Docsity
Docsity

Prépare tes examens
Prépare tes examens

Étudies grâce aux nombreuses ressources disponibles sur Docsity


Obtiens des points à télécharger
Obtiens des points à télécharger

Gagnz des points en aidant d'autres étudiants ou achete-les avec un plan Premium


Guides et conseils
Guides et conseils


Physique – contrôle 4, Examens de Physique des particules

Physique – contrôle sur la question de contrôler la fusion nucléaire. Les principaux thèmes abordés sont les suivants: Le tritium, Le noyau de deutérium, Étude de la réaction de fusion, Ressources en deutérium. Le temps de demi-vie de déchets.

Typologie: Examens

2013/2014

Téléchargé le 29/04/2014

Eleonore_sa
Eleonore_sa 🇫🇷

4.4

(126)

1.6K documents

1 / 3

Toggle sidebar

Cette page n'est pas visible dans l'aperçu

Ne manques pas les parties importantes!

bg1
EXERCICE II. CONTRÔLER LA FUSION NUCLÉAIRE (5,5 points)
2007-03 Nouvelle Calédonie (session 2006)
Le 28 juin 2005, le site de Cadarache (dans les bouches du Rhône) a é retenu pour l’implantation
du projet international de fusion nucléaire ITER.
La fusion de deux noyaux légers en un noyau plus lourd est un processus qui libère de l’énergie. C’est
le cas lors de la formation d’un noyau « d’hélium 4 » à partir de la réaction entre le deutérium et le
tritium. On récupère une quantité d’énergie de quelques mégaélectronvolts (MeV), suivant la réaction :
2 3 4 1
1 1 2 0
H H He n (1)
Des problèmes se posent si l’on cherche ainsi à récupérer cette énergie :
- pour initier la réaction, les noyaux doivent avoir la possibilité de s’approcher l’un de l’autre à moins
de 1014 m. Cela leur impose de vaincre la répulsion électrostatique. Pour ce faire, on porte la matière
à une température de plus de 100 millions de degrés ;
- à la fin de la vie du réacteur de fusion, les matériaux constituant la structure du réacteur seront
radioactifs. Toutefois, le choix d’éléments de structure conduisant à des produits radioactifs à temps
de décroissance rapide permet de minimiser les quantités de déchets radioactifs. Cent ans après
l’arrêt définitif du réacteur, la majorité voire la totalité des matériaux peut être considérée comme des
déchets de très faible activité.
D’après le livre « Le monde subatomique », de Luc Valentin et le site Internet du CEA.
Les cinq parties sont indépendantes.
Données :
masse du neutron : m(n) = 1,674927
10 27 kg
masse du proton : m(p) = 1,672622
10 27 kg
masse d’un noyau de deutérium : m(
2
1H
) = 3,344497
10 27 kg
masse d’un noyau de tritium : m(
3
1H
) = 5,008271
10 27 kg
masse d’un noyau d’« hélium 4 » : m(
4
2He
) = 6,646483
10 27 kg
célérité de la lumière dans le vide : c = 3,00
108 m.s-1
1eV = 1,60
10 19 J
Les « combustibles » utilisés dans le réacteur de fusion ne nécessitent pas de transport de matière
radioactive. En effet, le deutérium n’est pas radioactif. Le tritium est fabriqué sur site, à partir d’un
élément Y non radioactif suivant la réaction :
1 4 3
0 2 1
Y n He H
1. Le tritium
Donner la composition et le symbole du noyau Y en précisant les règles de conservation.
On donne un extrait de la classification périodique : H (Z=1), He (Z=2), Li (Z=3), Be (Z=4), B (Z=5).
2. Le noyau de deutérium
2.1. Donner la composition du noyau de deutérium
2
1H
.
2.2. Le deutérium et le tritium sont des isotopes. Justifier cette affirmation.
2.3. Donner l’expression littérale puis la valeur du défaut de masse
m(
2
1H
) du noyau de deutérium.
2.4. En déduire l’énergie E(
2
1H
) correspondant à ce défaut de masse en J puis en MeV et donner sa
signification physique.
pf3

Aperçu partiel du texte

Télécharge Physique – contrôle 4 et plus Examens au format PDF de Physique des particules sur Docsity uniquement!

