Docsity
Docsity

Prepara i tuoi esami
Prepara i tuoi esami

Studia grazie alle numerose risorse presenti su Docsity


Ottieni i punti per scaricare
Ottieni i punti per scaricare

Guadagna punti aiutando altri studenti oppure acquistali con un piano Premium


Guide e consigli
Guide e consigli


DELF B2 nouvelle édition, Guide, Progetti e Ricerche di Francese

Clés du DELF B2 nouvelle édition

Tipologia: Guide, Progetti e Ricerche

2020/2021

Caricato il 26/01/2026

tatiana-p-5
tatiana-p-5 🇮🇹

2 documenti

1 / 19

Toggle sidebar

Questa pagina non è visibile nell’anteprima

Non perderti parti importanti!

bg1
Transcriptions
pf3
pf4
pf5
pf8
pf9
pfa
pfd
pfe
pff
pf12
pf13

Anteprima parziale del testo

Scarica DELF B2 nouvelle édition e più Guide, Progetti e Ricerche in PDF di Francese solo su Docsity!

Transcriptions

TRANSCRIPTIONS

54 | GUIDE PÉDAGOGIQUE

UNITÉ 1

Piste 1

Document sonore A

Présentatrice : Et aujourd’hui Marc Lemoine, avec sa chronique culturelle, qui va nous parler de ... Marc? Marc : Eh bien, aujourd’hui, je vais vous parler du spectacle qui a eu lieu au stade de France du 17 au 19 décembre. C’est Le Voyage au centre de la Terre adapté du célèbre roman de Jules Verne, avec un budget de deux millions et demi d’euros. On a vu grand au stade de France! Un peu trop, apparemment! Car le public n’a pas été au rendez-vous. On se demande bien pourquoi avec toute la publicité qu’on en a fait dans les médias... En fait, c’est surtout à cause du prix des places, qui est jugé peu accessible par le grand public. On parle tout de même de 45 à 75 euros par personne. Comme il s’agit d’un spectacle familial, si on fait le calcul, on arrive vite à une somme importante. En période de Noël, ça peut représenter un gros trou dans le budget familial. Bref, malgré le prix et les mauvaises conditions météorologiques, les quatre représentations ont tout de même accueilli un total de 92 000 spectateurs. Ça semble énorme mais les organisateurs attendaient beaucoup plus de monde. Le public n’a pas du tout apprécié le spectacle, qui s’est terminé sous les huées accompagnées de commentaires peu enthousiastes : “nul, spectacle creux et incohérent, scandaleux”, sont les mots des spectateurs qui demandent le remboursement de leurs places. D’ailleurs, il y a tellement de demandes de remboursement que les responsables du Stade de France Productions ont annoncé une compensation aux spectateurs mécontents. Pas un remboursement, mais sûrement une invitation à un autre événement. Cet échec donne à réfléchir sur l’utilisation des grands espaces comme le stade de France pour des événements autres que sportifs. On regrette surtout que le voyage que nous proposait Jules Verne dans son roman se soit transformé en échec total sur scène. Présentatrice : Eh bien, merci Marc Lemoine pour cette chronique. On se retrouve dans quelques instants.

Piste 2

Entraînement

Bonjour à tous, ici Marie Belpain pour l’actualité culturelle de Mauléon-Plage. La maire de notre ville a assisté hier à la présentation du projet de pôle théâtral et de conférences. Une promenade en trois dimensions projetée sur écran géant a permis aux élus municipaux de voir l’édifice culturel avant même le début de sa construction. L’objectif, comme l’a expliqué l’architecte responsable du projet, n’est pas de construire un théâtre, mais de concevoir un espace de création et de diffusion des arts, modulable et interactif. Les participants à cette réunion ont accueilli le projet avec enthousiasme. Les travaux devraient donc commencer en septembre 2018, et l’inauguration du pôle théâtral est prévue fin 2020.

Piste 3

Exercice 1

Actualité culturelle : un nouveau moteur de recherche met en place une offre qui devrait séduire de nombreux utilisateurs : la numérisation de livres français. Ce service, qui existe déjà aux États-Unis, propose une bibliothèque numérique. Depuis quelques mois, les éditeurs peuvent accéder à un site pour obtenir toutes les informations sur le fonctionnement du système et conclure un accord pour proposer leurs ouvrages à numériser. Les utilisateurs d’Internet peuvent déjà disposer de la liste des livres qui seront disponibles sur le site. Mais il faudra attendre encore quelques mois pour lire l’œuvre complète. La lecture sur Internet est désormais possible et ce sera très utile pour les étudiants qui font des recherches. Mais soyons sérieux, rien ne remplacera jamais le livre. Un écran ne peut rien contre le plaisir de lire Robinson Crusoé sur la plage ou Belle du seigneur devant un feu de cheminée.

Piste 4

Exercice 2

À l’occasion de la réouverture du musée parisien Jean- Jacques Henner, le public a pu découvrir ou redécouvrir les espaces du rez-de-chaussée, à savoir un jardin d’hiver et un salon néo-Renaissance, qui étaient fermés depuis une quinzaine d’années, et qui accueilleront désormais une programmation riche et éclectique (lectures, concerts, rencontres, conférences et expositions temporaires). L’accrochage, dans le goût du XIXe^ siècle, propose une approche renouvelée de l’œuvre de Jean- Jacques Henner. Il s’articule autour de deux grands thèmes : la carrière d’un artiste officiel au XIXe^ siècle retraçant l’itinéraire de Henner, au premier étage ; et l’atelier du peintre, au troisième étage, qui permet de mieux comprendre comment travaillait Henner grâce aux esquisses, œuvres qui n’ont pas été terminées, meubles et plâtres de l’atelier.

TRANSCRIPTIONS

56 | GUIDE PÉDAGOGIQUE passer une année en France. Écoutez le témoignage d’Antonio au micro d’Aurélie Chéné. Antonio : C’est une bonne occasion pour moi, je peux parler français tous les jours. Au début, c’était difficile, mais maintenant ça va. Les autres nous aident pour les choses qu’on ne comprend pas, et on les aide avec l’espagnol. C’est sympa. Journaliste : Une initiative qui s’étendra probablement à d’autres lycées de la région, à en juger par le bilan que dresse le proviseur du lycée. Proviseur : Nos lycéens sont revenus avec un bagage linguistique beaucoup plus élevé que ce que l’on pourrait espérer d’un élève de première. Mais, au-delà du bagage linguistique, je dirais que ce qui compte le plus, c’est le bagage culturel. Ces futurs adultes ont une autre ouverture d’esprit et ils sont mieux préparés aux échanges et à l’expérience universitaire. Journaliste : Une expérience concluante qui, on peut le parier, est loin d’être terminée.

