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Méthodologie interrogation, Schémas de Français

Méthode sur le point de grammaire au bac de français

Typologie: Schémas

2022/2023

Téléchargé le 17/05/2023

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GRAMMAIRE LYCÉE - Cityschool
Point de grammaire :
L’interrogation : syntaxe, sémantique et pragmatique (classe de seconde et première)
Rappel de cours1
Introduction : définitions pour comprendre l’intitulé de l’objet d’étude
Faisant partie des types de phrase2, la phrase interrogative consiste, dans une situation de
communication, à questionner.
I. Syntaxe de l’interrogation directe
- L’interrogation directe permet de poser une question directement à un interlocuteur, dans une
proposition indépendante.
- Ses marques formelles écrites et orales :
oelle se termine par un point d’interrogation : « Vient-il ? » o à l’oral, l’intonation
monte en fin de phrase.
- Sa construction syntaxique peut varier :
oparfois, le sujet du verbe est inversé :
inversion simple (quand le sujet est un pronom personnel ou « ce ») :
« Pars-tu ? », « Est-ce important ? »
inversion complexe (quand le sujet n’est pas un pronom personnel):
« Ce livre est-il déjà arrivé à la librairie ? »
oparfois, elle commence par la locution interrogative « est-ce que » :
« Est-ce que tu pars ? »
oparfois, elle commence par un mot interrogatif :
Un pronom : « qui », « que », « quoi », « lequel ».
Un déterminant : « quel », « combien de ».
Un adverbe : « quand », « pourquoi », « comment », « combien », « où ».
« Qui Emma a-t-elle rencontré ? » « Quel livre veux-tu ? », « Quand
seronsnous en vacances ? »
À noter : interrogation directe et niveau de langue :
- Niveau de langue familier : pas de mot interrogatif, pas d’inversion sujet-verbe (c’est
l’intonation orale montante en fin de phrase qui montre qu’il y a une interrogation) :
1 Ce rappel de cours intervient seulement après avoir pratiqué des manipulations syntaxiques, notamment à partir d’un travail
de repérage des groupes dans la phrase.
2 Voir à ce sujet la page 22 du Bulletin officiel n° 30 du 26-7-2018
(https://www.education.gouv.fr/sites/default/files/imported_files/document/ensel169_annexe3_985628.pdf) qui reprend
comme objectif du cycle 4 l’identification des types et des formes de phrases pour analyser la phrase simple et la phrase
complexe, déjà abordée aux cycles 2 et 3,: identifier les types (déclaratif, interrogatif, impératif) et les formes (négative,
passive, exclamative, impersonnelle) de phrase.
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Point de grammaire : L’interrogation : syntaxe, sémantique et pragmatique (classe de seconde et première) Rappel de cours^1 Introduction : définitions pour comprendre l’intitulé de l’objet d’étude Faisant partie des types de phrase^2 , la phrase interrogative consiste, dans une situation de communication, à questionner. I. Syntaxe de l’interrogation directe

  • L’interrogation directe permet de poser une question directement à un interlocuteur, dans une proposition indépendante.
  • Ses marques formelles écrites et orales : o elle se termine par un point d’interrogation : « Vient-il? » o à l’oral, l’intonation monte en fin de phrase.
  • Sa construction syntaxique peut varier : o parfois, le sujet du verbe est inversé :  inversion simple (quand le sujet est un pronom personnel ou « ce ») : « Pars- tu? », « Est- ce important? »  inversion complexe (quand le sujet n’est pas un pronom personnel): « Ce livre est- il déjà arrivé à la librairie? » o parfois, elle commence par la locution interrogative « est-ce que » : « Est-ce que tu pars? » o parfois, elle commence par un mot interrogatif :  Un pronom : « qui », « que », « quoi », « lequel ».  Un déterminant : « quel », « combien de ».  Un adverbe : « quand », « pourquoi », « comment », « combien », « où ». « Q ui Emma a-t-elle rencontré? » « Quel livre veux-tu? », « Quand seronsnous en vacances? » À noter : interrogation directe et niveau de langue :
  • Niveau de langue familier : pas de mot interrogatif, pas d’inversion sujet-verbe (c’est l’intonation orale montante en fin de phrase qui montre qu’il y a une interrogation) : 1 Ce rappel de cours intervient seulement après avoir pratiqué des manipulations syntaxiques, notamment à partir d’un travail de repérage des groupes dans la phrase. 2 Voir à ce sujet la page 22 du Bulletin officiel n° 30 du 26-7- (https://www.education.gouv.fr/sites/default/files/imported_files/document/ensel169_annexe3_985628.pdf) qui reprend comme objectif du cycle 4 l’identification des types et des formes de phrases pour analyser la phrase simple et la phrase complexe, déjà abordée aux cycles 2 et 3,: identifier les types (déclaratif, interrogatif, impératif) et les formes (négative, passive, exclamative, impersonnelle) de phrase.

« Tu viens? », « C’est qui? », « Tu veux combien de livres? » - Niveau de langue courant : locution interrogative « est-ce que » : « Est-ce que tu viens? », « Combien de livres est-ce que tu veux? » - Niveau de langue soutenu : inversion sujet-verbe : « Viens- tu? », « Qui est- ce? », « Combien de livres veux- tu? », « Comment cet auteur dénonce-t- il l’esclavage? » II. Syntaxe de l’interrogation indirecte a) Pour repérer la proposition subordonnée interrogative indirecte :

  • La phrase ne porte pas les marques de l’interrogation directe : ni l’intonation orale, ni le point d’interrogation (syntaxiquement, l’interrogation est transformée en affirmation).
  • L’interrogation indirecte est la transformation d’une phrase interrogative directe (au discours direct) en une proposition subordonnée dans une phrase complexe. « Viens-tu? » (1 proposition)  « Je te demande si tu viens. » (2 propositions)
  • L’interrogation indirecte se construit dans une phrase complexe avec subordination : elle s’exprime dans une proposition subordonnée interrogative indirecte qui est un groupe qui complète une proposition principale.
  • Le verbe de la proposition principale est un verbe qui indique un questionnement ou une recherche d’informations : « demander », « ignorer », « se demander », « ne pas savoir », « chercher », « expliquer », … « Je demande si… », « Je cherche à savoir quand… », « Il ignore combien… », « Ils ne savent plus comment… »
  • La proposition subordonnée interrogative indirecte commence par un mot interrogatif :  Un pronom : « qui », « que », « quoi », « lequel », « ce que ».  Un déterminant : « quel », « combien de ».  Une conjonction de subordination : « si ».  Un adverbe : « quand », « combien », « pourquoi », « comment », … b) Pour analyser la proposition subordonnée interrogative indirecte :
  • La nature de la proposition subordonnée qui véhicule l’interrogation est : proposition subordonnée complétive interrogative indirecte.
  • La fonction de la proposition subordonnée interrogative indirecte est généralement COD (Complément d’Objet Direct) du verbe de la principale. Rappel : Manipulations pour repérer le COD dans la phrase :

IV. Pragmatique de l’interrogation a) Le plus souvent, l’interrogation sert simplement à poser une question , à demander une réponse à l’interlocuteur. b) Elle peut prendre la valeur d’une injonction (un ordre) ; par exemple, en posant la question « Avez-vous l’heure? » ou « Peux-tu ouvrir la porte? », on ordonne à l’interlocuteur d’indiquer l’heure ou d’ouvrir la porte. c) Elle peut prendre la valeur d’une affirmation , dans le cas d’une question rhétorique (ou oratoire) : on impose la réponse que la question sous-entend ; par exemple, « Ne penses-tu pas que c’est important? » prend la valeur d’une affirmation qui oriente l’interlocuteur vers une réponse positive (« C’est important. ») : la question rhétorique amène l’interlocuteur à répondre dans le sens voulu par le locuteur, voire à ne pas répondre du tout puisque la réponse est sous-entendue dans la question. À noter : La phrase interro-négative, qui combine la forme négative et le type interrogatif, permet par exemple de donner ces valeurs d’injonction ou d’affirmation à l’interrogation : « Ne veux-tu pas cesser? » (valeur d’ordre) « Ne croyez-vous pas que ce livre est intéressant? » (valeur d’affirmation) Exercice de prolongement - pour préparer la question de grammaire à l’oral de l’EAF Consigne : Analysez l’interrogation dans ces phrases extraites d’ Oh les beaux jours de Samuel Beckett et prononcées par Winnie.

  1. Saurai-je en énumérer le contenu? (Acte I)
  2. Je ne te demande pas si tu as été séduit. (Acte I)
  3. Mais ils sont dans ma tête, non? (Acte II)
  4. Quels sont ces vers exquis? (Acte II)
  5. Où est-ce que tu étais tout ce temps? (Acte II)