chapitre 1 analyse 4, Slides of Mathematics

un cour de analyse 4 des suite fonctions

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Sommaire
Chapitre 1 1
1.1 S´
eries num´
eriques...................... 1
1.1.0.1 D´
efinition ................ 1
1.1.1 Convergence d’une s ´
erie num´
erique . . . . . . . . 2
1.1.1.1 Nature d’une s´
erie num´
erique . . . . . . 2
1.1.1.2 Reste d’une s´
erie convergente . . . . . . 5
1.1.1.3 Limite du terme d’une s´
erie convergente 6
1.1.1.4 Op´
erations sur les s´
eries convergentes . 7
1.1.1.5 Conjugaison . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.1.2 Convergence par comparaison `
a une s´
erie positive . 11
1.1.2.1 Cas des s´
eries `
a termes r´
eels positifs . . 11
1.1.2.2 Comparaison de s´
eries `
a termes positifs . 12
1.1.2.3 Convergence absolue . . . . . . . . . . 14
1.1.2.4 Convergence par comparaison `
a une s´
erie
positive.................. 15
1.1.2.5 S´
eries de Riemann . . . . . . . . . . . . 17
1.1.2.6 R`
egles de Riemann : Exemples . . . . . 18
1.1.2.7 S´
eries g´
eom´
etriques . . . . . . . . . . . 20
1.1.2.8 S´
eries g´
eom´
etriques (suite) . . . . . . . 21
1.1.2.9 R`
egle de d’Alembert . . . . . . . . . . . 22
1.1.3 Autres m´
ethodes d’obtention de convergence . . . 23
1.1.3.1 S´
eries altern´
ees ............. 23
1.1.3.2 Exploitation d’un d´
eveloppement asymp-
totique `
a deux ter mes . . . . . . . . . . 26
pf3
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pfa
pfd
pfe
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Sommaire

  • Chapitre
    • 1.1 S´eries num´eriques - 1.1.0.1 D´efinition
      • 1.1.1 Convergence d’une s´erie num´erique
        • 1.1.1.1 Nature d’une s´erie num´erique
        • 1.1.1.2 Reste d’une s´erie convergente
        • 1.1.1.3 Limite du terme d’une s´erie convergente
        • 1.1.1.4 Op´erations sur les s´eries convergentes
        • 1.1.1.5 Conjugaison
      • 1.1.2 Convergence par comparaison `a une s´erie positive
        • 1.1.2.1 Cas des s´eries `a termes r´eels positifs
        • 1.1.2.2 Comparaison de s´eries `a termes positifs
        • 1.1.2.3 Convergence absolue
          • positive 1.1.2.4 Convergence par comparaison `a une s´erie
        • 1.1.2.5 S´eries de Riemann
        • 1.1.2.6 R`egles de Riemann : Exemples
        • 1.1.2.7 S´eries g´eom´etriques
        • 1.1.2.8 S´eries g´eom´etriques (suite)
        • 1.1.2.9 R`egle de d’Alembert
      • 1.1.3 Autres m´ethodes d’obtention de convergence
        • 1.1.3.1 S´eries altern´ees
          • totique `a deux termes 1.1.3.2 Exploitation d’un d´eveloppement asymp-

SOMMAIRE

1.1.3.3 Transformation d’Abel.......... 28 1.1.4 Applications.................... 29 1.1.4.1 Lien suite-s´erie............. 29 1.1.4.2 La constante d’Euler........... 31 1.1.4.3 Produit infini............... 32

ii

Exemple 1.3 La s´erie harmonique P n≥ (^1) n^1 admet pour sommes partielles

Sn =

X^ n k=

k ,^ n^ ≥^1.

Exemple 1.4 Soit (vn) une suite d’´el´ements de K. Posons u 0 = v 0 et un = vn − vn− 1 pour n ≥ 1. Alors La s´erie

P

n≥ 0

un est la suite des sommes partielles Sn =

X^ n k=

uk = vn − v 0.

