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nel documento sono trattati gli autori e le correnti letterarie del programma di francese di 5 anno
Tipologia: Appunti
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Quand on parle de romantisme , il faut réfléchir sur l’origine du mot. En réalité ce mot a été déjà utilisé au XVII siècle comme synonyme de romanesque : c'est -à -dire employé dans les romans. Ça met déjà en évidence le fait que le romantisme est associé à l'imagination parce qu’un roman est une œuvre en prose qui est le fruit de l’imagination. Après, au XVIII siècle, les anglais ont utilisé le mot « romantic » pour indiquer des paysages suggestifs ça signifie qui suscitent des émotions dans les hommes qui se plongent dans la nature. Mais on peut dire que c’est avec Rousseau, à la fin de l’âge de lumières, que le mot romantique commence à être employé, par exemple dans la Nouvelle Héloïse, pour indiquer des émotions et des sensations qui sont très fortes. Très important pour l’affirmation de ce mot et de cette nouvelle tendance littéraire est la figure de Madame de Staël, qui peut être considérée comme une des théoriciennes du romantisme. Différences entre Rousseau et Madame de Staël :
En ce qui concerne le héros romantique, on peut dire qu’il est un homme qui réfléchit la sensibilité des intellectuels et des écrivains romantiques ; c’est un homme qui refuse, rejette la société bourgeoise matérialiste pour se réfugier dans un monde idéal. L’idéalisme s’oppose au matérialisme. C’est un homme caractérisé par une sensibilité extrême et imagination riche ; il cherche l’amour, mais c’est un amour impossible, donc il est par nature pessimiste. Le héros romantique anticipe déjà le mal de l’homme moderne, du XXème siècle.
C’est le mal de René, le protagoniste d’une œuvre de Chateaubriand, analysée par Madame de Staël. Elle comprendre que la nouvelle génération romantique n’accepte plus la société, les règles, le bouleversement social et politique de la période dans laquelle elle vit. Les romantiques s’isolent dans la nature parce qu’ils ne partagent pas les idées de la société bourgeoise et matérialiste. Chateaubriand décrit, avec précision, le mal de l’homme moderne comme sans illusions et débordant d’énergie. C’est un homme conscient de sa supériorité par rapport aux autres, il est conscient d’avoir une énergie vitale débordante, mais il sait bien qu’il est incapable d’agir, malgré cette énergie. Par exemple, il sent le sentiment d’amour, mais il n’est pas capable d’aimer parce qu’il est concentré dans son individualisme. Chateaubriand décrit le mal du siècle comme une vague de passion : c'est-à-dire quelque chose qui change et qui est difficile à définir. Il faut faire une différence entre la première génération romantique et la deuxième.
Il est un écrivain qui vit à la fin de l’âge de lumières jusqu’à la première moitié du XIX siècle ; donc, il fait partie de la première génération romantique. Il est défini un « romantique malgré lui » parce qu’il commence à se former dans les milieux de l’âge des lumières, mais, malgré cette collocation historique, il est le premier représentant du mouvement romantique et son but principal est celui de faire de son existence un œuvre d’art. En ce qui concerne sa vie, il naît à Saint Malo et son enfance est plutôt turbulente, il a une personnalité un peu particulière et il se réfugie dans un château de Combourg. Un autre élément qui caractérise sa vie et qui est important pour comprendre Chateaubriand est le fait qu’il voyage. Son vagabondage, pas seulement en Europe, mais bien aussi en Amérique, met en évidence l’attitude de son caractère, c’est-à-dire l’absence d’une identité bien précise. Le vagabondage devient une passion pour rechercher soi-même. Parmi les voyages, le plus important est le voyage aux États-Unis, où il découvre des paysages et une culture qui reviendront dans un des récits les plus importants : « Atala » (1801). Il reçoit des charges publiques et politiques , en effet il est soi ambassadeur que ministre. En ce qui concerne son écriture, il écrit en prose, mais sa prose est poétique , c’est-à-dire une écriture qui exploite les mêmes figures de style de la poésie. Donc, elle est proche de la poésie. L’œuvre plus important est l’essai qu’il compose en 1802 , qui s’appelle « Génie du christianisme ». Chateaubriand n’est pas un théoricien comme Madame de Staël, mais c’est curieux qu’il commence en écrivant en essai. Il se réfère à la religion parce que les romantiques refusent la société matérialiste, ils se réfugient dans la nature à la recherche de l’idéal, de la spiritualité qui s’oppose à tout ce qui est matériel. La religion chrétienne est la plus proche de cet idéal ; est considérée la plus poétique et favorable à l’état d’âme romantique. C’est un œuvre didactique qui a comme propos celui d’expliquer la validité du christianisme dans le contexte romantique. Cet essai est important pour le développement du romantisme en France. À l’intérieur de cet ouvrage, il insère des récits :
(Ligne 30) Il écoute une voix qui est imaginaire et annonce l'invocation à la mort. Des orages sont invoqués, qui doivent porter René dans les régions inconnues, c'est à dire dans la vie après la mort. Le désir de mort n’est pas seulement le désir de quitter la réalité, mais exprime le rêve d’infini des romantiques. Il décrit l’état d’âme dans lequel il se trouve après la promenade, un état dans lequel il n’est plus capable de sentir des sensations physiques ; il était enchanté, tourmenté et la dimension subjective, représenté par le démon, s’empare de lui. Il ne réussit plus à contrôler des sensations suscitées par les paysages.