Piste 8

Entraînement

Journaliste : Bonjour. Je suis actuellement à l’école primaire Simone-Veil en banlieue parisienne avec Lucille Molergue. Bonjour Lucille. Institutrice : Bonjour. Journaliste : Vous êtes donc institutrice dans une école primaire de la banlieue parisienne. Pouvez-vous nous expliquer ce qui fait votre particularité? Institutrice : Je travaille avec tous les élèves de l’école, je n’ai pas de classe attitrée. Chaque jour, les instituteurs me confient des élèves, souvent des cas difficiles ou des enfants en échec scolaire. Je peux donc commencer une journée par un atelier d’écriture avec des élèves d’une classe de CM1 et finir la journée avec du soutien à la lecture pour ceux du CE2. Journaliste : Comment êtes-vous arrivée dans cette école? Institutrice : J’ai d’abord enseigné dans une classe ordinaire pendant deux ans. Les enfants étaient turbulents et j’ai beaucoup étudié sur le sujet de la discipline, qui va souvent de pair avec les mauvais résultats. Je me suis intéressée aux élèves en difficultés et aux moyens d’y remédier. Alors, dès qu’un poste d’enseignant sans classe fixe s’est libéré, j’ai sauté sur l’occasion, car ce n’est pas si fréquent. Journaliste : Quels sont les points positifs et négatifs de votre métier? Institutrice : J’apprends beaucoup avec les enfants, tous les jours. Je monte des projets de A à Z. Le seul problème, c’est quand je suis absente. Il n’y a personne pour me remplacer. Journaliste : Merci Lucille et bonne continuation.

Piste 9

Exercice 1

Journaliste : Bienvenue à l’émission Les Globe-trotteurs consacrée à des jeunes qui s’expatrient et s’installent à l’étranger, quel que soit leur secteur d’activité. Cette semaine, nous vous présenterons l’expérience de Dominique Thibaut. Jeune diplômée de l’ESSEC, école de commerce très réputée, elle nous livre les secrets de son succès. Dominique, vous avez percé sur le marché de la décoration d’intérieur aux Émirats Arabes Unis et vous êtes devenue une référence dans le domaine. Les princesses se battent pour avoir vos conseils en matière de décoration. Racontez à nos auditeurs comment vous en êtes arrivée là. Dominique Thibaut : Complètement par hasard. L’entreprise pour laquelle je travaillais m’a proposé un voyage d’affaires. Quand je suis arrivée aux Émirats, j’ai parlé avec les partenaires locaux et je me suis rendu compte que la décoration française avait beaucoup de succès. J’ai donc décidé de créer ma propre boîte, qui propose des pièces uniques pour décorer les palais. Journaliste : Et avez-vous des conseils à donner aux gens qui nous écoutent et qui souhaiteraient partir travailler à l’étranger? Dominique Thibaut : Pour travailler à l’étranger, il faut être à l’écoute de l’autre pour s’adapter à sa culture, ce qui demande beaucoup d’énergie, d’humilité et de patience. Journaliste : Merci beaucoup Dominique Thibaut.

Piste 10

Entraînement

Philippe : Allô! Nao! Nao : Salut Philippe! Ça va? Philippe : Oui. Et toi? Nao : Oui, ça va... Philippe : Dis donc, qu’est-ce qui s’est passé hier? Nao : Oui... Désolée, Philippe, je sais que nous avions rendez-vous, mais ma voiture elle est tombée en panne. Philippe : Encore! Nao : Oui! À nouveau! Tu sais, j’étais en train d’arriver place de la Victoire et la voiture est tombée en panne, elle s’est arrêtée, juste au milieu. J’ai eu peur! Philippe : Et pourquoi tu ne m’as pas appelé? Nao : Ah, tu sais, avec tout le stress que j’ai eu… j’ai oublié de t’appeler et quand j’y ai pensé, évidemment je n’ai pas trouvé mon téléphone… Philippe : Mais... tu sais que j’ai attendu pendant deux heures? Nao : Oh la la! C’est pas vrai! En fait j’avais oublié mon portable, à la maison. Tu sais... il y a des jours où tout va mal.

B

GUIDE PÉDAGOGIQUE | 57 Philippe : Oui, je sais. Mais c’est la deuxième fois que tu fais ça! Nao : Bon écoute, alors dans ce cas, on va faire une chose. Je t’invite samedi soir au cinéma. Qu’est-ce que tu dis? Philippe : Samedi soir! Bon... d’accord. Mais, qu’est-ce qu’on va faire? Nao : Bon, je sais pas. On peut aller voir un film. Qu’est- ce que tu préfères? Une comédie ou un drame? Philippe : Écoute... je pense qu’on pourrait aller voir une comédie. Ce serait sympa. Nao : Ah, mais oui! Alors je te laisse choisir tout : la salle, le film, l’heure... On se donne rendez-vous à quelle heure? Philippe : Alors, moi je te propose de venir me chercher à la maison. Nao : D’accord. Alors, je viens vers... 8 heures? Philippe : Vers 8 heures? Ah non! Un peu plus tôt! Nao : D’accord. Alors 7 heures et demie? Philippe : D’accord, à 7 heures et demie je t’attendrai en bas. Nao : Parfait! À samedi alors. Philippe : Allez, à samedi!

UNITÉ 3

Piste 11

Document sonore A

Valérie Legeay : Bien-être et santé – Valérie Legeay Bonjour à tous. Nous le savons tous, la clé pour rester en bonne santé, c’est de se nourrir de façon équilibrée et d’avoir une activité physique. Pas facile à faire au quotidien! Heureusement, il existe des astuces pour prendre soin de sa santé, et ce sont justement ces astuces et ces conseils dont nous allons parler aujourd’hui avec mon invité, le docteur Driss Émara, cardiologue et nutritionniste à Lille. Il vient de publier La Santé sans peine , avec un sous-titre « Comprendre son corps et le respecter ». (deux secondes d’intermède musical) Valérie Legeay : Docteur Driss Émara, bonjour. Driss Émara : Bonjour. Valérie Legeay : Je voudrais tout d’abord que vous nous expliquiez ce sous-titre que vous mettez à votre livre « Comprendre son corps et le respecter ». Driss Émara : Oui, vous savez, il existe chez l’être humain des moyens d’auto-guérison extrêmement puissants. Ces moyens, il suffit de les connaître et de les utiliser pour se protéger contre de nombreuses maladies et pour guérir. En fait, on connaît mal notre corps, mais on a tout en nous pour être en parfaite santé, pour éviter de prendre des médicaments. Vous savez, parfois on est malade, on prend des médicaments, on en prend trop et on finit par être malade des médicaments! Alors que, si on connaît son corps, on peut l’utiliser comme il faut pour se battre contre des maladies. Valérie Legeay : Et pour respecter son corps, vous parlez de beaucoup de choses : vous parlez d’alimentation, vous parlez d’activités physiques, d’hygiène, vous parlez aussi de notre cerveau. On va voir tout ça. On va commencer par les questions d’alimentation. Pourquoi est-il si important de bien manger et de faire attention à son poids? Driss Émara : Le poids, c’est essentiel. Et de plus en plus, on rencontre des problèmes de surpoids et pas seulement chez les adultes. Attention, je ne parle pas de quelques kilos en trop, ça ce n’est pas grave! Je parle de véritable problème de surpoids, qui favorise l’apparition de maladies respiratoires ou cardiovasculaires… Donc en fait, c’est votre vie qui est en jeu quand le poids augmente. Il y a des personnes disent « oui, mais j’ai des gros os, j’ai un squelette lourd ». Mais pas du tout! Entre le squelette d’un sportif et d’une jeune fille, il y a au maximum deux kilos d’écart! Valérie Legeay : C’est effectivement une différence minime. Nous reviendrons sur le sujet après une pause musicale.

