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Spiegazione del commercio on line fatta dal professor Jerome Cazenave
Tipologia: Schemi e mappe concettuali
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Les Français vont dépenser 100 milliards d'euros d'achats en ligne en 2019. En France, les achats en ligne cartonnent et ça se chiffre en milliards d’euros. C’est astronomique : 100 milliards d’euros, c’est ce que les Français vont dépenser sur internet cette année. Ce calcul a été fait par les professionnels du secteur. Cela comprend tous les produits commandés sur internet : les jouets, livres, vêtements, l'électroménager et surtout, c’est la première fois qu’on va atteindre un tel niveau. 100 milliards d’euros, c’est quatre fois plus qu’il y a dix ans. Signe que ce mode d’achat s’est banalisé, et pas que chez les jeunes. Aujourd’hui, la Fevad évalue à plus de 40 millions le nombre de cyberacheteurs dans l’hexagone! Pour le petit commerce, c’est dur. Quant aux grandes marques, elles ne peuvent pas se priver de ce créneau : elles sont obligées de l’intégrer dans leurs stratégies. Au point qu’aujourd’hui, même les plus luxueuses, les plus traditionnelles, assument de faire de la vente en ligne. Et même, elles développent souvent une offre spécifique sur internet. Rien que pour les achats en ligne pour les fêtes de fin d'année, on estime que cette année ces achats dépasseront les 20 milliards d’euros. On entre aussi dans la période du Black Friday, cette mode venue des États-Unis, qui veut que le dernier vendredi de novembre, donc vendredi 29 novembre, les marques cassent les prix. Pour elles, c’est aussi le moment de se rattraper parce que cette année, malgré la hausse du pouvoir d’achat, la consommation est restée modérée et selon plusieurs professionnels, le mouvement social du 5 décembre risque de doper encore ce black Friday. Le e-commerce va encore progresser. Attention, ça ne veut pas dire que l’on dépensera plus d’argent en ligne : les Français ont même plutôt tendance à dépenser moins à chaque transaction, 58 euros en moyenne. Mais ils achètent plus souvent sur le web qu’avant et pour ça, ils utilisent un ordinateur mais de plus en plus aussi leur mobile. Enfin, Amazon reste le 1er site français en nombre de visiteurs uniques par mois, suivi de CDiscount, Booking, ou encore la Fnac. Mais cela ne rime pas forcément avec créations d’emplois.
Lorsqu’on est confortablement installé chez soi, smartphone à la main, en train d’explorer les réseaux sociaux ou de naviguer sur Amazon, il est facile de céder à la tentation de l’achat impulsif. En ligne, tout nous pousse à consommer : les interfaces sont invitantes , les modes de paiement sont toujours plus simples… Mais surconsommer n’est pas sans danger pour notre porte-monnaie. Votre numéro de carte de crédit est préenregistré, la transaction peut être très rapide. Vous n’avez même pas besoin de bouger, et vous pouvez commander en un clic. Pour cette raison, il est conseillé de garder ses informations de paiement à distance — de se compliquer la tâche, en somme. Se lever, aller chercher son portefeuille et entrer son numéro de carte. Ça laisse plus de temps pour se demander s’il s’agit d’un achat émotif ou non ; ça laisse moins place à l’impulsivité. Les plateformes de commerce en ligne cherchent du mieux qu’elles peuvent à éliminer les frictions qui limitent notre propension à cliquer sur le bouton « Acheter ». Cela peut parfois nous faire oublier nos vrais besoins et, surtout, notre capacité réelle de payer. Quand on consomme, que ce soit en ligne ou en magasin, il faut penser à son budget mensuel, mais aussi penser à long terme. C’est encore plus vrai quand on utilise des services de paiement en différé qui étalent nos dépenses sur plusieurs mois. La question de l’endettement des ménages existait déjà avant, mais l’arrivée d’outils de paiement différé pourrait rendre le problème plus apparent.
La cybercriminalité et les escroqueries progressent fortement, comme en témoignent les professionnels de la sécurité sur Internet et la police. Les actes malveillants sur Internet sont regroupées au sein de la catégorie "escroqueries économiques et abus de confiance". Ces derniers ont explosé depuis 2008. En règle générale, la conservation des données personnelles (mot de passe, identifiant et numéro de cartes bancaires) pose problème. Les sites de e-
transfert de fonds, tel Western Union. La plupart des banques proposent des systèmes de « carte virtuelle » qui permettent de payer sur Internet sans avoir à transmettre son numéro de Carte Bleue. Cette solution peut être utile si vous avez des craintes sur le sérieux du site.
Dans une tribune publiée par le journal Libération, un collectif de commerçants, d'élus et d'associations demande au gouvernement d'adopter un moratoire sur les projets d’installation d’entrepôts du commerce en ligne. Un danger pour les petits commerces Pour les signataires de ce texte, il y a urgence à suspendre l’installation d’entrepôts et de centres de tri parce qu’ils mettent en danger les 600 000 petits commerces de l’hexagone, ces magasins de proximité qui font vivre les villes et villages français. Le collectif demande à l’État d’arrêter de délivrer des autorisations au leader américain de la vente en ligne, Amazon, mais aussi à Alibaba, le géant chinois. Selon eux, ces marques ont pour projet d’installer, dans l’hexagone, une dizaine de sites d’ici l’année prochaine. Ils estiment qu’Amazon a déjà détruit 6 500 emplois en France depuis sa première installation, il y a plus de dix ans. Le secrétaire d'État au Numérique a pris la parole à ce sujet: dans un rapport, il montrait que même si la firme américaine a investi en France deux milliards d'euros depuis dix ans, elle a détruit plus d'emplois qu'elle n'en a créé. Amazon se défend : selon ses calculs, elle est plutôt à l'origine de 30 000 emplois directs et indirects. L'impact écologique d'Amazon dénoncé par les signataires Pour les petits commençants, Amazon abîme le territoire. Ils citent l'exemple le projet du centre de logistique qui sera situé à quatre kilomètres du pont du Gard, site classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce projet serait l’une des trois plus grandes stations logistiques d’Amazon en Europe. "Amazonisation de la France" Le débat prend une tournure politique, car des députés ont même déposé une proposition de loi contre ces installations. Début juin, Delphine Batho, l'ancienne ministre de l’Ecologie, a déposé à l’Assemblée un texte qui demande l’arrêt de "l’amazonisation" de la France, qui est contraire à la "relocalisation" tant vantée par Emmanuel Macron.