Ainsi la suite (vn) se confond avec la s´erie P^ un.

 Remarque On suppose d´esormais que les s´eries ´etudi´ees sont d´efinies a partir du rang` n 0 = 0_. On peut toujours s’y ramener en posant les premiers termes nuls si n´ecessaire._

1.1.1 Convergence d’une s´erie num´erique

1.1.1.1 Nature d’une s´erie num´erique

D´efinition 1.

On dit qu’une s´erie

P

un converge si la suite de ses sommes partielles converge. Dans ce cas, on d´efinit la somme de la s´erie par +X∞

k=

uk^ = ef (^) n→lim+∞

X^ n k=

uk.

 Remarque Par essence, une somme de s´erie est une limite. Pour la manipuler, il est indispensable de justifier a priori son existence, c’est-`a- dire que la s´erie soit convergente.

Exemple 1.5 Etudions la s´´ erie

P

n≥ 2 n(n^1 −1). Pour n ≥ 2 : X^ n k=

k(k − 1) =

X^ n k=

k − 1 −^

k

= 1 − (^1) n − n−→−−+−∞→ 1.

Ainsi la s´erie P n≥ (^2) n(n^1 −1) converge et +X∞

n=

n(n − 1) = 1.

Exemple 1.6 Etudions la s´´ erie harmonique P n≥ (^1) n^1.

Pour n ≥ 1 , la fonction t 7 → (^1) t etant d´´ ecroissante : X^ n k=

k >

X^ n k=

Z (^) k+

k

dt t =

Z (^) n+

1

dt t = ln(n^ + 1)^ −^ n−→−−+−∞→^ +∞. Ainsi la s´erie

P

n≥ 1 n^1 diverge.

 Remarque On peut interpr´eter la convergence d’une s´erie comme la convergence de la somme des aires hachur´ees sous la courbe.

1.1.1.2 Reste d’une s´erie convergente

Th´eor`eme 1.

Soit n 0 ∈ N_. On a ´equivalence entre :_

1. P n≥ 0 un converge, 2. P n≥n 0 un converge.

Preuve : Les sommes partielles de deux s´eries diff`erent d’une constante et donc l’une converge si, et seulement si, l’autre aussi. Corollaire 1.

On ne modifie pas la nature d’une s´erie en changeant la valeur d’un nombre fini de termes. En revanche, cela modifie ´evidemment la valeur de la somme.

D´efinition 1.

Si la s´erie P^ un converge, on peut introduire la somme

Rn =

+X∞

k=n+

uk.

Ce terme est appel´e reste de rang n de cette s´erie.

 Remarque On ne peut introduire le reste d’une s´erie qu’apr`es avoir justifi´e sa convergence.

Th´eor`eme 1.

Si P^ un converge alors pour tout n ∈ N : +X∞

k=

uk =

X^ n k=

uk +

+X∞

k=n+

uk.

De plus Rn =

+X∞

k=n+

uk − n−→−−+−∞→ 0.

Preuve : Soit n ∈ N fix´e. Pour N > n : X^ N k=

uk =

X^ n k=

uk +

X^ N

k=n+

uk.

En faisant tendre N → +∞, on obtient +X∞

k=

uk =

X^ n k=

uk +

+X∞

k=n+

uk,

´egalit´e que l’on ´ecrit souvent S = Sn + Rn. De plus Rn = S − Sn → 0 quand n → +∞.

1.1.1.3 Limite du terme d’une s´erie convergente

Th´eor`eme 1. Si la s´erie (^) ♣ P (^) u n converge alors^ un →^0_._

Preuve : Posons Sn =

Pn k=0 uk. Si^ (Sn)^ converge de limite^ S, alors un = Sn − Sn− 1 − n−→−−+−∞→ S − S = 0.

s´eries

P

λun et

P

(un + vn) convergent et +X∞

k=

λuk = λ

+X∞

k=

uk,

+X∞

k=

(uk + vk) =

+X∞

k=

uk +

+X∞

k=

vk.