Victor Hugo est aussi le chef de file incontesté du Romantisme parce qu’il exprime la sensibilité romantique (déjà exprimée par Chateaubriand - par exemple Hernani est un symbole du héros romantique), et parce qu’il théorise les nouvelles idées du romantisme dans les préfaces de ses drames ; par exemple, dans la préface de Cromwell il bouleverse les règles du théâtre classique et il garde seulement l’ unité d’action. De cette façon, il forme un cénacle , une école des intellectuels de la 2ème^ génération romantique. Victor Hugo participe aussi de plus en plus activement à la vie politique , en particulier il partage la candidature de Napoléon III à la présidence de la république, même s’il ne tolère pas le coup d'État du 1851, après lequel, quand Napoléon s’empare du pouvoir, il se sent trahi et il choisit l’ exil volontaire.
L’expérience de l’exil est très importante parce que la production littéraire de Victor Hugo est divisée en deux parties : Avant l'exil Après l’exil. Un autre événement qui va à conditionner sa vie est la mort de sa fille Léopoldine. En ce qui concerne sa vision de la réalité, elle est une vision idéale : nous savons que, en général, le poète est celui qui veut comprendre les vrais secrets de la nature et il veut devenir une guide pour l’humanité et les hommes et, en fait, pour Hugo le poète est celui qui s’élève au-delà de la réalité pour comprendre l'idéal , une conception néoplatonique. Ses premiers recueils poétiques sont : « Odes et Balades » et les « Orientales ». LES ORIENTALES : Ils remontent au début de sa carrière en 1829, il est un recueil de 41 poèmes dans lequel on peut respirer une atmosphère exotique (le goût pour l’orient). Il affirme dans la préface la nécessité de la liberté poétique : le poète doit être libre de choisir les expressions poétiques qu’il préfère, au-delà des règles. Il y a un autre élément qui caractérise les orientales, en particulier certains poèmes de ce recueil : il soutient la nécessité de la liberté politique (affirmation des idées nationales dans toute l’Europe). L’ENFANT Un des poèmes le plus célèbre des orientales, on peut le définir engagé (qui transmit un message), même si il soutient que les poèmes de cette période ne sont pas engagés, ils sont simplement des expérimentés techniques. Le sujet le rend un poème engagé. Il se réfère à un épisode historique qui a lieu en 1822 : la guerre d’indépendance grecque et la destruction par les ottomans de l’île de Chios. Pour comprendre la gravité de cet épisode, il y a 25000 morts parmi les Grecs et 45000 grecs vendus comme esclaves. Il développe trois grands thèmes : GUERRE il n’y a pas des descriptions de la guerre, elle est seulement évoquée indirectement par les conséquences. NATURE avant le massacre l’île était un lieu de paix et d'opulence, un éden perdu, un pays exotique. Par contre, après le massacre, on souligne la destruction de la nature , la souffrance et la solitude de l’enfant posées par la guerre. Donc, on met en évidence les conséquences de la guerre sur la nature. ENFANCE l’enfant est toujours comparé aux éléments naturels (vv. 11, 15, 16, 22, 24, 26) et ces similitudes soulignent la pureté et la beauté de l’enfant, qui correspondent à la dimension paradisiaque de l’île grecque. En ce qui concerne les silences de l’enfant, ils montrent que les efforts du poète pour le consoler sont inefficaces et ils préparent aussi à la réponse inattendue dans le dernier vers, où le caractère violente et déterminé de l’enfant détruit l’illusion d’un possible retour au bonheur et à la paix et il exprime la maturité de l’enfant. Il désire ce que les enfants ne doivent pas désirer et donc ça surprend le poète et le lecteur. ANALYSE 1 ÈRE^ STROPHE La première strophe décrit la condition actuelle de l’île de Chio après le passage de Turcs : tout est ruine et deuil (mots tragiques). Après il compare ce que Chio est devenu après le passage de Turcs à ce que Chio était avant la guerre. Donc, il y a deux dimensions : Le passé dans lequel Chio était une île riche et heureuse ; Le présent de destruction comparé au passé. Dans le poème on a un jeu de contraste entre des couleurs claires (associés à la pureté, la condition de l’île avant la guerre, la beauté du peuple grec) et les couleurs obscures (associés à la violence des Turcs, à la guerre, à la souffrance). 2 ÈME^ STROPHE Ici le ton devient plus familier et Hugo se focalise sur le vrai sujet du poème : l’ enfant. À travers l’image de l’enfant, qui est la seule présence humaine après la guerre, il aborde à l’un des thèmes le plus cher :
violemment le Classicisme, en l’opposant au Romantisme ; de cette façon, Stendhal arrive à affirmer que, même si Racine et Shakespeare font partie de deux temps différents, tous les deux, en leur temps, ont été romantiques parce qu’ils ont su mettre en scène les passions e les coutumes de leur époque et bien aussi une humanité qui va au-delà de leur temps. En plus, Hugo distingue trois âges dans l'histoire de l'humanité : L' enfance , dominée par la poésie lyrique ; L' antiquité gréco-latine , qui utilise la langue de l'épopée (Iliade et Odyssée) ; Les temps modernes , qui communiquent à travers le drame.
Ce drame est le résultat des transformations subies avec la nouvelle sensibilité de ce siècle. Quand on parle d’Hernani, on parle de « la Bataille d’Hernani » parce qu’à la fin de la première représentation du drame il y a eu un violent affrontement entre les partisans du nouvel théâtre romantique et les opposants qui partageaient encore le théâtre classique. En réalité, l’action a des éléments classiques comme l’ unité d’action et la partition entre cinq actes , mais, comme nous avons déjà dit, c’est la première réalisation française de ces théories romantiques, donc on voit comme il n’y a plus les unités de temps et de lieux et la bienséance (c’est-à-dire les règles de comportement) est bafouée. Aussi le héros classique change parce qu’il est remplacé par le héros romantique , qui peut être comparé à René. L’ACTION Hernani est un drame historique situé dans l’Espagne du XVI siècle, qui parle d’un amour impossible entre le jeune Hernani (chef d’une bande en révolte contre le roi don Carlos) et doña Sol, laquelle doit se marier avec son oncle don Gomez, même si elle aime Hernani. Il est aussi un drame romantique parce que on met en scène le nouvel type du héros romantique (René et Hernani partage la même douleur : le mal du siècle). Une fois vaincu, Hernani se présente au château de don Gomez pour enlever doña Sol. Le roi demande au vieil homme de lui livrer Hernani, mais don Gomez refuse et, dans ce moment, Hernani lui promet de se donner la mort, une fois poursuivi le roi. Plus tard, Hernani et d'autres conspirateurs organisent un complot pour tuer le roi ; l'attaque réussit et le nouvel empereur pardonne à Hernani et lui donne la main de la femme qu'il aime. Enfin, don Gomez demande à Hernani de tenir sa promesse de se donner la mort, mais do ña Sol lui vole la potion et la boit devant lui. Donc les deux meurent ensemble et don Gomez aussi se toue. On peut voir comme cette conclusion est semblable à celle de « Tristan y Isolde », une œuvre du Moyen Âge redécouverte dans ce moment (Moyen âge pendant le romantisme on redécouvre cet âge, par opposition à l’âge classique).
Dans cet acte Hernani vient de se féliciter avec doña Sol pour ses noces prochaines avec son oncle. En particulier, dans cette longue tirade (un discours que Hernani fait à soi-même) on retrouve les principales caractéristiques du héros romantique, comme la solitude , l’ orgueil et la destinée tragique. On peut comparer Hernani à René parce que tous les deux savent d’avoir une force, mais ils sont incapables d’agir. Cependant, la différence est que le mal du siècle ici est attribué à le fait que Hernani se croit victime d’une force obscure (le destin aveugle), qui est la cause de sa souffrance ; pour ça il pense de porter malheur à tous ceux qui l’entourent (pour exemple, au vers 1 il y a la conscience d’être responsable de la mort de ceux qui l’ont suivi). Tout ça, on peut dire qu’est semblable à la pensée déterministe. ANALYSE Il s'adresse à des régions espagnoles. Hernani est un révolutionnaire, s’intérêt de l'action politique et il va contre l'empereur Charles Quint. Il est en train de dire que tous les révolutionnaires qui ont combattu avec lui, contre le pouvoir, sont morts. Donc, dans ce premier vers il se sent responsable de la mort des gens courageux qui ont embrassé sa pose (cette responsabilité n'était pas présente dans René). Ici, on peut voir la conscience d'un homme qui porte malheur à tous ceux qui l’entoure.
Au vers 3 il s'adresse à Espagne, en particulier aux révolutionnaires qui l’ont suivi sans penser à la possibilité qu’il aurait pu causer leur mort. Le mot « voilà » représente une conséquence qu’on pouvait prévenir, mais le destin aveugle est une idée de la pensé déterministe, contre laquelle on ne peut rien faire. La répétition au vers 5 renforce l'idée qu'il a à propos de ces hommes, qui sont courageux. Puis, il renforce l'idée de la mort , qui s'oppose à la vie ; il même est destiné à la mort et à la souffrance. Les adjectifs brave et vaillante ont le même signifié. L'idée de Dieu ce n'est pas celle du Dieu chrétien, mais l'idée de la spiritualité, d’un besoin d’infini qui est typique des romantiques, ce qu’il y a au-delà des apparences, au-delà du matérialisme. Dans le vers 9 il exprime la même idée du vers 2 parce que se réfère à tous ce qui ont suivi sa pose. Le mot « épouse » est une métaphore qui contienne déjà l'idée de l'amour impossible parce qu'il aura voulu épouser doña sol, mais elle est promise à son oncle. Donc, il est en train de dire que doña sol aura le même destin des révolutionnaires parce que nous savons qu'elle boit la potion et meurt avec lui. Après, il commence à réfléchir sur le destin. Le fait que doña Sol l'aime et prouve jalousie est causé par une force supérieure (destin). Maintenant il change l'objet de sa pensée et commence à s'adresser à Doña Sol. Hernani invite doña sol à prendre son oncle et le duc plutôt que lui parce qu’il aurait causé une souffrance plus grande de celle déposée par des hommes qu’elle n’aime pas. Elle doit s’éloigner de lui parce qu’il porte malheur. Ici, on reprend le thème de la solitude qui caractérise le héros romantique. Tout le monde s'est éloigné de lui et, maintenant, c’est le moment que doña le quitte comme font les autres. La solitude est une conditionne existentielle qu’il ne peut pas choisir (Différence avec René qui, contrairement, peut choisir). Il est conscient de ne pas être comme les autres et il met en évidence le fait qu'il est orgueilleux de son état singulier. Au vers 20, le mot « force » se réfère à soi-même et, au même temps, au destin qui conditionne sa vie. Sa vie est poussée vers la souffrance et la mort. Donc, ici va anticiper la conclusion du drame, c'est à dire celle de la mort du protagoniste. Sa condition est celle d’une âme triste, qui n’a pas de joie. Il s'interroge sur sa condition, même s'il est conscient qu'il n'a pas de liberté. Il ne sait pas précisément où il arrivera, mais il se sent poussé par un destin aveugle. Il compare le destin à un élément naturel (typique du romantique). Vers 27 : Maintenant il descend vers l'enfer et il écoute une voix, la voix du destin que lui parle. Il y a la représentation par image de la mort et on utilise des éléments typiques de la description de l'enfer, comme le sang et les flammes. Il pense à la mort comme à l’enfer parce qu’il se sent coupable de la souffrance des autres. À la fin il y a l’image tragique de la mort et on trouve toujours les répétitions qu'on trouve du début de la scène.
