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Histoire Economie et Sociale de la
Globalisation
Automne 2018
o Sur les 4 ou 5 enfants nés en moyenne par famille, seulement 2 environ seront susceptibles de remplacer leurs propres mère et père. Ce rythme de naissance assure le renouvellement de la population de manière égale.
- La mortalité à l’âge adulte reste sévère, mais perd en virulence. o Instabilité des familles de l’Europe préindustrielle. o Si la mortalité infantile et enfantine est élevée, le taux de mortalité après 15 ans chute.
- En temps ordinaires, le nombre de décès est légèrement inférieur à celui des naissances. o Essor de la population Les historiens ont été étonnés de constater que :
- Les naissances ne dépendent pas uniquement du taux de mortalité (ici la nuptialité agit comme régulateur)
- Les gens commençaient à travailler avant de se marier et accumulaient de fait un pécule avant de former une famille. Ils pensaient également que ce régime démographique était propre à l’Europe, et qu’ailleurs dans le monde (en Chine par exemple), le taux de natalité n’était pas régulé (ou uniquement par le taux de mortalité). 1.2 Histoire démographique chinoise Il a été difficile de mesurer le développement démographique chinois car le pays ne possédait pas de registre pastoral ou tout autre document relatant les structures démographiques. Un second obstacle est celui de la taille du pays. Pour ces deux raisons, ces données sont à analyser avec recul.
- Taux de croissance de la Chine entre 1400 et 1800 : probablement similaire à celui de l’Europe.
- Espérance de vies des Chinois (hommes) à la naissance : similaires à celle des Européens. (30 à 40 ans, ce qui est plutôt élevé, lorsque l’on prend en compte le taux de mortalité infantile. Cela nous indique également que le taux de mortalité ne diffère pas beaucoup de celui des européens) Comme les données ci-dessus sont similaires à celle de l’Europe, et que la Chine n’est pas sujette à la régulation nuptiale en termes de natalité, il doit soit y avoir davantage de naissances, soit un autre système régulateur. En réalité, le taux de natalité chinois est similaire à celui de l’Europe, et ce pour les raisons suivantes :
- Nombre moyen d’enfants par femme (env. 6) inférieur aux maxima biologiques, en raison de : o Recul du moment de la première grossesse après le mariage. On repousse de 3 à 4 ans le moment de la grossesse en Chine, contrairement à l’Europe (env. 15 mois). o Limitation du nombre de grossesse une fois la famille constituée. Après 33 ans en moyenne, les couples chinois cessent d’avoir des enfants. Les femmes se marient de manière précoce (pour l’élite, entre 17 et 18 ans et en moyenne vers 20 ans – ce qui est considéré comme le moment idéal de gestation, avec les 10 année suivantes). Toutefois, elles n’ont rarement au-delà de 6 enfants si elles restent mariées jusqu’à 50 ans. Les hommes se marient plus tardivement, ou pas du tout. o Infanticide féminin. Ce phénomène est important dans la Chine impériale. Il y a une réduction du nombre et du sexe (jusqu’à – 40% chez les filles). Dans la basse société, le taux d’infanticide est plus important. Il y a alors un déséquilibre des genres, fluctuant en fonction de la conjoncture économique. Il est possible que l’infanticide envers les filles soit parfois dû à de mauvais traitements ou à des négligences, qu’il ne soit pas « violent ». ▪ Réduction de la taille de la population ▪ Diminution du nombre de femmes pouvant se reproduire
▪ Marché matrimonial déséquilibré : Il y a davantage d’hommes que de femmes S’il a été possible de constater qu’il existait des régulations des naissances en Chine également, il est possible que de phénomènes similaires se soient produits ailleurs dans le monde, mais que nous n’avons pas de données qui permettent de le constater. Il faut ainsi retenir qu’il a existé d’autres régulateurs des naissances qu’en Europe. 1.3. Crises démographique (schéma européen) Fléaux, épidémies, famines, guerres, etc. créé des crises démographiques ; l’accroissement démographique est interrompu. Crises démographiques :
- Augmentation de la mortalité
- Diminution du nombre de mariages (élévation de l’âge au mariage)
- Diminution des naissances L’effet démographique induit par les crises va avoir les effets suivant par la suite, une fois la crise passée :
- Multiplication des mariages
- Abaissement provisoire de l’âge au mariage (en dessous de la moyenne des temps ordinaires)
- Augmentation des naissances ➔ Phénomène de rattrapage ou de récupération : On appelle cette deuxième phase post-crise un « rattrapage démographique ». On entend par là qu’ils annulent les effets régressifs de la crise. ➔ En longue durée, mortalité ordinaire et mortalité de crise se conjuguent pour condamner la population à une très faible croissance. En longue durée, on observe des fluctuations étroitement contenues dans les structures démographiques observées (avec une légère tendance à la hausse), mais pas d’importants changements. 1.4 Système démographique ancien Quelques autres traits :
- Population jeune (40 % a moins de20 ans)
- Régime démographique urbain spécifique : déficitaire (le nombre d’enfants par femme en ville est plus faible qu’en campagne, le taux de mortalité en ville est supérieur qu’en campagne, etc.) Ainsi, sans apport démographique rural, la population des villes diminuerait. Taux d’urbanisation réduit (de 10 à 12 % en Russie par exemple. En Chine il est similaire, mais chute à 5-6% au milieu du XVIIIe. On définit une ville par son nombre d’habitants. Il doit être de 5000 au minimum.)
