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Cours probabilité mathématiques, Résumés de Mathématiques

Cours probabilité prepa ECG détaillé

Typologie: Résumés

2025/2026

Téléchargé le 21/03/2026

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aude-guiot 🇫🇷

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Chapitre 13 : Eléments de probabilité
ECG 1
Lycée Clémenceau, Reims
Dans tout ce chapitre,
est un ensemble ni.
I) Vocabulaire
1) Généralités
Une
expérience aléatoire
est une expérience dont on ne peut pas connaître le résultat
à l'avance.
L'univers
d'une expérience aléatoire est l'ensemble des résultats possibles ou
issues
de l'expérience.
Un sous-ensemble
E
de
est appelé un
évènement
.
Les ensembles à 1 élément (singletons) sont appelés les
évènements élémentaires
.
On dit que
est
l'évènement certain
et que
est
l'évènement impossible.
On appelle le couple
(Ω,P(Ω))
un
espace probabilisable
.
Exemples 1
1. On lance une pièce. Décrire
.
= {P, F }
.
2. On lance un cubique classique. Décrire
. Donner un évènement non élémentaire.
= {1,2,3,4,5,6}.
E={1,3,6}
et F= {1, 2, 3} sont des évènements élémentaires.
3. On lance successivement deux pièces de monnaie. Décrire
.
= {(P, P ); (P , F ); (F, P ); (F, F )}
2) Rappels sur les ensembles
Dénition 1
Soit
(Ω,P(Ω))
un ensemble probabilisable. Soient
A
et
B
deux évènements.
L'évènement
A
et
B
est noté
AB
.
L'évènement
A
ou
B
est noté
AB
.
A
et
B
sont dits
incompatibles
si
AB=
.
L'
évènement contraire
de
A
, noté
A
est l'ensemble des issues de
qui ne sont pas
dans
A
.
On note
A\B=AB
.
Toutes les propriétés vues sur les intersections, unions et complémentaires d'ensembles se pro-
longent sur les évènements.
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Chapitre 13 : Eléments de probabilité ECG 1 Lycée Clémenceau, Reims

Dans tout ce chapitre, Ω est un ensemble ni.

I) Vocabulaire

1) Généralités

ˆ Une expérience aléatoire est une expérience dont on ne peut pas connaître le résultat à l'avance.

ˆ L'univers Ω d'une expérience aléatoire est l'ensemble des résultats possibles ou issues de l'expérience.

ˆ Un sous-ensemble E de Ω est appelé un évènement. ˆ Les ensembles à 1 élément (singletons) sont appelés les évènements élémentaires. ˆ On dit que Ω est l'évènement certain et que ∅ est l'évènement impossible.

ˆ On appelle le couple (Ω, P(Ω)) un espace probabilisable.

Exemples 1

  1. On lance une pièce. Décrire Ω. Ω = {P, F }.
  2. On lance un dé cubique classique. Décrire Ω. Donner un évènement non élémentaire. Ω = { 1 , 2 , 3 , 4 , 5 , 6 }. E = { 1 , 3 , 6 } et F= {1, 2, 3} sont des évènements élémentaires.
  3. On lance successivement deux pièces de monnaie. Décrire Ω. Ω = {(P, P ); (P, F ); (F, P ); (F, F )}

2) Rappels sur les ensembles

Dénition 1 Soit (Ω, P(Ω)) un ensemble probabilisable. Soient A et B deux évènements. ˆ L'évènement A et B est noté A ∩ B.

ˆ L'évènement A ou B est noté A ∪ B. ˆ A et B sont dits incompatibles si A ∩ B = ∅.

ˆ L'évènement contraire de A, noté A est l'ensemble des issues de Ω qui ne sont pas dans A. ˆ On note A\B = A ∩ B.

Toutes les propriétés vues sur les intersections, unions et complémentaires d'ensembles se pro- longent sur les évènements.

Exemple 2 On lance un dé à 6 faces. On note A l'évènement "Obtenir un nombre pair" et B l'évènement "Obtenir un nombre supérieur ou égal à 5". Décrire A, B, A ∩ B, A ∪ B et A, B et A \ B. A = { 2 , 4 , 6 } et B = { 5 , 6 } ; A ∩ B = { 6 } et A ∪ B = { 2 , 4 , 5 , 6 } A = {A, 3 , 5 } et B = { 1 , 2 , 3 , 4 } ; A \ B = { 2 , 4 }

3) Système complet d'évènements

Dénition 2 (Système complet d'évènements) Soit (Ω, P(Ω)) un espace probabilisable. On dit qu'une famille (Ai)i∈[|1;n|] d'évènements forme un système complet d'évènements (abrégé SCE) lorsque:

ˆ Ai ∩ Aj = ∅ pour i ̸= j (i.e. Ai et Aj sont incompatibles.)

