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PROGRAMMA DI FRANCESE 5 ANNO LICEO LINGUISTICO, Appunti di Francese

nel documento sono trattati gli autori e le correnti letterarie del programma di francese di 5 anno

Tipologia: Appunti

2021/2022

In vendita dal 03/08/2023

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LE ROMANTISME
Quand on parle de romantisme, il faut réfléchir sur l’origine du mot. En réalité ce mot a été déjà utilisé au
XVII siècle comme synonyme de romanesque : c'est -à -dire employé dans les romans. Ça met déjà en
évidence le fait que le romantisme est associé à l'imagination parce qu’un roman est une œuvre en prose
qui est le fruit de l’imagination.
Après, au XVIII siècle, les anglais ont utilisé le mot « romantic » pour indiquer des paysages suggestifs ça
signifie qui suscitent des émotions dans les hommes qui se plongent dans la nature. Mais on peut dire que
c’est avec Rousseau, à la fin de l’âge de lumières, que le mot romantique commence à être employé, par
exemple dans la Nouvelle Héloïse, pour indiquer des émotions et des sensations qui sont très fortes.
Très important pour l’affirmation de ce mot et de cette nouvelle tendance littéraire est la figure de
Madame de Staël, qui peut être considérée comme une des théoriciennes du romantisme.
Différences entre Rousseau et Madame de Staël :
-Rousseau préannonce le romantisme avec son roman la Nouvelle Héloïse, mais Rousseau c’est
n’est pas romantique, il est encore un philosophe.
- Madame de Staël est la théoricienne du romantisme. Elle se préoccupe d’analyser avec des essais
quelles sont les éléments qui caractérisent le mouvement romantique. Elle compose des essais qui
ont dans le titre “de la” parce qu’elle était fascinée par l’Italie et, donc, elle met en évidence
l’origine latin du titre que donne à ces essais. Ces essais deviennent des points de référence de
plusieurs écrivains, pas seulement français mais européens aussi.
1. Le premier est DE LA LITTÉRATURE : c’est un essai dans lequel est mis en évidence le rapport
entre la littérature et les institutions, donc entre la société et la littérature. La société
influence la littérature, la littérature influence la société et la manière de vivre. Elle reprend la
théorie des climats de Montesquieu pour mettre en évidence le rapport qu’il y a entre le
contexte social, culturel, climatique et la littérature, pas les lois. Dans cette façon, elle déduit la
supériorité des civilisations du Nord (Angleterre, Allemagne) sur celles du Sud et repousse le
modèle classique.
2. Le deuxième essai s’appelle DE L’ALLEMAGNE ; il est la conséquence de l’analyse faite dans le
premier essai. Elle dédie un livre au pays où elle connait Schiller et Goethe. Il a été composé en
1810 et il est une étude des usages et des costumes de l’Allemagne, donc il met en évidence le
fait que le paysage allemand et le monde nordique en général sont plus proches de la
sensibilité romantique qui est caractérisée par l’inquiétude, la mélancolie, le mal de vivre. Ici,
elle propose comme modèle le Moyen Âge qui, en général, jusqu’à l’âge des lumières était
considéré comme une époque obscure ; par contre, ici est réévalué en comprenant sa
grandeur. Pour faire cela, on s’inspire aux chants d’ Ossian, à la poésie sépulcrale de Gray, aux
poèmes nocturnes de Young et au nouvel héros byronien.
En Allemagne, avant que Madame de Staël théorise l’essai de l’Allemagne, il y avait un mouvement
anticlassique qui s’appelait Sturm und Drang (tempête et élan) et très important sont « les souffrances du
jeune Werther » de Goethe.
L’HÉROS ROMANTIQUE
En ce qui concerne le héros romantique, on peut dire qu’il est un homme qui réfléchit la sensibilité des
intellectuels et des écrivains romantiques ; c’est un homme qui refuse, rejette la société bourgeoise
matérialiste pour se réfugier dans un monde idéal. L’idéalisme s’oppose au matérialisme. C’est un homme
caractérisé par une sensibilité extrême et imagination riche ; il cherche l’amour, mais c’est un amour
impossible, donc il est par nature pessimiste.
Le héros romantique anticipe déjà le mal de l’homme moderne, du XXème siècle.
LE MAL DU SIÈCLE
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LE ROMANTISME

Quand on parle de romantisme , il faut réfléchir sur l’origine du mot. En réalité ce mot a été déjà utilisé au XVII siècle comme synonyme de romanesque : c'est -à -dire employé dans les romans. Ça met déjà en évidence le fait que le romantisme est associé à l'imagination parce qu’un roman est une œuvre en prose qui est le fruit de l’imagination. Après, au XVIII siècle, les anglais ont utilisé le mot « romantic » pour indiquer des paysages suggestifs  ça signifie qui suscitent des émotions dans les hommes qui se plongent dans la nature. Mais on peut dire que c’est avec Rousseau, à la fin de l’âge de lumières, que le mot romantique commence à être employé, par exemple dans la Nouvelle Héloïse, pour indiquer des émotions et des sensations qui sont très fortes. Très important pour l’affirmation de ce mot et de cette nouvelle tendance littéraire est la figure de Madame de Staël, qui peut être considérée comme une des théoriciennes du romantisme. Différences entre Rousseau et Madame de Staël :

  • Rousseau préannonce le romantisme avec son roman la Nouvelle Héloïse, mais Rousseau c’est n’est pas romantique, il est encore un philosophe.
  • Madame de Staël est la théoricienne du romantisme. Elle se préoccupe d’analyser avec des essais quelles sont les éléments qui caractérisent le mouvement romantique. Elle compose des essais qui ont dans le titre “de la” parce qu’elle était fascinée par l’Italie et, donc, elle met en évidence l’origine latin du titre que donne à ces essais. Ces essais deviennent des points de référence de plusieurs écrivains, pas seulement français mais européens aussi.
    1. Le premier est DE LA LITTÉRATURE : c’est un essai dans lequel est mis en évidence le rapport entre la littérature et les institutions, donc entre la société et la littérature. La société influence la littérature, la littérature influence la société et la manière de vivre. Elle reprend la théorie des climats de Montesquieu pour mettre en évidence le rapport qu’il y a entre le contexte social, culturel, climatique et la littérature, pas les lois. Dans cette façon, elle déduit la supériorité des civilisations du Nord (Angleterre, Allemagne) sur celles du Sud et repousse le modèle classique.
    2. Le deuxième essai s’appelle DE L’ALLEMAGNE ; il est la conséquence de l’analyse faite dans le premier essai. Elle dédie un livre au pays où elle connait Schiller et Goethe. Il a été composé en 1810 et il est une étude des usages et des costumes de l’Allemagne, donc il met en évidence le fait que le paysage allemand et le monde nordique en général sont plus proches de la sensibilité romantique qui est caractérisée par l’inquiétude, la mélancolie, le mal de vivre. Ici, elle propose comme modèle le Moyen Âge qui, en général, jusqu’à l’âge des lumières était considéré comme une époque obscure ; par contre, ici est réévalué en comprenant sa grandeur. Pour faire cela, on s’inspire aux chants d’ Ossian , à la poésie sépulcrale de Gray , aux poèmes nocturnes de Young et au nouvel héros byronien. En Allemagne, avant que Madame de Staël théorise l’essai de l’Allemagne, il y avait un mouvement anticlassique qui s’appelait Sturm und Drang (tempête et élan) et très important sont « les souffrances du jeune Werther » de Goethe.