Agriculture « Der Mensch ist was er isst » : Etudier la manière dont une population donnée se nourrit apporte beaucoup d’information à son sujet. Cela porte témoignage du rang, de la culture, de la richesse des individus, etc
- 15e-18e siècles: le poids des nourritures végétales : A cette période, l’alimentation est principalement constituée de manière végétale. A chaque progression démographique importante, on délaisse les nourritures carnées pour se nourrir essentiellement de nourriture végétale.
- Le secteur agricole domine l’économie :
- par le nombre de personnes qu’il emploie; (60 à 80 % des emplois)
- par l’origine du revenu du plus grand nombre; le secteur d’activité duquel la majorité tire son revenu
- par l’importance des investissements. Le secteur est tellement important que la majorité des investissements vont dans ce secteur.
- La société rurale: un monde de pesanteurs et d’inerties :
- secteur industriel
- inégalités
- contraintes énergétiques 1.1. l’agriculture européenne a) la dominance céréalière
- Les blés (froment, seigle, orge et avoine) dominent les surfaces labourées. Cela s’explique par l’importance de la consommation en céréale de la population : 1k/ jour / habitant. C’est donc l’aliment premier. Pourquoi? - >
- Très grande importance de la consommation de céréales: - Les céréales procurent aux hommes le plus grand nombre de calories à moindre coût. - A égalité énergétique, la production de céréales exige 10 fois moins de superficie agricole que la production de viande. 1 hectare de céréale nourrit 10x plus de gens que si l’on consacre ces 10 hectares au bétail. b) La faiblesse des rendements céréaliers
- Faibles rendements céréaliers (moyenne: 5 à 6 grains récoltés pour 1 grain semé). Il s’agit bien d’une moyenne (à certains endroits, on en récoltait le double, à d’autres la moitié). Le rendement (en agriculture) est le rapport entre la quantité semée et la quantité récoltée. On peut également le définir en fonction de sa superficie/ efficacité du travail de la terre. o Faiblesse séculaire des rendements céréaliers : les rendements restent faibles sur une longue période ; il n’y a pas d’accroissement de la productivité marqué.
- Facteurs explicatifs: o médiocrité des techniques agricoles; o poids de la fiscalité; - insuffisance de capital; o mentalités peu innovatrices; o incapacité à bonifier le sol : en raison de l’insuffisance de fumier utilisé p.ex..
c) Explications du cercle vicieux de l’agriculture ancienne :
- Utilisation insuffisante de fumier. On cherche à augmenter le rendement : puisqu’il est plus rentable de produire des céréales que de du bétail, on étend les surfaces de cultures - > pour étendre les surfaces cultivées, il faut diminuer les surfaces dédiées au bétail - > puisqu’il y a moins de bétail, il y a moins de fumier - > puisqu’il y a moins de fumier, le sol n’est pas aussi fertile et les rendements sont moindres - > on cherche à augmenter le rendement etc. etc. etc. …
- Qualité des sols = fonction de leur fertilité, donc de l’utilisation d’engrais.
- Rôle des troupeaux et problématique des plantes fourragères (on ne connait pas bien les plantes qu’il faudrait fournir au bétail ?).
- Faiblesse des rendements. o culture extensive au détriment des pâturages. Pour reposer le sol, il serait nécessaire de « faire reposer le sol » en cessant de l’exploiter toutes les périodes données. C’est une solution insatisfaisante car elle prive une partie du rendement. o concurrence qui oppose les céréales au bétail.