EXERCICE II. CONTRÔLER LA FUSION NUCLÉAIRE (5,5 points) 2007-03 Nouvelle Calédonie (session 2006)

Le 28 juin 2005, le site de Cadarache (dans les bouches du Rhône) a é té retenu pour l’implantation du projet international de fusion nucléaire ITER. La fusio n de deux noyaux légers en un noyau plus lourd est un processus qui libère de l’énergie. C’est le cas lors de la formation d’un noyau « d’hélium 4 » à partir de la réaction entre le deutérium et le tritium. On récupère une quantité d’énergie de quelques mé gaélectronvolts (MeV), suivant la réaction :

12 H^ ^31 H^ ^24 He^  01 n^ (1)

Des problèmes se posent si l’on cherche ainsi à récupérer cette énergie :

  • pour initier la réaction, les noyaux doivent avoir la possibilité de s’approcher l’un de l’autre à moins de 10 ^14 m. Cela leur impose de vaincre la répulsion électrostatique. Pour ce faire, on porte la matière à une température de plus de 100 millions de degrés ;
  • à la fin de la vie du réacteur de fusion, les matériaux constituant la structure du réacteur seront radioactifs. Toutefois, le choix d’éléments de structure conduisant à des produits radioactifs à temps de décroissance rapide permet de minimiser les quantités de déchets radioactifs. Cent ans après l’arrêt définitif du réacteur, la majorité voir e la totalité des matériaux peut être considérée comme des déchets de très faible activité.

D’après le livre « Le monde subatomique », de Luc Valentin et le site Internet du CEA.

Les cinq parties sont indépendantes.

Données :

masse du neutron : m(n) = 1,674927  10 –^27 kg

masse du proton : m(p) = 1,672622  10 –^27 kg

masse d’un noyau de deutérium : m( 2

1 H) = 3,344497  10

- (^27) kg

masse d’un noyau de tritium : m( 3

1 H) = 5,008271  10

- (^27) kg

masse d’un noyau d’« hélium 4 » : m( 4

2 He) = 6,646483  10

- (^27) kg

célérité de la lumière dans le vide : c = 3,00  108 m.s-

1eV = 1,60  10 –^19 J

Les « combustibles » utilisés dans le réacteur de fusion ne nécessitent pas de transport de matière radioactive. En effet, le deutérium n’est pas radioactif. Le tritium est fabriqué sur site, à partir d’un élément Y non radioactif suivant la réaction :

Y  01 n  24 He ^31 H

1. Le tritium Donner la composition et le symbole du noyau Y en précisant les règles de conservation. On donne un extrait de la classification périodique : H (Z=1), He (Z=2), Li (Z=3), Be (Z=4), B (Z=5). 2. Le noyau de deutérium

2.1. Donner la composition du noyau de deutérium 21 H.

2.2. Le deutérium et le tritium sont des isotopes. Justifier cette affirmation.

2.3. Donner l’expression littérale puis la valeur du défaut de masse m( 21 H) du noyau de deutérium.

2.4. En déduire l’énergie E( 21 H) correspondant à ce défaut de masse en J puis en MeV et donner sa

signification physique.

3. Étude de la réaction de fusion On considère la réaction de fusion traduite par l’équation (1) dans le texte. Donner l’expression littérale de l’énergie libérée par cette réaction en fonction des données de l’énoncé. Calculer cette énergie en MeV. 4. Ressources en deutérium. On trouve le deutérium en abondance dans l’eau de mer. La ressource dans les océans est estimée à

4,6  1013 tonnes.

La réaction (1) libère une énergie de 17,6 MeV. On assimile la masse d’un atome de deu térium à la masse de son noyau. 4.1. 4.1.1. Déterminer le nombre N de noyaux présents dans la masse m = 1,0 kg de deutérium.

4.1.2. En déduire l’énergie E libérée par une masse m = 1,0 kg de deutérium.

4.2. La consommation annuelle énergétique mondiale actuelle est d’environ 4  10 20 J. On fait

l’hypothèse simplificatrice selon laquelle le rendement d’une centrale à fusion est équivalent à celui d’une centrale nucléaire. Ceci revient à considérer que seule 33% de l’énergie libérée par la réaction de fusion est réellement convertie en électricité.

Estimer en années, la durée t nécessaire pour épuiser la réserve de deutérium disponible dans les océans répondant à la consommation annuelle actuelle.

Les ressources en combustible sont en fait limitées par le lithium, utilisé pour fabriquer le tritium. L’utilisation du lithium contenu dans l’eau de mer ramène les limites à quelques millions d’années.

5. Le temps de demi-vie de déchets Les centrales nucléaires actuelles produisent de l’énergie par des réaction s de fission nucléaire. Ces réactions produisent des déchets radioactifs qui sont classés par catégories, suivant leur demi-vie et la valeur de leur activité. Ainsi les déchets dits de « moyenne activité » (catégorie B) ont pour

particularité d’avoir une d emi- vie supérieure à 30 ans et d’émettre un rayonnement  d’activité

supérieure à 3,7  103 Bq pour 1 gramme de noyaux radioactifs.

L’« américium 241 » fait partie des éléments contenus dans les déchets générés par une centrale nucléaire. Le graphique ci- dessous représente le nombre de noyaux d’un échantillon de

1,0 g d’« américium 241 ». L’équation de la courbe est donnée par : N = N 0 .e ^ .t^ avec

 = 5,1×10-11^ S.I.