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Ce document fournit un guide pratique pour la rédaction d'un mémoire de master, couvrant des aspects essentiels tels que la structure, l'introduction, la méthodologie, le style de référence et la bibliographie. Il offre des conseils précieux pour organiser et structurer le mémoire, ainsi que pour citer correctement les sources et rédiger un texte clair et concis.
Typology: Summaries
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1 Introduction 1
2 Structure 2 2.1 L’introduction.......................................... 3 2.2 Le corps du texte........................................ 4 2.3 La conclusion.......................................... 5 2.4 Exemple : la structure IMRaD................................ 5 2.5 Les annexes........................................... 5
3 Références et bibliographie 6 3.1 Distinguer ses idées de celles des autres........................... 6 3.2 Choisir des références..................................... 6 3.3 Citer............................................... 6 3.4 Style des références dans le texte............................... 6 3.5 Style et contenu de la bibliographie.............................. 8
4 Autres bonnes pratiques 8 4.1 Figures et tableaux....................................... 8 4.2 Orthographe et typographie.................................. 9
5 Conclusion 9
Le mémoire est un travail plus conséquent que les exercices qui vous sont demandés dans vos cours de master. Il s’agit de l’apothéose de plusieurs années d’apprentissage universitaire, dans lequel vous mettez en pratique ce que vous avez appris et au cours duquel vous développez une spécialité dans un domaine précis sur la base d’une question de recherche originale (qui idéalement vous passionne) à portée conceptuelle. Au moment de la défense de votre travail, une fois que vos recherches sont terminées et que le document est complètement rédigé, vous devriez être à la pointe des connaissances sur le sujet choisi. De plus, votre mémoire peut devenir, outre votre cv, une « carte de visite » à l’attention de l’extérieur pour la voie que vous emprunterez dans la suite du master (travail en entreprise ou recherche). Pour toutes ces raisons, le mémoire est souvent considéré comme une étape difficile par les étudiants. L’un des obstacles qui se dressent sur le parcours du mémorant est la rédaction du document écrit à remettre au jury et à défendre devant lui. Ce document doit en effet obéir à des codes, ceux de la rédaction académique, que ne connaissent pas tous les étudiants. Ce petit guide a pour but de
Figure 1 : Très court résumé exprimant l’idée de chaque paragraphe, inséré en commentaire (en LATEX, lignes commençant par le caractère %)
prodiguer quelques conseils aux mémorants du mastic ulb, afin qu’ils évitent les principaux écueils de cet exercice difficile. Il vient ainsi en complément du guide du mémoire disponible sur le site du master. Les deux sections suivantes de ce document sont dévolues aux deux aspects à propos desquels les étudiants éprouvent le plus de difficultés : la structure du mémoire d’une part, et les références et citations de ressources bibliographiques d’autre part. La section 4 réunit des conseils plus hétéroclites. Ce petit guide se termine par une conclusion et une liste de références bibliographiques utiles.
La structure générale d’un mémoire, ou plus généralement de tout travail de rédaction académique, doit refléter le cheminement du raisonnement présenté. Faire s’enchaîner avec logique et clarté les différentes parties et sous-parties du document est un point essentiel de la tâche d’écriture. La structure du mémoire doit être annoncée dans l’introduction, et justifiée en relation avec la question de recherche étudiée, les enjeux de celle-ci et la méthode de travail adoptée. Au seuil de chacune des parties principales du travail, il est nécessaire de rappeler de manière très synthétique ce qui a été vu avant et d’annoncer ce qui va venir, toujours en faisant le lien avec la question de recherche. La structure doit être apparente : le document doit être explicitement divisé en chapitres, eux- mêmes divisés en sections, etc. Chacune de ces parties doit avoir son utilité propre, bien définie et bien distinguée de celles des autres subdivisions. Des titres clairs et explicites font généralement ressortir la structure de manière efficace. À l’intérieur des sections ou sous-sections, le texte doit être organisé en paragraphes. La règle à suivre est simple : un paragraphe exprime une idée, donne un exemple, explique un élément d’un système complexe, etc. Il doit être possible de résumer le contenu de chaque paragraphe en quelques mots. Si cet exercice semble difficile au rédacteur, il peut être utile d’insérer ce résumé en commentaire dans le document (de telle sorte qu’il n’apparaisse pas au lecteur) pour organiser ses idées lors de la rédaction. La figure 1 montre cette pratique pour le présent document. Le plus souvent, un mémoire se structure en une introduction, un corps (qui est composé de plusieurs chapitres) et une conclusion. La figure 2 donne un schéma de ces différentes parties.