Piste 12

Document sonore B

Vous rêvez de tropiques, de dépaysement, d’autres cultures et d’autres langues? Vous souhaitez partir vers des terres lointaines, découvrir des sentiers et des populations encore inconnues? Mais vous voulez aussi aider les autres, profiter de vos vacances pour contribuer au bien-être de ceux qui en ont besoin. Alors, choisissez de voyager avec les associations de tourisme de l’UNAT. Nous vous proposons un tourisme vraiment différent, un tourisme qui met l’homme et la rencontre au centre du voyage et qui s’inscrit dans une logique de développement des territoires. Le tourisme solidaire fait participer les populations locales aux différentes phases du projet touristique, il accorde de l’importance au respect de la personne, aux cultures et à la nature, et il redistribue de manière plus équitable les bénéfices de l’activité touristique. Vous aurez la possibilité de vous rendre dans plus de 60 pays qui ont chacun leurs traditions et leur manière de voir le monde. Pendant votre séjour, vous vivrez chez l’habitant dans leur quartier. Vous partagerez leur vie quotidienne et leur nourriture. Vous participerez ainsi au développement local et au financement de projets locaux qui répondent à l’intérêt collectif. Soucieux de l’environnement, l’UNAT prend en compte

B

GUIDE PÉDAGOGIQUE | 59 combien de jours pour changer le disque dur? Vendeur : Écoutez, vous avez 15 jours après la date d’achat. Maria Carmen : D’accord. Bon, on fera comme ça. Vendeur : Très bien. Merci. Au revoir madame. Maria Carmen : Au revoir monsieur.

UNITÉ 4

Piste 17

Document sonore A

Animateur : Bonjour Émilie, vous êtes l’une des responsables de l’association Résistance et Solidarité. Merci d’être venue à Radio Campus. Émilie : Merci à vous. Animateur : Eh bien, pourriez-vous nous résumer un peu votre action, avant de parler du concert que vous avez organisé à Marseille? Émilie : Alors, l’association vient de fêter ses 20 ans. Il faut savoir qu’elle ne sert pas seulement à donner à manger aux plus pauvres, mais elle permet aussi de régler des problèmes administratifs, médicaux, juridiques ou autres. Nous pouvons aussi aider les gens à chercher un logement ou même leur permettre de se domicilier à l’association quand ils n’ont pas d’adresse fixe. Animateur : Très bien! Et donc, pour financer vos actions, vous organisez chaque année au printemps un immense concert qui rassemble plusieurs artistes à Marseille. Le concert de cette année a eu un sacré succès! Alors, contente? Émilie : Oui! On a vécu de beaux moments avec une belle énergie. Le public était au rendez-vous. Animateur : Oui... et puis du grand spectacle! Émilie : Oui, avec Alex Beaupain, Oxmo Puccino, The Do et l’humoriste Nicole Ferroni qui nous a fait des sketchs géniaux... C’est vrai. Du grand spectacle! Animateur : Et aussi la mise en scène! À ce propos, pourriez-vous décrire tout cela pour nos auditeurs qui n’ont pas pu y aller? Émilie : Bien sûr. Alors, tout d’abord, la scène était longue et étroite, et au bout on avait recomposé un village méditerranéen, avec ses maisons, ses rues, ses balcons, ses terrasses... Au début du spectacle, on a bien sûr fait un petit rappel de l’histoire de l’association. Et puis, juste après, les chanteurs sont entrés en scène chacun leur tour avec un masque sur le visage. Il fallait chercher qui est qui... Lorsque les gens ont commencé à reconnaître les voix de chacun, les artistes ont quitté leurs masques. Animateur : Et puis cette année, il y a eu beaucoup plus de chansons en groupe. Des duos, des trios, certaines personnes du public ont même été invitées à monter sur scène pour chanter... Émilie : Oui, on a voulu un peu plus de convivialité... l’impression que tous formaient une solide équipe. De chanson en chanson, avec la scène au milieu des spectateurs, on avait vraiment l’impression de participer à la fête. Animateur : Car c’était une fête! Émilie : Oui, même si l’intention première est de récolter de l’argent pour lutter contre les inégalités, ne l’oublions pas! Animateur : Merci beaucoup Émilie.

Piste 18

Document sonore B

Présentatrice femme : Bonjour à tous. Ici Victoria Moreno, en direct avec vous chers auditeurs. Aujourd’hui, j’ai rencontré trois personnes à qui j’ai demandé : « Quel est votre petit plaisir dans la vie? » Écoutez leur réponse… Alors moi, mon petit plaisir de la journée, c’est le matin, quand je me lève... Il fait pas chaud, je suis encore un peu endormi et je prépare le café et ... quand le café est prêt, c’est déjà un vrai plaisir de sentir l’odeur du café dans la maison. Et puis ensuite, ben c’est le boire quand il est très chaud et fumant, quand il n’y a pas de bruit autour. Ça, c’est un de mes petits plaisirs de la journée. Enfin, y en a d’autres, hein! Euh... j’sais pas moi, par exemple lire le journal dans le métro... mais disons que le café bien chaud et bien fort du matin, c’est un petit plaisir personnel qui compte. Ouh, c’est pas une question facile, ça! Alors, les petits plaisirs de la vie… ben, y en a beaucoup. Heureusement d’ailleurs, sinon la vie ne serait pas très gaie! Alors, pour moi, un petit plaisir qui compte, c’est de prendre une journée pour moi toute seule, sans personne et de faire ce que j’ai envie de faire, un ciné, une expo ou faire les magasins, pas des choses extraordinaires, mais bon... Surtout, ce qui fait le charme de la journée, c’est le fait que ce soit pas prévu. Ben, c’est faire la fête avec les copains, bien sûr. Je veux dire, quand on se retrouve pour boire un pot ou pour se faire un resto... C’est sympa, on discute, on est ensemble. Avec mes copains, on finit toujours par parler philosophie ou politique. Mais bon, on rigole bien aussi! Je crois que c’est vraiment important, en tout cas pour moi, c’est essentiel de voir mes amis, de partager un moment avec eux.

