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Les machines asynchrones, les lois de fonctionnement et méthodes d'installation
Typology: Study notes
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Lycée P. Mendès France Epinal
Le moteur asynchrone est, de beaucoup, le moteur le plus utilisé dans l’ensemble des applications industrielles, du fait de son faible cout, de son faible encombrement, de son bon rendement et de son excellente fiabilité.
Son seul point noir est l’énergie réactive, toujours consommée pour magnétiser l’entrefer. Les machines triphasées, alimentées directement sur le réseau, représentent la grande majorité des applications ; supplantant les machines monophasées aux performances bien moindres et au couple de démarrage nul sans artifice.
Autrefois, sa mise en œuvre (démarrage et variation de vitesse) se révélait compliqué mais tout cela s'est résolu grâce aux progrès de l'électronique de puissance. La conséquence de ce développement de l'électronique de commande fait que le moteur asynchrone est maintenant utilisé dans des domaines très variés :
Une alimentation triphasée est constituée de 3 tensions identiques décalées d'un angle 2π 3. e 1 = E sin(wt), e 2 = E sin(wt-2π/3), e 3 = E sin(wt+2π/3).
Pour délivrer cette énergie, on a besoin de 3 câbles correspondants à chacune des tensions (appelées phases) et éventuellement d'un autre câble (le neutre) permettant le retour du courant lorsque les courants ne sont pas équilibrés. (i 1 +i 2 +i 3 0)
On peut alors trouver deux types de tension :
Dans un réseau équilibré, la relation en valeurs efficaces entre les deux types de tension est : U=√3. V En France, le réseau triphasé distribué par EDF est un réseau 230/400 V.
En régime sinusoïdal équilibré, on peut calculer les puissances électriques par les formules suivantes : Puissance active en W : P=3.V.I.cos = √3.U.I.cos Puissance réactive en Var : Q=3.V.I.sin = √3.U.I.sin Puissance apparente en VA : S=3.V.I=√3.U.I
L L L
Lycée P. Mendès France Epinal
La machine asynchrone est constituée de deux éléments principaux : (cf diaporama) Le stator : constitué de trois enroulements (bobines) parcourus par des courants alternatifs triphasés et possède p paires de pôles ("nombre de bobinage triphasé au sein dans le stator")
Le rotor : Partie tournante du moteur. Le rotor peut être constitué par un bobinage triphasé, mais, le plus souvent, Il est constitué d’une masse métallique dont de l’aluminium pour l’alléger. On parle alors de rotor à cage d’écureuil.
Rq : Le stator peut être alimenté selon deux couplages : étoile ou triangle. La tension aux bornes des enroulements (bobinages) ne sera pas la même suivant le couplage.
Couplage étoile :
Le schéma de raccordement est donné ci-contre :
Dans ces conditions, l'enroulement voit à ses bornes la tension simple du réseau.
Exemple : sur le réseau EDF classique 230/400, un moteur couplé en étoile aurait une tension sur chaque bobinage du stator de 230V.
Boîte à bornes
Plaque signalétique
Ailette de refroidissement
Bobinage stator
Rotor en cage d'écureuil Arbre
Ventilateur
Lycée P. Mendès France Epinal
En fonctionnement triphasé équilibré, la machine asynchrone peut être modélisée comme un transformateur triphasé, dont le secondaire aurait une pulsation g.w
Moyennant quelques approximations (en négligeant notamment les pertes joules au stator), on peut donner un modèle monophasé de la machine asynchrone dans lequel tout est ramené au stator.
𝐼′ 1 = 𝑚. 𝐼 1 avec m rapport de transformation rotor/stator : m=V 20 /V 1
R 2 représente les pertes joules du rotor ramenées au stator
Rpf représente les pertes fers au stator
Lm : inductance magnétisante (magnétisation de la carcasse métallique du moteur et de l'entrefer)
X 2 représente les flux de fuite.
1−𝑔 𝑔 R^2 est une résistance fictive. La puissance consommée par cette résistance représente la puissance électrique transformée en puissance mécanique.
Ce schéma n'est qu'un modèle. La plupart de ces éléments n'ont pas d'existence physique.
Les pertes dans la machine asynchrone sont dues aux :
2 𝑅𝑝𝑓
transmise au rotor PTr = 3 𝑅 𝑔^2 × 𝐼′ 12
Lycée P. Mendès France Epinal
On peut, à partir du schéma équivalent, calculer l'expression de la puissance mécanique moteur puis en déduire le couple moteur.
𝑅 2 𝑔 (𝑋 2 )^2 +(𝑅 𝑔^2 )^2
𝑅 2 𝑔 (𝑋 2 )^2 +(𝑅 𝑔^2 )^2
Soit 𝐶𝑒𝑚 =
3 𝑝.𝑉² 𝐿 2 .𝑤² ×^
1 𝑔.𝑋 2 𝑅 2 +^
𝑅 2 𝑔.𝑋 2
On peut connaitre le maximum de couple que peut fournir le moteur d'après l'expression de Cm en résolvant
l'équation 𝑑^ 𝑑𝑔𝐶𝑒𝑚 = 0.
3 .𝑉²
3 𝑝.𝑉² 2 .𝐿 2 .𝑤²
On peut alors écrire le couple sous la forme : 𝐶𝑒𝑚 =
2 Cmax 𝑔 𝑔𝑚𝑎𝑥+
𝑔𝑚𝑎𝑥 𝑔
On peut alors tracer l'évolution du couple en fonction du glissement ou de la vitesse rotor :
On constate sur ces courbes qu'il y a une zone (lorsque le glissement est faible, près de la vitesse de synchronisme) où le couple est linéaire par rapport à la vitesse. Cette zone correspond au point de fonctionnement nominal du moteur.
zone linéaire
couple de démarrage
zone linéaire
hypersynchrone
zone instable
Lycée P. Mendès France Epinal
Exemple de charges : sec, visqueux...
(Rappel : Cem= 3𝑝 𝐿 2 × (
𝑉 𝑤)
2 × 1 𝑔.𝑋 𝑅2 +^
𝑅 𝑔.𝑋
, donc si (^) 𝑤𝑉 est constant,
Machine à puissance constante (enrouleuse, compresseur, essoreuse)
Machine à couple constant (levage, pompe)
Machine à couple proportionnel à la vitesse (pompe volumétrique, mélangeur)
Machine à couple proportionnel au carré de la vitesse (ventilateur)