L’HÉROS ROMANTIQUE

En ce qui concerne le héros romantique, on peut dire qu’il est un homme qui réfléchit la sensibilité des intellectuels et des écrivains romantiques ; c’est un homme qui refuse, rejette la société bourgeoise matérialiste pour se réfugier dans un monde idéal. L’idéalisme s’oppose au matérialisme. C’est un homme caractérisé par une sensibilité extrême et imagination riche ; il cherche l’amour, mais c’est un amour impossible, donc il est par nature pessimiste. Le héros romantique anticipe déjà le mal de l’homme moderne, du XXème siècle.

LE MAL DU SIÈCLE

C’est le mal de René, le protagoniste d’une œuvre de Chateaubriand, analysée par Madame de Staël. Elle comprendre que la nouvelle génération romantique n’accepte plus la société, les règles, le bouleversement social et politique de la période dans laquelle elle vit. Les romantiques s’isolent dans la nature parce qu’ils ne partagent pas les idées de la société bourgeoise et matérialiste. Chateaubriand décrit, avec précision, le mal de l’homme moderne comme sans illusions et débordant d’énergie. C’est un homme conscient de sa supériorité par rapport aux autres, il est conscient d’avoir une énergie vitale débordante, mais il sait bien qu’il est incapable d’agir, malgré cette énergie. Par exemple, il sent le sentiment d’amour, mais il n’est pas capable d’aimer parce qu’il est concentré dans son individualisme. Chateaubriand décrit le mal du siècle comme une vague de passion : c'est-à-dire quelque chose qui change et qui est difficile à définir. Il faut faire une différence entre la première génération romantique et la deuxième.

  1. Dans la première génération, les écrivains sont plus individualistes, tend à s’isoler.
  2. Dans la deuxième génération, les écrivains romantiques ont une attitude plus démocratique , comme Victor Hugo qui exalte l’imagination et la sensibilité, mais il comprendre que l'écrivain a une mission bien précise : celle de guider le peuple.

FRANÇOIS-RENÉ DE CHATEAUBRIAND

Il est un écrivain qui vit à la fin de l’âge de lumières jusqu’à la première moitié du XIX siècle ; donc, il fait partie de la première génération romantique. Il est défini un « romantique malgré lui » parce qu’il commence à se former dans les milieux de l’âge des lumières, mais, malgré cette collocation historique, il est le premier représentant du mouvement romantique et son but principal est celui de faire de son existence un œuvre d’art. En ce qui concerne sa vie, il naît à Saint Malo et son enfance est plutôt turbulente, il a une personnalité un peu particulière et il se réfugie dans un château de Combourg. Un autre élément qui caractérise sa vie et qui est important pour comprendre Chateaubriand est le fait qu’il voyage. Son vagabondage, pas seulement en Europe, mais bien aussi en Amérique, met en évidence l’attitude de son caractère, c’est-à-dire l’absence d’une identité bien précise. Le vagabondage devient une passion pour rechercher soi-même. Parmi les voyages, le plus important est le voyage aux États-Unis, où il découvre des paysages et une culture qui reviendront dans un des récits les plus importants : « Atala » (1801). Il reçoit des charges publiques et politiques , en effet il est soi ambassadeur que ministre. En ce qui concerne son écriture, il écrit en prose, mais sa prose est poétique , c’est-à-dire une écriture qui exploite les mêmes figures de style de la poésie. Donc, elle est proche de la poésie. L’œuvre plus important est l’essai qu’il compose en 1802 , qui s’appelle « Génie du christianisme ». Chateaubriand n’est pas un théoricien comme Madame de Staël, mais c’est curieux qu’il commence en écrivant en essai. Il se réfère à la religion parce que les romantiques refusent la société matérialiste, ils se réfugient dans la nature à la recherche de l’idéal, de la spiritualité qui s’oppose à tout ce qui est matériel. La religion chrétienne est la plus proche de cet idéal ; est considérée la plus poétique et favorable à l’état d’âme romantique. C’est un œuvre didactique qui a comme propos celui d’expliquer la validité du christianisme dans le contexte romantique. Cet essai est important pour le développement du romantisme en France. À l’intérieur de cet ouvrage, il insère des récits :

  • ATALA (1801)  qui s’inspire de son voyage aux États-Unis. Il parle de l’histoire d’amour impossible entre deux sauvages parce que la jeune fille est consacrée à la Vierge. Donc, on met en évidence le rapport entre la religion et l’amour ; il y a la description des éléments sauvages qui a fasciné la génération romantique. La solution finale est la mort qui est un des thèmes du romantisme, surtout de la première génération des romantiques.
  • RENÉ (1802)  c’est le plus important parce que représente le prototype du héros romantique par excellence. Paru en 1802 dans le chapitre du Génie consacré au vague des passions, il a été

(Ligne 30) Il écoute une voix qui est imaginaire et annonce l'invocation à la mort. Des orages sont invoqués, qui doivent porter René dans les régions inconnues, c'est à dire dans la vie après la mort. Le désir de mort n’est pas seulement le désir de quitter la réalité, mais exprime le rêve d’infini des romantiques. Il décrit l’état d’âme dans lequel il se trouve après la promenade, un état dans lequel il n’est plus capable de sentir des sensations physiques ; il était enchanté, tourmenté et la dimension subjective, représenté par le démon, s’empare de lui. Il ne réussit plus à contrôler des sensations suscitées par les paysages.

  1. LA NUIT (lignes 34-50) Dans ce moment, quand il voyait la lune, il lui semblait que la vie redoublée au fond de son cœur (comme nous avons déjà dit, les sensations du héros romantique sont : d'un côté l’incapacité d'agir et, au même temps, la conscience de sa supériorité, d'avoir la force et l'énergie de créer des mondes, même s'il n'est pas capable de les mettre en pratique). Dans ce premier passage de la seconde partie il y a aussi la présence des éléments naturels, typiques de l'automne. (38-39) Il met en évidence le désir de partager ses sensations avec les autres hommes, mais il ne peut pas le faire parce qu’il est seul. Après, il s'adresse à Dieu (ce n'est pas le dieu chrétien, mais c'est le Dieu romantique qui représente la spiritualité) et il lui exprime le désir d'amour , qui n'a jamais connu et le désir d’avoir une Ève à se coté. Donc, ici, il y a une image typique, celle de la création. Il a une grande considération de la femme ; il comprend sa grandeur et la compare à la beauté céleste , à un être supérieur. Après la métaphore du voyage, les temps verbales plus utilisés sont le conditionnel (qui exprime le désir), le présent e le passé. FOSCOLO, LE PRÉCURSEUR DU ROMANTISME ITALIEN Nature, passions, illusions, mal de vivre sont les aspects essentiels de la pensée romantique. Annoncés par Mme de Staël, ces thèmes sont repris et amplifiés par Chateaubriand : premier spécimen d'une génération tourmentée par le « vague des passions » et en lutte avec une société hostile. En Italie, on retrouve la même exaspération du conflit entre raison et illusion dans la vaste production de Ugo Foscolo. Contemporain de René, Ultime lettere di Jacopo Ortis est le premier roman épistolaire italien. Foscolo y reprend les thèmes et la forme des Souffrances du jeune Werther de l'écrivain allemand Goethe. Contrairement à Chateaubriand, chez Foscolo coexistent deux âmes apparemment contradictoires : la sensibilité néoclassique et l'inquiétude romantique. Pour Chateaubriand existe seulement l’inquiétude romantique et pas la sensibilité néoclassique. Ultime lettere di Jacopo Ortis réunit les lettres que le jeune Vénitien adresse à l'ami Lorenzo pour lui confier les causes de son désespoir, un amour non partagé et l'occupation de son pays par les Français. Comme son frère spirituel René, Jacopo rêve d'un bonheur impossible, souffre du « mal du siècle » et trouve un refuge dans la nature. LE DÉPASSEMENT DU ROMANTISME Le poète Théophile Gautier est l'un des premiers à se détacher du romantisme. Pendant deuxième génération du romantisme les poètes deviennent les guides de l'humanité et ils doivent communiquer un message moral. Gautier s’oppose à cette idée de l'utilité de l'art d'un point de vue social et moral parce qu'il dit que l'art ne dois pas avoir autre but que soi-même.

VICTOR HUGO (1802-1885)

Victor Hugo est aussi le chef de file incontesté du Romantisme parce qu’il exprime la sensibilité romantique (déjà exprimée par Chateaubriand - par exemple Hernani est un symbole du héros romantique), et parce qu’il théorise les nouvelles idées du romantisme dans les préfaces de ses drames ; par exemple, dans la préface de Cromwell il bouleverse les règles du théâtre classique et il garde seulement l’ unité d’action. De cette façon, il forme un cénacle , une école des intellectuels de la 2ème^ génération romantique. Victor Hugo participe aussi de plus en plus activement à la vie politique , en particulier il partage la candidature de Napoléon III à la présidence de la république, même s’il ne tolère pas le coup d'État du 1851, après lequel, quand Napoléon s’empare du pouvoir, il se sent trahi et il choisit l’ exil volontaire.

L’expérience de l’exil est très importante parce que la production littéraire de Victor Hugo est divisée en deux parties :  Avant l'exilAprès l’exil. Un autre événement qui va à conditionner sa vie est la mort de sa fille Léopoldine. En ce qui concerne sa vision de la réalité, elle est une vision idéale : nous savons que, en général, le poète est celui qui veut comprendre les vrais secrets de la nature et il veut devenir une guide pour l’humanité et les hommes et, en fait, pour Hugo le poète est celui qui s’élève au-delà de la réalité pour comprendre l'idéal , une conception néoplatonique. Ses premiers recueils poétiques sont : « Odes et Balades » et les « Orientales ». LES ORIENTALES : Ils remontent au début de sa carrière en 1829, il est un recueil de 41 poèmes dans lequel on peut respirer une atmosphère exotique (le goût pour l’orient). Il affirme dans la préface la nécessité de la liberté poétique : le poète doit être libre de choisir les expressions poétiques qu’il préfère, au-delà des règles. Il y a un autre élément qui caractérise les orientales, en particulier certains poèmes de ce recueil : il soutient la nécessité de la liberté politique (affirmation des idées nationales dans toute l’Europe). L’ENFANT Un des poèmes le plus célèbre des orientales, on peut le définir engagé (qui transmit un message), même si il soutient que les poèmes de cette période ne sont pas engagés, ils sont simplement des expérimentés techniques. Le sujet le rend un poème engagé. Il se réfère à un épisode historique qui a lieu en 1822 : la guerre d’indépendance grecque et la destruction par les ottomans de l’île de Chios. Pour comprendre la gravité de cet épisode, il y a 25000 morts parmi les Grecs et 45000 grecs vendus comme esclaves. Il développe trois grands thèmes :  GUERRE il n’y a pas des descriptions de la guerre, elle est seulement évoquée indirectement par les conséquences.  NATURE avant le massacre l’île était un lieu de paix et d'opulence, un éden perdu, un pays exotique. Par contre, après le massacre, on souligne la destruction de la nature , la souffrance et la solitude de l’enfant posées par la guerre. Donc, on met en évidence les conséquences de la guerre sur la nature.  ENFANCE l’enfant est toujours comparé aux éléments naturels (vv. 11, 15, 16, 22, 24, 26) et ces similitudes soulignent la pureté et la beauté de l’enfant, qui correspondent à la dimension paradisiaque de l’île grecque. En ce qui concerne les silences de l’enfant, ils montrent que les efforts du poète pour le consoler sont inefficaces et ils préparent aussi à la réponse inattendue dans le dernier vers, où le caractère violente et déterminé de l’enfant détruit l’illusion d’un possible retour au bonheur et à la paix et il exprime la maturité de l’enfant. Il désire ce que les enfants ne doivent pas désirer et donc ça surprend le poète et le lecteur. ANALYSE 1 ÈRE^ STROPHE La première strophe décrit la condition actuelle de l’île de Chio après le passage de Turcs : tout est ruine et deuil (mots tragiques). Après il compare ce que Chio est devenu après le passage de Turcs à ce que Chio était avant la guerre. Donc, il y a deux dimensions :  Le passé dans lequel Chio était une île riche et heureuse ;  Le présent de destruction comparé au passé. Dans le poème on a un jeu de contraste entre des couleurs claires (associés à la pureté, la condition de l’île avant la guerre, la beauté du peuple grec) et les couleurs obscures (associés à la violence des Turcs, à la guerre, à la souffrance). 2 ÈME^ STROPHE Ici le ton devient plus familier et Hugo se focalise sur le vrai sujet du poème : l’ enfant. À travers l’image de l’enfant, qui est la seule présence humaine après la guerre, il aborde à l’un des thèmes le plus cher :

violemment le Classicisme, en l’opposant au Romantisme ; de cette façon, Stendhal arrive à affirmer que, même si Racine et Shakespeare font partie de deux temps différents, tous les deux, en leur temps, ont été romantiques parce qu’ils ont su mettre en scène les passions e les coutumes de leur époque et bien aussi une humanité qui va au-delà de leur temps. En plus, Hugo distingue trois âges dans l'histoire de l'humanité :  L' enfance , dominée par la poésie lyrique ;  L' antiquité gréco-latine , qui utilise la langue de l'épopée (Iliade et Odyssée) ;  Les temps modernes , qui communiquent à travers le drame.

HERNANI

Ce drame est le résultat des transformations subies avec la nouvelle sensibilité de ce siècle. Quand on parle d’Hernani, on parle de « la Bataille d’Hernani » parce qu’à la fin de la première représentation du drame il y a eu un violent affrontement entre les partisans du nouvel théâtre romantique et les opposants qui partageaient encore le théâtre classique. En réalité, l’action a des éléments classiques comme l’ unité d’action et la partition entre cinq actes , mais, comme nous avons déjà dit, c’est la première réalisation française de ces théories romantiques, donc on voit comme il n’y a plus les unités de temps et de lieux et la bienséance (c’est-à-dire les règles de comportement) est bafouée. Aussi le héros classique change parce qu’il est remplacé par le héros romantique , qui peut être comparé à René. L’ACTION Hernani est un drame historique situé dans l’Espagne du XVI siècle, qui parle d’un amour impossible entre le jeune Hernani (chef d’une bande en révolte contre le roi don Carlos) et doña Sol, laquelle doit se marier avec son oncle don Gomez, même si elle aime Hernani. Il est aussi un drame romantique parce que on met en scène le nouvel type du héros romantique (René et Hernani partage la même douleur : le mal du siècle). Une fois vaincu, Hernani se présente au château de don Gomez pour enlever doña Sol. Le roi demande au vieil homme de lui livrer Hernani, mais don Gomez refuse et, dans ce moment, Hernani lui promet de se donner la mort, une fois poursuivi le roi. Plus tard, Hernani et d'autres conspirateurs organisent un complot pour tuer le roi ; l'attaque réussit et le nouvel empereur pardonne à Hernani et lui donne la main de la femme qu'il aime. Enfin, don Gomez demande à Hernani de tenir sa promesse de se donner la mort, mais do ña Sol lui vole la potion et la boit devant lui. Donc les deux meurent ensemble et don Gomez aussi se toue. On peut voir comme cette conclusion est semblable à celle de « Tristan y Isolde », une œuvre du Moyen Âge redécouverte dans ce moment (Moyen âge pendant le romantisme on redécouvre cet âge, par opposition à l’âge classique).