TRANSCRIPTIONS

60 | GUIDE PÉDAGOGIQUE

Piste 19

Entraînement

Journaliste : Bonjour et bienvenue à tous nos auditeurs. Une récente enquête sur les habitudes alimentaires des Français a montré qu’il y a des changements dans l’alimentation. Être bien dans sa peau, manger équilibré, garder la ligne sont désormais partie des préoccupations de nombreux Français... des arguments de promotion indéniables pour les grands groupes alimentaires. Des restaurants proposant de nouvelles formes de gastronomie fleurissent partout : des bars à soupe, des sandwichs zen, des salades aux produits bio... Pour en savoir plus, Raphaël est allé place de la Victoire à Bordeaux pour interroger les passants sur leurs habitudes alimentaires. Raphaël : Bonjour madame, vous êtes en direct sur Radio Conso, pouvez-vous nous dire ce que vous mangez pour le déjeuner? Femme 1 : Eh bien... Je travaille dans le centre-ville et je n’ai qu’une courte pause, je n’ai pas le temps de rentrer chez moi. Avant, je cuisinais à la maison et j’emportais mon Tupperware au travail, mais depuis quelques mois je déjeune dans un nouveau restaurant du quartier. On peut y manger des salades et tous les produits sont diététiques. En plus, l’ambiance est très sympa et le service rapide. C’est un peu cher, mais bon, l’important pour moi, c’est de manger des repas équilibrés. Raphaël : Merci. Et vous monsieur, que mangez-vous le midi? Homme : Euh... Ça dépend. Contrairement à la majorité des étudiants, j’évite le resto universitaire. Je préfère manger un sandwich dans un petit bar à côté de la fac. Raphaël : Mademoiselle! Mademoiselle, une question pour Radio Conso : pouvez-vous nous dire ce que vous mangez au déjeuner? Femme 2 : Ben, ce que cuisine mon copain. Mes collègues de bureau déjeunent à la va-vite à la cantine, mais moi j’ai la chance d’habiter tout près. Je rentre donc chez moi pour la pause de midi.

Piste 20

Exercice 1

Armel Crozon : Chers auditeurs, bonjour, ici Armel Crozon. Nous sommes ravis de vous accueillir dans une nouvelle édition de notre programme « La parole est dans la rue ». Aujourd’hui, nos journalistes sont allés à votre rencontre pour connaître vos secrets pour être en forme. De plus en plus, les Français font attention à leur corps et à leur alimentation. Ils veulent vivre mieux et plus longtemps, se sentir bien dans leur peau et avoir un physique parfait. Les salles de sport affichent complet et de nouvelles activités, souvent venues d’Asie, font sensation. On veut combattre le mal de vivre en réconciliant l’esprit et le corps. Mais qu’en pensent les Français? Écoutons tout de suite les propos recueillis par Agnès Pérodo. Agnès Pérodo : Bonjour. Excusez-moi, pouvez-vous dire à nos auditeurs quel est votre secret pour être en forme? Femme 1 : Je fais du yoga! Ça m’aide beaucoup, non seulement à me sentir mieux physiquement, mais également psychologiquement. Je suis plus calme, moins tendue… Homme 1 : Euh… je me couche tôt… Je ne suis pas du tout sportif, alors rester en forme… ce n’est pas ma préocupation première! Et puis je connais plein de gens qui se disent en pleine forme et qui ne sont pas heureux, alors il n’y a aucune preuve que le sport est bon pour la santé. Moi, je préfère rester tranquille… Femme 2 : Je fais tout ce que je peux! Je mange sain, je fais du sport, je suis fan de boxe française! Oui, je dirais que l’activité physique est le secret pour être en forme. Avec la pression que je vis tous les jours au travail, c’est la seule manière que j’ai pour vraiment me relaxer et évacuer le stress. Homme 2 : Je crois que pour être bien dans sa peau, il faut être bien dans son corps avant tout. Moi, je fais un peu de sport pour m’entretenir physiquement, mais surtout, et je n’ai pas honte de le dire, je vais dans un salon de beauté une fois par semaine. J’y fais des soins du visage, des UV pour rester bronzé même en hiver. À notre époque, il faut donner une bonne image de soi, c’est important, aussi bien dans la vie privée que dans le travail. Agnès Pérodo : Vous voyez Armel que nos concitoyens ont chacun leurs petits trucs pour rester en forme. Et vous, quel est le vôtre?

UNITÉ 5

Piste 21

Document sonore A

Présentatrice : Alors ce soir pour notre débat « On est bien chez les parents? », vous avez été très nombreux à nous écrire sur le Facebook et le compte Tweeter de Yo FM. Pour commencer, nous avons en ligne Théo, 21 ans, qui nous a écrit : « Ici c’est tout confort : télé, Internet, machine à laver. Aucune facture, pas de responsabilité, juste les parents à supporter! » Sympa pour tes parents, Théo! Théo : Ouais, bon, c’est vrai que ce n’est pas sympa de dire ça, mais avec mes parents ce n’est pas toujours drôle! Mais bon, je leur rends aussi des services. Je fais

TRANSCRIPTIONS

62 | GUIDE PÉDAGOGIQUE

Piste 24

Exercice 2

Présentateur : Bienvenus à tous dans notre magazine Le monde en question , nous accueillons aujourd’hui Alexa Crépin, journaliste grand reporter et membre de Reporters sans frontières. Bonjour Alexa. Alexa : Bonjour, et merci de me recevoir. Présentateur : Tout le plaisir est pour nous! Alexa, vous allez répondre aux questions des auditeurs sur votre profession, ses caractéristiques, ses risques… Alors, nous avons un premier appel. Allô? Jade : Oui, allô bonjour, je m’appelle Jade. Alors voilà, j’aimerais bien savoir pourquoi on continue d’envoyer des journalistes dans les pays en guerre. Parce que, avec les moyens techniques qu’on a aujourd’hui, on devrait pouvoir avoir l’information sans que personne ne soit en danger. Vous ne croyez pas? Alexa : Bonjour Jade. Effectivement, vous avez raison. Cela devrait pouvoir être comme ça. D’ailleurs, beaucoup de rédactions interdisent à leurs journalistes ces missions dans des régions dangereuses. Malheureusement, ce n’est pas toujours possible. Parce que comment faire pour avoir des informations fiables sur le monde? Dans les pays sous un régime dictatorial, est-ce qu’on peut se contenter des images, disons subjectives, que nous fournissent ces pays? Est-ce qu’il n’y a pas un risque de désinformations ou de manipulation de l’actualité par une vision orientée des événements? Du coup, il vaut mieux envoyer des gens sur place, pour vérifier. Présentateur : Merci Jade pour votre appel. Nous avons maintenant Thomas qui est en ligne. Bonjour. Thomas : Oui bonjour… Je voudrais savoir quelles sont les actions entreprises pour aider les journalistes retenus en otage actuellement? Alexa : Eh bien, beaucoup d’actions sont menées et souvent par des bénévoles. Des concerts sont organisés afin de mobiliser l’opinion publique autour de la liberté de la presse et pour dégager des fonds utiles aux éventuelles transactions. Les radios passent souvent des messages des proches et si l’otage entend un de ces messages, ça l’aide dans sa captivité. C’est ce qui s’est produit pour moi. On ne sait pas si ces actions servent, mais s’il y a une chance, il faut essayer. Présentateur : Merci Thomas, merci Alexa. Nous revenons après la pub!