Le point de départ est la mort de la fille Léopoldine, noyée pendant une excursion sur la Seine, avec son mari. Cette mort représente un autre épisode bouleversant pour la pensée et la création littéraire de Victor Hugo. Il expérience le deuil , qui est une expérience de souffrance personnelle, mais qui acquiert une dimension universelle parce qu’il commence, avec ce poème, à réfléchir sur la mort de la fille, mais, au même temps, il réfléchit sur la condition humaine. Le Victor Hugo de cette période ne peut plus être considéré romantique parce qu’il n’y a pas la description de l’état d’âme romantique, de la nature et de l’engagement social. Le poète commence à avoir une conscience de sa mission : guider l’humanité , à travers les réflexions, qui vont au-delà du mal du siècle. Le recueil est divisé en deux parties :
La scène fait partie du deuxième chapitre et se réfère à une manifestation républicaine, pendant laquelle on voit, derrière les barricades, les personnages principaux de l'œuvre, parmi lesquels : Jean Valjean, Marius, le policier Javert et le petit Gavroche , fils des Thénardiers. Ce passage nous présente la figure de Gavroche (très connue dans l'imaginaire collectif français) un peu comme un héros qui représente la liberté. La mort de cet enfant, par contre, représente la fin de la liberté et une défaite pour le peuple. Gavroche est un nom de personne, mais qui est devenu un mot pour indiquer un enfant qui est impertinent et débrouillard, c'est à dire qui se dégage des situations. On peut comparer le poème « L’Enfant » de Victor Hugo avec ce passage des Misérables. Le sujet principal est celui de l'enfance (thème très chère à Victor Hugo) et, en particulier, le rapport entre l'enfance et la guerre. Toutefois, il y a des différences entre les 2 enfants :
Il est en train de décrire le moment dans lequel Gavroche sort et va au dehors de la barricade pour chercher des munitions non explosées par les corps des cadavres. C’est un peu dangereux ; le risque est celui d'être frappé. En effet, à la fin, il est tué. Cet enfant est en train de jouer avec la mort, de se moquer de-elle. Ce n’est pas un jeu typique des enfants et, donc, on peut dire qu’il défie la mort. On peut dire que l'enfant grec ne joue plus parce qu'il veut de la poudre et des balles ; par contre, Gavroche joue, mais d’une manière qui ne fait pas partie de l’enfance. LE REFRAIN Gavroche chant un refrain moqueur qui est une vieille chanson du 1790, donc de la Révolution française. Il est important parce que la révolution représente le besoin de la liberté, de l'égalité et de la fraternité : le peuple avait lutté pour se débarrasser de la monarchie. Donc, on reprend ces idées avec un peu d’ironie parce que, dans cette période, on attribuait les excès révolutionnaires du peuple (dans ce cas la manifestation républicaine) aux idées de la Révolution française, donc la faute était des philosophes, c’est à dire des intellectuels de l'âge des lumières. En chantant cette chanson, Gavroche se moque des gardes nationaux, qui représentent le pouvoir. Et le fait qu'il chante pendant qu'il défie les gardes met en évidence l’innocence et la spontanéité de l’enfance. L’auteur met en évidence le fait que, même si l’enfant se trouve sur un champ de bataille, il ne semble pas tenir compte du danger et joue comme font tous les enfants, s'amusant de n'importe quelle situation. On peut voir l'air joueur de l'enfant grâce à certains gestes qu'il fait, comme faire des grimaces aux gardes nationaux, qui sont incapables de le frapper. Quand il se moquait d'eux, il continuait à ramasser les munitions et ses amis (les républicains) le regardaient avec anxiété. Dans ce ver on trouve une phrase centrale du passage, avec laquelle Victor Hugo met en évidence le fait que la façon de se comporter et de jouer de Gavroche n'était pas celle de l'enfant, mais, au même temps, il n'était pas un homme parce qu’il était petit. Donc, la définition qu’il donne était un « étrange gamin fée », utilisé beaucoup dans la langue parlée. Ces adjectives soulignent la popularité de ce roman et mettent en évidence le caractère presque surnaturel. C'est pour ça que cette présentation est totalement différente de celle présenté dans le poème des Orientales parce qu'il y a une évolution de la pensée et du style de l'auteur. vv. 39 ici on se réfère à Gavroche avec l’adjectif « nain » parce qu’il est petit, pas pour le ridiculiser. vv. 41 ici Victor Hugo explicite directement le fait que Gavroche veut aider ses amis qui étaient derrière les barricades, mais il le fait avec la conscience d’un enfant. L'auteur même ne sait pas définir ce que Gavroche est en train de faire ; il s'agit d'un jeu épouvantable, comme un cache-cache avec la mort. Donc, ici il y a une personnification parce qu’est comme si la mort le poursuivait. Gavroche jeux avec la mort, se moque d’elle et, parfois, il semble danser avec elle. vv. 42 on voit la volonté de Victor Hugo de mettre en évidence la spontanéité de l'enfant, mais, au même temps, cette spontanéité est toujours en contraste avec la situation tragique. C'est pour ça que la mort de l'enfant représente une défaite pour l'humanité. vv. 44 « feu follet » c’est un autre adjectif surnaturel, utilisé pour indiquer Gavroche. vv. 45 Gavroche est comparé à un géant mythologique qui récupérait ses forces en touchant la terre. Ça met en évidence la difficulté de l’auteur de donner une définition précise de l'enfant, mais une chose est certaine : Victor Hugo compare Gavroche à des éléments qui ne sont pas réels, mais surnaturels.
“AU LECTEURS” : c’est un poème introductif qui se trouve soit dans la première que dans la deuxième édition. Il a une grande importance à l'intérieur de l'œuvre parce que c’est dans ce poème qu’il exprime la condition tragique de l’être humain, soumis au mal, ou bien au spleen. Comme nous avons dit, la deuxième édition des Fleurs du mal est composée par 6 sections qui sont :
GUSTAVE FLAUBERT Sa poétique et sa personnalité, dans la même façon que Baudelaire, mêlent différents aspects. Il est :
- LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE Flaubert avait compris que le romantisme était un danger pour lui, et il commence à regarder la vie et la littérature d'un point de vue scientifique. Cette méthode scientifique, appliquée à la littérature, consiste à se donner des règles bien précises, en particulier l'écriture d'un roman doit être précédé d'une documentation bien précise. Par exemple, avant d'écrire Madame Bovary, il analyse des situations réelles, il fait des sondages, il se documente sur les milieux qu'il va représenter, sur la ville où se déroule l'action. Mais on peut dire déjà qu'il y a une différence entre le Réalisme et le Naturalisme. L'œuvre réaliste se base sur l'observation et la documentation, l'œuvre naturaliste unit à l'observation l'expérimentation. On peut dire que le Réalisme et le Naturalisme partagent l'objectivité. Le romancier doit, donc, dans son œuvre présenter des faits particuliers pour étendre l'universel. Par exemple Madame Bovary ce n'est pas une héroïne qui existe seulement dans l'œuvre, mais elle représente un type humain universel, ce que l'on définit le bovarysme. - LE DOGME DE L'IMPERSONNALITÉ Ce sont les personnages qui parlent et s'expriment ; le narrateur doit se cacher à l'intérieur du personnage même. Et donc c'est difficile de distinguer le
point de vue du narrateur de celui du personnage. Il emploie la focalisation interne et le discours indirect libre. Il renonce à la vision "d'en haut", omnisciente, typiquement balzacienne, à laquelle il préfère le regard "de l'intérieur". Flaubert souligne ainsi le rôle qu'il attribue à son métier d’écrivain : se faire entendre sans se montrer.
- LE CULTE DE LA BEAUTÉ FORMELLE Flaubert de la même manière que Baudelaire, il est influencé par la beauté formelle, et donc il s'impose une série des règles qu'il considère parfois "minutieuse et rigoureuse", parmi lesquels la plus importante est l'épreuve du gueuloir , c'est-à- dire que, après avoir écrit un texte il prenait la feuille de papiers et il lisait à haute voix, pour voir s'il y avait des imprécisions d'un point de vue phonétique, de la syntaxe et de la grammaire. La recherche de la beauté et de l'impersonnalité sont des moyens pour mépriser son tempérament romantique. « MADAME BOVARY » LA GENÈSE Flaubert demande un avis à ses amis, compétentes en littérature, sur l'œuvre qu'il était en train d'écrire et tout de suite ils expriment leur déception pour cette œuvre, parce qu'il la considère trop exagéré. Pour cette raison, ils lui suggèrent un sujet plus ”terre à terre”, qui s'inspire de la réalité. Donc, c'est ça le point de départ de Madame Bovary. C'est pour ce qu'il décide d'exploiter un épisode réellement vécu, celui des époux d’Eugene Delamare. Eugène Delamare était un ancien élève de son père qui avait marié en secondes noces une femme, qui était toujours insatisfaite, et qu'il l'avait trahi. La conclusion de cet épisode est que, malgré la trahison, elle reste toujours insatisfaite de sa vie et donc elle décide de se suicider. On dit qu'elle meurt dans de circonstances étranges, en réalité elle s'était suicidée, et après quelques temps son mari meurt de chagrin. On peut dire que l'histoire principale de Madame Bovary est la même. Les époux Bovary, Charles et Emma Bovary, s'inspirent de ces deux personnages réellement vécus. L’ACCUSATION Quand il apparaît, l'œuvre fait scandale, c'est accusé d’outrage à la morale et à la religion, même si selon Flaubert elle fait scandale parce qu’elle a été publiée sur une revue libérale qui s'opposait au régime bonapartiste. Donc, selon lui, c'est une question politique. En ce qui concerne la défense, Flaubert soutient que son œuvre ne peut pas être accusé d'immoralité, parce que la conclusion tragique incite à la vertu et suscite l'horreur du vice. Madame Bovary à la fin meurt et donc elle n'a pas réalisé ce qu'elle voulait parfaitement ; le choix de vie qu'elle avait fait l'avait amené tout simplement à la mort. LE ROMAN DE L'ÉCHEC Il s'agit d'un roman de l'échec parce que on a plusieurs fois met en évidence le fait que Flaubert, comme Baudelaire, ne partage pas la bêtise de la société bourgeoise, donc il y a une critique implicite à la société de son temps. Il fait des