[^ n

i=

Ai = Ω.

Exemple 3 On lance un dé à 6 faces. Proposer deux/trois? systèmes complets d'évènements.

A 1 = { 2 , 4 , 6 } et A 2 = { 1 , 3 , 5 }. A 1 = { 1 , 2 }, A 2 = { 3 , 4 } et A 3 = { 5 , 6 }.

Propriété 1 (Décomposition dans un sce) Soient (Ω, P(Ω)) un espace probabilisable, (Ai)i∈[|1;n|] un sce et B un évènement.

On a B =

[^ n

i=

(Ai ∩B) et cette union est composée d'évènements deux à deux incompatibles.

Illustration

II) Espaces probabilisés nis

1) Dénitions et premières propriétés

Dénition 3 (Probabilité) On dit qu'une application P : P(Ω) → [0; 1] est une probabilité sur (Ω, P(Ω)) si ˆ P (∅) = 0 et P (Ω) = 1

ˆ Si A et B sont deux évènements incompatibles, on a P (A ∪ B) = P (A) + P (B) On dit alors que (Ω, P(Ω), P ) est un espace probabilisé.

Remarque 1 Comme Ω est ni, Ω = {ω 1 ,... , ωn}. La donnée de P (ωk) pour k ∈ [|1; n|] est susante pour déterminer la probabilité de chaque évènement.

Exemple 4 On suppose Ω = [|1; n|] et que P ({i}) = a × i^2 pour i ∈ [|1; n|]. Déterminer la valeur de a.

Exemples 5

  1. On sait que P (A ∩ B) =

. Quelle est la probabilité de P (A ∪ B)?

P (A ∪ B) = P (A ∩ B) = 1 − P (A ∩ B) = 1 −

  1. On sait que P (A) = 0, 5 , P (B) = 0, 4 et P (A ∩ B) = 0, 2. Que vaut P (A ∪ B)? P (A ∪ B) = P (A) + P (B) − P (A ∩ B) = 0, 5 + 0, 4 − 0 , 2 = 0, 7.

3) Équiprobabilité

Dénition 4 Soit Ω = {ω 1 ; ω 2 ;... ωn}. et P une probabilité sur (Ω, P(Ω)). On dit qu'il y a équiprobabilité si tous les évènements élémentaires ont même probabilité c'est à dire ∀(i, j) ∈ [|1; n|], P ({ωi}) = P ({ωj }). Comme l'univers est de cardinal n, on a alors ∀j ∈ [|1; n|], P ({ωj }) =

n

Card(Ω)

Propriété 3 Soit (Ω, P(Ω), P ) un espace probabilisé équiprobable. Soit A un évènement. On a :

P (A) = Card(A) Card(Ω)

nombre d'issues favorables à A nombre d'issues total

Exemple 6 On lance successivement 3 fois une pièce équilibrée. Quelle est la probabilité d'avoir eu au moins deux piles?

Ω = {(P, P, P ); (P, P, F ); (P, F, P ); (P, F, F ); (F, P, P ); (F, P, F ); (F, F, P ); (F, F, F )} On note A l'évènement "obtenir au moins deux piles" ; A = {(P, P, P ); (P, P, F ); (P, F, P ); (F, P, P )}

La probabilité d'avoir eu au moins deux piles est P (A) = Card(A) Card(Ω)

Méthode 1 : Calculer une probabilité par du dénombrement. Cette formule sur l'équiprobabilité nous invite à dénombrer les cas possibles. Elle s'utilise principalement dans le cas où on fait des tirages simultanés, et où on peut décrire exactement les tirages menant aux cas favorables

Exemple Méthode A: Une urne contient 4 boules jaunes, 4 boules rouges et 2 boules noires. On tire simultanément 3 boules de l'urne.

  1. Dénombrer le nombre de tirages possibles. On tire 3 boules parmi 10 disponibles, le nombre de tirages possibles (avec des boules distinctes est

10 × 9 × 8

  1. Quelle est la probabilité de tirer exactement 2 boules jaunes? Le nombre de façons de tirer exactement deux boules jaunes est

×

4 × 3

× 6 = 36.