Preuve : R´esulte des propri´et´es de lin´earit´e des limites. Corollaire 1.

L’ensemble des suites u = (un)n∈N ∈ KN^ telles que

P

un converge est un sous-espace vectoriel de KN_. L’application_ u 7 →

P+∞

n=0 un^ y d´efinit une forme lin´eaire.

Exemple 1.10 Si

P

un et

P

(un + vn) convergent, alors

P

vn converge, puisque vn = (un + vn) + (−1) · un.

 Remarque Pour ´ecrire

+X∞

k=

(uk + vk) =

+X∞

k=

uk +

+X∞

k=

vk,

il faut v´erifier la convergence d’au moins deux des s´eries. Ceci interdit d’´ecrire des aberrations du type : +X∞

n=

X^ +∞

n=

+X∞

n=

Exemple 1.11 Si

P

un converge et

P

vn diverge, alors

P

(un + vn) diverge.

1.1.1.4.2 Positivit´e.

Th´eor`eme 1.

Soit (un) une suite r´eelle. Si P^ un converge et si tous les termes sont positifs alors +X∞

n=

un ≥ 0.

Preuve : Pour tout N ∈ N, on a

PN

n=0 un^ ≥^0. En passant `a la limite, la somme est donc positive.

Corollaire 1.

Soient (un) et (vn) deux suites r´eelles telles que un ≤ vn pour tout n ∈ N_. Si_ P^ un et P^ vn convergent alors +X∞

n=

un ≤

+X∞

n=

vn.

Preuve : Avec les convergences, on a +X∞

n=

vn −

X^ +∞

n=

un =

X^ +∞

n=

(vn − un) ≥ 0.

Th´eor`eme 1.

Soit (un) une suite r´eelle. Si un ≥ 0 pour tout n ∈ N , si P^ un converge et si +X∞

n=

un = 0,

alors pour tout n ∈ N , un = 0_._

Preuve : La suite (Sn) des sommes partielles est croissante car Sn+1 −

1.1.2 Convergence par comparaison `a une s´erie positive

1.1.2.1 Cas des s´eries `a termes r´eels positifs

D´efinition 1.

Une **s´erie a termes positifs_** _est une s´erie dont le terme g´en´eral appartienta R+.

Th´eor`eme 1.

Soit P^ un une s´erie `a termes positifs. On a ´equivalence entre :

1. P^ un _converge ;

  1. Il existe_ M ∈ R tel que, pour tout n ∈ N , X^ n k=

uk ≤ M.

Preuve : La suite (Sn) des sommes partielles est croissante car Sn − Sn− 1 = un ≥ 0. Ainsi, (Sn) converge si, et seulement si, elle est major´ee.

 Remarque Si

P

un est une s´erie `a termes positifs divergente, alors X^ n k=

uk − n−→−−+−∞→ +∞.

1.1.2.2 Comparaison de s´eries `a termes positifs

Th´eor`eme 1.

Soient P^ un et P^ vn deux s´eries `a termes positifs v´erifiant un ≤ vn pour tout n ∈ N_. a) Si_

P

vn converge alors

P

un converge. b) Si

P

un diverge alors

P

vn diverge.

Preuve : a) Comme un ≤ vn pour tout n : X^ n k=

uk ≤

X^ n k=

vk ≤

X^ +∞

k=

vk = M,

donc P^ un converge.

b) C’est la contrapos´ee de a).

 Remarque Le r´esultat demeure vrai mˆeme si la comparaison ne vaut qu’`a partir d’un certain rang.

Exemple 1.12 D´eterminons la nature de

P

n> 1 n^12.

Exemple 1.13 D´eterminons la nature de

P

n> 1 nln+1^ n.

s´eries `a termes n´egatifs.

 Remarque Attention : la conservation de la nature d’une s´erie par equivalence des termes n’est vraie que pour les s´´ eries `a termes de signe constant.

1.1.2.3 Convergence absolue

D´efinition 1.

