ils soulignent également la nécessité de travailler avec les groupes armés pour mettre en place des mesures de prévention et de protéger la population. De plus, les auteurs mettent en évidence la nécessité de prendre en compte les populations déplacées internes, les prisonniers et la dimension de la santé mentale et du soutien psychologique dans les pays en guerre.

Tipologia: Esercizi

2020/2021

Caricato il 04/06/2021

martinaaacolaaa
martinaaacolaaa 🇮🇹

4.4

(9)

10 documenti

1 / 7

Toggle sidebar

Questa pagina non è visibile nell’anteprima

Non perderti parti importanti!

bg1
CORONAVIRUS DANS LES PAYS EN GUERRE
Nos priorités sont les zones
déjà affectées par des
violences et des conflits
armés, où les structures de
santé sont défaillantes. Par
exemple, le conflit au Yémen
entre aujourd’hui dans sa
cinquième année et la pandémie constitue une difficulté
supplémentaire pour une offre sanitaire déjà réduite. Cinquante pour
cent des structures de santé n’y sont pas fonctionnelles car le
personnel de santé ne peut pas se rendre sur place et ne reçoit pas de
salaires. C’est la même chose en Syrie, où 50 % des hôpitaux et des
centres pour femmes et enfants ne fonctionnaient déjà plus avant le
Covid-19. Aucun de ces conflits n’est résolu. On voit même les
bombardements se poursuivre, notamment à Idlib, dans le nord de la
Syrie.
Les violences continuent aussi en Afghanistan, au Sahel et dans les
pays autour du lac Tchad, pour ne citer qu’eux. Dans des pays où
existent des conflits internes, avec des zones contrôlées par le
gouvernement et d’autres par l’opposition, nous sommes souvent les
seuls à entretenir un dialogue avec les groupes armés. Nous pouvons
les conseiller sur les mesures à prendre pour protéger la population
du virus.
Par ailleurs, il y a deux sous-populations qui sont particulièrement
prioritaires. D’abord, les déplacés internes, les hommes et les
pf3
pf4
pf5

Anteprima parziale del testo

Scarica Covid-19 en pays en guerre : priorités zones conflits et infrastructures faibles e più Esercizi in PDF di Francese solo su Docsity!

CORONAVIRUS DANS LES PAYS EN GUERRE

Nos priorités sont les zones déjà affectées par des violences et des conflits armés, où les structures de santé sont défaillantes. Par exemple, le conflit au Yémen entre aujourd’hui dans sa cinquième année et la pandémie constitue une difficulté supplémentaire pour une offre sanitaire déjà réduite. Cinquante pour cent des structures de santé n’y sont pas fonctionnelles car le personnel de santé ne peut pas se rendre sur place et ne reçoit pas de salaires. C’est la même chose en Syrie, où 50 % des hôpitaux et des centres pour femmes et enfants ne fonctionnaient déjà plus avant le Covid-19. Aucun de ces conflits n’est résolu. On voit même les bombardements se poursuivre, notamment à Idlib, dans le nord de la Syrie. Les violences continuent aussi en Afghanistan, au Sahel et dans les pays autour du lac Tchad, pour ne citer qu’eux. Dans des pays où existent des conflits internes, avec des zones contrôlées par le gouvernement et d’autres par l’opposition, nous sommes souvent les seuls à entretenir un dialogue avec les groupes armés. Nous pouvons les conseiller sur les mesures à prendre pour protéger la population du virus. Par ailleurs, il y a deux sous-populations qui sont particulièrement prioritaires. D’abord, les déplacés internes, les hommes et les

femmes qui vivent dans des camps où les conditions sanitaires sont précaires, où il n’y a pas de savon, où l’eau potable est une denrée rare et où le manque d’espace est criant. Toutes les mesures de prévention et de distanciation sociale, que nous pratiquons, n’y sont pas possibles. Cela est encore plus problématique dans les prisons où la densité est forte. On travaille avec les autorités carcérales pour mettre en place ces mesures et empêcher que le virus entre. Il faut réduire les visites des familles car, même si elles sont importantes pour le moral des détenus, elles sont un facteur supplémentaire de risque de propagation du virus. Il y a aussi, dans les pays en guerre, un risque de stigmatisation accrue de populations par d’autres, qui rend la réponse à l’épidémie plus difficile, comme on l’a vu en République démocratique du Congo dans la réponse à l’épidémie Ebola. Un autre élément moins visible est la dimension de santé mentale et de soutien psychologique. Dans les pays occidentaux, cette question commence à se poser avec le confinement. Imaginez des familles en Syrie, à Idlib, qui ont perdu leur maison et ont dû fuir à de multiples reprises, et qui se retrouvent désormais confrontées en plus à la menace du nouveau coronavirus.

préjudices économiques. Nous savons d’expérience que seule une réponse rapide, coordonnée et ambitieuse face à une menace commune peut faire la différence pour l’économie mondiale. Et c’est bien ce qui se dessine : plusieurs pays ont dévoilé des programmes de relance tandis que de nombreux autres ont abaissé leurs taux d’intérêt. De leur côté, le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont organisé une aide financière massive pour aider les pays à surmonter cette crise sanitaire et à en limiter les effets délétères sur l’économie. En plus de coopérer, la communauté internationale doit déployer son assistance, en particulier dans les pays d’Afrique subsaharienne qui n’ont pas les infrastructures sanitaires requises pour contenir l’épidémie. Et tous les pays devront s’employer à renforcer la transparence des informations sur la propagation de l’épidémie, la peur et la désinformation risquant d’en aggraver les conséquences économiques. Les pays en développement doivent quant à eux prendre des mesures urgentes : ● accroître leurs dépenses de santé : dans de nombreux cas, les systèmes de santé publique sont insuffisants, ce qui expose les

habitants à une propagation rapide de l’épidémie. Les gouvernements doivent augmenter leurs investissements pour renforcer ces systèmes et favoriser ainsi une prise en charge et un confinement plus rapides ; ● renforcer la protection sociale : des transferts monétaires et des services médicaux gratuits pour les plus vulnérables contribueraient à contenir l’épidémie tout en atténuant ses conséquences financières négatives ; ● soutenir le secteur privé : aucune entreprise ne sera vraisemblablement épargnée, d’où l’importance d’organiser des prêts à court terme, prévoir des exemptions fiscales ou octroyer des subventions ; ● contrer les perturbations sur les marchés financiers : les banques centrales des pays en développement — et en particulier ceux sensibles à des poussées d’aversion pour le risque — doivent se tenir prêtes à intervenir en cas de mouvements désordonnés sur les marchés financiers, par exemple en abaissant leurs taux d’intérêt ou en injectant des liquidités pour restaurer la stabilité financière et stimuler la croissance. Les pays en développement peuvent compter sur le Groupe de la Banque mondiale pour les aider à prendre les mesures nécessaires dans ces domaines. Son premier financement d’urgence, de 12 milliards de dollars, a pour objectif de contribuer aux efforts de renforcement des systèmes de santé et d’atténuation des conséquences négatives pour les populations et les économies. En fonction de la durée et de la gravité de l’épidémie, le Groupe de la Banque mondiale pourra débloquer une seconde enveloppe de financement pour se concentrer plus spécifiquement sur les effets économiques et sociaux.

sanguins. Les médecins doivent également être prêts à surveiller ces situations.