Diagnostic Différentiel des Éruptions Cutanées: Rougeole, Rubéole et Scarlatine, Lecture notes of Infectiology

Ce document offre un aperçu détaillé du diagnostic différentiel des éruptions cutanées, en mettant l'accent sur la rougeole, la rubéole et la scarlatine. Il décrit les caractéristiques cliniques de chaque maladie, y compris les types d'éruptions, les symptômes associés et les complications potentielles. Le texte aborde également les aspects de la contagion, les méthodes de diagnostic et les options de traitement, fournissant ainsi une ressource précieuse pour les étudiants en médecine et les professionnels de la santé. Il met en évidence les signes distinctifs de chaque éruption, tels que le signe de Koplik dans la rougeole et l'ADP cervical postérieur dans la rubéole, facilitant ainsi un diagnostic précis et rapide. De plus, il souligne l'importance de la vaccination et de l'isolement pour prévenir la propagation de ces maladies infectieuses.

Typology: Lecture notes

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En fait aucune éruption n'est spécifique à 100% d'une maladie et certaines pathologies comme le syndrome
de Kawasaki peuvent revêtir à chaque cas une éruption différente. L'érythème toxique, lui aussi, peut revêtir
tous les types d'éruption.
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Université Oran1 Faculté de médecine d’Oran Module de pédiatrie Année universitaire 2024-2025 Diagnostic et prise en charge des Eruptions fébriles de l’enfant Dr. A. LAREDJ Objectifs pédagogiques : - Argumenter les principales hypothéses diagnostiques et justifier les examens complémentaires pertinents. - Savoir diagnostiquer une rougeole, une rubéole, un exantheme subi, un mégalérythéme épidémique, une mononucléose infectieuse, une scarlatine, un syndrome de Kawasaki. - Citer les principes de la thérapeutique et du suivi du patient. - Décrire la conduite a tenir vis-a-vis de \’entourage autour d’un cas et les risques chez la femme enceinte. En fait aucune éruption nest spécifique a 100% d'une maladie et certaines pathologies comme le syndrome de Kawasaki peuvent revétir a chaque cas une éruption différente. L'érytheme toxique, lui aussi, peut revétir tous les types d'éruption. Devant une éruption fébrile, il convient d'éliminer par arguments de gravité un purpura infectieux sévére, une nécrolyse épidermique aigué toxique ou infectieuse et un syndrome adéno-cutanéo-muqueux dit syndrome de Kawasaki Toute fiévre de plus de 5 jours doit le faire évoquer du fait de ses complications cardiaques graves. Introduction : est une situation fréquente interrogatoire et examen clnigue) sufi patois) ou au moins oriente la prescription d'éventuels examens complémentaires, et permet de définir la conduite a tenir. II- Diagnostic clinique : pits ie dun enfant présentant un exanthéme fébrile : ova, Age; + Notion de contage ; . Epidémiologie locale ; + Antécédents mi xX (contexte d°immunodépression) ; 2 Antécédents va bit va Prodromes ; tie Evolution de I’éruption (mode de début, progression) ; . Soto de pT TM enicuses.sepnon médicamenteuse (2) Examen clinique : Dans tous les cas, examen clinique doit étre complet chez un enfant entiérement nu : « Fiévre; : hémodynamiques, respiratoires, neurologiques ; (localisation, description des Iésions élémentaires) ; z , — — résence d“un purpura ; e Examen des muqueuses (énanthéme) ; « Examen des aires ganglionnaires : e Examen systémique : neurologique, ORL, cardiologique, Pulmonaire. III- Diagnostic étiologique : (J) Analyse des lésions cutanées élémentaires : Sémiologie dermatologique (érytheme, macule. épidermique ni hei . infiltration la lésion dermatologique see . ., . . la plus courante; So :macule rouge qui s‘efface a la vitropression : traduit une vasodilatation des vaisseaux cutanés superficiels si muqueuses atteintes lésions en relic! ° Solides (pas de contenu liquidien), mais non i Ses, de petite taille ( premier jour de l'éruption et s’accompagner d’arthralgies. >>, surtout, durant 3 a 4 jours), att . in dehors de la rubéole congénitale, les autres complications sont : la maladie nest pas reconnu au naissance et donne des complication retardée & Um -Transitoires sug ~ Cet) -Permanents : é Signes retardes : et les femmes en age de procréer non immunes. Contagiosité est possible 5 jours avant et 5 jours aprés le début de I'éruption dans la forme acquise = alors éviction scolaire 5j s 7) lors de 1er trimestre =}> manifestation dans 80% des cas rubéole congénital aprés 16semainesmp presque absent Aff de type 4), elle s’ “ Lacontagiosit est it “pe div es modalités. ee e (( peut varier Fa 7S Sy e fait selon des modalit i Ao, =! SREP =ry tee Peuvent s'y associel as orbito-palpébral, une conjonctivite. oo, a de o_. =—- est Eile est le plus somvext teste thérapeutique en quelques jo’ 5. faveur dune MNi ‘= Chez les sujets ayant regu de l’'ampicilline. une éruption s'observe dans 99 2 109 *s des (trompeuse avec allergie cas venant alors souvent révéler la mononucléose infectieuse. Elle sxviext plus aux ATB) siéruption aprés ampicilline tardivement que I'éruption spontanée, est plus étendue, plus intense. plus durable. (aprés la suspicion dune mni ) ani! i SNINI positive souvent scarlatiniforme et urique. ; v dans I'immense que la