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C’est un chapitre de maths de terminale
Typologie: Résumés
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Introduction : Les suites de nombres réels ont plusieurs champs d’application. Elles repré-
sentent un modèle courant de description de phénomènes discrets, c’est à dire évoluant étape
par étape. On s’intéresse en particulier au comportement à long terme, d’où l’importance de
la notion de convergence. Les suites constituent également un outil d’étude approfondie des
nombres réels. Elles fournissent par exemple des algorithmes d’approximation d’un nombre
irrationnel comme
p 2 , e ou ⇡. L’idée de suite trouve sa source dans les méthodes d’approxi-
mations successives déjà utilisées par les Babyloniens 3000 ans avant J.-C. et brillamment mise
en œuvre par Archimède.
Biographie : Karl Weierstrass (Osterfelde 1815 - Berlin 1897).
Né dans une famille catholique, Karl Weierstrass est l’ainé de quatre en-
fants. Très bon élève dans le secondaire, son père l’envoie étudier le droit et
les finances à Bonn. Peu intéressé, il part étudier à Münster où il rencontre
Christoph Gudermann qui lui communique sa passion pour les mathéma-
tiques. Enseignant d’abord en lycée, ce n’est qu’en 1864 qu’il devient pro-
fesseur à l’université de Berlin et qu’il peut se consacrer entièrement à sa
passion pour les mathématiques. C’est à son passage dans l’enseignement
secondaire qu’il pense devoir des talents de pédagogue reconnus de tous.
Il étudie les nombres réels et en donne une construction (élaborée à partir de 1863 et publiée
en 1872) dont on peut penser qu’elle inspire toutes celles paraissant à cette époque (Méray,
Cantor et Dedekind). Il construit de nombreuses nouvelles fonctions réelles ou complexes à
l’aide des séries entières (programme de spé) et des produits infinis. On lui doit en 1861 un
exemple de fonction continue et dérivable nulle part. Il publie en 1885 son célèbre théorème sur
l’approximation des fonctions continues sur un segment par des polynômes. Il s’intéresse aussi à
l’algèbre linéaire qui prend son essor dans cette deuxième moitié du XIXème siècle. Surnommé
parfois le père de l’analyse moderne, Karl Weierstrass introduit une grande rigueur en analyse.
C’est lui qui le premier définit la continuité “à l’aide des epsilons". Il publie peu et ses résultats
sont souvent connus grâce aux cours de ses élèves.
Vu au lycée : définition, suites récurrentes (arithmétiques et géométriques), monotonie, limites
avec opérations et comparaisons, théorème des gendarmes, théorème des suites monotones.
Approximation décimale d’un réel à 10 n^ près.
Plan :
I - Généralités sur les suites réelles II - Suites récurrentes linéaires
III - Compléments sur les nombres réels IV - Limite d’une suite réelle
V - Théorèmes d’existence de limites VI - Suites récurrentes générales
VII - Étude des suites complexes
Objectif fondamental Tests Exos X
Déterminer les propriétés d’une suite :
Calculer explicitement les suites récurrentes linéaires.
Savoir calculer des limites à l’aide des outils classiques :
Savoir modéliser un problème simple à l’aide d’une suite.
Objectif d’approfondissement Tests Exos X Justifier une borne supérieur / inférieure.
S’approprier la définition de convergence avec les quantificateurs.
Utiliser les suites extraites.
Étude graphique d’une suite récurrente.
Définition Apprise Comprise
Suite, terme général
Constante, croissante, monotone, majorée
Suite arithmétique/géométrique Suite récurrente linéaire d’ordre 1 et 2
Intervalle
Suite convergeant vers `
Convergence / divergence
Suite ayant pour limite + 1 et
Suite extraite Suite adjacente
Intervalle stable par f , Point fixe
Suite complexe bornée, convergente
Théorème important Appris Compris
Propriété fondamentale de la borne supérieure
Caractérisation de la borne supérieure
Opérations élémentaires sur les limites Croissances comparées
Théorème d’encadrement
Théorème des suites monotones
Théorème des suites adjacentes
Démonstration Détaillée Synthèse
Uunicité de la limite d’une suite convergente.