Piste 25

Exercice 3

Présentatrice : Bonjour et bienvenus dans notre forum d’expression libre. Ce soir, nous allons laisser la parole aux jeunes issus de l’immigration pour nous parler de l’école d’aujourd’hui. Et nous accueillons, pour cela, Farid et Jean-Baptiste. Farid et Jean-Baptiste vous êtes respectivement d’origine marocaine et nigérienne. Nos auditeurs peuvent réagir à leurs propos en appelant Radio libre. Et sans plus attendre, je leur laisse la parole. Farid. Farid : Oui, merci. Moi, je voudrais dire qu’on est tous des rescapés. Je crois que nous avons échappé au destin qui nous était tout tracé. Nous sommes nés dans la banlieue et pourtant, aujourd’hui, nous voici en classe préparatoire, au même titre que ceux du centre-ville. Je discutais avec une fille de ma classe ce matin. Elle me disait que ses parents lui payaient des cours particuliers pour revoir les cours des profs. Moi, je donne des cours de soutien scolaire pour pouvoir survivre financièrement. Croyez-vous qu’on ait les mêmes chances de réussite au concours? Quand on me dit que l’école est un lieu d’égalité, ben ça me fait rire! Présentatrice : Jean-Baptiste? Jean-Baptiste : C’est vrai! L’école ne remplit plus son rôle. En banlieue, l’Éducation nationale a créé les ZEP, et une ZEP, comme son nom l’indique, devrait être une véritable zone d’éducation prioritaire. Bon OK, cette appellation n’existe plus, mais le dispositif d’accompagnement des jeunes de banlieue doit rester une priorité. Or, on se retrouve dans des situations bloquées avec des destins tout tracés, c’est-à-dire on passe un bac professionnel et on entre dans la vie active. Peu de jeunes de banlieue font des études supérieures. On n’a pas tellement d’autres choix. On n’est plus jugés sur les résultats, mais sur nos origines. Quand tu sors d’un collège de banlieue, tu as de la chance si on t’accepte dans un lycée général. Et moi, je considère que j’ai de la chance d’être en Terminale S. Présentatrice : Merci à vous deux pour avoir participé à ce débat. Vous restez avec nous et nous prenons un premier appel.

B

GUIDE PÉDAGOGIQUE | 63

EXAMEN 1

Piste 26

Document 1

Hervé : Salut Vanessa! Vanessa : Eh, salut Hervé. Je ne t’avais pas vu. Hervé : Ah, alors ce week-end, tu as fait quoi finalement? Vanessa : Je suis allé au ciné avec des copains de la fac. Hervé : Vous êtes allés voir quoi? Vanessa : Intouchables , tu sais, le film avec Omar Sy et François Cluzet... Hervé : Ben… je ne l’ai toujours pas vu, c’est bien? Vanessa : Écoute, j’ai adoré! C’est un film de 2011, il a déjà quelques années, mais je ne l’avais pas vu moi non plus. Mais vraiment j’ai adoré! Je te conseille d’y aller, c’était vraiment super! D’ailleurs, ils le passent à la fac pour le festival de cinéma et, avec ta carte d’étudiant, ce n’est vraiment pas cher. Hervé : Oh moi, tu sais, les films humoristiques, ce n’est pas vraiment mon truc. Ça ne me fait jamais rire... Je préfère un bon film de science-fiction! Vanessa : Ah non, mais là, c’est différent. Rien à voir avec les autres. C’est émouvant, drôle, un moment de pur bonheur et ça fait du bien! Et puis, la musique, la bande son... une merveille! Hervé : Quel enthousiasme! Bon ben, ok, j’essaierai d’y aller et je te dirai ce que j’en pense. Vanessa : Par contre, à ta place, je réserverais à l’avance... quand j’y suis allé, il y avait beaucoup de monde!

Piste 27

Document 2

Présentatrice : Les spectacles du cirque Plume, c’est avant tout de la poésie. Jean-François Cellier? Jean-François Cellier : Oui, oui, moi j’y vois aussi d’autres choses mais il y a de la poésie, beaucoup, oui, évidemment. François Turquin : Euh, vous avez vu tous les spectacles depuis le début. Jean-François Cellier : Alors, honnêtement, non… mais j’en ai vu un peu plus d’une dizaine. Depuis, en gros,

  1. Oui, Carnaval , enfin bon, on ne va pas tous les citer, mais il y en a beaucoup. Mais euh moi, avec mon œil tout à fait amateur et passionné de cirque, ce qui m’a attiré dans Plume tout de suite, c’est d’abord des images nouvelles, inhabituelles, aussi bien par la mise en scène que par le jeu des artistes ou des musiciens. Et puis, ce qui m’a frappé, avec l’expérience que j’ai acquise autour du festival Circa, c’est que, chez Plume, les artistes ne vont jamais au-delà de ce qu’ils peuvent faire. On n’est pas dans la performance, on est dans, vraiment, l’expression artistique, ce qui rend les numéros très agréables à voir. Et bon, personne ne surjoue, enfin moi, c’est ce qui m’a frappé depuis le début. Et puis après il y a toute la magie de Plume, enfin vraiment, qu’on retrouve d’ailleurs dans le dernier spectacle avec des touches qui viennent de spectacles plus anciens. Voilà, c’est un vrai plaisir, un vrai plaisir. Présentatrice : Magie, poésie, vous définiriez le cirque plume comme ça, Gwénola David? Gwénola David : Oui effectivement…

Piste 28

Document 3

Philippe Bertrand : François Turquin, bonjour. François Turquin : Bonjour. Philippe Bertrand : François, vous êtes président de l’association Ciné-Jeune de l’Aisne et vous organisez depuis le 13 mars la trente-cinquième édition du festival international de cinéma jeune public de l’Aisne. C’est encore pour une dizaine de jours, jusqu’au 15 avril. « Jeune public », on le définit comment? Parce que c’est vaste. François Turquin : Alors, le jeune public, ça commence dès la petite enfance jusqu’à la grande adolescence, et même jusqu’au public adulte, puisqu’il y a toujours un grand nombre de spectateurs parents qui viennent assister aux séances et qui prennent plaisir à voir tous ces films merveilleux. Donc dès 18 mois jusqu’à nos lycéens et universitaires. Philippe Bertrand : Oui. Comment faites-vous pour sélectionner un programme qui s’adresse à ces tranches d’âge? François Turquin : Alors, nous sommes une petite équipe de bénévoles, une petite équipe de permanents qui prenons soin de regarder, dans tous les magazines consacrés au cinéma jeune public, les sorties. Nous sommes aussi en lien avec tout un réseau de diffuseurs qui nous adressent des films. Et puis, on va sélectionner et on va visionner tous ces films, et on fera une sélection qui sera ensuite présentée aux jeunes spectateurs axonais. Philippe Bertrand : Je pose la question parce que ce n’est pas facile de rendre adéquate cette programmation par rapport à des très jeunes et des moins jeunes. Aujourd’hui, il y a des précautions qui sont prises, vous savez, à l’égard de l’impact de l’image sur la jeunesse, sur les enfants, alors comment vous procédez, vous, pour ne pas être débordés par ces risques? François Turquin : Alors, quand il y a un souci, quand on se pose une question, à se demander si le film peut

B

GUIDE PÉDAGOGIQUE | 65 séduit toutes les femmes qu’il rencontre. On l’imagine facilement grand et beau, plein d’élégance dans un superbe costume Belle Époque. Journaliste : Arsène Lupin, ce sont des romans. Seize, n’est-ce pas? M-A L : Seize romans effectivement, mais aussi quelque trente-sept nouvelles et quatre pièces de théâtre. Arsène Lupin a aussi fait l’objet d’une adaptation pour la télévision et le cinéma. Journaliste : Eh bien, merci Marie-Ange Lemercier pour avoir partagé ces quelques moments avec nous. Et pour conclure notre émission d’aujourd’hui, voici quelques recommandations de lecture...

