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CONCOURS COMMUN 2009, Dissertation de Mathématiques

B. Calcul des puissances successives d'une matrice. 7. Les trois polynômes 1, −2X+1 et 6X2 −6X+1 sont trois éléments de R2[X] de degrés deux à deux ...

Typologie: Dissertation

2021/2022

Téléchargé le 26/04/2022

Andre007
Andre007 🇫🇷

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bg1
CONCOURS COMMUN 2009
DES ECOLES DES MINES D’ALBI, ALES, DOUAI, NANTES
Epreuve de Mathématiques
(toutes filières)
Problème I : Algèbre et géométrie
A. Etude de deux applications
1. Soit PR2[X]. Posons P=aX2+bX +c (a, b, c)R3.
f(P) = 1
2aX2
4+bX
2+c+a(X+1)2
4+bX+1
2+c=a
4X2+a
4+b
2X+a
8+b
4+c,
et donc f(P)R2[X]. Ainsi, fest bien à valeurs dans R2[X].
Soient (P, Q)(R2[X])2et (λ, µ)R2.
f(λP +µQ) = 1
2(λP +µQ)X
2+ (λP +µQ)X+1
2
=λ×1
2PX
2+PX+1
2+µ×1
2QX
2+QX+1
2=λf(P) + µf(Q),
et donc, fest linéaire.
fL(R2[X]).
2. Soient (P, Q)(R2[X])2et (λ, µ)R2.
ϕ(λP +µQ) = (λP +µQ)(1) = λP(1) + µQ(1) = λϕ(P) + µϕ(Q).
et donc, ϕest linéaire.
ϕL(R2[X],R).
3. Le calcul de la question 1. fournit en particulier f(1) = 1,f(X) = 1
4+X
2et f(X2) = 1
8+X
4+X2
4. Par suite,
MatBf=
11
4
1
8
01
2
1
4
0 0 1
4
.
4. La matrice de l’endomorphisme fdans la base Best triangulaire supérieure à coefficients diagonaux tous non nuls. Par
suite, cette matrice est inversible et on en déduit que
fG L (R2[X]).
5. Soit P=aX2+bX +c,(a, b, c)R3.PKer(ϕ)a+b+c=0c= ab. Donc
Ker(ϕ) = {aX2+bX ab, (a, b)R2}={a(X21) + b(X1),(a, b)R2}=Vect(X1,X21).
1
pf3
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CONCOURS COMMUN 2009

DES ECOLES DES MINES D’ALBI, ALES, DOUAI, NANTES

Epreuve de Mathématiques

(toutes filières)

Problème I : Algèbre et géométrie

A. Etude de deux applications

  1. Soit P ∈ R 2 [X]. Posons P = aX

2

  • bX + c où (a, b, c) ∈ R

3 .

f(P) =

[(

a

X

2

  • b

X

  • c

a

(X + 1 )

2

  • b

X + 1

  • c

)]

a

X

2

a

b

X +

a

b

  • c,

et donc f(P) ∈ R 2 [X]. Ainsi, f est bien à valeurs dans R 2 [X].

Soient (P, Q) ∈ (R 2 [X]) 2 et (λ, μ) ∈ R 2 .

f(λP + μQ) =

[

(λP + μQ)

X

  • (λP + μQ)

X + 1

)]

= λ ×

[

P

X

+ P

X + 1

)]

  • μ ×

[

Q

X

+ Q

X + 1

)]

= λf(P) + μf(Q),

et donc, f est linéaire.

f ∈ L (R 2 [X]).

  1. Soient (P, Q) ∈ (R 2 [X]) 2 et (λ, μ) ∈ R 2 .

ϕ(λP + μQ) = (λP + μQ)( 1 ) = λP( 1 ) + μQ( 1 ) = λϕ(P) + μϕ(Q).

et donc, ϕ est linéaire.

ϕ ∈ L (R 2 [X], R).

  1. Le calcul de la question 1. fournit en particulier f( 1 ) = 1 , f(X) =

X

et f(X

2 ) =

X

X

2

. Par suite,

MatBf =

  1. La matrice de l’endomorphisme f dans la base B est triangulaire supérieure à coefficients diagonaux tous non nuls. Par

suite, cette matrice est inversible et on en déduit que

f ∈ G L (R 2 [X]).

  1. Soit P = aX 2 + bX + c, (a, b, c) ∈ R 3 . P ∈ Ker(ϕ) ⇔ a + b + c = 0 ⇔ c = −a − b. Donc

Ker(ϕ) = {aX 2

  • bX − a − b, (a, b) ∈ R 2 } = {a(X 2 − 1 ) + b(X − 1 ), (a, b) ∈ R 2 } = Vect(X − 1, X 2 − 1 ).

Ainsi, la famille (X − 1, X

2 − 1 ) est génératrice de Ker(ϕ). De plus, les polynômes X − 1 et X

2 − 1 n’ont pas le même degré

et par suite, la famille (X − 1, X

2 − 1 ) est libre. Cette famille est donc une base de Ker(ϕ).

Une base de Ker(ϕ) est (X − 1, X

2 − 1 ) et dim(Ker(ϕ)) = 2.

  1. Puisque Ker(ϕ) 6 = { 0 }, ϕ n’est pas injective.

Im(ϕ) est un sous-espace vectoriel de R et donc soit { 0 }, soit R. Le théorème du rang fournit

dim(Im(ϕ)) = dim(R 2 [X]) − dim(Ker(ϕ)) = 3 − 2 = 1

et donc Im(ϕ) = R. On en déduit que ϕ est surjective.

ϕ est surjective et non injective.

B. Calcul des puissances successives d’une matrice

  1. Les trois polynômes 1 , −2X + 1 et 6X

2 − 6X + 1 sont trois éléments de R 2 [X] de degrés deux à deux distincts. La famille

B

′ est donc une famille libre de R 2 [X]. Comme de plus card(B

′ ) = 3 = dim(R 2 [X]) < +∞, la famille B

′ est une base de

R 2 [X].

B

′ est une base de R 2 [X].

Q =

  1. Q est inversible car Q est une matrice de passage d’une base à une autre. Son inverse Q − 1 est la matrice de passage de

la base B ′ à la base B.

Posons P 0 = 1 , P 1 = 1 − 2X et P 2 = 1 − 6X + 6X 2 .

P 0 = 1

P 1 = 1 − 2X

P 2 = 1 − 6X + 6X

2

1 = P 0

X =

(P 0 − P 1 )

P 2 = P 0 − 3 (P 0 − P 1 ) + 6X

2

1 = P 0

X =

(P 0 − P 1 )

X

2

(2P 0 − 3P 1 + P 2 )

Q

− 1

  1. D’après le calcul de la question 1., f(P 0 ) = P 0 puis f(P 1 ) = −X −

(−2X + 1 ) =

P 1 et enfin

f(P 2 ) =

X

2

X +

X

2 −

X +

(6X

2 − 6X + 1 ) =

P 2.

Donc,

MatB ′^ (f) = diag

f

n+ 1 (P) = f

n

2 n − 1 ∑

k= 0

P

X + k

n

[

n

2 n − 1 ∑

k= 0

P

(X + k)/

n

n

2 n − 1 ∑

k= 0

P

1 + (X + k)/

n

]

n+ 1

[

2 n − 1 ∑

k= 0

P

X + k

n+ 1

2 n − 1 ∑

k= 0

P

X + k + 2 n

n+ 1

]

n+ 1

[

2 n − 1 ∑

k= 0

P

X + k

n+ 1

2 n

  • 2 n − 1 ∑

k= 2 n

P

X + k

n+ 1

]

n+ 1

2 n+ 1 − 1 ∑

k= 0

P

X + k

n+ 1

On a montré par récurrence que

∀P ∈ R 2 [X], ∀n ∈ N, f

n (P) =

n

2 n − 1 ∑

k= 0

P

X + k

n

  1. Soit P ∈ R 2 [X]. D’après la question précédente, ϕ(f

n (P)) =

n

2 n − 1 ∑

k= 0

P

k + 1

n

n

2 n ∑

k= 1

P

k

n

Soit n ∈ N. Pour k ∈ J0, 2 n K, posons xk =

k

n

. (xk) 06 k 62 n est une subdivision de l’intervalle [0, 1] à pas constant égal à

n

. Quand n tend vers +∞, le pas tend vers 0 et, puisque la fonction P est continue sur [0, 1], la somme de Riemann

n

2 n ∑

k= 1

P

k

n

2 n ∑

k= 1

(xk − xk− 1 )P(xk) tend vers

0

P(t) dt quand n tend vers +∞. On retrouve donc le résultat de la

question 13.

D. Etude d’une famille de sphères et d’une famille de droites

  1. Soit m ∈ R. Soit (x, y, z) ∈ R

3 .

