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Plan: 1 er mouvement: Les actions d’Arrias l. 1 à 3 2 ème mouvement: Le récit d’une anecdote l. 3 à 10 3 ème mouvement: L’insolente réponse d’Arrias l.11 à 15 4 ème mouvement: Coup de théâtre final l. 15 à 17 Le XVII ème siècle sera le siècle de l’absolutisme. A Versailles se pressent les courtisans qui entourent les rois de France pour essayer d’obtenir ses faveurs. Ce comportement ne réussit pas à tout le monde, et certains, comme Fouquet, s’approcheront trop près du soleil et se bruleront les ailes. Les courtisans sont aussi soumis au regard perçant des portraitistes, dont le plus célèbre sera La Bruyère qui publiera anonymement ses Caractères en 1688. Dans ce texte, l’auteur vise de nombreux courtisans et ne se prive pas pour les critiquer. C’est ce qu’il fera avec le portrait d’Arrias, au livre V des Caractères. Comment arrive t-il à nous faire détester Arrias, tout en nous proposant une chute digne d’une scène de théâtre? Afin de répondre à ce projet de lecture, nous analyserons le texte en quatre mouvements. Le premier verra une présentation générale des Arrias, et ira de la ligne 1 à 3, alors que le deuxième fera le récit de l’anecdote des lignes 3 à 10. Nous verrons à quel point la réponse d’Arrias est insolente des lignes 15 à 17, avant d’analyser le coup de théâtre final dans les lignes 15 à
1 er mouvement: Les actions d’Arrias l. 1 à 3
l’aspect achevé des acquisitions de ses connaissances, Arrias a tout « lu » et « vu », mais la parataxe introduit la distance ironique ou critique du regard de la Bruyère qui souhaite persuader son lecteur. L’adverbe « ainsi » donne un côté irrévocable aux certitudes du courtisan dépeint. On remarque aussi que La Bruyère utilise le lexique de la séduction avec le terme « persuader ». Arrias ne se base que sur des persuasions à lui-même, il ne possède aucune qualité scientifique qui feraient de lui un homme de raison. Il est le prototype du courtisan avide de richesses et de reconnaissance.
d’un personnage suffisant qui se met en scène face à une société bien élevée et qui est démasquée par un dénouement en forme de coup de théâtre. Dévoiler l’identité d’une personne est une forme de coup de théâtre que l’on retrouvera sans les comédies de Molière.