EXAMEN 3

Piste 32

Document 1

Gilles : Allô? Arnaud : Allô, Gilles? Gilles : Ah, salut Arnaud. Comment ça va? Arnaud : Bien, merci. Dis je t’appelle parce que j’ai vu Richard hier, on a parlé de toi et, du coup, on s’est dit que ça faisait longtemps qu’on ne t’avait pas vu... est- ce que ça te dirait de nous accompagner demain au cinéma? Gilles : C’est gentil... Pourquoi pas? Mais... ça dépend, tu sais, le cinéma et moi... Pff… qu’est-ce que vous vouliez aller voir? Arnaud : On avait pensé aller voir L’Arrivée de Denis Villeneuve, un cinéaste québécois génial! Gilles : Ah, vous voulez aller voir cette niaiserie! Eh ben... Non, je crois que ça ne m’intéresse pas. Arnaud : Ben, pourquoi tu dis ça? Ça a l’air très bien. Gilles : Mais elle tient pas debout, cette histoire, elle est un peu bête : des vaisseaux spatiaux, des extraterrestres, des linguistes qui cherchent à comprendre leur langage... Vous n’avez pas quelque chose de plus réaliste et actuel? Arnaud : Oh la la! Sois un peu moins rigide et essaie d’apprécier la fantaisie! Gilles : Bof, pas envie de voir une histoire avec des extraterrestres, l’espace et je sais pas quoi encore! Je déteste la science-fiction! Arnaud : Quel mauvais caractère! Bon, écoute, si tu changes d’avis, on s’est donné rendez vous devant le cinéma Renoir à 8 h. Gilles : D’accord. Mais, ne comptez pas sur moi, je ne suis vraiment pas motivé. Arnaud : Oh allez, je t’assure que c’est un bon film et puis c’est l’occasion de se voir! Gilles : Bon… je ne promets rien, mais au cas où je me déciderais, je t’enverrai un message. Sinon je peux vous rejoindre après le film et on boit un verre? Arnaud : Ok, ça marche. On attend de tes nouvelles, alors. Allez, tchao! Gilles : Tchao, tchao...

Piste 33

Document 2

La chronique éco, Tessa Grauman Dans les allées du salon de la micro-entreprise, beaucoup de trentenaires passent de stand en stand à la pêche aux informations qui vont leur permettre de changer de cap dans leur vie professionnelle. Sandrine, 37 ans, est bien décidée à quitter son poste de juriste salariée pour monter sa propre entreprise. Cette grande et belle femme, originaire de Sainte-Anne en Guadeloupe, veut se donner les moyens de gérer son temps et de voir grandir ses deux enfants. L’envie d’entreprendre là, ne lui manque qu’une chose. « Trouver l’idée. C’est ça en fait le plus compliqué aujourd’hui. Savoir quelle est... voilà... trouver l’idée qui soit la bonne et pouvoir me lancer assez rapidement puisqu’on sait très bien que, quand on monte une entreprise, les deux ou trois premières années quand on a de la chance, voire les quatre, cinq quand on a un peu moins, sont quand même assez difficiles à gérer. » Laetitia, elle sait très bien ce qu’elle veut faire. Après quelques années comme salariée dans une boutique, puis comme professeur de dance-hall en banlieue parisienne, cette Guadeloupéenne d’origine souhaite monter sa propre école de danse. Un projet qui ne lui fait pas peur. « Je ne pense pas que ça soit compliqué. Je pense qu’il faut avoir les bonnes informations pour pouvoir créer sa propre entreprise. Après, comme on dit, on n’obtient pas ce qu’on veut en deux temps trois mouvements, hein, c’est dans le long terme, donc euh... Moi, je ne pense pas que ce soit compliqué comme ça. Il faut juste être bien guidé. » Monter un business plan , trouver les financements, Guy se donne six mois pour créer son entreprise de transport de marchandises. Ses quinze années comme employé dans la sécurité dans les grandes surfaces et comme chauffeur de bus, lui ont permis de mettre un peu d’argent de côté. « Pour l’instant c’est la phase de création donc les idées, c’est forcément de... que ce soit une grosse structure que je vais faire par la suite. Il faut déjà commencer à mettre le premier pavé et créer la société en elle-même et puis après voir comment ça tourne. Entre ce qu’on veut et ce qui est réalisable sur le terrain... On a des surprises souvent. » Au salon de la micro-entreprise, on trouve beaucoup d’enseignes bancaires prêtes à conseiller les futurs patrons. Mais les projets modestes les intéressent peu.

TRANSCRIPTIONS

66 | GUIDE PÉDAGOGIQUE Guy en est bien conscient. « C’est un peu plus compliqué quand on est créateur. Ils ne sont pas prêts à mettre la main à la poche, ils n’ont pas assez de garanties. Donc, dans un premier temps, non c’est personnel, et puis les associations qui aident à la création ». L’ADI (ou l’Association France Active) pourront sans doute lui donner un coup de main pour le financement de son entreprise. Pour monter sa propre boîte il faut une idée, du temps, de la méthode, des contacts et de la persévérance. Mais tout cela vaut le coup assurent tous les visiteurs qui arpentent les couloirs du salon, comme Sandrine, la juriste sans doute bientôt reconvertie en chef d’entreprise. « À mon avis, c’est beaucoup plus sympa que d’être salarié. »

