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Dissertation droit populaire effectuée en L1 de droit en histoire des sources
Typologie: Exercices
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Dissertation Histoire des sources Peut-on dire que, le droit médiéval n'étant pas de source royale et étatique, il était d'origine populaire? « Il convient que le peuple éclaire sa volonté pour aider la coutume, par l’usage, les choses, les faits elle est tenue pour du droit […] », écrit un auteur inconnu dans l’ Orléanais vers 1260. Le Moyen Âge s'étend de la fin du Ve siècle à la fin du XVe siècle, qui débute avec le déclin de l'Empire romain d'Occident et se termine par la Renaissance et les Grandes découvertes. C’est à cette période que le droit médiéval est mis en place. La coutume est l’une des principales sources du droit médiéval. C’est une règle issue d’un usage général et prolongé et de la croyance en l’existence d’une sanction. Elle est l’expression de la volonté du peuple. La période du droit médiéval est une période qui fait l’objet de certains changements au sein de la société. Il y a l’émergence des droits savants qui sont le droit canonique et le droit romain notamment depuis la réforme Grégorienne au XIIème siècle par Grégoire VII. Le Pape s’affirme davantage et veut développer le droit canonique. Les droits romains et canoniques sont compilés selon des principes nouveaux. D’autre part, ce droit médiéval contient aussi une source royale notamment car le roi accorde des privilèges, rédige des ordonnances royales avec ses conseillers et peut annuler une coutume qu’il juge mauvaise. Le fait qu’un droit soit d’origine « populaire » c’est qu’il émane de la volonté du peuple et non d’un souverain. S’intéresser sur les différentes sources du droit médiéval est essentiel car cela permet de mieux comprendre l’histoire des droits contemporains et d’ainsi en apprendre plus sur notre pays. Comment, durant la période du Moyen-Age, le droit en vigueur prend-t-il ses sources? Nous verrons dans un premier temps que le droit médiéval est d’origine populaire (I) puis dans un second temps qu’il est aussi de source royale et étatique (II). I- Le droit médiéval, d’origine « populaire » : les coutumes Les coutumes sont des sources essentielles du droit au Moyen-Age (A) et deviennent davantage officielles grâce à leur mise à l’écrit (B). A) Les coutumes : principales sources du droit au Moyen-Age Pendant toute la période médiévale, la coutume est la principale source du droit dans le royaume de France. C’est un droit non écrit, introduit par les usages, qui naît de la pratique d’actes répétés et reconnus par les membres d'une même communauté sur un même territoire pendant un délai suffisamment long pour en fixer le contenu et emporter la conviction de sa force obligatoire. Elle émane d’un groupe social auquel elle s’applique, et non d'une autorité publique ou privée. Elle se fait de manière orale et est donc fluctuante. Le terme « consuetudo » désigne d'abord les prérogatives fiscales exercées par les seigneurs. Le terme permet donc de limiter le champ d'action seigneurial. La puissance seigneuriale est acceptée car les contemporains ont l'impression que ce pouvoir naît de l'habitude et du temps. Au fil des années,
ces coutumes fixent les statuts personnels des individus et des biens. La coutume préside donc tous les aspects de la vie sociale, économique et juridique et de ses habitudes. La coutume est un usage juridique accepté par le groupe social intéressé et est née d’une série d’actes publiques et répétés qui ne se fondent pas sur la violence. Cette coutume est née d’une volonté « populaire libre » au sein d’une communauté unie. Pour qu’une coutume soit reconnue, il faut qu’il y ait un litige ; Dans le sud France, lors d’une enquête de la coutume, on fait preuve des coutumes par des témoins alors que dans le nord, il y’a l’enquête par turbe, le juge s’adresse 10 hommes, des sages. Le rôle du roi dans la sélection des coutumes est assez restreint, il ne peut pas en créer mais il peut confirmer les bonnes coutumes et sanctionner les mauvaises en s’appuyant sur les canonistes. Cependant, ces coutumes sont orales, or, pour les officialiser, leur mise à l’écrit est nécessaire. B) L’officialisation des coutumes via l’écriture Au milieu du XII-ème siècle, avec la renaissance de la culture écrite, les coutumes sont misent à l’écrit mais sous des formes différentes dans le midi et dans le nord du royaume. Dans le sud, la mise à l’écrit des coutumes est initiée par les seigneurs sous la forme de statuts urbains qui permettent de moderniser les coutumes préexistantes et de les officialiser en justice. Dans le nord du royaume, des recueils sont publiés. Les premières coutumes écrites sont l’œuvre de particuliers ou de professionnels. Les auteurs coutumiers ont essayé de maitriser les coutumes. Nous pouvons prendre l’exemple du recueil de coutumes de Beaumanoir, « Les coutumes de Beaumanoir », 1283. Il évoque les bienfaits de la rédaction, l’écrit permet de fixer pour l’avenir. C’est une faiblesse pour les coutumes lorsqu’elles ne sont pas énoncées formellement et c'est un atout pour les coutumes d’être écrites. Charles VII prescrit la rédaction officielle des coutumes de France dans l’article 125 de l’ordonnance de Montil-lès-Tours, 1453. Cette ordonnance met en avant la procédure de la mise à l’écrit des coutumes. Les praticiens et juristes écrivent les coutumes du lieu sous la direction du bailli. Le texte obtenu est, par la suite, envoyé au Grand Conseil et au Parlement de Paris. Enfin, le roi promulgue le texte obtenu en le publiant. Le rôle de la monarchie reste assez restreint car ce sont des instances locales qui ont un rôle principal dans la mise à l’écrit. En effet, le texte est promulgué par le roi mais il est avant tout un compromis entre plusieurs praticiens locaux. Bien que les coutumes misent à l’écrit montrent l’origine populaire du droit médiéval, les droits savants et les ordonnances royales mettent en avant l’origine royale du droit du Moyen-Âge. II- Le droit médiéval, d’origine royale et étatique : les droits savants et les ordonnances royales Le droit médiéval n’est pas d’origine populaire mais d’origine étatique avec les droits savants (A) et aussi d’origine royale avec les ordonnances royales et les privilèges (B). A) Les droits savants : droit canonique et droit romain