M(x, y, z) ∈ Sm ⇔ x

2

  • y

2

  • z

2 − 2mz

2 + m

2 − 2 = 0

⇔ x

2

  • y

2

  • (z − m

2 = m

2

Puisque m

2

  • 2 > 0, Sm est la sphère de centre Ωm(0, 0, m

2 ) et de rayon Rm =

m 2

∀m ∈ R, Sm est la sphère de centre Ωm(0, 0, m

2 ) et de rayon Rm =

m 2

  1. Soit (x, y, z) ∈ R

3

M(x, y, z) ∈ P ∩ E ⇔

y = 0

x 2 = z 2

  • 2

y = 0

x 2

2

z 2

2

Ainsi, une équation de G dans le repère (O,

i ,

k ) est

x

2

2

z

2

2

= 1. G est une hyperbole. Une équation de ses

asymptotes est

x

2

2

z

2

2

= 0 ou encore z = ±x.

G est une hyperbole. Ses asymptotes sont les droites d’équations respectives

z = x

y = 0

et

z = −x

y = 0

z

x

G

z

x

z (^) = −

x

  1. Avec les notations usuelles, on a a =

2 et b =

  1. Par suite c =

a^2 + b^2 = 2 et les foyers de G sont les points

F(2, 0) et F

′ (−2, 0) dans (xOz) ou encore F(2, 0, 0) et F

′ (−2, 0, 0) dans R. Ensuite, e =

c

a

G est une hyperbole de foyers F(2, 0, 0)R et F

′ (−2, 0, 0)R et d’excentricité e =

  1. Soit m ∈ R. Un système d’équation paramétriques de (Dθ) est

x =

2 sin θ + λ cos θ

y = −

2 cos θ + λ sin θ

z = λ

, λ ∈ R. Un repère de (Dθ)

est donc (Aθ,

u (^) θ) où Aθ(

2 sin θ, −

2 cos θ, 0) et

u (^) θ(cos θ, sin θ, 1).

∀θ ∈ R, (Dθ) est la droite passant parle point Aθ(

2 sin θ, −

2 cos θ, 0) et de vecteur directeur

u (^) θ(cos θ, sin θ, 1).

  1. Soit (m, θ) ∈ R 2 . Calculons la distance de la droite (Dθ) au centre Ωm de la sphère Sm. On sait que

d(Ωm, (Dθ)) =

AθΩm ∧

u (^) θ‖

u (^) θ‖

AθΩm ∧

u (^) θ‖.

Ensuite,

AθΩm ∧

u (^) θ =

2 sin θ √ 2 cos θ

m

cos θ

sin θ

1

cos θ − m sin θ

sin θ − m cos θ

− 1

puis

AθΩm ∧

u (^) θ‖ =

(cos θ − m sin θ) 2

  • (sin θ − m cos θ) 2
  • 1 =

1 + m 2

  • 1 =

m 2

  • 2 ,

et donc

d(Ωm, (Dθ)) =

×

m 2

  • 2 =

m 2

  • 2 = Rm.

Puisque d(Ωm, (Dθ)) = Rm, on sait que la droite (Dθ) est tangente à la sphère Sm.

∀θ ∈ R, ∀m ∈ R, la droite (Dθ) est tangente à la sphère Sm.

Problème II : Analyse

A. Étude d’une fonction

  1. Pour x ∈ R

∗ , −x ∈ R

∗ et f(−x) = (−x) sh

x

= x sh

x

= f(x).

f est paire.

  1. (a) On sait que sh x ∼ x→ 0

x et donc quand x tend vers +∞ ou −∞, f(x) = x sh

x

∼ x ×

x

lim x→+∞

f(x) = lim x→−∞

f(x) = 1.

(b) Quand x tend vers 0 par valeurs supérieures,

x

tend vers +∞ et donc sh

x

e

1/x

. Mais alors, d’après un

théorème de croissances comparées,

lim x→ 0 +^

f(x) = lim x→ 0 +

xe

1/x = lim X→+∞

×

e

X

X

f étant paire, on a aussi lim x→ 0 −^

f(x) = +∞ et finalement

lim x→ 0

f(x) = +∞.

  1. La fonction x 7 →

x

est dérivable sur R

∗ à valeurs dans R et la fonction y 7 → sh y est dérivable sur R. Donc la fonction

x 7 → sh

x

est dérivable sur R

. On en déduit que f est dérivable sur R

∗ en tant que produit de fonctions dérivables sur

R

. De plus, pour x 6 = 0

f

′ (x) = sh

x

  • x

x 2

ch

x

= sh

x

x

ch

x

[

th

x

x

]

ch

x

(car la fonction ch ne s’annule pas sur R).

f est dérivable sur R

∗ et ∀x ∈ R

∗ , f

′ (x) =

[

th

x

x

]

ch

x

  1. Soit X > 0. La fonction th est continue sur [0, X] et dérivable sur ]0, X[. D’après le théorème des accroissements finis, il

existe c ∈]0, X[ tel que

th X

X

th X − th 0

X − 0

= th

′ (c) = 1 − th

2 (c) < 1 car c > 0,

et on en déduit th X < X.