fiévre persiste 10 4 15 jours. susceptible d'entraver l'activité de I'enfant. v Di ins cas apparaissent vant étre =) Formes atypiques ou compliquées ( tous les organes peuvent étre atteints ) (méningite lymphocytaire). vant ne se traduire que par une ataxie aigué, myélite, encéphalomy neuropathie du plexus brachial. EGPALIGUBS : en régle cliniquement latente et traduite par une élévation des wansaminases, elle peut s'accompagner d'un ictére, trés rarement d' )peut étre une asthénie parfois responsable dun syndrome d’hypoventi ation alvéolaire ; localisations parenchymateuses ev/ou pleurales. éphrite interstitielle, glomérulonéphrite aigué . re . . ee 7. . Eruption consécutive a la prise d'amoxicilline (prescrite pour le traitement de l'angine), et diagnostiquée a tort comme une allergie a la pénicilline = Les complications hématologiques sont rares. : rupture de rate, anémie hémolytique, thrombopénie, neutropénic voire agranulocytose, pancytopénie par aplasic médullaire. - Il faut encore citer la possibilité d'un syndrome de Reye dont le virus EB est I'un des agents identifiés de méme que le syndrome de fatigue chronique post-virale. - Chez le sujet immunodéprimé, le tableau linigue peut ete sévére, demblée ou secondairement du fait de localisations viscérales, de Ja chronicité de I'affection ou de lapparition de syndromes lymphoprolifératifs. v La numération de la formule sanguine peut orienter lorsqu'elle montre une hyperleucocytose avec hyperlymphocytose, neutropénie relative ct présence 4 un taux supérieur 4 10 % de lymphocytes atypiques 4 cytoplasme hyperbasophile. MNL test, réaction de Paul-Bunnell-Davidsohn) n'est + a éviter chez enfant oins de Sans (risque de faux négatifs chez le jeune enfant = le plus souvent négative méme exist MNI) = on det sérologie = anti VCA et anti EBNA sont indiguéslorsq'une localisation visegale > eiq ok SAG ou dans les formes d'évolution inhabituelle : Les anticorps anti VCA (de type Ig M et de type Ig G apparaissent précocement . apparition des - Avertir la famille du se faisant! caractére durable de > V'asthénie imposant un repo: - Pas d'éviction scolaire, mai la fatigue impose ... - Pas de vaccin contre EBV en dehors du € La searlatine : Le SHGA est sécréteur d” . n'est que la forme toxinique (toxine érythrogéne) . ~.~. dune angine a streptocoque béta hémolytique autre type de toxine our un méme type toxinique). qu groupe A (SGA) apres un atteinte peut cause une amygdalienne maladie encore silencieuse et bréve. généralement enfant a l'age scolaire Enquéte clinique : " 4 Anamnése : notion d'angine érythémateux ( a SBHGA) qui précéde |'éruption 39-40 °C avec frissons ; avec : Signes associés : nanthéme + exanthéme ES nin GY 8 Ouvre I'ceil : entre le syndrome de Kawasaki et la scarlatine, seul I'hyperhémie conjonctivale parfois différe. —_———_ sont 6: si au moins 5 présent = Dg + inflammation du asncient de Sagon variable levres fiseurbes ot craquelécs, Elles peuvent saigner, >? le scarlatine respecte la région palmoplantaire 4 phase initiale ; - Edeme induré des mains et des pieds contemporain de Verythéme ou apparcissanit juste apres lui ; pouvant revétir tous les . . ~ . aspecis scare en cas de scarlatine cest dela de 6j on voir un desquamation apperainant 4 la face d'extension des bras at des jambes puis s'Aendant pour apnet Se tronc. | D realit et 2 morbilliforme, satlatiniforme, gagner le trone. Caspec) réalisé ext Casichl) morbilliforme, xarlatiniforme, preudo- urticarien, Gxythéme marpiné, Grythéeme polymorphe. _—_ Ze T CqUEM Tals de bonne valeur diagnostique est repréventé par le 5% =~ rap d'un diamétre supéricur 4 1,5 cm, des douleurs dans le cou souvent causées par une contracture musculaire ahuisant une myo) prédominant au niveas des growes articulations : coudes, poignets, genoux, chevilles, Elles peuvent v limiter 4 de simples arthralgies ou constituer de véritables arthrites 10 3 critéres + Sd inflammatoire peut pose le Dg du Kawasaki . - . . ¥ jusqu'au 2 L'atteinte cardiovasculaire définit la gravité de la maladie alors = échocardiographie pour le Dg en phase aigue puis chaque 15j jusqu'al mois pour le contrdle z K accélération de Ja ‘mle normocytaire, d'une hyperleucocytose a u polynucléaires et d'une hyperplaquettose pas toujours précoce, se Majorant secondairement, et durable. actos el ardiovasculaifé fait elle peut comporter : > Pouvant se compliquer d'insuffisance cardiaque, généralement transitoire et de bon pronostic de troubles du rythme, mitrale ou insuffisance aortique. . Il s'agit le plus souvent d'une trop bien visibles) découverte par A cerner d'autres artéres extracardiaques de gros et moyen ous-claviéres, axillaires, iliaques primiti —. > einte Vasculaire peut aussi calibre aorte, arteres cérébrales, s¢ hépatique. * es, dans les 2 premiers mois. Les décés sont duisant 4 un infarctus du myocarde, 4 une myocardite aigué (trouble de la conduc! ion) ou plus ae Ss rarement a la rupture d'un anévrisme ci — Le tt a pour —— ¥, k TP associe = o a RP ~ Les Immunoglobulines par voie veineuse. Atinme + L'acide acétylsalicylique est utilisé plage préconisées sont de lorsque les coronaires apparaissent normales ou tant que persistent des Iésions coronariennes décelables en échographie). r on faire vers le 8eme 9eme jour