Limite d’un produit de suites.
théorème des suites adjacentes.
Dates révision
Une suite de réels est une application de N dans R ou d’une partie de N de la forme A = [[n 0 ; + 1 [[ dans R.
u : N ! R n 7 ! u(n) = un
On la note u = (un)n 2 N ou bien (un)n n 0
. un est appelé le terme général (parfois aussi
n-ième terme) de la suite.
Définition.
Notation : on notera RN^ l’ensemble des suites réelles.
un 2 R, et (un) 2 RN.
Modes de définition d’une suite :
(i) Explicite : un = f (n) pour tout n 2 N, où f est une fonction réelle. Représentation graphique : comme une fonction ou éléments placés sur un axe.
Exemple. Soit (un)n 2 N la suite définie pour tout entier n par un = n^2 +
3 n + 1
(ii) Implicite : On se donne une relation de la forme f (n, un) = 0, où f est une fonction réelle de deux variables.
Exemple. Soit (un)n 2 N la suite définie pour tout entier n par l’unique solution positive
de exp(un) 3 nun 2 = 0.
Ce type de relation ne permet pas forcément d’exprimer un en fonction de n.
(iii) Par récurrence : On donne u 0 2 R et une relation de récurrence un+1 = f (un) où f est
une fonction réelle.
Exemple. Soit (un)n 2 N la suite définie par
u 0 = 1
8 n 2 N, un+1 = 3un +
un
Remarque. On parle aussi de suites récurrentes lorsque (un)n 2 N est définie par la donnée des termes {uk , 0 k k 0 } et une relation de récurrence donnant un+1 en fonction des
termes {un i , 0 k k 0 }
Exemple. Soit (un)n 2 N la suite définie par
u 0 = 1; u 1 = 1 8 n 2 N, un+2 = un+1 + un
La suite (un)n 2 N est dite :
Définition.
est une période.
Remarque. Les définitions de suites croissantes, décroissantes et monotones se répètent avec
“strictement” en remplaçant les inégalités larges par des inégalités strictes.
Test 1. Écrire avec des quantificateurs la définition de suite stationnaire.
Corrigé. 9 N 2 N, 8 n N, un+1 = un.
Exemples.
La suite (un)n 2 N est bornée si et seulement si la suite (|un|)n 2 N est majorée.
Théorème. Caractérisation d’une suite bornée
Même preuve que pour les fonctions réelles.
Preuve.
On peut définir dans RN^ les opérations suivantes :
(i) Une addition : (un) + (vn) = (un + vn). Cette opération est commutative, associative ; elle admet pour élément neutre la suite
constante nulle et toute sa suite a une opposée. Ainsi, (RN, +) est un groupe commutatif.
(ii) Une multiplication interne : (un)(vn) = unvn).
Cette opération est commutative, associative ; elle admet pour élément neutre la suite constante 1. Il existe des suites non nulles qui n’ont pas d’inverse (les suites ayant un
terme nul). La multiplication est distributive par rapport à l’addition.
(iii) Une multiplication externe par les réels : si 2 R, (un) = ( un).
n, un+1 = un + r. Le nombre r est appelé la raison de cette suite.
un+1 = q ⇥ un. Le nombre q est appelé la raison de cette suite.
tout entier n, un+1 = aun + b.
Définition.
Soit (un)n 2 N une suite récurrente linéaire d’ordre 2. La détermination de un est très proche
de la résolution de l’équation différentielle ay^00 + by^0 + cy = 0. On cherche ici les solutions sous
la forme (rn) ce qui conduit à r solution de l’équation caractéristique.
Le tableau ci-dessous montre l’analogie entre les deux. On admet (dans ce chapitre) les résultats
de la dernière colonne du tableau :
ay^00 + by^0 + cy = 0 aun+2 + bun+1 + cun = 0
C.I. y(0), y^0 (0) u 0 , u 1
E.C. ar^2 + br + c = 0 ar^2 + br + c = 0