Bien entendu, ce modèle ne doit pas être suivi à la lettre, mais il permet de se faire une bonne idée de ce qu’on attend de l’introduction d’un travail de rédaction académique. Pour commencer l’introduction, certains rédacteurs utilisent une captatio benevolentiae , « des phrases peu modalisées – des assertions fortes – des citations ou des questions, ou mettent en scène une forme d’énigme ou d’étonnement, par exemple devant une idée reçue qu’il conviendrait de nuancer^2 ». Ce procédé rhétorique apporte un plus au chapitre, mais il faut faire attention à ne pas tomber dans le piège du sensationnalisme. On évitera par exemple de faire débuter un mémoire dédié à l’intelligence artificielle par « Les machines vont-elles un jour dominer les humains? » : il s’agit d’un document académique, pas d’un article dans un journal à sensations.
Le corps du texte est le cœur du mémoire : il présente en détails le travail effectué par le rédacteur. Trois grands sujets doivent y être abordés. Il s’agit premièrement de la description du « matériel » utilisé pour répondre à la question de recherche. La nature de ce matériel dépend fort du type de mémoire effectué. Dans le cas où le travail consiste en l’analyse d’un cas d’étude, celui-ci doit être décrit dans tous les détails, depuis le contexte dans lequel il s’insère (une entreprise, une institution, etc.) jusqu’à son fonctionnement précis, en passant par toutes les caractéristiques qui intéressent de près ou de loin la problématique étudiée. Par exemple, l’analyse d’un système d’information particulier doit être accompagnée d’une présentation de tous les tenants et aboutissants de celui-ci. Dans le cas d’un mémoire faisant usage de données d’une façon ou d’une autre, il est important de les présenter en détails, qu’il s’agisse de données produites par le rédacteur (par sondage, mesure, description, etc.) ou de données produites par d’autres (récupérées sur un site web, transmises par une entreprise, etc.). Le cas échéant, on expliquera donc de quoi elles sont composées, comment elles sont structurées, comment elles ont été produites, récoltées, nettoyées, traitées, comment leur qualité a été évaluée, etc. Montrer des extraits des données (éventuellement à plusieurs points de la chaîne de traitement), par exemple sous la forme de tableaux ou de captures d’écran, peut être une manière efficace de faire comprendre de quoi il s’agit. Deuxièmement, il est nécessaire de présenter les méthodes qui sont mises en œuvre pour répondre à la question de recherche. C’est le plus souvent ici que l’état de l’art est inséré, puisque celui-ci décrit les techniques utilisées par la communauté scientifique pour étudier des problématiques similaires. L’exposé doit être compréhensible par le lecteur, qui n’est pas forcément un spécialiste du sujet du mémoire (mais qui possède sans doute tout de même au moins quelques connaissances générales à ce propos). Le niveau de profondeur des explications doit donc être bien choisi : trop détaillées, elles perdraient le lecteur, trop peu détaillées, elles donneraient l’impression que le rédacteur n’a pas compris ce qu’il a utilisé. Nourrir son exposé d’exemples est souvent une bonne manière d’aider le lecteur à comprendre son propos. Il est parfois plus commode de parler des méthodes et du matériel en même temps, par exemple lorsque les premières permettent d’expliquer les propriétés particulières du second. En troisième lieu vient la présentation des résultats obtenus en appliquant les méthodes au matériel. Il ne faut pas seulement énoncer ceux-ci, mais les discuter, les analyser, les critiquer, etc. Le lecteur doit comprendre comment ces résultats permettent d’apporter des (pistes de) réponses à la question de recherche. Rares sont les études dont les résultats sont unanimes : c’est dans cette partie que des nuances sont apportées à ce qui a été obtenu. Une comparaison avec le contenu des travaux de la
littérature (normalement présentés dans un chapitre précédent) est une bonne idée dans bien des cas. Elle permet de montrer l’originalité des résultats présentés. Il n’existe pas de règle absolue dictant la façon dont ces trois éléments doivent être combinés et structurés dans un mémoire. Dans certains cas, le sujet étudié et l’approche embrassée font qu’il est pertinent de dédier un chapitre à chacun de ces trois points. Mais beaucoup d’autres configurations se rencontrent. Un certain nombre de mémoire stic se décomposent en une partie théorique (qui correspond à l’exposé des méthodes) et une partie pratique consistant le plus souvent en un cas d’étude (qui comprend une présentation des données correspondantes et des résultats obtenus).
La conclusion clôt le mémoire, en revenant brièvement sur le travail effectué et en apportant une réponse, ou en tout cas des pistes de réponses, à la question de recherche. Elle doit résumer les résultats obtenus et présentés dans la partie correspondante, et discuter leur portée globale. Elle se situe donc à un niveau de généralité supérieure à celui de la partie où ils sont exposés. On revient aussi dans la conclusion sur ce qu’apporte le mémoire au domaine intellectuel dans lequel il s’insère, sur la possibilité (et les conditions sous lesquelles il est possible) de généraliser les résultats à d’autres cas de figure analogues, à d’autres contextes ou à des questions de recherche voisines. Le cas échéant, on présentera aussi des perspectives de recherche ultérieure, des directions qui n’ont pas pu être suivies dans le mémoire qui vaudraient la peine d’être explorées dans un travail futur. Dans la figure 2, cette dernière partie est représentée par un parallélogramme qui s’élargit, pour représenter son aspect « globalisant ».