Soit (un) une suite r´eelle ou complexe. On dit que la s´erie

P

un converge absolument si la s´erie `a termes positifs

P

|un| converge.

Exemple 1.16 La s´erie P n> 1 (−1)

n− 1 P^ n^2 converge absolument.^ En effet, n> 1 n^12 converge. Th´eor`eme 1.

Si

P

un converge absolument alors elle converge, et +X∞

n=

un ≤

+X∞

n=

|un|.

Preuve :

Cas (un) r´eel positif : rien `a d´emontrer. Cas (un) r´eel : On pose u+ n = max(un, 0) et u− n = max(−un, 0). Alors un = u+ n − u− n et |un| = u+ n + u− n. Comme 0 ≤ u+ n , u− n ≤ |un|, on d´eduit que

P

u+ n et

P

u− n convergent par comparaison, donc

P

un converge.

Cas (un) complexe : On consid`ere ℜ(un) et ℑ(un). On a |ℜ(un)| ≤ |un| et |ℑ(un)| ≤ |un|, donc les s´eries P^ ℜ(un) et P^ ℑ(un) con- vergent. Ainsi, P^ un converge aussi.

1.1.2.3.1 Bilan.

Pour une s´erie r´eelle ou complexe : CVA =⇒ CV. Pour une s´erie `a termes positifs : CVA ⇐⇒ CV.

 Remarque Plus g´en´eralement, pour une s´erie a termes de signe constant a partir d’un certain rang, on a aussi ´ equivalence. Mais il peut exister des s´eries convergentes qui ne sont pas absolument convergentes. D´efinition 1.

Une s´erie convergente mais non absolument convergente est dite semi-convergente.

Exemple 1.17 La s´erie

P

n> 1

(−1)n−^1 n est semi-convergente.

1.1.2.4 Convergence par comparaison `a une s´erie

positive

Th´eor`eme 1.

Soit P^ un une s´erie num´erique et P^ vn une s´erie `a termes posi- tifs. Si un = O(vn) et si P^ vn converge, alors P^ un converge absolument (et donc converge).

1.1.2.5 S´eries de Riemann

Th´eor`eme 1.

Soit α ∈ R_. La s´erie `a termes positifs_ +X∞

n=

converge si, et seulement si, α > 1_._

Preuve : [D´emonstration du th´eor`eme des s´eries de Riemann]

Cas α ≤ 1 : Pour tout n ≥ 1 , on a 1 nα^ ≥^

n. Puisque la s´erie

P 1

n diverge, par comparaison de s´eries `a termes positifs, la s´erie

P 1

nα^ diverge. Cas α > 1 : La suite

est positive et d´ecroissante. Pour k ≥ 2 , on a 1 kα^ ≤

Z (^) k

k− 1

dt tα^. En sommant, on obtient X^ n k=

kα^ ≤

Z (^) n 1

dt tα^ =

(α − 1)tα−^1

n

1

= (^) α 1 − 1

1 − (^) nα^1 − 1

Ainsi, les sommes partielles Sn satisfont

Sn = 1 +

X^ n k=

kα^ ≤^ 1 +^

α − 1 =^ M. Donc la s´erie P^ n^1 α converge car c’est une s´erie `a termes positifs de sommes partielles major´ees.

Exemple 1.19 Les s´eries P^ n^12 et P^ n 1.^1001 convergent, tandis que P^1 n et P (^) √ 1 n divergent.

 Remarque Pour une s´erie `a termes positifs, il est toujours possible de

comparer `a une s´erie de Riemann P^ n^1 α pour ´etudier sa nature.

1.1.2.6 R`egles de Riemann : Exemples

Exemple 1.20 Nature de P n≥ 0 (−1)

n n^2 −n+.

> 0 , donc la s´erie

Exemple 1.21 Nature de P n≥ 1

tan (^1) n − (^) n^1

Exemple 1.22 Nature de P n≥ (^0) nn 2 +1+.