∀X ∈ R

∗ +, th^ X < X.

  1. Soit x > 0. D’après la question précédente th

x

x

< 0. Comme de plus ch

x

> 0, on a f ′ (x) > 0. La fonction

f ′ est donc strictement négative sur ]0, +∞[ et la fonction f est strictement décroissante sur ]0, +∞[. f étant paire, f est

strictement croissante sur ] − ∞, 0[.

Tableau de variations de f.

x −∞ 0 +∞

f ′ (x) + −

+∞ +∞

f

1 1

  1. Quand X tend vers 0

sh X

X

X

X +

X

3

X

5

  • o(X

5 )

X

2

X

4

  • o(X

4 ).

  1. Quand x tend vers +∞ ou −∞, X =

x

tend vers 0. D’après la question précédente, on a donc

Quand tend vers +∞ ou −∞, f(x) = 1 +

6x 2

120x 4

  • o

x 4

  1. Notons F la fonction définie sur R

∗ par ∀x ∈ R

∗ , F(x) = f

x

. F est déjà dérivable sur R

. D’après la question

précédente, quand x tend vers 0 , F(x) = 1 + o(x) = 1 + 0x + o(x). Donc F se prolonge par continuité en 0 en posant

F( 0 ) = 1 , puis en notant encore F le prolongement, F admet en 0 un développement limité d’ordre 1 et est donc dérivable

en 0 (avec F ′ ( 0 ) = 0 ). F est donc dérivable sur R.

B. Tracé d’une courbe paramétrée

  1. • x est la fonction f et son étude a été effectuée en A.
  • La fonction y est dérivable sur R

∗ et pour t ∈ R

∗ ,

y

′ (t) =

t

e

1/t

t − 1

t

e

1/t .

La fonction y est donc strictement croissante sur ] − ∞, 0[ et sur [1, +∞[ et strictement décroissante sur ]0, 1].

  • Quand t tend vers +∞ ou −∞,

t

tend vers 0 et donc e

1/t tend vers 1 puis y(t) ∼ t. Par suite, lim t→−∞

y(t) = −∞ et

lim t→+∞

y(t) = +∞.

  • Quand t tend vers 0 par valeurs inférieures,

t

tend vers −∞, puis e

1/t tend vers 0 et donc y(t) tend vers 0. Quand t tend

vers 0 par valeurs supérieures,

t

tend vers +∞ puis y(t) tend vers +∞ d’après un théorème de croissances comparées.

  • Tableau de variations conjointes des fonctions x et y.

t −∞ 0 1 +∞

x

′ (t) + − −

+∞ +∞

x sh 1

1 1

0 +∞ +∞

y

−∞ e

y ′ (t) + − 0 +

  1. • Quand t tend vers +∞ ou −∞, Γ admet la droite d’équation x = 1 pour droite asymptote.
  • Quand t tend vers 0 par valeurs inférieures, Γ admet la droite d’équation y = 0 pour droite asymptote.
  • Quand t tend vers 0 par valeurs supérieures, x(t) et y(t) tendent vers +∞. Ensuite,

y(t)

x(t)

e 1/t

sh

t

e 1/t

e 1/t /

= 2 puis

y(t) − 2x(t) =

t

(e 1/t − e 1/t

  • e −1/t ) =

te

−1/t

Cette dernière expression tend vers 0 quand t tend vers 0 par valeurs supérieures et donc la droite (D) d’équation y = 2x

est asymptote à Γ quand t tend vers 0. De plus, y(t) − 2x(t) est strictement négatif sur ] − ∞, 0[ et strictement positif sur

]0, +∞[. On en déduit que Γ est strictement au-dessous de (D) quand t décrit ] − ∞, 0[ et strictement au-dessus quand t

décrit ]0, +∞[.

S]0,+∞[ =

x 7 →

sh(x) + C

x

, C ∈ R

  1. Les calculs précédents restent valables à l’identique sur ] − ∞, 0[ et donc

S]−∞,0[ =

x 7 →

sh(x) + C

x

, C ∈ R

  1. Soit f une éventuelle solution sur R. Nécessairement, il existe (C 1 , C 2 ) ∈ R

2 tel que ∀x ∈ R, f(x) =

sh(x) + C 1

x

si x < 0

1 si x = 0

sh(x) + C 2

x

si x > 0

Réciproquement, soit f une telle fonction. f est solution de (E) sur ] − ∞, 0[, sur ]0, +∞[ et, si f est dérivable en 0 , f vérifie

encore l’égalité (E) pour x = 0. En résumé, f est solution de (E) sur R si et seulement si f est dérivable en 0.