- Facteur aggravant: la nécessaire rotation des cultures : Afin de laisser le sol se reposer – chose nécessaire pour pouvoir continuer à profiter d’un terre fertile- une rotation des cultures s’imposent. Cette nécessité implique une perte importante de rendement, étant donnée qu’une part des cultures dites “productives” doit être délaissée à d’autres cultures peu rentable (herbes, végétation sauvage, etc.) d) Meilleur modèle : les ilôts de pointe : l’exemple des Pays-Bas Dans la même temporalité, il existe des systèmes agricoles moins pessimistes que les systèmes étudiés ci- dessus, où la situation évolue. Il reste toutefois difficile de déterminer quand et comment ce système se constitue. L’Angleterre va par la suite s’inspirer de ce modèle Flamand.
- Îlots de pointe: progression des techniques et méthodes culturales. Exemple des Pays-Bas: o utilisation des immondices urbaines; o amélioration de l’outillage agricole; certaines pièces de bois sont remplacées par des pièces de métal par exemple. o Jachère cultivée (cultures) remplace la jachère morte. Au lieu de laisser l’herbe (inexploitable) pousser pour que la terre puisse se régénérer, on y cultive du chanvre ou du houblon ; ces plantes ont le même effet sur la terre que l’herbe, mais elles ont également l’avantage d’être exploitable. L’innovation dont il est question ici est surtout celle du rendement, avant d’être celui de la productivité. Productivité mesurée par le facteur du travail : unité de travail par unité de temps
- Triomphe de la riziculture aquatique a structuré l’économie de la Chine méridionale. Délaisse les montagnes, chasse les animaux domestiques.
- Economie tournée sur elle-même. Terre limoneuse, excréments, etc. fertilise les terres.
- Tyrannie de la culture du riz aquatique: tout, ou presque, repose sur l’homme. Mise en place de ce type de culture - > sollicite force de travail, reporte toutes les taches sur les êtres humains (tirer la charrue, semer, récolter, etc.) On exclut les animaux domestiques (même les buffles, chevaux, mulets, chameaux, etc.) o Riz cuit à l’eau sans sel, sans viande, sans pain, sans biscuit. Lorsque blé - > consommé en galettes o Solde journalière soldat : réglé sur le prix du riz (suit le cours du riz, échelle mobile)
- Variété de techniques hydrauliques complexes et adaptées aux différentes régions + transformation du milieu.
- Mettre en place : intensité de travail importante, de capital humain et de forces de travail.
- XVIII : culture des collines, pentes montagnardes, utilisation plante américaines (mais, patate douce) importée 2 siècles auparavant des Amériques. 1.3. Esquisse de comparaison Chine-Europe
- Comparaison de la rentabilité d’usage du sol : o Dans les régions chinoises les plus productives d’agriculture irriguée, une famille de 4- 5 personnes peut vivre sur 0,5 à 1,0 hectare de terre. Permet une densité de peuplement + élevée qu’en Europe. o En Europe, une famille de 4-5 personnes à besoin de 5 à 10 hectares sur une terre plate raisonnablement ferle (pâture et jachère comprises, foret fournissant le bois de chauffe non comprise).
- Pdt des centaines d’années la 60% de la population de la planète, vivait soit dans des zones d’agriculture irriguée ou inondable
- 15 - 20% zone agriculture sèche (modalité de culture non dominante)
Industries 3 octobre 2018 1.4. Les pesanteurs du secteur industriel
- Paysage urbain moins complexe que paysage agricole.
- Catégories structurelles - > pesanteurs (ne permet pas de développement) Les pesanteurs (éléments qui pèsent sur le monde industriel) sont les suivantes :
a) La main d’œuvre
- Rôle du facteur travail : Problème permanent. Dans l’Europe, le facteur travail = principal facteur de production parce que les techniques sont rudimentaires - > recours massif au travail manuel.