ACTE III – SCÈNE II

Dans cet acte Hernani vient de se féliciter avec doña Sol pour ses noces prochaines avec son oncle. En particulier, dans cette longue tirade (un discours que Hernani fait à soi-même) on retrouve les principales caractéristiques du héros romantique, comme la solitude , l’ orgueil et la destinée tragique. On peut comparer Hernani à René parce que tous les deux savent d’avoir une force, mais ils sont incapables d’agir. Cependant, la différence est que le mal du siècle ici est attribué à le fait que Hernani se croit victime d’une force obscure (le destin aveugle), qui est la cause de sa souffrance ; pour ça il pense de porter malheur à tous ceux qui l’entourent (pour exemple, au vers 1 il y a la conscience d’être responsable de la mort de ceux qui l’ont suivi). Tout ça, on peut dire qu’est semblable à la pensée déterministe. ANALYSE Il s'adresse à des régions espagnoles. Hernani est un révolutionnaire, s’intérêt de l'action politique et il va contre l'empereur Charles Quint. Il est en train de dire que tous les révolutionnaires qui ont combattu avec lui, contre le pouvoir, sont morts. Donc, dans ce premier vers il se sent responsable de la mort des gens courageux qui ont embrassé sa pose (cette responsabilité n'était pas présente dans René). Ici, on peut voir la conscience d'un homme qui porte malheur à tous ceux qui l’entoure.

Au vers 3 il s'adresse à Espagne, en particulier aux révolutionnaires qui l’ont suivi sans penser à la possibilité qu’il aurait pu causer leur mort. Le mot « voilà » représente une conséquence qu’on pouvait prévenir, mais le destin aveugle est une idée de la pensé déterministe, contre laquelle on ne peut rien faire. La répétition au vers 5 renforce l'idée qu'il a à propos de ces hommes, qui sont courageux. Puis, il renforce l'idée de la mort , qui s'oppose à la vie ; il même est destiné à la mort et à la souffrance. Les adjectifs brave et vaillante ont le même signifié. L'idée de Dieu ce n'est pas celle du Dieu chrétien, mais l'idée de la spiritualité, d’un besoin d’infini qui est typique des romantiques, ce qu’il y a au-delà des apparences, au-delà du matérialisme. Dans le vers 9 il exprime la même idée du vers 2 parce que se réfère à tous ce qui ont suivi sa pose. Le mot « épouse » est une métaphore qui contienne déjà l'idée de l'amour impossible parce qu'il aura voulu épouser doña sol, mais elle est promise à son oncle. Donc, il est en train de dire que doña sol aura le même destin des révolutionnaires parce que nous savons qu'elle boit la potion et meurt avec lui. Après, il commence à réfléchir sur le destin. Le fait que doña Sol l'aime et prouve jalousie est causé par une force supérieure (destin). Maintenant il change l'objet de sa pensée et commence à s'adresser à Doña Sol. Hernani invite doña sol à prendre son oncle et le duc plutôt que lui parce qu’il aurait causé une souffrance plus grande de celle déposée par des hommes qu’elle n’aime pas. Elle doit s’éloigner de lui parce qu’il porte malheur. Ici, on reprend le thème de la solitude qui caractérise le héros romantique. Tout le monde s'est éloigné de lui et, maintenant, c’est le moment que doña le quitte comme font les autres. La solitude est une conditionne existentielle qu’il ne peut pas choisir (Différence avec René qui, contrairement, peut choisir). Il est conscient de ne pas être comme les autres et il met en évidence le fait qu'il est orgueilleux de son état singulier. Au vers 20, le mot « force » se réfère à soi-même et, au même temps, au destin qui conditionne sa vie. Sa vie est poussée vers la souffrance et la mort. Donc, ici va anticiper la conclusion du drame, c'est à dire celle de la mort du protagoniste. Sa condition est celle d’une âme triste, qui n’a pas de joie. Il s'interroge sur sa condition, même s'il est conscient qu'il n'a pas de liberté. Il ne sait pas précisément où il arrivera, mais il se sent poussé par un destin aveugle. Il compare le destin à un élément naturel (typique du romantique). Vers 27 : Maintenant il descend vers l'enfer et il écoute une voix, la voix du destin que lui parle. Il y a la représentation par image de la mort et on utilise des éléments typiques de la description de l'enfer, comme le sang et les flammes. Il pense à la mort comme à l’enfer parce qu’il se sent coupable de la souffrance des autres. À la fin il y a l’image tragique de la mort et on trouve toujours les répétitions qu'on trouve du début de la scène.

LES CONTEMPLATIONS

Le point de départ est la mort de la fille Léopoldine, noyée pendant une excursion sur la Seine, avec son mari. Cette mort représente un autre épisode bouleversant pour la pensée et la création littéraire de Victor Hugo. Il expérience le deuil , qui est une expérience de souffrance personnelle, mais qui acquiert une dimension universelle parce qu’il commence, avec ce poème, à réfléchir sur la mort de la fille, mais, au même temps, il réfléchit sur la condition humaine. Le Victor Hugo de cette période ne peut plus être considéré romantique parce qu’il n’y a pas la description de l’état d’âme romantique, de la nature et de l’engagement social. Le poète commence à avoir une conscience de sa mission : guider l’humanité , à travers les réflexions, qui vont au-delà du mal du siècle. Le recueil est divisé en deux parties :

  • Autrefois  poèmes qui se réfèrent à la période dans laquelle vivait Léopoldine
  • Aujourd’hui  poèmes après la mort de Léopoldine Le date de la mort représente une date charnière , c’est-à-dire qui unie les deux parties du recueil, dans lesquels il va changer le temps, parce qu’il passe par des poèmes qui ont un caractère heureux à des
  • Un roman social selon Hugo « Les Misérables » sont le produit d’un système politique et social corrompu, représenté par le pouvoir de Napoléon III. Victor Hugo devient le porte-parole de la partie de la société, la plus basse et la plus oublié par le pouvoir.
  • Un roman historique  il nous donne un portrait de la société française, en particulier de la restauration au règne de Louis Philippe (1er^ période du romantisme).
  • Un roman épique  il nous donne des descriptions des guerres d’une façon épique, par exemple il décrit comme une grande bataille celle de Waterloo. Au même temps, il décrit la fuit de Jean Vengeant à travers les égouts parisiens avec la même force épique.
  • Une épopée de l’âme  il trace l’évolution morale et sociale du protagoniste de la misère à une vie selon justice, éclairé par la charité sublime de l’évêque.
  • Un roman romantique parce qu’il y a des passages dans lesquels il mêle le grotesque au sublime. L’ACTION
  1. Jean Valjean est un ancien forçat qui avait été emprisonné car il avait volé du pan (c’est la condition de misère dans laquelle il vit qui l’a poussé à accomplir ce geste), puis quand il s’enfuit de la prison il vole des chandeliers d’argent chez l’évêque de Digne, mais, emprisonné encore une fois, l’évêque témoigne en sa faveur et il le sauve. Cette générosité va bouleverser sa vie et il commence un process de réhabilitation moral, à partir de ce moment.
  2. Sous le faux nom de monsieur Madelaine, Jean Valjean devient le maire de la ville, mais le commissaire Javert est intrigué par cet homme qui lui rappelle quelqu'un. Pour éviter qu’un innocent soit condamné à sa place, monsieur Madeleine dévoile sa véritable identité et retourne dans la clandestinité pour maintenir une promesse qu'il a faite à Fantine, une femme mère. Quand elle meurt, il l’avait fait une promesse : s’occuper de la fille Cosette. Il cherche à maintenir la promesse qu’il a fait. Il devient protagoniste d’un acte de générosité du moment qu’il avait reçu la même générosité par l’évêque qui l’avait sauvé.
  3. Jean Valjean sauve Cosette par un couple d’aubergistes, les Thénardier. Cosette devient sa seule raison de vivre. Ils se cachent ensemble pendant plusieurs années dans un couvent.
  4. Jean Valjean change encore son identité, sous le nom de Fauchelevent. Il se lie d’amitié avec Marius, un jeune républicain qui tombe amoureux de Cosette.
  5. Il lutte sur les barricades avec Marius, qui devient l’expression de la pensée politique de Hugo. Il sauve la vie au policier Javert et puis à Marius. Cosette et Marius finiront pour se marier et Jean Valjean pourra mourir en paix parce qu’il a maintenu sa promesse. Il considère l’humanité tout entière, pas seulement les hommes. Il commence à combattre pour les valeurs et les droits des enfants et des femmes (les plus oubliés par la société dans cette période).