Piste 34

Document 3

Vivianne Ezratti : Enfin, sincèrement, l’histoire du « temple du savoir », moi, je crois que c’est de la mythologie. Je pense que c’est du fantasme, enfin… Quand on a ouvert la bibliothèque, c’est amusant parce qu’on a donc rencontré beaucoup d’associations de partenaires et tout ça et, effectivement, on s’est rendu compte que, [y] compris pour des gens qui manifestement fréquentaient des bibliothèques, il y avait cette espèce d’idée que c’était effectivement un temple du savoir, mais ça n’a jamais été ni une église ni quelque chose de ce genre, d’où des malentendus, par exemple des gens qui voudraient voir régner un silence... religieux, peut-être? Je ne sais pas. Non, une bibliothèque c’est un lieu de vie, mais depuis toujours. Journaliste : Même depuis « L’Heure joyeuse » par exemple... Vivianne Ezratti : Alors, « L’Heure joyeuse » donc ça a été la première bibliothèque spécialisée pour les enfants, qui est née grâce à un don d’une association américaine à la Ville de Paris, au lendemain de la Première Guerre mondiale, dans le cadre de la reconstruction de la France, pour que les enfants récupèrent du traumatisme et aussi parce que il n’y avait pas l’équivalent des bibliothèques pour enfants américaines en France à l’époque. Et ben, c’était un lieu assez incroyable parce que, des États-Unis, ils ont importé le fait que les enfants pouvaient aller directement se servir sur les rayonnages, à l’époque, ce n’était pas le cas dans les bibliothèques publiques françaises. Et il y a eu aussi un apport français puisque les premières bibliothécaires, elles étaient adeptes de ce que l’on appelle les « méthodes actives », l’éducation nouvelle : Freinet, Montessori, tout ça. Donc, pour elles, le but de cette bibliothèque c’était l’épanouissement de l’enfant et le livre était un moyen. Et, donc, elles ont mis en place des activités de théâtre, elles ont mis en place… les enfants s’exprimaient dans le journal écrit par les enfants et des jeunes eux-mêmes qui paraissait qui s’appelait L’Hora joyeux, ils faisaient des fêtes, etc. Et c’était de l’autogestion, c’était les jeunes, c’est eux qui faisaient le prêt des livres et qui rangeaient et, en même temps, c’était plutôt une ruche qu’un temple. La culture a quelque chose d’intimidant, ça c’est sûr et, au fond, c’est peut-être le travail qu’on a cherché à faire à L’Heure joyeuse à l’époque... Voilà, l’idée c’était justement que ça ne soit pas intimidant. Je vois la médiathèque Françoise- Sagan qui abrite le fond patrimonial et les archives de L’Heure joyeuse depuis son ouverture en mai 2015. C’est aussi finalement ce qu’on essaye de faire, quelque chose de ludique, quelque chose de non intimidant, quelque chose de simple. Ce qui change peut-être c’est le curseur qui est moins mis du côté des collections que du public, c’est à dire, c’est le destinataire qui nous intéresse, voilà. Mais, en même temps, il faut lui offrir quelque chose, on ne se détache pas des collections, il ne s’agit pas de faire juste de devenir des animateurs, par exemple, ce n’est pas intéressant. Après, effectivement, on est probablement beaucoup plus à l’écoute de tout ce qui se passe autour de nous dans la société... Moi je pense que le patrimoine permet de comprendre, je dirais, le présent, et parce qu’il y a toujours forcément des liens, des racines. Les racines permettent de comprendre, ben voilà les fleurs qui sont sorties et, à l’inverse, on a besoin de savoir qu’est-ce qui se passe du côté de la création pour encore mieux apprécier les autres œuvres qui sont déjà produites.

EXAMEN 4

Piste 35

Document 1

Malek : Tiens, salut Angélique! Angélique : Salut, Malek. Malek : Dis donc, tu ne sais pas qui j’ai vu jeudi? Angélique : Non... un joueur du PSG? Malek : Mais non, je ne te parle pas de sport! Toi alors... Enfin bref. Je me promenais du côté de la gare de Lyon quand j’ai vu des caméras et un groupe de personnes réunies. Angélique : Et alors? Malek : Eh bien, juste à ce moment-là, je vois une grosse voiture qui s’arrête et devine qui en descend? L’acteur américain Tom Cruise. Angélique : Ah, oui? C’est vrai? C’était prévu qu’il vienne pour le tournage du film Mission impossible. Malek : Mais attends, ça c’était jeudi. Vendredi, je vais

TRANSCRIPTIONS

68 | GUIDE PÉDAGOGIQUE cadeaux qui seront des surprises pour les membres de la famille et des amis, et on peut aussi aller donner à des associations, qui pourront les distribuer, des objets, des jouets qui seront des cadeaux pour des enfants qui sans cela n’en auraient pas. Il faut qu’un enfant comprenne que c’est bien, hein, d’attendre de recevoir tous les jouets qu’on a commandés, comme on dit, mais que c’est bien aussi de chercher à donner du bonheur aux autres. C’est une démarche qui lui permet d’être actif et surtout de comprendre que Noël peut être une fête pas seulement des cadeaux mais aussi de l’échange. Journaliste : Merci beaucoup Claude Halmos. C’est dans ma tête , c’est chaque samedi sur France info.

EXAMEN 5

Piste 38

Document 1

Anoushka : Dis, tu as lu Vernon Subutex de Virginie Despentes? Julien : Oui, j’ai trouvé ça passionnant. Tu es pris dans l’histoire et t’as plus envie de le lâcher, et pourtant il y a trois volumes, ça fait presque 1200 pages! En tout cas, je te le recommande. Anoushka : Ben justement. Je suis train de lire le premier et je n’arrive vraiment pas à comprendre comment ce livre a pu obtenir un tel succès, il a même remporté trois prix littéraires! Julien : Tu ne vas pas me dire que tu ne trouves pas ça génial? Moi, je vois dans le parcours de cet ancien vendeur de disque et les portraits de ses amis un miroir de notre société. Anoushka : Oooh, c’est un livre plein d’incohérences! Il a peut-être des prétentions sociologiques, mais l’auteure aurait pu se documenter un peu mieux. C’est certainement un bon scénario de film, mais ce n’est pas un chef-d’œuvre littéraire. Julien : Mais non, elle connaît bien son histoire, elle vient du monde de la musique punk. Comme le personnage principal, elle a évolué dans le milieu de la musique et des concerts. Elle a connu la grande époque du disque, puis du CD, avant que tout s’arrête avec l’arrivée du numérique et du mp3. Anoushka : Enfin en attendant, elle doit être bien contente, ça doit lui rapporter beaucoup d’argent, on la voit partout dans les médias. Julien : Tant mieux pour elle! Elle le mérite son succès... Au fait, elle est cinéaste aussi, tu sais? Anoushka : Ben, non... Julien : Bon écoute, pense ce que tu veux, chacun ses goûts, moi j’ai trouvé ce bouquin formidable, un vrai coup de cœur et je le recommande à tous mes amis.