Dans certaines disciplines académiques, la majorité des articles scientifiques sont structurés de la même façon. Il sont divisés en quatre sections : Introduction, Méthodes, Résultats et Discussion/Conclusion. La structure résultante a pour nom l’acronyme IMReD (en anglais, IMRaD^3 ). Elle a par ailleurs été normalisée par l’ American National Standards Institute dans les années
Si le mémoire a nécessité d’écrire du code, celui-ci doit figurer en annexe. De même, si la méthodologie de collecte des données a consisté en l’utilisation d’outils mis au point par le rédacteur, comme des questionnaires de sondage par exemple, ils doivent être insérés dans cette partie. Plus généralement, les annexes comprennent tout les éléments dont la présence dans le texte aurait alourdi celui-ci, mais qui doivent tout de même figurer quelque part dans le mémoire.
Figure 3 : Exemples des trois catégories de style de références à des ressources dans le texte d’articles de Shannon (Shannon, C. E., « Two-way Communication Channels », in Proceedings of the Fourth Berkeley Symposium on Mathematical Statistics and Probability, Volume 1 : Contributions to the Theory of Statistics , The Regents of the University of California, 1961, p. 611-644 ; Shannon, C. E., « Certain Results in Coding Theory for Noisy Channels », in Information and control , 1, no^ 1, 1957, p. 6-25 ; Shannon, C. E., « Prediction and Entropy of Printed English », in The Bell System Technical Journal , 30, no^ 1, 1951, p. 50-64, doi : 10.1002/j.1538-7305.1951.tb01366.x )
Tableau 1 : Renseignements nécessaires et optionnels pour quelques types de ressources
Type Renseignements nécessaires Renseignements optionnels Monographie auteur(s), titre, année de publication, éditeur
lieu d’édition, numéro de l’édition, nombre de pages Volume collec- tif
auteur(s), titre de l’article, pages, direc- teur(s) du volume, titre du volume, année de publication, éditeur
lieu d’édition, numéro de l’édition, nombre de pages
Article auteur(s), titre, nom de la revue, numéro de la revue, année de publication, pages
éditeur, url
Thèse auteur, titre, université, année de présen- tation
ville, nombre de volumes
... ... ...
note (le plus souvent placée en bas de page) donne l’intégralité des renseignements à propos de la ressource. La plupart des disciplines ont leurs exigences et préférences à ce sujet^7. Dans le cas d’un mémoire en stic, peu importe le choix de style de référence effectué, à condition que celui-ci soit cohérent et utilisé de la même manière tout au long du travail.
La bibliographie, placée à la fin du mémoire, donne la liste de toutes les ressources consultées au cours du travail et référencées dans le mémoire. À nouveau, il existe différents styles, selon qu’on donne les prénoms entiers des auteurs ou seulement leurs initiales, qu’on renseigne les titres en italique ou pas, etc. Dans le cas d’un mémoire en stic, peu importe le choix de style effectué, à deux conditions. Il faut d’abord que les références soient complètes, c’est-à-dire permettent au lecteur de retrouver facilement la référence qui est mentionnée. Simplement indiquer le nom de l’auteur et le titre d’un livre n’est pas suffisant. Le tableau 1 donne les renseignements à fournir au minimum pour quelques classes de ressources, ainsi que des exemples d’informations optionnelles. Ensuite, il faut que la bibliographie soit cohérente au niveau du style. Les mêmes informations doivent être fournies pour toutes les ressources du même type, et formatées de la même façon. Biber et BibTeX/BibLaTeX permettent d’assurer une telle cohérence pour LATEX, tandis que Zotero et EndNote le font pour Word. Bien entendu, il faut pour cela que la base de données dans laquelle puise le logiciel soit complète et correctement remplie.
Tous les éléments hors texte, c’est-à-dire tout ce qui ne s’insère pas dans le texte suivi du mémoire mais peut être vu comme un encart (figures, tableaux, fragments de code, etc.), doivent être traités comme des « flottants », c’est-à-dire des éléments dont la place n’est pas fixée une fois pour toute, mais est fonction de la façon dont le document est mis en page. Ils doivent par conséquent être appelés dans le texte en les désignant par leur numéro. L’expression « ... dans le tableau ci-dessous : » doit être proscrite (puisque rien ne dit que le tableau en question sera situé à cet endroit précis dans la version finale du document). On lui préférera « ... dans le tableau 4 ».
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