UN ÉTRANGE GAMIN FÉE

La scène fait partie du deuxième chapitre et se réfère à une manifestation républicaine, pendant laquelle on voit, derrière les barricades, les personnages principaux de l'œuvre, parmi lesquels : Jean Valjean, Marius, le policier Javert et le petit Gavroche , fils des Thénardiers. Ce passage nous présente la figure de Gavroche (très connue dans l'imaginaire collectif français) un peu comme un héros qui représente la liberté. La mort de cet enfant, par contre, représente la fin de la liberté et une défaite pour le peuple. Gavroche est un nom de personne, mais qui est devenu un mot pour indiquer un enfant qui est impertinent et débrouillard, c'est à dire qui se dégage des situations. On peut comparer le poème « L’Enfant » de Victor Hugo avec ce passage des Misérables. Le sujet principal est celui de l'enfance (thème très chère à Victor Hugo) et, en particulier, le rapport entre l'enfance et la guerre. Toutefois, il y a des différences entre les 2 enfants :

  • L'enfant grec est un symbole de la défaite d'un peuple ; par contre, Gavroche représente la défaite de la liberté, mais tous les deux sont liées au thème de la guerre ;
  • L'enfant grec n’a pas un rôle actif parce qu’il ne parle pas, il répond seulement à la fin ; par contre, Gavroche joue un rôle actif, en effet, dans le passage on peut voir qu'il y a plusieurs verbes d'action : il chante et cherche de récupérer les munitions qui peuvent être encore utilisées, en les prenant des corps des cadavres.

ANALYSE

Il est en train de décrire le moment dans lequel Gavroche sort et va au dehors de la barricade pour chercher des munitions non explosées par les corps des cadavres. C’est un peu dangereux ; le risque est celui d'être frappé. En effet, à la fin, il est tué. Cet enfant est en train de jouer avec la mort, de se moquer de-elle. Ce n’est pas un jeu typique des enfants et, donc, on peut dire qu’il défie la mort. On peut dire que l'enfant grec ne joue plus parce qu'il veut de la poudre et des balles ; par contre, Gavroche joue, mais d’une manière qui ne fait pas partie de l’enfance. LE REFRAIN Gavroche chant un refrain moqueur qui est une vieille chanson du 1790, donc de la Révolution française. Il est important parce que la révolution représente le besoin de la liberté, de l'égalité et de la fraternité : le peuple avait lutté pour se débarrasser de la monarchie. Donc, on reprend ces idées avec un peu d’ironie parce que, dans cette période, on attribuait les excès révolutionnaires du peuple (dans ce cas la manifestation républicaine) aux idées de la Révolution française, donc la faute était des philosophes, c’est à dire des intellectuels de l'âge des lumières. En chantant cette chanson, Gavroche se moque des gardes nationaux, qui représentent le pouvoir. Et le fait qu'il chante pendant qu'il défie les gardes met en évidence l’innocence et la spontanéité de l’enfance. L’auteur met en évidence le fait que, même si l’enfant se trouve sur un champ de bataille, il ne semble pas tenir compte du danger et joue comme font tous les enfants, s'amusant de n'importe quelle situation. On peut voir l'air joueur de l'enfant grâce à certains gestes qu'il fait, comme faire des grimaces aux gardes nationaux, qui sont incapables de le frapper. Quand il se moquait d'eux, il continuait à ramasser les munitions et ses amis (les républicains) le regardaient avec anxiété. Dans ce ver on trouve une phrase centrale du passage, avec laquelle Victor Hugo met en évidence le fait que la façon de se comporter et de jouer de Gavroche n'était pas celle de l'enfant, mais, au même temps, il n'était pas un homme parce qu’il était petit. Donc, la définition qu’il donne était un « étrange gamin fée », utilisé beaucoup dans la langue parlée. Ces adjectives soulignent la popularité de ce roman et mettent en évidence le caractère presque surnaturel. C'est pour ça que cette présentation est totalement différente de celle présenté dans le poème des Orientales parce qu'il y a une évolution de la pensée et du style de l'auteur. vv. 39  ici on se réfère à Gavroche avec l’adjectif « nain » parce qu’il est petit, pas pour le ridiculiser. vv. 41  ici Victor Hugo explicite directement le fait que Gavroche veut aider ses amis qui étaient derrière les barricades, mais il le fait avec la conscience d’un enfant. L'auteur même ne sait pas définir ce que Gavroche est en train de faire ; il s'agit d'un jeu épouvantable, comme un cache-cache avec la mort. Donc, ici il y a une personnification parce qu’est comme si la mort le poursuivait. Gavroche jeux avec la mort, se moque d’elle et, parfois, il semble danser avec elle. vv. 42  on voit la volonté de Victor Hugo de mettre en évidence la spontanéité de l'enfant, mais, au même temps, cette spontanéité est toujours en contraste avec la situation tragique. C'est pour ça que la mort de l'enfant représente une défaite pour l'humanité. vv. 44« feu follet » c’est un autre adjectif surnaturel, utilisé pour indiquer Gavroche. vv. 45  Gavroche est comparé à un géant mythologique qui récupérait ses forces en touchant la terre. Ça met en évidence la difficulté de l’auteur de donner une définition précise de l'enfant, mais une chose est certaine : Victor Hugo compare Gavroche à des éléments qui ne sont pas réels, mais surnaturels.