- Poids du travail Agricole : La majeur partie de la population est occupée au rendement céréalier + la plupart de la population vit en campagne (agriculture peu productive). Elle n’a donc pas la possibilité de libérer des forces de travail pour les industries. → Main-d’œuvre peu mobile, peu qualifiée, disponible qu’à temps partiel L’industrie et l’artisanat dépendent d’une main d’œuvre peu mobile/ qualifiée déjà occupée (disponible à temps partiel silt, p. ex : la morte saison)
b) Les communications et les transports
- Transports terrestres: lents, souvent difficiles et dangereux, couteux : les améliorations existent, mais elles sont ponctuelles et localisées. Transports terrestres évoluent peu pendant le XIXe. Ils sont lents, difficile, dangereux et couteux. →Grande dispersion du secteur industriel. Multiplication de points de productions (villes, villages, campagnes). Travail à domicile pendant la morte saison, travail dans les ateliers et les forges →Cloisonnement des marches : les marchés sont peu ouverts, ont peu de concurrence, les boucles commerciales sont courtes. →Circulation réduite des facteurs de production : Transporter les matières premières et les acheminer vers les consommateurs pose problème. Paris-Lyon demande 10 jours, les marchandises voyage à 3km/h! Ce monde de l’industriel est dispersé dans l’espace. C’est une des pesanteurs du secteur industriel
c) La faiblesse de la demande globale
Faible demande des ménages agrégés pour des articles manufacturés avant industrialisation. Explications liées à des faits qui relèvent des structures économiques et sociales :
- Faible productivité́ de l’agriculture (et du travail, puisque toute la main d’œuvre est occupée aux champs)
- Faiblesse des revenus du plus grand nombre La majorité des gens consacrent la plus grande part de leurs revenus aux subsistances. Une minorité forme la clientèle (Nanti) de riches consommateurs.
- Autoproduction et autoconsommation des familles paysannes. Premier article manufacturé = industrie textile.
o Travail consiste d’abord uniquement à l’impression (pas d’importation brute du coton dans un premier temps) o Le coton brut arrive d’abord d’Afrique du nord (Égypte). Il arrive du Levant sous la forme d’étoffe puis de files. Tertiaire et échanges Le 3 octobre 2018 (12h-14h) On entend par pesanteur des facteurs qui pèsent, freinent l’industrie et le développement de la société
1.6. Domination du commerce dans le tertiaire
a) Le tertiaire^1 est essentiellement urbain. b) Les activités du commerce l’emportent en importance dans le secteur tertiaire : Commerce = principale occupation du secteur tertiaire c) Les activités du commerce regroupent une multitude de professions : soit les marchands, fabricants, colporteurs, négociants du grand commerce internationale - > secteur d’activité qui relève du commerce d) Le commerce et le grand commerce internationale : Secteur dynamique - > même si le commerce est un secteur minoritaire par le nombre de gens qu’il emploie, il s’agit d’un secteur dynamisant.
1.7. Le commerce régional
a) L’essentiel du commerce est régional et organisé autour des villes : Commerce = régional + urbain. Il s’agit là d’un contraste : alors que le grand commerce est dynamisant, la majorité des échanges sont régionaux. Plus la population urbaine est importante, plus le commerce local doit être important. b) La demande urbaine est dominée par les 4 besoins fondamentaux de la vie (Malthus) Le commerce local et la demande urbaine sont donc composés des marchandises qui permettent de satisfaire 4 besoins fondamentaux.
- Subsistance : Alimentation : blé, viande, vin, huiles
- Matériaux de construction : Pierre, bois, terre
- Combustible de chauffage : bois, charbon de bois
- Matières premières industrielles : Fibres textiles, secteur industriel c) La demande rurale consiste en manufacturés et crédit = manufacturés + crédits Un débat naît quant au rôle des villes : la ville se comporte-t-elle comme un facteur de dynamisme ou agit- elle tel un parasite? (P.ex. le régime démographique urbain est déficitaire, les campagnes nourrissent les villes, etc.) (^1) Secteur tertiaire : ensemble d’activités professionnelles de service.