La probabilité de tirer exactement 2 boules jaunes est donc P =

  1. Quelle est la probabilité de faire un tirage unicolore? Soit J l'évènement "les 3 boules sont jaunes" ; R "les 3 boules sont rouges" et N "les 3 boules sont noires". Et U "le tirage est unicolore." U = J ∪ R ∪ N avec J, R et N incompatibles, donc P (U ) = P (R) + P (J) + P (N ). P (N ) = 0 (2 boules noires seulement) P (J) = P (R) =

3

3

Ainsi P (U ) = P (J) + P (R) =

Remarque 2 Le dénombrement n'est jamais chose aisée. On préfère donc souvent détailler étapes par étapes successives, et on fait alors appels aux notions de probabilités conditionnelles et à la formule des probabilités totales.

L'exemple ci-dessus est retravaillé dans ce cadre à la page suivante.

III) Probabilité conditionnelle

1) Dénition, premières propriétés

Dénition 5 Soit (Ω, P(Ω), P ) un espace probabilisé, et B un évènement tel que P (B) ̸= 0. On considère l'application PB : P(Ω) → [0; 1] dénie par

PB (A) =

P (A ∩ B)

P (B)

Cette application dénit une probabilité sur Ω, appelée probabilité conditionnelle. On dit que PB (A) est la probabilité de A sachant B.

Preuve 1 On va vérier les axiomes d'une probabilité.

Théorème 1 (Formule des probabilités composées)

Soit (Ω, P(Ω), P ) un espace probabilisé, n ∈ N∗^ et (Ak)k∈[|1;n|] une famille de n évènements

dont on suppose que P

^ n

k=

Ak

̸ = 0. Alors,

P

^ n

k=

Ak

= P (A 1 )PA 1 (A 2 )PA 1 ∩A 2 (A 3 )... PA 1 ∩···∩An− 1 (An)

Remarque 3 Quand utiliser cette formule?: On utilise cette formule dès qu'on veut expliciter une situation par des évènements successifs: "D'abord il me faut cela, puis ceci et enn..."

Exemple 7 Les n élèves de ECG maths applis font un Noel canadien. Ils tirent chacun leur tour un nom dans une enveloppe et gardent leur papier. Quelle est la probabilité que le k-ième élève tire son propre nom? Pour que le k-ième élève tire son propre nom, il faut :

  • Qu'aucun des élèves précédents n'ait tiré son nom ;
  • Que lui-même tire son nom.

Soit k ∈ [| 1 , n|] Notons Ai l'évènement "Le i-ième élève ne tire pas le nom du k-ième élève". La probabilité cherchée est :

P (Ak) = P (A 1 ∩ A 2 ∩ · · · ∩ Ak− 1 ∩ Ak) = P (A 1 ) × PA 1 (A 2 ) × PA 1 ∩A 2 (A 3 ) × · · · × PA 1 ∩···∩Ak− 2 (Ak− 1 ) × PA 1 ∩···∩Ak− 2 ∩Ak− 1 (Ak)

= n − 1 n

×

n − 2 n − 1

× · · · ×

n − (k − 1) n − (k − 2)

n − (k − 1)

n

3) Formule des probabilités totales

Théorème 2 (Formule des probabilités totales)

Soit (Ω, P(Ω), P ) un espace probabilisé. Soit B un évènement et (Ak)k∈[|1;n|] un système complet d'évènement. On a :

P (B) = P

[^ n

k=

Ak ∩ B

X^ n

k=

P (Ak ∩ B)

SI de plus, ∀k ∈ [| 1 , n|], P (Ak) ̸= 0, on a

P (B) =

X^ n

k=

P (Ak)PAk (B)

Remarque 4 Quand utiliser cette méthode? On utilise cette méthode quand une seconde ex- périence dépend des résultats de la première expérience. En particulier, il faut bien décrire le système complet d'évènements (sce)

Exemples 8

  1. Dans une classe de 40 élèves, il y a 30 garçons. 80% des lles font leur devoir, contre seulement 50% des garçons. Le professeur interroge un élève. Quelle est la probabilité qu'il ait fait son travail? On note :
  • G l'évènement l'élève interrogé est un garçon ;
  • T l'évènement l'élève interrogé a fait son travail. G et G forment un système complet d'évènements. Alors, d'après la formule des probabilités totales (et en supposant l'équiprobabilité):