  • Baudelaire oppose l’imagination à l’utile et la beauté à l'utilité. Il se réfugie en soi-même et c'est pour ça qu’un de poèmes les plus connus est « L’Albatros », qui devient un symbole de la condition du poète, qui est marginé par la société. Quand il commence à vivre la vie de bohémien, ses parents s’inquiètent de sa vie et tendent l’éloigner des tentations et dangers parisiens, en l’embarquant pour Calcutta. Il n’arrivera jamais en Inde, mais il retourne à Paris après un séjour à l’île Maurice et à l’île Bourbon. Ce séjour est important pour le développement de sa poétique parce qu’il connaît les éléments qui caractérisent l’atmosphère orientale. Ce voyage qu’il avait fait dans ce contexte exotique avait tellement marqué sa pensé et sa poétique que les souvenirs sont toujours présents dans ses poèmes. En effet, les parfumes et les paysages qu’il avait vus pendant ce bref séjour sont évoqués dans ses poèmes. Quand il retourne à Paris, il tombe amoureux avec la mulâtre Jeanne Duval, qui avec deux autres femmes, devient la muse inspiratrice de la poésie baudelairienne. Malgré une existence précaire, il doit faire des travaux pour gagner de l'argent. Il écrit des essais critiques , en particulier il aime traduire un écrivain américain Edgar Allan Poe , qui est proche de sa vision du monde pessimiste. Un autre épisode important qui caractérise sa vie est le procès auquel il est soumis après la publication de « Fleurs du mal ». Après la publication en 1857 , l'œuvre est accusé d’outrage à la religion. Baudelaire est soumis à un procès, pendant lequel il doit démontrer que son intention originale n'était pas celle d'écrire un recueil de poèmes contre la morale, mais, par contre, il doit démontrer sa volonté de représenter les aspects qui caractérisent la vie de l'homme moderne. La date 1857 c'est important parce que c'est la même date de publication de « Madame Bovary » de Flaubert. Cette œuvre, dans la même façon que Fleurs du mal, sera soumise à un procès parce qu’elle est accusé d'outrage à la morale et à la religion aussi. En effet, l'avocat défenseur Ernest Pinard sera le même qui détendra les deux œuvres. LES FLEURS DU MAL La première édition remonte à 1857 , est divisée en 5 sections et elle comprend 100 poèmes, qui sont tous précédés par un poème introductif , qui s'appelle " Au lecteurs ". L'ouvre, accusé d’immoralité, pourra être publié seulement 100 ans plus tard l'accusation, en 1949. Entre-temps il publie une deuxième édition , où il élimine les parties considérées comme immorales et en ajoute d'autres. La deuxième édition est caractérisée par 126 poèmes, divisé en 6 sections, mais la structure est la même, c'est-à-dire qui au début il y a un poème introductif qui s'adresse aux lecteurs. Le titre représente l’idée de la beauté qui sort de la terre, parce que les fleurs naissent de la terre. Les fleurs représentent la beauté de la poétique, qui s’opposent au mal de la réalité. Il s’agit d’un titre provocateur , basé sur l’oxymore parce que nous avons deux aspects contradictoires : la beauté et le mal. Cette contradiction est la contradiction même de la vie de l'homme. Le mal est une notion complexe parce que représente la détresse (d’un point de vue individuel), l'échec social, les vices et la maladie physique parce que le corps de l’homme est vulnérable. Le mal représente, aussi, la souffrance de l'âme de l’homme qui, en ne croyant pas en Dieu, va à la recherche des points de référence, d’un être supérieur qui puisse consoler sa condition de détresse. STRUCTURE Les différentes sections représentent un parcours initiatique que le poète accomplit pour surmonter sa condition de souffrance et de détresse. Il cherche, dans les différentes parties (de la première à la sixième), des moyens pour s’évader de la réalité, ou bien pour fuir du spleen : mot anglais qui représente la situation de l’homme moderne, qui ne croit pas à la philosophie matérialiste de la société bourgeoise. Ce mot désigne une forme incurable et douloureuse d’ennui. Le fait que Baudelaire utilise un mot anglais est important parce que ça signifie qu’il ne réussit pas à trouver, dans sa langue maternelle, un mot pour exprimer la complexité de la condition existentielle du poète et de l’homme moderne.

“AU LECTEURS” : c’est un poème introductif qui se trouve soit dans la première que dans la deuxième édition. Il a une grande importance à l'intérieur de l'œuvre parce que c’est dans ce poème qu’il exprime la condition tragique de l’être humain, soumis au mal, ou bien au spleen. Comme nous avons dit, la deuxième édition des Fleurs du mal est composée par 6 sections qui sont :

  1. SPLEEN ET IDÉAL : on s’exprime la condition du poète, qui est partagé entre le spleen et l'idéal. Le spleen est la condition de malheur ; l'idéal est le désir de s’éloigner de cette condition existentielle et aller vers l'idéal, et pour faire ça il utilise des moyens différents, comme l’ amour. Pour Baudelaire, l’amour représente une échappatoire de la condition de spleen, même si à la fin ce moyen d'évasion devient peu concluant. Donc, après l’illusion de l’amour, il retombe vers le spleen. L’amour a des différents visages :
  • le premier amour est l’amour sensuel de Jean Duval ,
  • le deuxième est l'amour spiritualisée de Madame Sabatier ;
  • le dernier est l’amour tendre et consolant de Marie Daubrun. Ce sont des femmes avec lesquelles Baudelaire avait des liaisons et elles représentent les trois muses inspiratrices de la poésie de Baudelaire.
  1. TABLEAUX PARISIENS : après l'échec de l'expérience de l'amour, Baudelaire expérimente une autre forme d’évasion de la réalité, à travers Paris. C’est un lieu dans lequel tous les artistes et tous les bohémiens de son âge cherchent à s’évader de la réalité. Cette ville a une valeur ambivalente parce que représente l’art et la culture, mais bien aussi un lieu de perdition. Donc, à la fin, Baudelaire comprend que Paris n’est plus un lieu pour s’évader, mais un lieu dans lequel il retombe dans sa solitude.
  2. LE VIN : Il cherche à trouver le remède à son condition existentielle dans l’alcool, qui a une valeur illusoire. L'alcool était très à la mode, surtout entre les artistes, mais qui perde son efficace tout de suite parce que, une fois que l’effet termine, il retombe vers le désespoir.
  3. FLEURS DU MAL  cette section porte le même titre du recueil et parle de la débouche et du crime. Donc, le moyen pour évader de la réalité est une vie faite de corruption et des vices ; il pense que ne respectant pas les règles et la morale il peut être heureux, mais ça n'arrive pas.
  4. LA RÉVOLTE  dans cette section il y a des poèmes dans lesquels il cherche s’évader à travers l’exaltation de Satan. À l’image de Dieux, considéré menteur, il oppose Satan (le prince des exilés).
  5. LA MORT  ici il y a la dernière solution aux maux de son existence, c'est à dire la mort. Elle a une valeur ambivalente parce qu'elle représente une victoire, mais, au même temps un échec parce que l’homme n’a pas été capable de trouver une autre solution pendant la vie. Comme nous avons déjà dit, le titre présente des aspects contradictoires, mais tout l’univers baudelairienne se base sur le concept de dualisme, qui se manifeste à tous les niveaux. Par exemple, parmi les contrastes qu’il utilise, on peut souligner : - Spleen et idéale, référée au parcours initiatique _- Fleurs et mal
  • Utile et inutile,_ référé à la société bourgeoise et à la création politique
  • Infernale et divine , référé à la beauté
  • Horreur et extase , référé à la vie
  • Génie et parasite , référé à l’artiste
  • Ange et démon , référé à la femme
  • Espoir et échec , référé à la mort
  • Attire et repousse , référé à la ville Le temps est considéré comme un ennemi, un monstre qui détruit la force vitale dans le parcours de l'enfance à la vieillesse. Donc, c’est une métaphore de l’existence de l’homme. Pour Baudelaire, le passé est plein de remordes ; le présente est insupportable, parce que caractérisé par la souffrance ; l’avenir est menacé, n’est pas sûr.