Mais si C 1 6 = 0 ou C 2 6 = 0 , f n’a pas de limite réelle en 0 et n’est donc pas solution. Il ne reste que le cas où C 1 = C 2 = 0

qui fournit la fonction F de la question 8. Comme F est dérivable en 0 , F est solution de (E) sur R.

SR = {F} où ∀x ∈ R, F(x) =

sh(x)

x

si x 6 = 0

1 si x = 0

D. Etude d’une suite

  1. Soit n ∈ N

. La fonction f est continue et strictement décroissante sur ]0, +∞[ et donc bijective de ]0, +∞[ sur

] lim x→+∞

f(x), lim x→ 0 +^

f(x)[=]1, +∞[. Comme

n + 1

n

n

> 1, le réel

n + 1

n

admet un antécédent et un seul par f dans

]0, +∞[ ou encore ∃!un ∈]0, +∞[/ f(un) =

n + 1

n

∀n ∈ N

∗ , ∃!un ∈]0, +∞[/ f(un) =

n + 1

n

  1. Soit n ∈ N ∗ . On a un = f − 1

n + 1

n

. Mais la fonction f − 1 a le même sens de variation sur ]1, +∞[ que la fonction f

sur ]0, +∞[. La fonction f − 1 est donc strictement décroissante sur ]1, +∞[. On en déduit que la suite (un) a un sens de

variation contraire au sens de variation de la suite

n + 1

n

. Or

n + 2

n + 1

n + 1

n

n(n + 1 )

On en déduit que la suite

n + 1

n

n∈N∗

est décroissante et donc que

la suite (un)n∈N∗ est croissante.

  1. Puisque la suite (un)n∈N∗ est croissante, la suite (un)n∈N∗ admet une limite dans ] − ∞, +∞]. De plus,

lim n→+∞

un = lim n→+∞

f

− 1

n + 1

n

= lim x→ 1 +^

f

− 1 (x) = +∞ (car lim y→+∞

f(y) = 1 ).

lim n→+∞

un = +∞.

  1. D’après la question 7., puisque lim n→+∞

un = +∞,

n

= f(un) = n→+∞

6u^2 n

  • o

u^2 n

et donc

n

n→+∞

6u 2 n

  • o

u 2 n

ou encore

n

n→+∞

6u 2 n

. On en déduit que 6u

2 n ∼ n→+∞

n puis un =

u 2 n ∼ n→+∞

n

un ∼ n→+∞

n

C. Une fonction définie par une intégrale

  1. Soit x ∈ R.

2 ch(x) sh(x) = 2

e

x

  • e

−x

e

x − e

−x

(e

2x − e

−2x ) = sh(2x).

∀x ∈ R, sh(2x) = 2 ch(x) sh(x).

  1. La fonction f est continue sur ]0, +∞[ et admet donc des primitives sur cet intervalle. Soit g une primitive de la

fonction f sur ]0, +∞[. Pour x > 0, J(x) = g(x) − g

x

. Par suite, J est dérivable sur ]0, +∞[ et pour x > 0

J

′ (x) = f(x) −

f

x

= f(x) −

×

x

sh

x

= f(x) −

× x ch

x

sh

x

= f(x) −

f(x) ch

x

= f(x)

[

ch

x

)]

J est dérivable sur ]0, +∞[ et ∀x > 0, J ′ (x) = f(x)

[

ch

x

)]

  1. La fonction f est strictement positive sur ]0, +∞[. Donc pour x > 0, f

′ (x) a le signe de 1 −

ch

x

. Or, pour x > 0,

ch

x

> 0 ⇔ ch

x

x

< argch( 2 ) ⇔

x

< ln( 2 +

3 ) ⇔ x >

ln( 2 +

(0n sait que pour tout x > 1 , argch(x) = ln(x +

x 2 − 1 ). Redémontrons le.

Pour tout X ∈ R, on a e

X = ch(X)+sh(X) puis pour X > 0 , sh(X) =

ch

2 (X) − 1. En appliquant à X = argch(x), on obtient

e

argch(x) = ch(argch(x)) + sh(argch(x)) = x +

ch

2 (argch(x)) − 1 = x +

x 2 − 1 et donc argch(x) = ln(x +

x 2 − 1 ).)

  1. On en déduit le tableau de variations de la fonction J.

x 0

1 ln( 2 +

√ 3 )

J

′ (x) − 0 +

+∞ +∞

J

J

1 ln( 2 +

√ 3 )

  1. Graphe de J.

b

y

x/

y

J

(x