caricatures qui mettent en évidence sa critique contre la société de son temps, attachée à l'argent et que vit seulement pour les biens matériels. Il critique, en général, un modèle de vie qu'il ne partage pas. Madame Bovary est considérée un roman d'échec aussi parce que à la fin Madame Bovary est victime de ses rêves, et donc la conclusion est pessimiste. L'ACTION Le point de départ est le mariage de Madame Bovary en secondes noces avec Charles Bovary, un médecin de campagne. Il aime sa femme, mais il est un homme médiocre, sans idéales. Cet aspect de son caractère, qui représente l'entier société de son temps, est en contraste avec les valeurs et les idéaux de Madame Bovary. En effet, ce qui va influencer Madame Bovary est le fait qu'elle est élevée dans un collège où elle lisait, en cachet, des œuvres romantiques dans lesquelles elle lisait d'une façon de vivre qui est plutôt idéale et qui était en contraste avec la réalité. Ces lectures ont influencé la pensée de Madame Bovary, parce qu'elle veut vivre dans sa vie les mêmes histoires d'amour romantique chevaleresque qu'elle avait lu
Zola, même s’il était fasciné par le progrès et il est le père du naturalisme, il commence à réfléchir sur les conséquences et sur le rapport entre l’homme et les machines.
Dans ce climat, dominé par la science, très importante est l’influence du positivisme d’August Comte , qui est l’expression la plus haute de la science dans cette période. Dans cette période l’homme n’est plus intéressé au « pourquoi », mais au « comment » de la réalité humaine. La chose la plus important est le fait que Compte donne beaucoup d’importance à la science, en la considérant positivement, étant donné qu’elle mène inévitablement au progrès. Compte est important parce qu’il va influencer la pensé de Zola.
Le mot « naturalisme » existait déjà au 17ème^ siècle, mais il était référé à la peinture. Zola c’est le premier à l’employer dans la littérature. La différence principale entre le réalisme et le naturalisme est que le naturalisme ajoute l’expérimentation. L’expérimentation consiste à choisir une expérience et à faire mouvoir les personnages dans des histoires particuliers pour démontrer que la succession des faits dépend du déterminisme. Les personnages de Zola ne sont pas libres d’agir, mais ils sont déterminés par un déterminisme universel. Les théories naturalistes se diffusent dans toute l’Europe et aux États-Unis ; en Italie Luigi Capuana et Giovanni Verga donnent origine au même mouvement, qui s’appelle vérisme.
Zola veut étudier l’évolution d’une tare héréditaire , qui frappe les deux branches d’une même famille, qui descendent toutes les deux de la même personne, Adélaïde Fouque , qui est morte folle. Sa fêlure détermine les vices et les vertus qui caractérisent chaque individu.
Beaucoup d’œuvres de Zola ont fait du scandale et ont été accusé d’ obscénité. En effet, Zola est loin du culte de la forme qui passionne les parnassiens, il est obsédé par le contenu et donc son style manque d’élégance. C’est ça la différence entre Flaubert et Zola :
- Flaubert donne de l’importance à la forme ; - Zola donne de l’importance au contenu. Mais, toutefois, ses ouvrages sont riches de force d’imagination et ont aussi une veine épique. La langue de Zola est variée et se base sur plusieurs registres lexicaux. En plus, comme Flaubert, Zola fait usage de la focalisation interne et du discours indirect libre , en faisant disparaître derrière des personnages les traits du narrateur, en effet le romancier n’apparaît jamais. L’ASSOMMOIR L’assommoir est le titre d’un cabaret qui se trouve dans le quartier de la Goutte-d’Or, quartier marginal qui se trouve à l’extérieur de Paris, caractérisé par une forte présence des immigrés. Il est un milieu qui est conditionné par la pauvreté et par des problèmes d’alcoolisme. Pour écrire ce roman Zola se documente sur place, donc il est caractérisé par une vérité impressionnante , mais bien aussi par une nouveauté magistrale : on reproduit les problèmes sociaux telles qu’ils sont. Verga est inspiré par Zola, mais il y a une différence entre le vérisme et le naturalisme : - Le vérisme s’inspire surtout à la société rurale ; - Le naturalisme s’inspire à la société urbaine. Au-delà du déterminisme, que les deux mouvements ont en commun, une autre différence est le caractère totalement scientifique des Rougon-Macquart parce que le but effectif de Zola est celui de faire de la littérature une science. C’est un roman populaire , accusé par les critiques d’avoir fait entrer le monde ouvrier dans la littérature. Dans la préface à ce roman Zola écrit qu’il ne se préoccupe pas du jugement des critiques parce que la préoccupation principale est celle de reproduire la vérité de son temps.
On met en évidence le double mythe de Paris , qu’on a déjà vu avec Baudelaire, c’est-à-dire Paris est une ville tentaculaire qui attire pour son progrès, mais au même temps repousse parce qu’elle est la cause de la déchéance et des problèmes de l’homme, parmi lesquels l’alcoolisme. À travers l’histoire de la protagoniste Gervaise Macquart, qui met en évidence la condition de la femme à la fin du siècle, Zola expérimente la déchéance fatale de cette femme (fatale parce que la protagoniste ne peut rien faire contre la loi de l’hérédité) ; elle est conditionnée par la tare héréditaire et par le milieu. C’est l’histoire d’une femme, Gervaise, qui a été abandonné par son mari avec 3 enfants. Gervaise commence une deuxième relation avec Coupeau, un ouvrier zingueur et donc elle a une autre fille. Au début il semble être une histoire d’amour qui lui donnera du bonheur, mais ce n’est pas comme ça parce que Coupeau se casse une jambe et il s’abandonne au vin et à la paresse. À partir de ce moment, Gervaise devient responsable de ses fils : elle doit travailler car elle vit dans la pauvreté plus totale ; subi des humiliations jusqu’à devenir une clocharde et à se donner à la prostitution. C’est pour ça qu’elle représente la déchéance fatale parce que c’est le déterminisme qui va conditionner sa vie. LA MACHINE À SOULER Ce passage fait partie du deuxième chapitre de l’Assommoir et le thème abordé est le rapport entre machine et homme. L’alambic, qui est la machine décrite dans le texte, est décrit avec une force humaine ; par contre, les alcooliques perdent leur humanité. Donc, il y a un renversement entre la machine et les personnages. C’est le moment de la rencontre entre Gervaise et Coupeau, donc ce moment représente un espoir pour Gervaise, étant donné qu’elle va commencer une nouvelle histoire d’amour. Elle espère d’être heureuse et d’avoir une famille qui la rendre heureuse. Mais, il y a quelque chose d’étrange dans la description de l’alambic qui préannonce le problème de l’alcoolisme qui cause la mort de plusieurs personnes dans cette période, mais représente bien aussi l’image prémonitoire de la mort même de Gervaise. Donc le destin de Gervaise est comparé au destin de Paris, sous l’effet de l’alcool.
Dans ce tableau de Van Gogh, il n’y a pas de présences humaines. Il s’agit d' une nature morte. En effet, il montre un verre d'absinthe et une carafe (c'est le titre même du tableau). L’absinthe, en particulier, était une boisson très importante à la fin du 19 siècle. Au début, il était utilisé par les troupes françaises comme un médicament contre la malaria, le typhus et la dysenterie parce qu’il avait des propriétés bactéricides ; après, on commence à l'utiliser comme boisson et ça apporte des conséquences tragiques parce qu’il augmente le pourcentage des alcooliques.
L’affaire Dreyfus c’est une affaire qui cachait un antisémitisme qui était partagé par la plupart des Françaises. En réalité, c'est une discussion qui cache les choix politiques parce qu’il y a d’un côté la droite conservatrice , et d'autre côté la gauche républicaine. Donc, il y a les Dreyfusards , ceux qui défendaient le général Dreyfus; et les anti-Dreyfusards, ceux qui étaient contre Dreyfus. Dreyfus était un général juif, en effet les militaires avaient des préjugés à l'avers des Juifs : on les accusait d’antipatriotisme, de se vendre et d’être prêts à tout pour gagner de l’argent. Un autre aspect important pour comprendre l’affaire Dreyfus est la défaite française de la guerre franco-prussienne en 1870: les français avaient été battus par la Prusse, soutenue par l’Allemagne. Donc, il y avait ce sentiment de ressentiment. QU’EST-CE QU’IL ARRIVE EN 1894? Dreyfus, qui est un général juif, est accusé injustement de haute trahison , en particulier on l’accusait d’avoir donné à l’ambassade allemande une liste de documents secrets en échange d’argent.