GUSTAVE FLAUBERT Sa poétique et sa personnalité, dans la même façon que Baudelaire, mêlent différents aspects. Il est :

  • Le père du Réalisme parce que le roman « Mme Bovary » est considéré comme le chef d'œuvre du roman réaliste, même si Flaubert ne se considère pas tout à fait réaliste.
  • Romantique par le fond de sa nature, c'est-à-dire il a une sensibilité romantique
  • Parnassien , parce qu’il est obsédé par le culte de la beauté formelle
  • Réaliste pour choix. Biographie Après la mort de son père il va chez sa mère, donc, comme Baudelaire, il est attiré par la figure de la mère qui joue un rôle très important. On peut le définir un rêveur assoiffé d'indépendance que, comme Baudelaire, il refuse la société bourgeoise parce que ne comprend pas la valeur de la littérature. Flaubert écrit en prose, il est un romancier , et la littérature représente pour Flaubert un moyen pour s'évader de la réalité. Il dit qu'il éprouve "une aversion profonde contre les hommes", il devient presque un solitaire, un misanthrope. Il voyage seulement pour une petite période qui va de 1849 à 1851, au Moyen-Orient, en Grèce, en Italie… en compagnie d'un ami, qui s'appelle Maxime Du Camp. Le voyage, dans cette période pour lui, représente la recherche d'une évasion de la réalité, c'est-à-dire il se veut s'éloigner de la "bêtise" qui, selon lui, ronge l'Occident bourgeois. Il va à la recherche, comme Baudelaire, d’un ailleurs qui soit différent de l'Occident bourgeois. Il souffre, pendant sa vie, d'une maladie nerveuse. Dans la dernière partie de sa vie il s'isole dans une maison au bord de la Seine acheté par son père. Il pratique une riche correspondance épistolaire avec des amis et des écrivains. En 1880 il meurt à cause d'une hémorragie cérébral. LE TEMPÉRAMENT ROMANTIQUE Par le fond de sa nature Flaubert est romantique, en effet il vit le mal de vivre qui avait caractérisé toute la génération romantique à partir de Châteaubriand. Il est romantique aussi parce qu'il rejette la société bourgeoise qui est sans idéales et sans poétique. Et donc on peut dire que son pessimisme naît, comme pour les autres romantiques, du sentiment de la solitude morale et de la conscience que la vie terrestre n'a ni sens ni but. Ce romantisme est exagéré parce qu'il a parfois des rêves extravagants, par exemple il avait l'habitude de cacher sous son traversin un poignard pour écrire de vers frénétiques. Il est conscient que le romantisme représente pour lui un danger, c'est pour cette raison qu'il devient un réaliste.

LE RÉALISTE

- LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE  Flaubert avait compris que le romantisme était un danger pour lui, et il commence à regarder la vie et la littérature d'un point de vue scientifique. Cette méthode scientifique, appliquée à la littérature, consiste à se donner des règles bien précises, en particulier l'écriture d'un roman doit être précédé d'une documentation bien précise. Par exemple, avant d'écrire Madame Bovary, il analyse des situations réelles, il fait des sondages, il se documente sur les milieux qu'il va représenter, sur la ville où se déroule l'action. Mais on peut dire déjà qu'il y a une différence entre le Réalisme et le Naturalisme. L'œuvre réaliste se base sur l'observation et la documentation, l'œuvre naturaliste unit à l'observation l'expérimentation. On peut dire que le Réalisme et le Naturalisme partagent l'objectivité. Le romancier doit, donc, dans son œuvre présenter des faits particuliers pour étendre l'universel. Par exemple Madame Bovary ce n'est pas une héroïne qui existe seulement dans l'œuvre, mais elle représente un type humain universel, ce que l'on définit le bovarysme. - LE DOGME DE L'IMPERSONNALITÉ  Ce sont les personnages qui parlent et s'expriment ; le narrateur doit se cacher à l'intérieur du personnage même. Et donc c'est difficile de distinguer le

point de vue du narrateur de celui du personnage. Il emploie la focalisation interne et le discours indirect libre. Il renonce à la vision "d'en haut", omnisciente, typiquement balzacienne, à laquelle il préfère le regard "de l'intérieur". Flaubert souligne ainsi le rôle qu'il attribue à son métier d’écrivain : se faire entendre sans se montrer.

- LE CULTE DE LA BEAUTÉ FORMELLE  Flaubert de la même manière que Baudelaire, il est influencé par la beauté formelle, et donc il s'impose une série des règles qu'il considère parfois "minutieuse et rigoureuse", parmi lesquels la plus importante est l'épreuve du gueuloir , c'est-à- dire que, après avoir écrit un texte il prenait la feuille de papiers et il lisait à haute voix, pour voir s'il y avait des imprécisions d'un point de vue phonétique, de la syntaxe et de la grammaire. La recherche de la beauté et de l'impersonnalité sont des moyens pour mépriser son tempérament romantique. « MADAME BOVARY » LA GENÈSE Flaubert demande un avis à ses amis, compétentes en littérature, sur l'œuvre qu'il était en train d'écrire et tout de suite ils expriment leur déception pour cette œuvre, parce qu'il la considère trop exagéré. Pour cette raison, ils lui suggèrent un sujet plus ”terre à terre”, qui s'inspire de la réalité. Donc, c'est ça le point de départ de Madame Bovary. C'est pour ce qu'il décide d'exploiter un épisode réellement vécu, celui des époux d’Eugene Delamare. Eugène Delamare était un ancien élève de son père qui avait marié en secondes noces une femme, qui était toujours insatisfaite, et qu'il l'avait trahi. La conclusion de cet épisode est que, malgré la trahison, elle reste toujours insatisfaite de sa vie et donc elle décide de se suicider. On dit qu'elle meurt dans de circonstances étranges, en réalité elle s'était suicidée, et après quelques temps son mari meurt de chagrin. On peut dire que l'histoire principale de Madame Bovary est la même. Les époux Bovary, Charles et Emma Bovary, s'inspirent de ces deux personnages réellement vécus. L’ACCUSATION Quand il apparaît, l'œuvre fait scandale, c'est accusé d’outrage à la morale et à la religion, même si selon Flaubert elle fait scandale parce qu’elle a été publiée sur une revue libérale qui s'opposait au régime bonapartiste. Donc, selon lui, c'est une question politique. En ce qui concerne la défense, Flaubert soutient que son œuvre ne peut pas être accusé d'immoralité, parce que la conclusion tragique incite à la vertu et suscite l'horreur du vice. Madame Bovary à la fin meurt et donc elle n'a pas réalisé ce qu'elle voulait parfaitement ; le choix de vie qu'elle avait fait l'avait amené tout simplement à la mort. LE ROMAN DE L'ÉCHEC Il s'agit d'un roman de l'échec parce que on a plusieurs fois met en évidence le fait que Flaubert, comme Baudelaire, ne partage pas la bêtise de la société bourgeoise, donc il y a une critique implicite à la société de son temps. Il fait des caricatures qui mettent en évidence sa critique contre la société de son temps, attachée à l'argent et que vit seulement pour les biens matériels. Il critique, en général, un modèle de vie qu'il ne partage pas. Madame Bovary est considérée un roman d'échec aussi parce que à la fin Madame Bovary est victime de ses rêves, et donc la conclusion est pessimiste. L'ACTION Le point de départ est le mariage de Madame Bovary en secondes noces avec Charles Bovary, un médecin de campagne. Il aime sa femme, mais il est un homme médiocre, sans idéales. Cet aspect de son caractère, qui représente l'entier société de son temps, est en contraste avec les valeurs et les idéaux de Madame Bovary. En effet, ce qui va influencer Madame Bovary est le fait qu'elle est élevée dans un collège où elle lisait, en cachet, des œuvres romantiques dans lesquelles elle lisait d'une façon de vivre qui est plutôt idéale et qui était en contraste avec la réalité. Ces lectures ont influencé la pensée de Madame Bovary, parce qu'elle veut vivre dans sa vie les mêmes histoires d'amour romantique chevaleresque qu'elle avait lu

Zola, même s’il était fasciné par le progrès et il est le père du naturalisme, il commence à réfléchir sur les conséquences et sur le rapport entre l’homme et les machines.