1.8. Approche par produits
a) Les denrées et les marchandises précieuses et de très petit volulme ont fait l’objet d’échange à longue distance : Pour les échange de longue distances, on importe uniquement :
- Des marchandises précieuses
- De petit volume Il s’agit donc de marchandises dont la valeur permet de supporter les couts de transport élevés. Suivant cette règle l’Europe importe depuis longues distances les biens suivants :
- Les épices
- La soie
- Pigments
- Or et pierres précieuses b) Les denrées pondéreuses ne sont transportées qu’exceptionnellement : blés, sel, bois, laine brute. Pondéreux^2 : les transports de marchandises pondéreuses sont exceptionnels. Il s’agit de produits à faible valeur par rapport à leur poids
- Blés : lors des crises de subsistances, par villes portuaires
- Sel : conservation des viandes
- Bois : construction
- Laine brute (^2) Se dit de matières de densité élevée et de poids considérable (CNRTL)
▪ Des secteurs pourvoient une formation, une certaine qualité et sont bien organisés, mais cela ne concerne qu’une minorité d’industries. o Capital : ▪ Considéré comme facteur de production ▪ généralement insuffisant parce que l’organisation du crédit reste peu développé et les appareils bancaires sont insuffisants. ▪ Capitaux peu utilisable et gérable. Lorsqu’on ne possède de capitaux, on aura tendance à le placer dans des biens fonciers tels que la terre, immobiliers, ou envers le « grand commerce au loin » (risqué, mais peut ramener gros). Peu d’argent dirigé vers le secteur secondaire.
- Cloisonnement des marchés o Situation géographique & cloisonnement des marchés : il existe un nombre relativement élevé de marchés régionaux, suivant des rythmes différents et qui traduisent une difficulté de communiquer et procéder à des échanges entre différentes régions. Ils peuvent enregistrer des variations de prix quand bien même ils sont à proximité - > divergence de communication. o Voie maritime et fluviales : les villes situées à proximité de voies maritimes bénéficient d’une rente de situation par rapport aux villes isolées ou mal reliées par des moyens de communication. o Exemple : Le marché des céréales met en valeur cette disparité des prix dans des régions peu éloignées mais séparées par des éléments géographiques contraignants (fleuves, montagnes, etc,)
- Faiblesse des écarts de développement o Avant l’industrialisation, les écarts de richesses sont peu importants (de manière général). o Prospérité des domaines +/- homogènes : en effet, la faible diversité des pôles d’activités n’engendre que peu - à la différence de l’époque post révolution industrielle – de domaines plus prospères que d’autres. o Ecarts plus importants entre villes et campagnes (au niveau régional) - > accès à la culture … (≠ aujourd’hui : Rythmes de vie différents, niveaux de vies divergents)
- Contraintes climatiques et météorologiques : o Récurrence programmable : les caractéristiques climatiques de l’Europe et les changements saisonniers impliquent la nécessité de se protéger du froid - > trouver un mode de production d’un combustible (bois, charbon de bois, tourbe). o Accidents météorologiques : menace constante. ▪ Impact important sur le commerce : - > Les variations impactent durement l’agriculture (dont l’économie repose beaucoup dessus, donc impact important sur l’économie). ▪ Impact sur les vies : La vie des gens dépend des bonnes/ mauvaises récoltes. Plusieurs mauvaises récoltes = augmentation du prix, morts, etc. ▪ Productivité et innovation technique : capacité à récolter dans un temps imparti est limité. ▪ Importation : la capacité d’échange, d’importation, d’exploration est faible. Si la région est touchée par un accident météorologique, elle a peu/ pas de possibilité d’approvisionnement externe. Tous ces facteurs résultent à l’incapacité de progresser, d’atteindre un quelconque évolution industrielle.
II. Les mouvements : 3 - 9 octobre 2018 (Soit les mouvements démographiques et industriels)
6. Schéma des grands mouvements économiques 6.01. Cycles et tendances 4 grandes tendances sur 6 siècles et demi (qui se succèdent petit à petit, pas du jour au lendemain)
- 1100 - 1300
- 1300 - 1450
- 1450 - 1600
- 1600 - 1700/
2 cycles démographique et
économiques découpés en 4 tendances
- Cycle médiéval (12e^ au 13e) : a. 12 e- 13 e^ : Croissance démographique et économique globale b. 14 e^ - 15e: Phase de dépression et retournement
- Cycle moderne (15e^ au 18e) : a. 15,5e- 16 e^ : Reprise démographique et économique, « le beau/ long 16e^ siècle » b. 16,5e- 18,5e^ : dépression démographique et économique La croissance démographique générale relève quelques difficultés : ➔ Accroitre tout ce qui répond aux besoins de la population (4 besoins fondamentaux)
- Accroitre subsistance en fonction de la population.
- Combustible
- Matière première
- Produits manufacturés
= des signes révélateurs d’un essoufflement de l’économie médiévale Après la périodes de prospérité s’étendant jusqu’au début du 14e^ siècle, arrive alors un ralentissement des affaires et un décrochage démographique. Au début milieu du 15e, survient un nouveau renversement de tendances, et dès la moitié du siècle un rattrapage démographique.