Alimentation rationnement, Schemes and Mind Maps of Veterinary medicine

Food and nutrition of animals for the second year 9f veterinary field

Typology: Schemes and Mind Maps

2023/2024

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Expression des besoins des animaux et des apports de la ration
I. 4.1 Les systèmes utilisés pour exprimer les besoins des animaux et les apports de la
ration
Expression des besoins et des apports en matière
sèche
La capacité d’ingestion. La capacité d’ingestion d’une vache correspond à la
quantité d’aliments distribués à volonté qu’elle ingère volontairement. Elle est influencée
par plusieurs facteurs : le poids, la production laitière, l’état corporel, la période de
lactation, la période de gestation et l’âge de la vache.
Le niveau d’ingestion réel. Il représente les quantités d’aliments réellement ingérés par
la vache. Ces quantités dépendent de la capacité d’ingestion de l’animal, mais aussi
d’autres facteurs, comme par exemple la stratégie de distribution de la ration
(distribution restreinte ou à volonté, facilité d’accès des vaches à la ration). L’ingestion
réelle s’exprime toujours en kg de MS/jour.
Expression des besoins et des apports en
énergie
En Belgique, pour le secteur des productions laitières, on utilise le système hollandais
d’unité énergétique : le VEM (pour Voeder Eenheid voor Melk). 1 VEM correspond à la
quantité d’énergie nette contenue dans 1 g d’orge.
Notons que certains éleveurs utilisent le système allemand d’expression de l’énergie, basé
sur les NEL. On peut grossièrement passer d’un système d’expression à l’autre en
utilisant la
formule suivante : 1 NEL = 140,7 VEM. Par ailleurs, en France, on utilise un
système
d’expression de l’énergie basé sur les UFL (Unites Fourragères Lait), 1 UFL
correspondant approximativement à 1000 VEM.
Lors du calcul de la ration, les apports énergétiques des différents aliments présents dans
la ration seront additionnés et la valeur énergétique totale sera comparée aux
besoins énergétiques de la vache.
Expression des besoins et des apports en matières
azotées
Le système utilisé en Région wallonne pour exprimer les apports et les besoins en
matières azotées des ruminants est celui utilisé en Hollande et appelé système
DVE/OEB (DVE : DarmVerteerbaar Eiwit ; OEB : Onbestendige Eiwit Balans).
DVE. Les DVE désignent les protéines digestibles dans
l’intestin.
DVE = protéines alimentaires non dégradées dans les préestomacs + protéines
microbiennes – protéines endogènes des matières fécales1
Rappelons que ce système d’unité prend en compte les protéines microbiennes qui
peuvent être théoriquement formées par les microorganismes sur base de l’énergie
disponible. La valeur DVE suppose donc qu’il y ait suffisamment d’azote, une situation qui
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Expression des besoins des animaux et des apports de la ration