P (T ) = P (T ∩ G) + P (T ∩ G) = P (G) × PG(T ) + P (G) × PG(T ) =

×

×

  1. On choisit un nombre de façon équiprobable entre 1 et n. On lance ensuite une pièce autant de fois que le nombre choisi. Quelle est la probabilité de n'avoir que des "pile" à la n de cette expérience? On note : - pour tout k ∈ [| 1 , n|], Ak : "le nombre choisi est i". - P : Il n'y a que des piles à la n de l'expérience. (Ak)k∈[| 1 ,n|] est un système complet d'évènements. D'après la formule des probabilités totales :

P (B) =

X^ n

k=

P (B ∩ Ak)

X^ n

k=

P (Ak) × PAk (B)

X^ n

k=

n

×

k

n

X^ n

k=

k (linéarité)

n

×

X^ n−^1

k=

k

2 n

×

n

2 n^ − 1 n 2 n

4) Formule de Bayes

Dans des sciences expérimentales (économie, sciences naturelles), des résultats sont visibles mais il est toujours dicile d'identier les causes. Les probabilités bayesiennes (du nom de

Propriété 5 Soient A et B deux évènements.

  1. Si A et B sont indépendants, alors A et B, A et B et A et B sont indépendants.
  2. Si P (A) ̸= 0 alors A et B sont indépendants ssi PA(B) = P (B).
  3. Supposons que A et B sont indépendants. On utilise la formule des probabilités totales avec le sce (B, B):

P (A ∩ B) = P (A) − P (A ∩ B) = P (A) − P (A)P (B) indépendance de A et B = P (A)(1 − P (B)) = P (A)(P (B)

Ainsi, si A et B sont indépendants, alors A et B sont indépendants.

  1. Par ailleurs, si P (A) ̸= 0, P (A ∩ B) = P (A) × PA(B). On a les équivalences :

A et B indépendants ⇐⇒ P (A ∩ B) = P (A)P (B) ⇐⇒ P (A)PA(B) = P (A)P (B) ⇐⇒ PA(B) = P (B) carP (A) ̸= 0

2) Indépendance de n évènements

Dénition 7 Soient n ∈ N∗, et (Ak)k∈[|1;n|] une famille de n évènements. Les évènements A 1 , A 2 ...An sont dits mutuellements indépendants, si pour tout sous-ensemble I de [|1; n|], on a

P

\

i∈I

Ai

Y

i∈I

P (Ai)

Remarque 5 En particulier, il faut plus qu'être "deux à deux" indépendants, car il y a aussi des intersections de 3 (ou plus) évènements à contrôler.

Exemple 11 Pour n = 3, les évènements A 1 , A 2 et A 3 sont indépendants ssi:

ˆ P (A 1 ∩ A 2 ) = P (A 1 )P (A 2 ) ˆ P (A 1 ∩ A 3 ) = P (A 1 )P (A 3 )

ˆ P (A 3 ∩ A 2 ) = P (A 3 )P (A 2 ) ˆ P (A 1 ∩ A 2 ∩ A 3 ) = P (A 1 )P (A 2 )P (A 3 )

Remarque 6 La mutuelle indépendance intervient lorsque l'on répète plusieurs fois la même expérience.

Exemple 12 On lance n fois une pièce truquée, ayant une probabilité de

de tomber sur pile. On suppose que les lancers sont mutuellement indépendants. Quelle est la probabilité que le premier pile arrive au n-ième lancer? On note Ak : "Au k-ième lancer, on obtient pile". La probabilité d'obtenir le premier pile au k-ième lancer est :

P = P (A 1 ∩ A 2 ∩ ... ∩ Ak− 1 ∩ Ak = P (A 1 )P (A 2 )...P (Ak− 1 )P (Ak) par indépendance mutuelle)

=

k− 1 ×

Premiers exemples et réexion Exemple A:(Cas simple) Ecrire un programme qui simule le lancer d'une pièce truquée,

qui renvoie Pile avec la probabilité

Exemple B:(Choix des commandes + Gestion du nombre de boules) On dispose de 4 urnes, numérotées de 1 à 4. On choisit au hasard une urne. L'urne numéro i contient i boules blanches et 4 − i boules noires. Simuler l'expérience.

Exemple C: (Gestion de plusieurs probabilités): Une urne contient 2 boules jaunes, 3 boules vertes et 5 boules rouges. On tire une boule de l'urne. Ecrire un programme qui simule l'expérience: