Sinclair, L’ACQUISITION DU LANGAGE D’UN POINT DE VUE PIAGETIEN , Study notes of French Language

Résumé de l'article de Sinclair sur l'acquisition du langage. L'acteur a un point de vue piagetien.

Typology: Study notes

2016/2017

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L’ACQUISITION DU LANGAGE D’UN POINT DE VUE PIAGETIEN : H-J Sinclair
Lire résumée à la fin du texte
Les études que Piaget a consacrées au problème du langage concernent en premier lieu la relation entre le
langage et la pensée.
Piaget donne des principes sur lesquels l’école genevoise a posé ses bases :
Pour comprendre un type de comportement (soit sa structure soit dans sa fonction), on doit observer et
analysé sa construction au cours du développement
Aux différents stades du développement il s’opère une restructuration des acquisitions du niveau
inférieur aboutissant à des structures nouvelles. (riorganizazzione delle vecchie conoscienze)
ceux deux principes confèrent une importance capitale à l’étude de l’acquisition du langage chez le jeune
enfant
En ce qui concerne les relations entre le langage et la pensée, Piaget a de nombreuses fois souligné les points
suivants :
1) Les origines des opérations de la pensée ne sont pas à chercher dans le langage mais dans les schèmes
d'action qui se construisent durant la période sensori-motrice, pré-verbale (12-18 mois).
En schématisant, on peut dire que tous les bébés naissent avec un petit nombre de montages héréditaires
prêts à fonctionner et avec la tendance humaine à vouloir explorer et organiser un nombre toujours
grandissant d'élément du monde qui les entourent.
Les schémas d’action augment et se modifient en fonction de l’objet. Petit à petit, les différents schémas
commencent à se coordonner (ordonner les actions selon ce que on peut faire avec eux).
Cette intelligence en action comporte des structurations très généraux qui se retrouvent à travers de
multiples actions et qui aboutiront aux opérations de base de la pensé logique. La pensé logique se
développera dans le sens d’une cohérence interne (la non- contradiction) et la pensé causale, elle, vers une
cohérence du sujet et le monde réel. (manipulation de l’objet comme bas pour la connaissance du monde
physique)
l'intelligence pratique se développe rapidement pendant les 18 premiers mois et culmine dans ce que
Piaget appelle "la permanence de l'objet" : au début de la 2eme année, le bébé témoigne par ses conduites
qu'il considère les objets comme retrouvables par la récapitulation des déplacements qu'ils ont subis.
2) La pensée représentative débute précisément au moment culminant de l'intelligence sensori-motrice. La
capacité d'évoquer les objets et les événements en leurs absences soit par des gestes soit par d’autres objets
ajoute une nouvelle dimension à l’intelligence pratique et permettra l’élaboration d’opérations mentales bien
plus puissantes que les actes limites au hic et nunc
on observe des conduites de "faire comme si" : reproduit scènes vécues plusieurs jours auparavant et bien
entendu les débuts du langage.
3) La capacité de représentation a ses origines dans l'imitation
l’imitation n’est pas simplement une copie directe, elle est le plus souvent liée aux intérêts et surtout à la
capacité d’organisation du sujet.
les très jeunes enfants (autour de 2 ans) passent rapidement d’une imitation à des actes d’intelligence
représentative et à des jeux symboliques accompagnés de vocalisation ou de mots.
le langage fait partie d'un complexe de conduite inextricablement liées à tout le développement intellectuel
et affectif : il n'apparait pas ex nihilo et n'est pas non plus le simple prolongement du babillage. La
capacité de représentation est essentielle pour le développement de la pensée mais non le langage en tant
que tel.
Caractéristiques particulières du langage :
a. toute langue combine un petit nombre de sons distinctifs (phonème) en un grand nombre de mots
par des enchaînements différents obéissants à des règles qui lui sont propre.
b. Toute langue construit des phrases en nombre infini en combinant des mots de manière différente
selon les règles de la syntaxe
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L’ACQUISITION DU LANGAGE D’UN POINT DE VUE PIAGETIEN : H-J Sinclair Lire résumée à la fin du texte

Les études que Piaget a consacrées au problème du langage concernent en premier lieu la relation entre le langage et la pensée.

Piaget donne des principes sur lesquels l’école genevoise a posé ses bases :

• Pour comprendre un type de comportement (soit sa structure soit dans sa fonction), on doit observer et

analysé sa construction au cours du développement

• Aux différents stades du développement il s’opère une restructuration des acquisitions du niveau

inférieur aboutissant à des structures nouvelles. (riorganizazzione delle vecchie conoscienze) ceux deux principes confèrent une importance capitale à l’étude de l’acquisition du langage chez le jeune enfant

En ce qui concerne les relations entre le langage et la pensée, Piaget a de nombreuses fois souligné les points suivants :

  1. Les origines des opérations de la pensée ne sont pas à chercher dans le langage mais dans les schèmes d'action qui se construisent durant la période sensori-motrice, pré-verbale (12-18 mois).

• En schématisant, on peut dire que tous les bébés naissent avec un petit nombre de montages héréditaires

prêts à fonctionner et avec la tendance humaine à vouloir explorer et organiser un nombre toujours grandissant d'élément du monde qui les entourent.

• Les schémas d’action augment et se modifient en fonction de l’objet. Petit à petit, les différents schémas

commencent à se coordonner (ordonner les actions selon ce que on peut faire avec eux).

• Cette intelligence en action comporte des structurations très généraux qui se retrouvent à travers de

multiples actions et qui aboutiront aux opérations de base de la pensé logique. La pensé logique se développera dans le sens d’une cohérence interne (la non- contradiction) et la pensé causale, elle, vers une cohérence du sujet et le monde réel. (manipulation de l’objet comme bas pour la connaissance du monde physique)

• l'intelligence pratique se développe rapidement pendant les 18 premiers mois et culmine dans ce que

Piaget appelle "la permanence de l'objet" : au début de la 2eme année, le bébé témoigne par ses conduites qu'il considère les objets comme retrouvables par la récapitulation des déplacements qu'ils ont subis.

  1. La pensée représentative débute précisément au moment culminant de l'intelligence sensori-motrice. La capacité d'évoquer les objets et les événements en leurs absences soit par des gestes soit par d’autres objets ajoute une nouvelle dimension à l’intelligence pratique et permettra l’élaboration d’opérations mentales bien plus puissantes que les actes limites au hic et nunc

• on observe des conduites de "faire comme si" : reproduit scènes vécues plusieurs jours auparavant et bien

entendu les débuts du langage.

  1. La capacité de représentation a ses origines dans l'imitation

• l’imitation n’est pas simplement une copie directe, elle est le plus souvent liée aux intérêts et surtout à la

capacité d’organisation du sujet.

• les très jeunes enfants (autour de 2 ans) passent rapidement d’une imitation à des actes d’intelligence

représentative et à des jeux symboliques accompagnés de vocalisation ou de mots.

• le langage fait partie d'un complexe de conduite inextricablement liées à tout le développement intellectuel

et affectif : il n'apparait pas ex nihilo et n'est pas non plus le simple prolongement du babillage. La capacité de représentation est essentielle pour le développement de la pensée mais non le langage en tant que tel.

• Caractéristiques particulières du langage :

a. toute langue combine un petit nombre de sons distinctifs (phonème) en un grand nombre de mots

par des enchaînements différents obéissants à des règles qui lui sont propre.

b. Toute langue construit des phrases en nombre infini en combinant des mots de manière différente

selon les règles de la syntaxe

c. les moyens de représentations ont généralement une certaine ressemblance avec la réalité

représentée

• le langage assure la même fonction que d'autres moyens de représentation et de communication, il n'en a

pas le même statut. Le langage est à la fois un moyen de représenter le connu et l’inconnu.

• L’imitation est la source de tout ce qui est représentation et elle permet un travail de l’intelligence sur un

modèle précis. Elle n’est pas limitée à un simple copiage.

• Le langage, comme le dessin ou le mime, peut jusqu’à un certain point se dissocier de son contenu et

devenir une fin en soi.

• Piaget portent sur le développement des connaissances humaines, et mise à part l’étude de l’histoire des

sciences, la démarche épistémologique et psychologique se fait à partir de l’observation et de l’interview de sujet.

• l’expérimentation vise à nous faire saisir la ligne d’évolution générale d’un sujet idéalisé.

• la période où le bébé commence à imiter les sons, le fait que la prononciation des consonnes labiales (p,

m, b) se marque sur le visage de celui qui parle à son importance. De même la production des sons exige un certain tonus musculaire. L’input doit être de quantité et de qualité suffisantes. Aucun moyen de mesurer l’input.

• Il n’existe pas encore une théorie générale du langage (on n’a pas les prouves !)

• Chomsky : on a une structure interne innée.

• Dans le cadre de la théorie Piagétienne, les universaux linguistiques ne constituent pas un schéma inné

mais plutôt un ensemble de stratégies construites sur le modèle heuristique de toutes les acquisitions de la période sensori-motrice.

• Pourquoi un enfant apprend à parler il doit :

a. "acquis" "l'idée" de la représentation en générale, et que cette capacité de représentation doive

attendre le moment où il a doté les objets d'une existence objective.

b. Comprendre qu’il n’y a pas un lien entre le son et la représentation.

c. comprendre qu’il n’y a pas de combinaison de sons précise pour chaque événement isolé, que le

langage ne constitue pas une sorte de liste de correspondances entre évènements et combinaisons de sons.

• Plusieurs personnes en permanence s’occupent de l’enfant plu se réalise un lien conventionnel entre sons

et réalité.

• Il commence à parler pensant les repas, les bains, où il y a des routines journalières et il y a des actions

accompagnées par des énoncés.

• le bébé a très tôt "l'idée" de la communication : ses vocalisations et cris indiquent le contentement ou le

mécontentement et très vite ces moyens phonologiques ont utilisés pour obtenir un effet voulu. Les cris de mécontentement sont nasalisées et aigus alors que les cris de contentement ne sont pas nasalisé mais profonds et relaxés. A 7 mois autres oppositions.

• les réactions du bébé à des états intérieurs ou des événements extérieurs et ceci de manière universelle ->

la communication sans représentation du réel qui continu toute la vie et s'ajoute à la représentation par le langage. Mais c’est une communication sans représentation du réel : vient exprès seulement la réaction du locuteur e non l’événement extérieur. Préliminaires du langage

• La prise de conscience de ce principe d’oppositions des langues (ex. moule et boule ou nous arrivons et

j’arriverai) serait-elle facilitée par l’usage d’oppositions phonatoire observant la communication sans représentation de la première année?

• Pendant sensori-motrice -> babillage. Si en position assise + augmentation du tonus musculaire -->

consonnes (arrières larynx) --> voyelles (entrouvrir la bouche) --> sons consonnes (+ gde mobilité des lèvres et de la langue) --> sons consonnes (positions des lèvres + précises) (alternance CVCV)

• Un ensemble de facteurs (ex, imitation) va permettre la construction d’un répertoire de sons qui seront les

phonèmes de la langue maternelle.

• l'imitation (phonème de la langue maternelle perte progressif de sons hors langue) aura également par effet

que les sons que le bébé n'entend pas autour de lui disparaîtront de son répertoire.

• affinage et amplification de la ligne mélodique, séquences deviendront plus longues et variation de rythme

et d’intensité.

• avant apparition des 1ers holophrases on a souvent l'impression que les vocalises du bébé reproduisent

déjà les types fonctionnels de la phrase adulte : l’affirmation, la question et l'impératif.