Piste 39

Document 2

Journaliste femme : Radio Conso, merci d’être à notre écoute. Nous retrouvons maintenant Tao Chin Li qui va nous parler du savon de Marseille. Bonjour Tao. Tao : Bonjour à tous, et oui aujourd’hui on parle de cosmétique naturelle, et plus particulièrement du savon de Marseille. Le savon de Marseille original, reconnaissable grâce à son parfum si particulier, possède des caractéristiques écologiques et cosmétiques particulièrement intéressantes. Son efficacité n’est plus à démontrer et ses vertus exceptionnelles sont vantées par tous les professionnels de la santé. Saviez-vous qu’il est officiellement né en 1371 grâce à Crescas Davin, le premier savonnier marseillais? Mais c’est seulement au XVIe^ siècle que l’industrie du savon fait réellement son apparition en Provence. Pourquoi en Provence? Parce qu’il y a tous les ingrédients nécessaires à la fabrication, c’est-à-dire la soude et les olives. Au milieu du XVIIe siècle, Marseille fabrique déjà près de 20 000 tonnes de savon. L’administration française décide de réglementer la fabrication afin d’assurer la qualité du savon et la renommée des savonneries de la ville. À la fin du XVIIIe siècle, les modes de fabrication se perfectionnent grâce à la mécanisation qui permet une production de plus en plus importante. Aujourd’hui, il existe deux types de savons : un vert et un blanc. Le savon vert est fabriqué à partir d’huile d’olive alors que le savon blanc contient de l’huile d’arachide. Il se vend traditionnellement en cube de 600 grammes mais peut se présenter aussi sous forme liquide. Sans toutes les citer, voici quelques qualités du savon de Marseille : c’est un produit écologique, naturel et biodégradable, il ne contient aucun colorant ni adjuvant de synthèse, contrairement aux gels douche et aux savons issus de l’industrie. Il est doux et n’irrite pas la peau, il désinfecte, soigne les plaies, et peut même servir de mousse à raser pour les hommes, et de dentifrice pour soigner les gencives. En résumé, c’est le produit indispensable pour une bonne hygiène quotidienne! Journaliste femme : Merci Tao, à demain pour une nouvelle chronique conso.

Piste 40

Document 3

Présentateur homme : Depuis 1970, nous avons grandi mais aussi grossi! Du moins c’est ce que révèlent les résultats obtenus lors de la récente campagne de mensuration des Français. Pour en savoir plus, nous

B

GUIDE PÉDAGOGIQUE | 69 avons rencontré Safia Lemarchand, responsable de marketing dans une importante entreprise textile. Safia Lemarchand, bonjour. Alors c’est donc vrai? Nous avons grossi? Safia : Eh bien oui, nous avons pris environ 1,8 kg. Mais nous avons grandi aussi : la femme des années 70 mesurait en moyenne 1,60 m, alors qu’aujourd’hui nous faisons 1,65 m pour un poids moyen de 63 kg, et nous sommes passées d’un petit 38 à une taille quarante. Présentateur : Ce phénomène ne concerne-t-il que les femmes? Safia : Non, pas du tout. Les hommes sont passés de 1,70 m à 1,78 m et ils ont eux aussi pris un peu de poids. Plus étonnant, on voit apparaître un groupe de très grands, plus de 1,91 m. Ce phénomène, totalement inédit en 1970, concerne aujourd’hui les jeunes adultes de 15 à 25 ans. Un résultat assez curieux, les plus grands et les plus corpulents se trouvent dans le nord-est de la France, nous ne savons pas expliquer pourquoi. Présentateur : Quel est l’intérêt pour une société comme la vôtre de connaître ces chiffres? Safia : Vous savez, ce n’est pas un hasard si les résultats de cette campagne sont présentés à l’occasion du Salon du prêt-à-porter. En effet, il va falloir que les professionnels, comme nous, ajustent les tailles standards par rapport à cette évolution. Nous allons pouvoir ainsi concevoir des vêtements plus confortables. Ça s’est toujours fait, regardez les vêtements du XIXe siècle, dans l’ensemble ils étaient beaucoup plus petits que ceux d’aujourd’hui. Et pas seulement ça, notre quotidien va changer! Les voitures, le mobilier, la longueur des lits, la hauteur des tables… Présentateur : Au-delà de ça, que nous disent les résultats de cette nouvelle campagne? Safia : Il est clair que ces chiffres traduisent également l’augmentation du nombre de personnes en excès de poids. Je ne suis pas médecin, mais les résultats parlent! L’obésité est désormais une réalité avec laquelle il nous faut composer. Présentateur : Merci beaucoup, Safia Lemarchand, pour toutes ces précisions. Safia : Merci à vous. Au revoir. Présentateur : Au revoir.

EXAMEN 6

Piste 41

Document 1

Eli : Alors Lison, elle t’a dit quoi la conseillère d’orientation? Lison : On a parlé des métiers qui m’intéressaient, elle a essayé de m’en proposer d’autres, mais… j’ai du mal à me décider. Eli : Tu lui as dit que tu voulais faire du dessin? Lison : Oui, mais elle m’a dit que c’est trop vague et qu’il faudrait que je sache un peu plus ce que je veux faire exactement. Je lui ai parlé des cinq jours de stage que j’ai faits dans une agence de communication, que j’avais bien aimé travailler avec les logiciels de mise en page et de traitement d’images. Mais je lui ai dit aussi que je n’avais pas trop envie de faire des catalogues de supermarché ou des panneaux publicitaires pour des magasins, comme ils font dans l’agence. J’aimerais quelque chose de plus créatif. Elle m’a parlé du métier de graphiste ou infographiste. Parce qu’avec ça on peut faire plusieurs choses : travailler dans la communication ou dans les jeux vidéo, ou d’autres métiers plus techniques dans l’industrie, l’architecture… Eli : Mais les livres, la BD, tout ça. C’est ce qui te plaît, non? Lison : C’est mon rêve! Mais il n’y a pas beaucoup d’écoles et la sélection pour y entrer est difficile… Beaucoup de gens se présentent mais peu y arrivent. En plus, tu dois présenter un book. Eli : Un quoi? Lison : Un book, comme un artiste. Tu dois montrer ton travail, tes meilleurs dessins. T’imagines le stress ?! Eli : De toute façon, si tu veux entrer dans une de ces écoles, il faut le faire. Alors si tu veux, tu commences par me les montrer, je peux t’aider à les sélectionner. Lison : Mmh, ouais… OK, ça pourrait m’aider… mais on n’avait pas un examen d’histoire à réviser aujourd’hui? Eli : T’as raison, il faut vraiment qu’on se concentre, car le bac c’est dans deux semaines. Lison : Allez, on s’y met, on reparlera de mes dessins plus tard.

Piste 42

Document 2

Présentatrice : Le portable, c’est toute leur vie, on en parle avec notre invité Rachel Lenoir, journaliste et auteure de Jamais sans mon Portable, aux éditions Difumonde. Alors, votre enquête s’intéresse à ce nouveau phénomène de société puisqu’il s’agit bien de cela : le smartphone s’est imposé dans la vie de nos ados, et cela de plus en plus tôt. Qu’est-ce que représente le téléphone pour eux? Rachel Lenoir : Alors, il y a un aspect ludique évident dans la relation entre les ados et leur téléphone. Il existe, notamment à travers des applications comme Snapchat ou Instagram , qui permettent d’ajouter des filtres, des petits stickers, de modifier et d’embellir son image, de s’amuser. Il y a cet aspect affectueux, affectif, qui est un peu le nouveau journal intime qu’on utilisait avant. Mais

B

ça valait la peine. Et après ça lui a permis, justement de se lancer dans la vie et de passer son bac. Parce que pour le coup les parents étaient d’ailleurs ravis. Je garde un souvenir de l’année d’après, ils sont venus, ils sont revenus me voir pour me remercier, pour me dire : « Écoutez, voilà, on n’y croyait pas, mais on a bien fait de vous écouter parce que finalement ça a marché. »