LE POSITIVISME

Dans ce climat, dominé par la science, très importante est l’influence du positivisme d’August Comte , qui est l’expression la plus haute de la science dans cette période. Dans cette période l’homme n’est plus intéressé au « pourquoi », mais au « comment » de la réalité humaine. La chose la plus important est le fait que Compte donne beaucoup d’importance à la science, en la considérant positivement, étant donné qu’elle mène inévitablement au progrès. Compte est important parce qu’il va influencer la pensé de Zola.

LE NATURALISME

Le mot « naturalisme » existait déjà au 17ème^ siècle, mais il était référé à la peinture. Zola c’est le premier à l’employer dans la littérature. La différence principale entre le réalisme et le naturalisme est que le naturalisme ajoute l’expérimentation. L’expérimentation consiste à choisir une expérience et à faire mouvoir les personnages dans des histoires particuliers pour démontrer que la succession des faits dépend du déterminisme. Les personnages de Zola ne sont pas libres d’agir, mais ils sont déterminés par un déterminisme universel. Les théories naturalistes se diffusent dans toute l’Europe et aux États-Unis ; en Italie Luigi Capuana et Giovanni Verga donnent origine au même mouvement, qui s’appelle vérisme.

ZOLA

LES ROUGON-MACQUART

Zola veut étudier l’évolution d’une tare héréditaire , qui frappe les deux branches d’une même famille, qui descendent toutes les deux de la même personne, Adélaïde Fouque , qui est morte folle. Sa fêlure détermine les vices et les vertus qui caractérisent chaque individu.

LA LANGUE ET LE STYLE DE ZOLA

Beaucoup d’œuvres de Zola ont fait du scandale et ont été accusé d’ obscénité. En effet, Zola est loin du culte de la forme qui passionne les parnassiens, il est obsédé par le contenu et donc son style manque d’élégance. C’est ça la différence entre Flaubert et Zola :

- Flaubert donne de l’importance à la forme ; - Zola donne de l’importance au contenu. Mais, toutefois, ses ouvrages sont riches de force d’imagination et ont aussi une veine épique. La langue de Zola est variée et se base sur plusieurs registres lexicaux. En plus, comme Flaubert, Zola fait usage de la focalisation interne et du discours indirect libre , en faisant disparaître derrière des personnages les traits du narrateur, en effet le romancier n’apparaît jamais. L’ASSOMMOIR L’assommoir est le titre d’un cabaret qui se trouve dans le quartier de la Goutte-d’Or, quartier marginal qui se trouve à l’extérieur de Paris, caractérisé par une forte présence des immigrés. Il est un milieu qui est conditionné par la pauvreté et par des problèmes d’alcoolisme. Pour écrire ce roman Zola se documente sur place, donc il est caractérisé par une vérité impressionnante , mais bien aussi par une nouveauté magistrale : on reproduit les problèmes sociaux telles qu’ils sont. Verga est inspiré par Zola, mais il y a une différence entre le vérisme et le naturalisme : - Le vérisme s’inspire surtout à la société rurale ; - Le naturalisme s’inspire à la société urbaine. Au-delà du déterminisme, que les deux mouvements ont en commun, une autre différence est le caractère totalement scientifique des Rougon-Macquart parce que le but effectif de Zola est celui de faire de la littérature une science. C’est un roman populaire , accusé par les critiques d’avoir fait entrer le monde ouvrier dans la littérature. Dans la préface à ce roman Zola écrit qu’il ne se préoccupe pas du jugement des critiques parce que la préoccupation principale est celle de reproduire la vérité de son temps.

On met en évidence le double mythe de Paris , qu’on a déjà vu avec Baudelaire, c’est-à-dire Paris est une ville tentaculaire qui attire pour son progrès, mais au même temps repousse parce qu’elle est la cause de la déchéance et des problèmes de l’homme, parmi lesquels l’alcoolisme. À travers l’histoire de la protagoniste Gervaise Macquart, qui met en évidence la condition de la femme à la fin du siècle, Zola expérimente la déchéance fatale de cette femme (fatale parce que la protagoniste ne peut rien faire contre la loi de l’hérédité) ; elle est conditionnée par la tare héréditaire et par le milieu. C’est l’histoire d’une femme, Gervaise, qui a été abandonné par son mari avec 3 enfants. Gervaise commence une deuxième relation avec Coupeau, un ouvrier zingueur et donc elle a une autre fille. Au début il semble être une histoire d’amour qui lui donnera du bonheur, mais ce n’est pas comme ça parce que Coupeau se casse une jambe et il s’abandonne au vin et à la paresse. À partir de ce moment, Gervaise devient responsable de ses fils : elle doit travailler car elle vit dans la pauvreté plus totale ; subi des humiliations jusqu’à devenir une clocharde et à se donner à la prostitution. C’est pour ça qu’elle représente la déchéance fatale parce que c’est le déterminisme qui va conditionner sa vie. LA MACHINE À SOULER Ce passage fait partie du deuxième chapitre de l’Assommoir et le thème abordé est le rapport entre machine et homme. L’alambic, qui est la machine décrite dans le texte, est décrit avec une force humaine ; par contre, les alcooliques perdent leur humanité. Donc, il y a un renversement entre la machine et les personnages. C’est le moment de la rencontre entre Gervaise et Coupeau, donc ce moment représente un espoir pour Gervaise, étant donné qu’elle va commencer une nouvelle histoire d’amour. Elle espère d’être heureuse et d’avoir une famille qui la rendre heureuse. Mais, il y a quelque chose d’étrange dans la description de l’alambic qui préannonce le problème de l’alcoolisme qui cause la mort de plusieurs personnes dans cette période, mais représente bien aussi l’image prémonitoire de la mort même de Gervaise. Donc le destin de Gervaise est comparé au destin de Paris, sous l’effet de l’alcool.

VAN GOGH, VERRE D’ABSINTHE ET CARAFE

Dans ce tableau de Van Gogh, il n’y a pas de présences humaines. Il s’agit d' une nature morte. En effet, il montre un verre d'absinthe et une carafe (c'est le titre même du tableau). L’absinthe, en particulier, était une boisson très importante à la fin du 19 siècle. Au début, il était utilisé par les troupes françaises comme un médicament contre la malaria, le typhus et la dysenterie parce qu’il avait des propriétés bactéricides ; après, on commence à l'utiliser comme boisson et ça apporte des conséquences tragiques parce qu’il augmente le pourcentage des alcooliques.

ZOLA ET L’AFFAIRE DREYFUS : “J’ACCUSE”

L’affaire Dreyfus c’est une affaire qui cachait un antisémitisme qui était partagé par la plupart des Françaises. En réalité, c'est une discussion qui cache les choix politiques parce qu’il y a d’un côté la droite conservatrice , et d'autre côté la gauche républicaine. Donc, il y a les Dreyfusards , ceux qui défendaient le général Dreyfus; et les anti-Dreyfusards, ceux qui étaient contre Dreyfus. Dreyfus était un général juif, en effet les militaires avaient des préjugés à l'avers des Juifs : on les accusait d’antipatriotisme, de se vendre et d’être prêts à tout pour gagner de l’argent. Un autre aspect important pour comprendre l’affaire Dreyfus est la défaite française de la guerre franco-prussienne en 1870: les français avaient été battus par la Prusse, soutenue par l’Allemagne. Donc, il y avait ce sentiment de ressentiment. QU’EST-CE QU’IL ARRIVE EN 1894? Dreyfus, qui est un général juif, est accusé injustement de haute trahison , en particulier on l’accusait d’avoir donné à l’ambassade allemande une liste de documents secrets en échange d’argent.