I. 4. 1 Les systèmes utilisés pour exprimer les besoins des animaux et les apports de la ration Expression des besoins et des apports en matière sèche La capacité d’ingestion. La capacité d’ingestion d’une vache correspond à la quantité d’aliments distribués à volonté qu’elle ingère volontairement. Elle est influencée par plusieurs facteurs : le poids, la production laitière, l’état corporel, la période de lactation, la période de gestation et l’âge de la vache. Le niveau d’ingestion réel. Il représente les quantités d’aliments réellement ingérés par la vache. Ces quantités dépendent de la capacité d’ingestion de l’animal, mais aussi d’autres facteurs, comme par exemple la stratégie de distribution de la ration (distribution restreinte ou à volonté, facilité d’accès des vaches à la ration). L’ingestion réelle s’exprime toujours en kg de MS/jour. Expression des besoins et des apports en énergie En Belgique, pour le secteur des productions laitières, on utilise le système hollandais d’unité énergétique : le VEM (pour Voeder Eenheid voor Melk ). 1 VEM correspond à la quantité d’énergie nette contenue dans 1 g d’orge. Notons que certains éleveurs utilisent le système allemand d’expression de l’énergie, basé sur les NEL. On peut grossièrement passer d’un système d’expression à l’autre en utilisant la formule suivante : 1 NEL = 140 , 7 VEM. Par ailleurs, en France, on utilise un système d’expression de l’énergie basé sur les UFL (Unites Fourragères Lait), 1 UFL correspondant approximativement à 1000 VEM. Lors du calcul de la ration, les apports énergétiques des différents aliments présents dans la ration seront additionnés et la valeur énergétique totale sera comparée aux besoins énergétiques de la vache. Expression des besoins et des apports en matières azotées Le système utilisé en Région wallonne pour exprimer les apports et les besoins en matières azotées des ruminants est celui utilisé en Hollande et appelé système DVE/OEB (DVE : DarmVerteerbaar Eiwit ; OEB : Onbestendige Eiwit Balans ). DVE. Les DVE désignent les protéines digestibles dans l’intestin. DVE = protéines alimentaires non dégradées dans les préestomacs + protéines microbiennes –^ protéines^ endogènes^ des^ matières^ fécales^1 Rappelons que ce système d’unité prend en compte les protéines microbiennes qui peuvent être théoriquement formées par les microorganismes sur base de l’énergie disponible. La valeur DVE suppose donc qu’il y ait suffisamment d’azote, une situation qui

n’est évidemment pas toujours rencontrée dans le rumen de la vache. Par conséquent, il peut arriver que la valeur DVE ne soit pas celle attendue, s’il existe dans le rumen un excès d’énergie par rapport à l’azote présent. OEB. L’OEB constitue quant à lui le bilan des protéines dégradables dans le rumen. OEB = protéines microbiennes permises par l’azote – protéines microbiennes permises par l’énergie Comme pour l’énergie, lors du calcul de la ration, les apports en DVE et ceux en OEB des différents aliments présents dans la ration sont additionnés. L’apport total en DVE de la ration est alors comparé aux besoins en DVE de la vache. Dans une ration correctement formulée, les apports en DVE correspondent aux besoins en DVE de la vache. Une fois cet équilibre atteint, trois cas de figure sont possibles :

  1. OEB de la ration = 0. Il y a alors autant d’énergie que d’azote dans le rumen. Le DVE est réel, les besoins de la vache sont donc couverts par la ration.
  2. OEB de la ration > 0. Dans ce cas, il existe un excès d’azote dans le rumen. Le DVE exprime alors une protéine vraie et les besoins de la vache en DVE sont donc réellement couverts par la ration. L’excès d’azote, qui se présente sous la forme d’ammoniac, est éliminé par les urines, après transformation en urée. Un excès important d’azote aura des impacts non négligeables sur la santé de la vache, mais aussi sur le plan économique et environnemental. On considère en général que chez la vache laitière, il est souhaitable de ne pas dépasser un OEB de + 200 (voire + 30 0) dans une ration. (^1) Cette dernière fraction correspond aux protéines nécessaires pour la fabrication des enzymes assurant la digestion et des cellules de la paroi intestinale, qui sont perdues avec l’excrétion fécale.

. OEB de la ration < 0. Dans ce cas, il existe un excès d’énergie dans le rumen. Le DVE calculé théoriquement pour la ration n’est alors pas obtenu en pratique. Ce faisant, les besoins de la vache en DVE ne sont pas totalement couverts. Une telle situation doit toujours être évitée chez la vache laitière. Expression des besoins et des apports en minéraux et en vitamines Les apports en minéraux des aliments sont exprimés en g/kg de MS d’aliment pour les macro- éléments (calcium, phosphore, potassium, sodium, chlore, soufre et magnésium) et en mg/kg de MS d’aliment ou en ppm pour les oligo-éléments (fer, sélénium, zinc, cuivre, iode, cobalt, manganèse). Les apports en vitamines sont quant à eux exprimés en mg/kg de MS d’aliment ou en Unité Internationale (UI)/kg de MS d’aliment. Les modalités d’expression des besoins en minéraux et en vitamines sont différentes selon que l’on s’intéresse